Thème

Adolescents

Catherine Guidicelli, Mes premiers ateliers de couture

Apprendre à coudre à la main et à la machine, voilà un beau programme d’activités ! Surtout avec des propositions aussi alléchantes : réaliser des chouchous et des bandanas, un tote bag doublé, jusqu’à une jupe façon tutu.
Avec cette véritable encyclopédie, apprendre toutes les bases de la couture est un jeu d’enfant ! Premiers points à la main, découverte du fonctionnement d’une machine à coudre, coupe du tissu, assemblages, réalisation d’un ourlet ou encore pose d’un bouton… 22 modèles entièrement expliqués étape par étape avec des schémas clairs permettent de mettre en pratique, au fur et à mesure, toutes les techniques. Après des ouvrages simples à la main suivis par des réalisations faciles à la machine, pourquoi ne pas se lancer dans des ouvrages un peu plus ambitieux, mais toujours abordables ?

Dès 10 ans

Catherine Guidicelli, Mes premiers ateliers de couture, Fleurus, coll. « Mes premiers ateliers », 2017, 240 p., 18 €

Erri De Luca, Le poids du papillon

« Sa mère avait été abattue par un chasseur. Dans ses narines de petit animal se grava l’odeur de l’homme et de la poudre à fusil.
Orphelin avec sa sœur, sans un troupeau voisin, il apprit tout seul. Adulte, il faisait une taille de plus que les mâles de son espèce. »
Lui, c’est un chamois, et s’il domine encore sa harde, il sait que bientôt, un dernier combat sera gagné par un jeune mâle plus fort que lui. Mais en face de lui se dresse un autre danger : un vieux braconnier, ses silences et se secrets…
Ce magnifique récit de l’Italien Erri de Luca, devenu un grand classique, est ici illustré par Andrea Serio, dont on ressent tout de suite la proximité avec les montagnes, leurs teintes et leurs saisons. Il serait bien dommage de lire ce texte en poche maintenant qu’il en existe cette superbe édition (qui n’est pas une bande dessinée, et qui garde le texte intégral). Les adolescents seront sensibles à la rigueur et à la simplicité du récit, et trouveront peut-être dans la figure du vieux chasseur une bonne entrée en matière pour parler avec leurs grands-parents des utopies, des idéaux et des révolutions des années 1970. Quant au papillon…

Adolescents

Erri De Luca, Le poids du papillon, illustrations d’Andrea Serio, Futuropolis, 2022, 80 p., 13,90 € — Traduit de l’italien par Danièle Valin.

Odile Pruvot, Loréden ou le chemin des étoiles

À la suite d’un cataclysme, le monde a été coupé en deux entre Loréden, une société harmonieuse revenue à la nature, et l’Ostrasie, qui vit dans les ruines de la société actuelle et dans une grande misère. Loréden est dirigé par des Mages et protégée par les étoiles. Une Prophétie annonce que l’Ostrasie et Loréden doivent être réunifiés. Albane, 15 ans, rêve de les réunifier. Elle parvient à pénétrer en Ostrasie et y rejoint Alpin, un jeune Ostrasien, pour partir avec lui en quête du chemin des étoiles. Bien des dangers les attendent mais ils peuvent compter sur leurs amis dans les deux sociétés.
Ce roman dystopique a pour lui d’être assez nuancé pour permettre de nombreux rebondissements et tenir le jeune lecteur en haleine. Au lieu du simple dualisme « bons contre méchants », Odile Pruvot a orienté le roman dans une direction plus positive : alors que l’Ostrasie, dirigée tout de même par un dictateur, a sombré dans le pessimisme, Loréden peut devenir un modèle plus écologique et ouvert. Seule est vraiment dangereuse l’indétermination symbolisée par le Nebeland, vaste étendue de brouillard. Embarquement immédiat, en aérocycle ou à dos de dromadaire ?

Dès 12 ans

Odile Pruvot, Loréden ou le chemin des étoiles, Pierre Téqui éditeur, 2020, 232 p., 14,90 € — Imprimé en France

Romain Pigeaud, Cosquer, la grotte inattendue

Des chevaux, des bisons, des phoques, des bouquetins… ils étaient là depuis plus de 33 000 ans pour certains, environ 19 000 ans pour d’autres, peints sur les murs d’une grotte, quand Henri Cosquer les découvrit lors d’une plongée dans les Calanques marseillaises. Un événement d’une portée (pré)historique aussi importante que la découverte de Lascaux. Devenue inaccessible à pied d’homme depuis plus de 9000 ans à cause des variations du niveau de la mer, les peintures rupestres avaient ainsi été protégées — même si, aujourd’hui, nous savons qu’elles risquent de disparaître. La mer monte de 3 millimètres par an – imaginez, dans 15 000 ans ! La grotte est fermée au public en raison de sa difficulté d’accès (37 mètres de fond et un tunnel de 175 mètres de long précédant l’entrée), ainsi que pour des raisons de sécurité et surtout de préservation de ce patrimoine exceptionnel. Mais pas avant d’avoir été mesurée, étudiée, photographiée dans les moindres recoins.
Ce documentaire réalisé par Romain Pigeaud, archéologue et docteur en préhistoire, présente les travaux des savants qui ont pu étudier la grotte, puis les techniques qui ont permis de créer une grotte « bis » à Marseille. En effet, à partir du 4 juin prochain, tout un chacun pourra aller admirer les copies des plus belles peintures rupestres dans un nouveau musée, Cosquer Méditerranée, en embarquant à bord de « modules d’exploration » sous la mer.

Dès 10 ans

Romain Pigeaud, Cosquer, la grotte inattendue, Ouest-France, 2022, 32 p., 5,90 €

Sandrine Kao, Après les vagues

La mer. L’île. Explorer. Se perdre. Belle étoile. La rencontre. S’attacher. Se découvrir. Chaque page ou double page de cet album, en quelques images et si peu de mots, ne décline pas une simple « aventure », ou une « situation », mais suggère ce qui se passe au fond de nos cœurs quand on part à l’aventure, à la découverte de soi et des autres. Les « héros » en sont de petits animaux au contour très simple dont Sandrine Kao ne sait pas elle-même très bien si ce sont des lapins, des chiens ou des marmottes… J’y verrai plutôt quelques-uns des petits fantômes amicaux que nous a fait connaître le cinéma d’animation japonais (mais je n’y connais rien en fantômes asiatiques). Le titre, « Après les vagues », nous invite à tourner la page des derniers mois, à croire en nos rêves et à aller de l’avant. « Si quelque chose nous déplaît grimacer n’y changera rien. Un peu de recul, un conseil avisé, et l’amer devient sucré. » A déguster en famille, tranquillement…

Dès 4 ans, et pour tous les âges

Sandrine Kao, Après les vagues, Grasset Jeunesse, 2022, 40 p., 18,90 € — Imprimé en Espagne

Coline Dupuy et Davide Perconti, Jehanne d’Arc

À l’aube de sa mort, le 30 mai 1431, Jehanne d’Arc reçoit la visite d’un dominicain, Frère Martin Ladvenu, et lui confesse sa vie. Vers l’âge de 13 ans, tandis que le royaume de France est sous la domination des Anglais alliés aux Bourguignons, cette jeune fille de Lorraine est missionnée par des « voix », celles de l’archange saint Michel, de sainte Catherine d’Alexandrie et de sainte Marguerite d’Antioche. Celles-ci lui annoncent qu’elle devra délivrer Orléans et faire sacrer le dauphin Charles VII. Ayant obtenu quatre ans plus tard une petite troupe du capitaine de Vaucouleurs, Jehanne commence alors sa célèbre épopée…
Bravant le secret de la confession pour que nous puissions entendre la voix de Jeanne, l’artifice littéraire plutôt convenu est vite oublié au bénéfice d’un rythme toujours soutenu. Le lecteur passe sans à‑coup  — mais non sans nostalgie — des souvenirs de Jeanne aux dialogues des personnages mis en scène par Davide Perconti. Il donne à Jehanne une silhouette et un visage où la fraîcheur, la volonté, le courage et la foi s’expriment sans mièvrerie aucune. Les dessins et la mise en page sont sobres, d’une grande clarté, jusque dans le choix de la typographie, ce qui rend l’ouvrage aisément lisible par des enfants. Le scénario, dû à Coline Dupuy, transpose en BD Le Roman de Jeanne d’Arc de Philippe de Villiers, en gardant une langue soutenue et parfois imagée : « Nous serons une chevalerie, pas une crapaudaille », explique ainsi la Pucelle à « messieurs les capitaines », sous les murs de Blois. Les pages de garde présentent une carte du royaume de France en 1430, avec le parcours de Jehanne.

Dès 10 ans

Coline Dupuy et Davide Perconti, Jehanne d’Arc, Plein Vent, 2022, 48 p., 14,90 € — Imprimé en Lettonie

Charles Péguy, Jeanne d’Arc, cinq poèmes

Charles Péguy, Jeanne d’Arc, cinq poèmes

Les « Châteaux de la Loire », ce sont ceux qui ont vu passer Jeanne – « Son âme était récente et sa cotte était neuve ». Suivent deux prières : Jeanne y demande un « chef de guerre » capable de « faucher les Bourguignons », avant de prier monsieur saint Michel, madame Catherine et madame Marguerite. Car « mener la bataille, ô je ne le peux pas », oppose-t-elle à leur « voix inoubliable ». Mais, fille obéissante, elle fait néanmoins ses « adieux à la Meuse » et à la maison de son père. Et vient le coup de tonnerre – quels adolescents apprendront par cœur les terribles « Imprécations de Guillaume Evrard » — « Elle ira dans l’Enfer avec les Morts damnés »… Imprécations auxquelles Jeanne répond, de la Tour où, prisonnière, elle se sent abandonnée, douloureuse à jamais. Avant de marcher au supplice.
Les illustrations de Nathalie Parain sont d’une discrétion exemplaire, très fines, d’une élégance qui allie force et douceur.
Ce petit opuscule, en édition originale et d’une fabrication si soignée, a passé quelques années sur les étagères de la bibliothèque d’un collège de Rueil Malmaison. Si l’on en croit la fiche encore glissée dans le livre, il a été emprunté – pour la dernière fois – en 1983 par un élève de 6e.

Dès 12 ans

Charles Péguy, Jeanne d’Arc, cinq poèmes, illustrations de Nathalie Parain, typographie Deberny-Peignot, NRF Gallimard, 1952, 62 p. – En brocante ou chez des libraires de livres anciens. 10 € chez Le Facteur Cheval à Versailles.

Françoise Rachmühl, Antigone la courageuse

Une petite brune, « aux grands yeux sombres, exigeants », c’est ainsi que Françoise Rachmühl voit la si célèbre princesse thébaine, que tout oppose à sa sœur, la blonde Ismène. Reprenant les pièces d’Eschyle, de Sophocle et d’Euripide, mais aussi les œuvres plus récentes, ce « roman » lie les différents thèmes du mythe dans une narration fluide, qui n’édulcore en rien les épreuves vécues par la jeune fille. Elle va ainsi découvrir comment son père a délivré Thèbes de la Sphynx, mais aussi comment le petit Œdipe a survécu aux inquiétudes de son père Laïos, comment il l’a tué – sur le chemin de Delphes, au carrefour de deux routes — et comment il a épousé la reine Jocaste, dont il ignore qu’elle est sa mère. Surviennent la peste, la révélation de l’oracle, la mort de Jocaste, et la fuite d’Œdipe, devenu aveugle et guidé par Antigone. Nouveaux malheurs : ses deux frères, Etéocle et Polynice, se lancent dans un combat fratricide – mais seul Etéocle aura le droit à des funérailles… Qui rendra les honneurs funèbres à Polynice ? Antigone, qui en sera punie de mort par Créon, le frère de Jocaste devenu roi de Thèbes. Quand le rideau tombe, que retenir de cette longue suite de malédictions ? Que le Destin est « plus fort que les hommes, plus fort même que les dieux », comme le rappelle Œdipe lui-même, depuis le bois sacré des Euménides à Colone.

Dès 12 ans

Françoise Rachmühl, Antigone la courageuse, Flammarion Jeunesse, 2022 (1ère édition en 2017), 128 p., 4 € — Imprimé à Barcelone.

Mark Twain, Tom Sawyer détective

« Voilà, c’était le premier printemps depuis que moi et Tom, on avait libéré notre vieux nègre Jim. Ils l’avaient mis aux fers, pour le punir de s’être sauvé, là-bas chez l’oncle de Tom, Silas, qui a une ferme dans l’Arkansas. » Et l’Arkansas, ce n’est pas tout à fait voisin du Mississippi, que le narrateur, le jeune Huck, regarde au loin en rêvant. Et pourtant, Tom et lui vont y retourner. Ils vont voler au secours de leur oncle, le pasteur Silas, persécuté par son voisin Brace Dunlap et son frère Jubiter. Lors de leur descente du Mississipi en bateau à aube, ils croisent un étrange passager, qui n’est autre que le jumeau de Jubiter – lui-même poursuivi par deux complices auxquels il a dérobé une paire de diamants… Une double enquête commence pour nos héros inséparables : retrouver les diamants et élucider le meurtre de Jubiter, commis la nuit même de leur arrivée chez l’oncle Silas.
Ce court roman, paru en 1897, et dont la dernière traduction datait de 1902, est l’un des trois qui a suivi le succès des « Aventures de Tom Sawyer » puis des « Aventures de Huckleberry Finn ». Cette nouvelle traduction dans une belle langue sonore et créative, savoureuse et drôle, rapproche le jeune lecteur de cette Amérique si étrange du XIXe siècle. Christel Espié a réalisé de vrais tableaux vibrant de lumière, comme il est de coutume dans cette belle collection littéraire.

Dès 10 ans

Mark Twain, Tom Sawyer détective, illustrations de Christel Espié, Sarbacane, 2020, 96 p., 19,90 € — Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne-Sylvie Homassel. Imprimé en France

Mirella Tenderini, Ernest Shackleton, le boss

« Hommes requis pour voyage périlleux, bas salaire, froid intense, longs mois de ténèbres, dangers constants, retour incertain. Honneur et célébrité en cas de succès. » Même si cette annonce, contrairement à la légende, n’a jamais été publiée par le Times, elle « est cependant caractéristique de l’atmosphère de l’époque et de la fascination qu’exerçait l’exploration polaire ». Parmi ces explorateurs, Mirella Tenderini dresse ici un portrait de l’homme exceptionnel que fut le britannique Ernest Shackleton (1874 — 1922).
À 16 ans, il s’ennuie sur les bancs de l’école et s’engage dans la marine marchande. Enjoué et cultivé, il prend très vite du grade. Mais déjà cette vie de marin ne lui convient plus. Il faut toujours plus d’aventures à Ernest Shackleton.
C’est avec Robert Falcon Scott qu’il rencontre pour la première fois l’Antarctique. Dès lors, une passion est née : il organisera ses propres expéditions vers le Continent Blanc. Hélas, il ne sera pas le premier au pôle. Il s’en est pourtant approché en 1909, mais a renoncé à moins de 200 kilomètres du but. Ravalant sa déception, il imagine une traversée de l’Antarctique et, en 1914, alors que l’Europe entre en guerre, il quitte Plymouth à bord de l’Endurance. Tout ne se passera pas comme prévu et l’exploration tournera au cauchemar. Mais jamais celui que ses hommes appelaient affectueusement « Le Boss » ne lâchera son équipage. Car c’est bien ce qui fit sa popularité : plus encore que ses succès – relatifs -, c’est bien la manière dont il su choisir ses coéquipiers, leur faire partager des épreuves hors du commun et les ramener à bon port.

Grands adolescents

Mirella Tenderini, Ernest Shackleton, le boss, Paulsen, 2022, 212 p., 22 € — Traduit de l’italien par Gérard Guerrier. Avec une préface de Jean-Louis Etienne.

Philippe Cenci et Patrick de Gmeline, Notre-Dame, des flammes à la renaissance

Paris, 15 avril 2019, 18 h 18, une alarme retentit dans la cathédrale. Personne n’imagine encore que, quelques heures plus tard, la flèche va s’effondrer. Le monde entier est sous le choc. Après l’incendie, vient le temps de l’enquête, puis celui des premiers travaux de consolidation. A la grande question qui suit, restauration à l’identique ou « geste d’architecture » sera répondu, in extremis, restauration à l’identique, au moins pour l’aspect extérieur, toitures et flèche. Cette bande dessinée conçue par Philippe Cenci et dont le scénario est signé Patrick de Gmeline, historien militaire, revient sur la chronologie des événements, mais rend aussi hommage tant aux pompiers de Paris qu’aux compagnons, tout en traçant les portraits, pas toujours flatteurs, de la classe politique française. L’ouvrage, documentaire, se veut aussi une fenêtre ouverte sur l’espérance de revoir battre, comme avant, le cœur de Paris.

Dès 12 ans

Philippe Cenci et Patrick de Gmeline, Notre-Dame, des flammes à la renaissance, Editions du Triomphe, coll. Le vent de l’histoire, 2021, 40 p., 15,90 €

Agnès Balmont, Les aventures de Marin sans nom

« Alors, mon gaillard, on vient voler les provisions des honnêtes marins. On leur enlève le pain de la bouche ! C’est très mal tout ça, très mal.
L’homme sentait l’alcool à plein nez et sa main broyait l’épaule de Marin, telles les serres d’un rapace. L’enfant fut soulevé à trente centimètres du sol et se retrouva nez à nez avec un individu aux yeux injectés de sang […]. Le marin était pour tout dire terrifiant. »
Mais que fait donc sur ce bateau un enfant que l’on découvre assoiffé et affamé ?
Le jeune Marin, orphelin sans nom, s’est embarqué clandestinement sur Le Cortes, un navire qui accostera bientôt au Mexique. Marin a 10 ans environ. Environ ? Oui. Car il ne connaît ni son nom, ni sa date de naissance : c’est un « Sans Nom » comme tous les enfants recueillis à l’orphelinat Saint-Jude, une institution à la Dickens, quelque part au fond de la Bretagne. Mais Marin a un secret : depuis qu’il s’est procuré en cachette un roman d’aventures, son imagination s’est enflammée. Un beau jour, lassé des punitions, il est parti, « pour ce vrai ». Marin va se transformer en aventurier et se mettre en quête de son trésor. Mais le plus beau des trésors est-il vraiment caché dans la jungle ?
Le roman se déroulant au début du XIXe siècle, Agnès Balmont joue avec brio de tous les subterfuges du roman d’aventures de l’époque : à la dureté caractérisée de certains répond la générosité d’adultes bienveillants, qui ont aussi vécu leur lot de souffrances ; les « croix-de-ma-mère », ces signes de reconnaissance qui tombent à point nommé, sont bien sûr de la partie, tout comme les parallèles entre « civilisés » et « sauvages », entre bons chrétiens et gens de sac et de corde. Le côté un peu édifiant du récit est contrebalancé par un réel talent d’invention, qui fait voyager l’imagination de péripétie en péripétie.

Dès 12 ans

Agnès Balmont, Les aventures de Marin sans nom, Editions du Triomphe, 2021, 192 p., 12,90 € — Imprimé en France