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Antiquité

Lisa Jane Gillespie, Habille… Les mythes grecs

Lisa Jane Gillespie, Habille… Les mythes grecs

Nouvelle édition ! Elle porte un plastron de métal sur sa robe, un casque sur ses longs cheveux, une lance à la main et une chouette sur l’épaule… Elle, c’est Athéna, « la déesse de la guerre et de la sagesse. Pendant les batailles, les guerriers grecs s’en remettent à elle. Si elle considère qu’un guerrier le mérite, elle le protège, dans les combats comme dans les quêtes dangereuses ». Après une visite du Mont Olympe, les petites mains iront aussi habiller Apollon, Artémis, Dédale, Persée ou le roi Midas. Et s’ils collent des oreilles d’âne à Icare, ce ne sera pas définitif, les 220 autocollants sont repositionnables.

Dès 6 ans

Lisa Jane Gillespie, Habille… Les mythes grecs, Usborne, coll. « Habille… », 2022, 24 p., 6,50 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine.

L. Paix-Rusterholtz et Ch. Lavaquerie-Klein, Aigle, lion, serpent… ces animaux devenus symboles

« La puissance, la rapidité et l’envergure remarquables de l’aigle le distingue des autres oiseaux. Dans l’Antiquité, les Grecs lui attribuaient la faculté de pouvoir regarder le soleil sans être aveuglé, l’apparentant ainsi à une divinité. » L’aigle est en effet un attribut de Zeus, que celui-ci envoie dévorer le foie de Prométhée. Dans la tradition chrétienne, il est celui de Saint Jean l’Evangéliste. Oiseau sacré pour les peuples autochtones d’Amérique du Nord, il figure sur de nombreux totems. Trois illustrations montrent ces différents aspects : un tableau de Rubens, « Prométhée enchaîné », un totem amérindien et une estampe d’Utagawa Hiroshige figurant un aigle planant au-dessus des chants.
Laurence Paix-Rusterholtz et Christiane Lavaquerie-Klein présentent ainsi la force symbolique de 25 animaux, de l’agneau à la vache, en passant par la chouette, le lion, l’ours ou… le perroquet. Elles donnent la part belle aux œuvres d’art, qui « nous ouvrent les portes de mondes fabuleux ». Une belle initiation à l’histoire de l’art, des ours de la grotte Chauvet à la « Frise des singes » de Franz Marc (1911).

Dès 10 ans

Laurence Paix-Rusterholtz et Christiane Lavaquerie-Klein, Aigle, lion, serpent… ces animaux devenus symboles, Palette…, 2022, 64 p., 19,90 € ‑Imprimé en Pologne

Françoise Rachmühl, Antigone la courageuse

Une petite brune, « aux grands yeux sombres, exigeants », c’est ainsi que Françoise Rachmühl voit la si célèbre princesse thébaine, que tout oppose à sa sœur, la blonde Ismène. Reprenant les pièces d’Eschyle, de Sophocle et d’Euripide, mais aussi les œuvres plus récentes, ce « roman » lie les différents thèmes du mythe dans une narration fluide, qui n’édulcore en rien les épreuves vécues par la jeune fille. Elle va ainsi découvrir comment son père a délivré Thèbes de la Sphynx, mais aussi comment le petit Œdipe a survécu aux inquiétudes de son père Laïos, comment il l’a tué – sur le chemin de Delphes, au carrefour de deux routes — et comment il a épousé la reine Jocaste, dont il ignore qu’elle est sa mère. Surviennent la peste, la révélation de l’oracle, la mort de Jocaste, et la fuite d’Œdipe, devenu aveugle et guidé par Antigone. Nouveaux malheurs : ses deux frères, Etéocle et Polynice, se lancent dans un combat fratricide – mais seul Etéocle aura le droit à des funérailles… Qui rendra les honneurs funèbres à Polynice ? Antigone, qui en sera punie de mort par Créon, le frère de Jocaste devenu roi de Thèbes. Quand le rideau tombe, que retenir de cette longue suite de malédictions ? Que le Destin est « plus fort que les hommes, plus fort même que les dieux », comme le rappelle Œdipe lui-même, depuis le bois sacré des Euménides à Colone.

Dès 12 ans

Françoise Rachmühl, Antigone la courageuse, Flammarion Jeunesse, 2022 (1ère édition en 2017), 128 p., 4 € — Imprimé à Barcelone.

Sylvie Baussier, Tout savoir sur la mythologie grecque

Les dieux de l’Olympe, les héros, les douze travaux d’Hercule, les Argonautes, la guerre de Troie… Cet album documentaire allie des textes faciles à lire à de belles reproductions photographiques d’œuvres d’art antiques ou plus récentes. Plus originale, par exemple, cette carte des Enfers, qui présente aussi bien les Champs Elysées que le Tartare, le Léthé, l’Achéron et le Styx, sans même oublier le Phlégéthon et le Cocyte. Gare à Cerbère !

Dès 6 ans

Sylvie Baussier, Tout savoir sur la mythologie grecque, Fleurus, 2020, 48 p., 9,95 € — Imprimé en Roumanie

Anne-Laure Blanc, Cantorix, le forgeron des dieux

Un beau matin d’hiver, à la fin du IVe siècle avant notre ère, Terneg et Enora, deux petits Celtes polissons, découvrent avec stupeur le magnifique bouclier réalisé par Cantorix, leur oncle forgeron, aidé du bronzier Tritos. Un bouclier extraordinaire, animé de figures étranges… Rigantona, la déesse cavalière, est suivie de Cernunnos, le dieu aux ramures de cerf, de Dagda, Brigitt, Lug et Cuchulainn, d’Ogma et Esus… Conteur hors pair, Cantorix va donner vie à ces grandes figures tutélaires et enflammer l’imagination de Terneg et d’Enora. Leurs réparties naïves et leur énergie communicative entraînent les jeunes lecteurs dans le monde si peu connu de la mythologie celte.
Ce bouclier est un bouclier imaginaire. Ses motifs ont été empruntés à divers objets retrouvés en Europe par les archéologues : char solaire de Trundholm, chaudron de Gundestrup, bouclier de Battersea, statues de Cernunnos, épées et bijoux, mais personne ne sait dans quel alliage il a été réalisé.
Un glossaire et deux pages « pour en savoir plus » satisferont la curiosité des jeunes lecteurs.
Pour la petite histoire, le bouclier a été conçu et dessiné par Emma ; cela m’a inspiré pour écrire le texte, et Anna a ajouté les frais minois des enfants, avec leur vitalité et plein de couleurs. Deux illustratrices pour un album : pari réussi !

Dès 6 ans

Anne-Laure Blanc, Cantorix, le forgeron des dieux, illustrations d’Emma La Maôve et d’Anna Lamblore, La Nouvelle Librairie Jeunesse, 2022, 28 p., 9,90 € — Imprimé en France

David Hawcock, La Grèce ancienne, pop-up

« Les Grecs étaient polythéistes, c’est-à-dire qu’ils croyaient en de nombreux dieux, puissants et immortels, qui, depuis le mont Olympe où ils vivaient, avaient le pouvoir de décider du destin des hommes. Des temples et des sanctuaires étaient érigés en leur honneur, chacun dédié à une divinité. » En huit doubles pages animées et très colorées, voici un panorama rapide de la Grèce, d’Athènes aux Jeux Olympiques – mais en passant par l’antre du Minotaure !

Dès 6 ans

David Hawcock, La Grèce ancienne, pop-up, NuiNui Jeunesse, 2021, 16 p. cartonnées, 12,90 € — Traduit de l’anglais par Baptiste Levy-Gastaud. Imprimé en Chine.

Louise Guillemot, Les Véritables Aventures d’Homère, premier des poètes

« C’est un symbole.
— Un quoi ? demanda le marin.
Homère sourit.
— C’est “comme si”, dit-il.
Artémis le lui avait appris. “Comme si”, c’est la formule magique pour jouer, imaginer, raconter, chanter. On croit, mais on ne croit pas, les deux à la fois. Les filles et les femmes de Samos ne croient pas vraiment qu’elles partagent un banquet avec la déesse. Elles font “comme si”. Elles comprennent l’importance de ce moment, de leurs gestes, des nœuds dans leurs cheveux. […] si elles en oubliaient le sens, alors Samos ne serait plus Samos. » Et l’Hymne à Artémis ne nous serait pas parvenu, défiant les siècles… Un hymne dit « homérique », car sa beauté est telle que les Grecs pensaient qu’il avait été composé par Homère lui-même.
Homère ? Vous avez dit Homère ? Et vous en savez beaucoup, vous, sur Homère ? Sûrement pas autant que sa Muse, qui, par la plume de Louise Guillemot, raconte ici l’enfance et l’adolescence du « premier des poètes ». Après 3000 ans de mystère, Louise Guillemot vous révèle avec autant d’humour que d’érudition, les « véritables aventures » d’Homère.
Chaque épisode de cette « biographie » 100 % poétique s’appuie en effet, par un somptueux jeu de miroirs, sur un des hymnes aux grandes divinités : Artémis, Athéna, Apollon, Hermès, Déméter, Zeus lui-même… Au fil des pages, les grands mythes fondateurs de la religion grecque font entrer le lecteur dans un monde à la fois très proche et très lointain. Avec le jeune Homère, on rit (oh, la belle bataille d’oranges !), on s’inquiète (hum… quelles curieuses brigandes dans la forêt), on a aussi faim de galettes dorées que soif d’aventures !
Quand on lit une traduction aussi fine et inventive des Hymnes homériques, on se demande quelle folie pousse nos ministres à limiter l’enseignement des langues anciennes à quelques heures de découverte superficielle… Voilà une toute jeune normalienne agrégée dont tous les hellénistes en herbe rêveront de suivre les cours ! En attendant, d’Olympie à Epidaure, de la Crète à Athènes, lacez vos sandales et suivez la Muse !

Dès 12 ans

Louise Guillemot, Les Véritables Aventures d’Homère, premier des poètes, illustrations de Clara Dupré, Les Petits Platons, 2021, 272 p., 19 €

Pierre de Coubertin, Les Jeux Olympiques de 1896

Pierre de Coubertin, Les Jeux Olympiques de 1896

Courses, jeux gymnastiques, concours vélocipédiques et, bien sûr, course de marathon ! Le magazine Tétras Lire fait revivre, dans son numéro d’octobre, les Jeux olympiques de 1896, les premiers jeux modernes, dans une Grèce qui a recouvré son indépendance en 1821.
Depuis des années, Pierre de Coubertin consacre toute son énergie à ressusciter les Jeux Olympiques antiques. Enfin, le rêve prend corps dans le stade d’Athènes, relevé de ses ruines, où des athlètes venus des confins de la Terre défilent sous les acclamations d’un public ivre de joie ! Les jeunes lecteurs auront plaisir à comparer les équipements, les records, les ambiances autour des stades avec ceux de nos jeux plus récents.
En plus dans ce numéro : un dossier pour tout savoir des Jeux Olympiques à travers les époques, la rencontre avec trois champions de Tokyo, la recette officielle du dessert des premiers Jeux Olympiques modernes… et Le Messager de Marathon, une légende grecque illustrée par Raphaël Gauthey.

Dès 10 ans

Magazine Tétras Lire, Olympique, n° 67, octobre 2021, 96 p., 9,50 € — Imprimé en France. Peut s’acheter au numéro ou sur abonnement, c’est ici.

Gudrun Guillaume, Hadès et Perséphone, la ronde des saisons

Gudrun Guillaume, Hadès et Perséphone, la ronde des saisons

« Toute à sa cueillette, Perséphone s’éloigne de ses amies. Voilà de magnifiques narcisses, rayonnants comme des soleils d’or. Mais un éclat plus brillant encore attire son attention. Relevant la tête, elle a juste le temps de voir passer un char doré, tiré par deux chevaux d’un noir d’encre. » Qui donc mène ce char dans le ciel de Sicile ?
Après le beau succès d’Athéna, la déesse aux mille facettes, Gudrun Guillaume raconte aux enfants l’étonnante légende de la ravissante Perséphone, la déesse du printemps.
Quelle est cette jeune fille, si gracieuse avec sa couronne de fleurs ? Hadès ne le sait pas encore, mais celle qui vient d’enflammer son coeur n’est autre que Perséphone, fille de Zeus, dieu du ciel, et de Déméter, déesse de l’agriculture et des moissons. Pour le dieu des enfers, rien ne sera plus comme avant… Sans hésiter, il capture la belle enfant. Mais que deviendra la Terre, si Déméter, dans sa détresse, refuse son aide aux hommes ? Toute la patience d’Iris, la ruse d’Hermès et la sagesse de Rhéa suffiront-elles à adoucir Hadès et Déméter ? Pour les Grecs, la ronde des saisons est donc affaire de dieux et de déesses.
Passant des mondes souterrains, sombres et venteux, aux doux paysages printaniers, Willy rend un vibrant hommage à l’Art nouveau en dessinant un univers étonnant de contrastes et de vitalité. Hadès et Perséphone, la ronde des saisons, est son deuxième album, après Les Douze Travaux d’Hercule.

À partir de 5 ans

Gudrun Guillaume, Hadès et Perséphone, la ronde des saisons, illustrations de Willy, Ed de la Nouvelle Librairie, 24 p., 9,50 € — Imprimé en France

Nicolas Lubin, Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant

Nicolas Lubin, Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant

Alexandre le Grand (356 — 323 av. J.-C.) reste, par-delà les siècles, un héros comme l’Histoire en a peu vu. Mais quelle fut sa jeunesse ? Son père, le roi Philippe de Macédoine, lui a donné les meilleurs maîtres. Au gymnase, Alexandre s’entraîne au javelot et à la lutte. A la chasse, son oncle le confronte à un loup. Quand il faut étudier l’Iliade et l’Odyssée, c’est au grand philosophe Aristote que son père le confie.
Mais cela suffit-il pour avoir le courage de dompter un cheval aussi fougueux que Bucéphale ou pour se faire aimer de ses soldats ?
En 338 av. J.-C, la bataille de Chéronée marque, pour Alexandre, le début de quinze années d’aventures et de conquêtes qui le mèneront au bout de la terre, en des lieux encore inconnus des Grecs. C’est ainsi que, malgré son jeune âge, Alexandre de Macédoine bâtira l’un des plus grands empires qui aient jamais existé. Lui qui craignait de ne pas avoir un destin suffisamment glorieux deviendra l’un des personnages les plus connus et les plus admirés de toute l’histoire de l’Europe.
En fin de volume, pour en savoir plus : un glossaire, une frise chronologique et une carte.

Dès 6 ans

Nicolas Lubin, Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant, illustrations de Maureen Minervois, Éditions de la Nouvelle Librairie, 2021, 28 p., 9,90 € — Imprimé en France

Abigail Wheatley, Explore… la Rome antique

Abigail Wheatley, Explore… la Rome antique

Du forum au Colisée, d’une rue marchande au port d’Ostie, des bains publics au chantier d’un aqueduc et d’une voie romaine : voilà la belle exploration proposée par cet album aux pages cartonnées, animées de nombreux rabats et de fenêtres derrière lesquels se découvrent petites et grands événements de la Rome antique. Les dessins fourmillent de personnages, ce qui permet de raconter de nombreuses anecdotes. Le texte est composé de phrases courtes (la traduction, sans être fautive, est parfois un peu lourde), les personnages s’interpellent dans une police… italique, les couleurs vives retiendront l’œil des plus petits. Idéal pour préparer une visite sur le terrain.

Dès 4 ans

Abigail Wheatley, Explore… la Rome antique, illustrations de Rachael Saunders, Usborne, 2021, 14 p. cartonnées avec rabats, 9,95 € — Traduit de l’anglais par Lorraine Beurton-Sharp. Imprimé en Chine

Louise Guillemot, Parménide et la fille du Soleil

« Il était une fois…
Il était une fois quoi ?
Il était une fois un roi qui mangeait des petits pois sur un sofa de soie. »
Rien de tel qu’une comptine absurde pour captiver son auditoire ! Louise Guillemot, jeune normalienne agrégée de lettres classiques, a sorti de son sac à malices tous les ingrédients nécessaires pour faire entrer ses lecteurs à pas menus dans un univers franchement complexe : celui du philosophe grec Parménide d’Elée, qui vécut au tournant du VIe et du Ve siècle avant notre ère. La fille du Soleil, c’est la jeune Phoebé, Phoebé la Lumineuse, qui va nous conduire à la recherche de la Justice et de la Vérité, en passant par la fiction et le réel, sans oublier le principe de non-contradiction. Quel chemin emprunter ? Celui qui s’appelle « EST », ou celui qui s’appelle « N’EST PAS » ? Celui qui va très loin, ou celui qui est d’emblée impraticable ? Fidèles à leur ligne éditoriale, les Petits Platons font rimer poésie et philosophie, dans un conte finement illustré. Les papiers de soie découpés, tout légers de Lauranne Quentric nous font retrouver toute la luminosité grecque – et il en faut pour ne pas se perdre dans la nuit !

De 9 à 99 ans (selon l’éditeur !)

Louise Guillemot, Parménide et la fille du Soleil, illustrations de Lauranne Quentric, Les Petits Platons, 2021, 64 p., 14 € — Imprimé en Union Européenne.