Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

Dernières mises en ligne

Anne‐Laure Blanc, Valérie d’Aubigny, Hélène Fruchard, Une bibliothèque idéale – Que lire de 0 à 16 ans ?

Ce nouveau guide vous propose une sélection commentée de près de 2 000 titres classiques et contemporains. Nous les avons choisis pour la qualité littéraire du texte, la beauté des illustrations et la valeur des histoires. Ils sont classés par thèmes et par tranches d’âge, de 0 à 16 ans.
Toutes les trois passionnées de littérature jeunesse, nous avons réuni pour vous ce qui nous semble le meilleur de la littérature jeunesse actuelle et une sélection judicieuse de classiques réellement accessibles. En bonus, des conseils de lecture, de nombreux index, les portraits de quelques écrivains célèbres. Nous espérons qu’il vous sera utile !

Pour les parents, les enseignants, les bibliothécaires…

Anne‐Laure Blanc, Valérie d’Aubigny, Hélène Fruchard, Une bibliothèque idéale – Que lire de 0 à 16 ans ?, Editions Critérion et La Fondation pour l’école, 2018, 288 p., 17,90 € — Imprimé en France.

Yuval Zommer, Nos incroyables bêtes sauvages autocollantes

« Place des bébés phacochères en file indienne devant la maman pour aller récupérer leur petit frère perdu. » « Les tatous ont une langue longue et collante pour vite attraper les fourmis et autres insectes. Colle des fourmis sur les langues de ces tatous affamés. » Collages, labyrinthes, jeu des différences… Autant d’activités sur le thème des animaux sauvages. Quelques crayons de couleur, les autocollants fournis et « une imagination indomptable », voilà de belles heures de jeu en perspective.

Dès 5 ans

Yuval Zommer, Nos incroyables bêtes sauvages autocollantes, Glénat Jeunesse, coll. « Coloriages et activités », 2018, 56 p., 9,99 €. Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine. Avec plus de 500 stickers repositionnables.

Lise Mathieu, Petits poèmes en pyjama

Les enfants, en pyjama et vite sur le balcon ! Que les étoiles filantes soient ou non au rendez‐vous, voici un joli poème en leur honneur :
« Filante
Sans faire aucun bruit
Une étoile
Sort de l’infini
Pour une visite éclair
Et s’en retourne »
Quant à la Grande Ourse, elle a pris
« Ses quartiers de nuit
Juste au‐dessus de ma maison
Elle s’est allongée
Entre le saule et la cheminée
Belle Ourse cousue d’étoiles
C’est avec toi que je veux voyager
Quand je mettrai les voiles
Aussi sûr que la jeune lune
Deviendra lune pleine
Grande Ourse
Un jour
Je dormirai dans ta laine »
Un recueil de poèmes légers à lire le soir, illustrés d’images douces et colorées, pour les enfants et leurs parents. Et, qui sait, à apprendre avec le cœur…

Dès 6 ans, pour toute la famille

Lise Mathieu, Petits poèmes en pyjama, illustrés par Charles Giai‐Gischia, Le Faune éditeur, 2018, 64 p., 23 € — Imprimé en France

Yutaka Sado, Mon premier concert : une symphonie d’émotions

Ce soir, Mimi s’est fait toute belle : robe qui tourne et ruban dans les cheveux. « Son papa est chef d’orchestre, et lui avait promis ceci :
— Quand tu entreras à la grande école, je t’inviterai au concert.
Cela faisait longtemps qu’elle attendait.
— Papa, c’est comment un orchestre ?
— Eh bien, un orchestre, c’est plein de musiciens qui, tous ensemble, font la plus belle de toutes es musiques. »
Les inquiétudes de Mimi (faire pipi, avoir le ventre qui gargouille, s’ennuyer…) sont vite effacées devant la magie des lieux. Puis Papa entre en scène – il a quitté son jogging pour une tenue fort élégante. Pendant que retentit la Neuvième Symphonie, notre Mimi va vivre intensément une musique qui la conduit de nuages et feux d’artifice – jusqu’au chœur final. Yutaka Sado, chef d’orchestre reconnu dans le monde entier, parle ici de l’expérience unique du concert et analyse avec finesse les émotions que peut ressentir un enfant, autant avec ses yeux qu’avec ses oreilles.

Dès 5 ans

Yutaka Sado, Mon premier concert : une symphonie d’émotions, illustrations de Koshiro Hata, Nobi‐Nobi, 2018, 48 p., 13,50 €. Traduit du japonais.

Irene Adler, Sherlock, Lupin et moi, tome 5 : Le Château de glace

Juin 1871. La jeune Irene Adler descend du train en gare de Davos (Suisse) en compagnie de son dévoué majordome Horatio Nelson. Elle vient y faire la connaissance d’Alexandra Sophie von Klemnitz, qui s’est révélée être sa véritable mère. Ayant sans doute peur de s’ennuyer dans les salons de l’hôtel Belvédère, la jeune fille a prié ses amis Sherlock et Arsène de la rejoindre… Bien évidemment, les trois comparses vont se trouver au cœur d’une nouvelle enquête : vol de bijoux, disparitions, assassinat… la vie de palace n’est pas aussi calme que le prétendent les prospectus.
Si l’on en croit leurs dates de naissance respectives, Arsène Lupin, « né » en 1874, avait vingt ans de plus que Sherlock Holmes, « né » en 1854. Pour les besoins de la série « Sherlock, Lupin et moi », les deux héros sont adolescents dans les années 1870. Leurs aventures sont racontées par Irene Adler, célèbre aventurière tout aussi fictive, qui côtoie Sherlock Holmes dans une nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle. Sherlock Holmes restera lié à la Suisse, puisque de célèbres aventures auront lieu à Meiringen (il disparaît dans les chutes de Reichenbach)  – où il a aujourd’hui son musée.
Irene Adler est ici le pseudonyme de Pierdomenico Baccalario (La Fille qui dévorait les livres, Typos) et de son compère Allessandro Gatti. L’éditeur italien annonce 19 volumes de la série – nous n’en sommes qu’au cinquième traduit en français. L’humour des auteurs et leur sens du pastiche nous offrent un scénario plein de rebondissements. Gageons que cette série donnera aux jeunes lecteurs l’envie de lire les « vraies » aventures de Sherlock Holmes et d’Arsène Lupin.

Dès 9 ans

Irene Adler, Sherlock, Lupin et moi, tome 5 : Le Château de glace, illustrations de Iacopo Bruno, Albin Michel Jeunesse, 2018, 256 p., 13,50 €. Traduit de l’italien. Imprimé en France

 

Quand la Lune descendit sur Terre, contes mansis – Forêts de Sibérie occidentale

Pourquoi l’écureuil a‐t‐il le dos rayé ? Pourquoi le lièvre a‐t‐il les lèvres coupées, de longues oreilles et une petite queue ? Comment le corbeau est‐il devenu noir ? Le peuple mansi, qui vit sur les rives du fleuve Ob, en Sibérie occidentale, a sa petite idée sur ces questions bien embarrassantes…
Les enfants apprécieront qu’on leur lise à haute voix ces contes pleins d’humour ; certains parlent de lieux étranges : la taïga, la maison de Topal‐Oïka, des lacs et des forêts impénétrables ; d’autres sont étonnamment proches de nos contes. « La grand‐mère juste » est un lointain écho des « Fées » de Perrault ; « Se punir soi‐même » se chanterait bien sur l’air de notre « La chèvre veux pas sortir du chou » ; et « Le petit pain » évoque une certaine galette qui roule, qui roule, qui roule…
Charlotte Boucault a traduit 18 contes mansi avant de se rendre dans la région de Khanty‐Mansiisk, où elle a pu rencontrer les éleveurs de rennes et – peut‐être – quelque chaman. Quant à Jüri Mildeberg, il est estonien et ses dessins sont aussi fantaisistes que chargés de sens, pour qui sait les décrypter.

Dès 6 ans (lecture par un adulte) et dès 10 ans pour lire tout seul.

Quand la Lune descendit sur Terre, contes mansis – Forêts de Sibérie occidentale, traduction de Charlotte Boucault, illustrations de Jüri Mildeberg, Editions Borealia, 2018, 80 p., 13 €

Marianna Cojan Negulesco, La jeune fille plus sage que le juge

Imaginez un petit village roumain, tout en couleurs vives, où la vie semble prospérer. Mais si les enfants naissent nombreux chez ce paysan, la chaumière en devient trop étroite. « Un beau matin, la fille aînée dit à son père :
— Père, nous avons quelques économies. Pourquoi ne pas demander à notre voisin de nous vendre le lopin de terre en friche qui se trouve derrière notre maison ? Nous pourrions y construire une nouvelle maison et profiter du terrain pour jardiner. »
Le père, sachant sa fille de bon jugement, se laisse guider par son conseil. Quand ce dernier se fait entourlouper par le voisin, elle le pousse à aller voir le juge du village. Celui‐ci désire alors connaître l’ingénieuse jeune fille… Un conte plein de malice, où la ruse et le rire font plus que force ni que rage ! Cécile Becq l’illustre aux couleurs chatoyantes et fleuries des costumes traditionnels et des motifs décoratifs roumains.

Dès 6 ans

Marianna Cojan Negulesco, La jeune fille plus sage que le juge, illustrations de Cécile Becq, Albin Michel Jeunesse, 2018, 32 p., 14,90 €. Traduit du roumain par l’      auteur. Réédition de 1997 (illustrations de S. Girel).

Pef, Moi, ma grand‐mère…

Moi, ma grand‐mère… elle a 40 ans ! Et cela se fête ! Que votre grand‐mère soit cosmonaute ou pilote d’essai, qu’elle « garde tous les moutons du mont Blanc » ou qu’elle apprenne à nager aux baleines, elle aura toujours 40 ans, chic alors ! Tout comme les grands‐mères, les meilleures du monde, celles qui savent « faire de bonnes tartines de beurre avec des petits morceaux de chocolat dessus ». Mais celles‐là, on ne leur demande plus leur âge…
La réédition d’un classique, celui que des générations connaissent par cœur.

De 3 à 6 ans

Pef, Moi, ma grand‐mère…, Gallimard Jeunesse, 2018, 28 p., 12 €

Ester Tomé, Les Frères Wright

1878 — Le révérend Milton Wright offre à deux de ses jeunes garçons, Wilbur et Orville, une maquette d’hélicoptère capable de « décoller » avec un élastique. Lequel hélicoptère, après quelques vols, se trouve bel et bien démoli. Nos deux compères d’en reconstruire d’autres et de se passionner pour l’aéronautique juste naissante… Et c’est ainsi qu’un beau jour de décembre 1903, leur aéroplane à moteur décolle d’une plage de Caroline du Nord. L’un des premiers vols contrôlés (il y en aurait eu dès 1901), dont les conditions techniques furent longtemps tenus secrètes ! Curiosité, persévérance, habilité, il en faut encore aujourd’hui pour construire la maquette du Flyer (33,5 x 58,5 cm), leur aéroplane de 1903.

Dès 8 ans

Ester Tomé, Les Frères Wright, le Flyer de 1903, illustrations d’Alberto Borgo, Sassi Junior, coll. « Scientifiques et inventeurs », 2018, 20 p. et une maquette à construire, 22,90 €. Traduit et adapté de l’italien. Imprimé en Chine

Rudyard Kipling, Si… tu seras un homme, mon fils

« If… », le poème le plus connu en Angleterre ne cesse d’être une source d’inspiration pour si peu que l’on soit jeune d’esprit et que l’on consente… à écouter les paroles de sages anciens, paroles d’encouragement plus que de mises en garde.
« Si tu peux être en paix quand les autres s’affolent,
Et disent que c’est ta faute s’ils ont perdu la tête
Si tu restes confiant quand on te met en doute,
Mais laisses malgré tout les doutes s’exprimer… »
Que cette litanie de « Si » a généré de questionnements depuis 1909 ! Manu Causse‐Plisson en offre ici une nouvelle traduction, plus dans l’air du temps et sans rimes obligées.
L’ouvrage présente aussi la traduction qu’en a faite André Maurois en 1918, « véritable réinterprétation du poème en fonction de la culture et de la sensibilité de l’époque, ce qui lui donne cet élan si particulier », précise l’éditeur. En effet, voici comment André Maurois avait présenté les deux strophes ci‐dessus, qui ouvrent le poème :
« Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi ;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi… »
Les aquarelles lumineuses du Florentin Giovanni Manna donnent une respiration nouvelle au texte, parfois oniriques, parfois réalistes, pudiques et énergiques à la fois.

Dès 9 ans

Rudyard Kipling, Si… tu seras un homme, mon fils, illustrations de Giovanni Manna, Editions Plume de carotte, 2018, 32 p., 16 € — Traduit de l’anglais par Manu Causse‐Plisson.

Hayao Miyazaki, Mon voisin Totoro, l’album du film

« — C’est une vieille maison !
— Elle est peut‐être hantée…
Satsiki et Mei faisaient le tour de la bâtisse délabrée en s’esclaffant. Mais, en réalité, le lieu leur avait énormément plu dès le premier coup d’œil ! »
Et pour être hantée… leur nouvelle maison va se révéler abriter notamment des « noiraudes », étonnantes petites boules de poussière. Mais c’est dans la forêt que les deux fillettes vont rencontrer les fameux Totoro, le grand Totoro (1300 ans pour 2 mètres de haut), le Totoro moyen (600 ans environ) et le petit Totoro, qui ne compte que 100 printemps. S’en suit une merveilleuse fable, pleine de tendresse (il en faut, car la maman est à l’hôpital), où ces êtres invisibles aux hommes – mais pas aux deux jeunes héroïnes – jouent de l’ocarina les nuits de pleine lune. Qui est partant pour une promenade en chat‐bus ?

Dès 6 ans

Hayao Miyazaki, Mon voisin Totoro, l’album du film, Glénat Jeunesse, coll. « Studio Ghibli », 2018, 112 p., 17,90 €

Smitri Prasadam‐Halls, le Loup

« Majestueux et féroce, fier et fort, le loup a toujours été une source de fascination, mais aussi de peur. Véloce, intelligent et doté d’une force impressionnante, il est réputé pour ses talents de chasseur et son hurlement terrifiant. » Fascinant, le loup le sera encore plus après la lecture de cet album : vie en meute, « codes secrets », appels obsédants, techniques de chasse, territoires… Jonathan Woodward, spécialiste de la vie sauvage, a illustré cet album avec beaucoup de raffinement. Ses collages de papiers colorés ajoutent de la poésie à l’aspect documentaire des dessins.

Dès 5 ans

Smitri Prasadam‐Halls, Le Loup, illustrations de Jonathan Woodward, Glénat Jeunesse, Coll. « Histoire naturelle », 2017, 48 p., 16, 95 €. Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

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