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Adolescents

Patrick Makin, Le Tour du monde des lieux inexplorés

Patrick Makin, Le Tour du monde des lieux inexplorés

Il resterait sur Terre des lieux « inaccessibles » et néanmoins « bien réels » ? Cet étrange album t’invite à monter sur un tapis volant pour te rendre dans les 19 « endroits les plus reculés de la planète, découvrir des lieux où l’homme n’a pas pénétré depuis des siècles et explorer les vérités qui se cachent derrière les sites les plus mystérieux ». Par où commencer ? Par l’île Bouvet, 50 km² de glace installés sur un volcan au cœur de l’océan Atlantique ? Par l’île de Poveglia, au cœur de la lagune de Venise, ancien lieu de quarantaine, devenu un hôpital psychiatrique, lequel ferma en 1968 ? Au fin fond de la grotte préhistorique de Lascaux, dont tu ne pourras visiter que la copie ? A moins que tu ne préfères tenter de trouver où se cache la chambre de Sa Majesté la reine Elisabeth II au cœur de Buckingham Palace ? Qui ne rêve pas de retrouver la Chambre d’ambre offerte par le roi de Prusse au tsar de Russie, en 1716 ? Démontée par les Allemands en 1941, elle n’a jamais été retrouvée… Quant à décoller à bord de Air Force One, encore faut-il savoir où il est posé – s’il est posé sur un aérodrome top secret ! 19 sites extraordinaires à visiter depuis son fauteuil préféré.

Dès 9 ans

Patrick Makin, Le Tour du monde des lieux inexplorés, illustrations de Whooli Chen, Albin Michel Jeunesse, 2021, 88 p., 19,90 €. Traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel.

Cécile Quiniou, Manille, Embarquement immédiat

« — Papa ? Tu connais Navotas ?
— Navotas ? Oui, c’est un quartier très pauvre de Manille. Il y a d’importants bidonvilles là-bas. Nous y avons un programme de soins d’ailleurs. Pourquoi ?
— Juste comme ça, j’ai lu un truc au sujet de cet endroit. Tu pourras m’y emmener un jour ?
— Je ne pense pas, ma chérie. Ce sont des lieux de misère terrible, tu sais, ça ne se visite pas, et je ne sais pas ce qu’une jeune fille comme toi pourrait bien y faire.
— Eh bien, je pourrais t’aider si tu y vas.
— M’aider ? Non, Jade, ce n’est pas ta place. »
Bien sûr, Jade, « presque 18 ans », ne va pas se le tenir pour dit et rester bronzer au bord de la piscine. Elle pourrait se contenter de suivre les cours du lycée français, de parfaire son anglais avec son amie Debjani, d’assister avec elle à des défilés de mode, bref, de mener la vie d’une adolescente « expat’ », mais cela ne ferait pas un roman. Alors, accrochez-vous et embarquez avec Jade dans la camionnette du feeding program, au cœur d’un bidonville. Elle vous conduira plus loin encore que vous ne l’auriez imaginé !
Cécile Quiniou s’est inspirée, pour ce premier roman, de son expérience au sein de l’association Enfants du Mékong et de l’année qu’elle a vécu dans l’un des bidonvilles de Manille. Elle mêle avec talent aventures sentimentales, découvertes d’autres cultures, enquête policière, engagement humanitaire – décidément, les romans de formation catholiques ont su prendre le virage d’une modernité joyeuse et décomplexée !

Adolescentes

Cécile Quiniou, Manille, Embarquement immédiat, Mame, coll. « Le monde à cœur battant », 2020, 240 p, 15,90 € — Imprimé en Italie.

Roger Frison-Roche, Premier de cordée

« Oncle, dites-moi, si c’était ?
— Tais-toi, gamin, tais-toi. Je sais ce que tu penses… Hélas ! Tout est possible dans notre métier, mais que ton père soit tombé aux Drus, ça, non ! Il les a faits plus de trente fois… Un autre, peut-être, mais pas lui ! »
Pierre, « le garçon à Jean des Moussoux » ne tardera pas à apprendre la terrible nouvelle : c’est bien « son père, Jean Servettaz […] considéré comme le meilleur des guides de la nouvelle génération » qui est tombé ce jour-là. Cette journée va décider du destin du jeune Pierre : il ne sera pas hôtelier mais reprendra le flambeau. Mais, quand il s’agit de retrouver le corps de son père, voilà que le vertige s’invite…
Alors, bien sûr, on cherchera aujourd’hui des vaches dans Courmayeur, les sacs de guide « taillés dans ce solide cuir du Valais » sont depuis longtemps au musée, les piolets ont autant raccourci que les glaciers, l’hélico a le plus souvent remplacé les caravanes de secours, mais le plus important demeure : cette fascination des hommes pour la haute montagne. Et des Ravanat, entendez des Ravanel, il y en a toujours dans le massif, pour soutenir les « monchus » dans leurs efforts et leur faire découvrir la magie des sommets.
Un grand classique de la littérature de montagne, souvent réédité depuis 1946.

Dès 12 ans

Roger Frison-Roche, Premier de cordée, Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2022, 448 p, 8,20 €

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor

« “Grand arbre, contrefort de la Longue-Vue ; point de direction N‑N.-E. quart N.
Ile du Squelette, E‑S. ‑E. quart E.
Dix pieds.
Les lingots d’argent sont dans la cache nord. Elle se trouve dans la direction du mamelon est, à dix brasses au sud du rocher noir qui lui fait face.
on trouvera sans peine les armes, dans la dune de sable, à l’extrémité N. du cap de la baie nord, direction E. quart N.
J. E. ”
Rien d’autre ; mais tout laconique qu’il était, et pour moi incompréhensible, ce document remplit de joie le chevalier et le docteur Livesey. »
Et vous ? Seriez-vous prêt à tout quitter pour tenter de retrouver ces lingots ?
L’Ile au Trésor n’a pas fini d’enthousiasmer ni les lecteurs ni les illustrateurs ! Eloïse Ogier en offre une interprétation colorée et dynamique qui réjouira tous les apprentis coureurs des mers. Ce texte classique en grand format (36 X 25 cm), fera un superbe cadeau.

Dès 12 ans

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor, illustrations d’Eloïse Oger, Marmaille et Cie Editions, 20 € — Traduit de l’anglais par Théo Varlet.

Catherine de Lasa, Peintre de Marie-Antoinette – Journal d’Elisabeth Vigée Le Brun – 1766–1770

Issue de la petite bourgeoisie parisienne, Elisabeth, après avoir été en nourrice, passe quelques années au couvent – c’est là qu’elle commence ce « journal », ou plutôt, c’est à cette époque, en 1766, que Catherine de Lasa lui prête sa plume pour débuter un journal apocryphe, qui nous mène jusqu’en 1770, date à laquelle Elisabeth a ses entrées à Versailles. Cette enfant prodige, encouragée par son père, lui-même peintre, et par ses amis, va en effet devenir la peintre officielle de Marie-Antoinette. Mais cela n’ira pas sans embûches, ni sans larmes. Quand son père meurt subitement, Elisabeth n’a que douze ans… Et c’est la peinture qui l’aide à reprendre pied, d’autant plus que les ressources de la famille sont des plus minces.
S’inspirant des Souvenirs de la célèbre portraitiste, Catherine de Lasa fait entrer la jeune lectrice de plain-pied dans le XVIIIe siècle. Si Elisabeth prend part avec piété aux processions, si elle défend la reine face aux idées prérévolutionnaires de son frère, elle sait aussi que le mari de la jeune duchesse de Chartres fréquente les prostituées et qu’elle-même doit de méfier des messieurs trop entreprenants… Un dossier historique rédigé par Sophie Humann permet d’« aller plus loin » en complétant la biographie d’Elisabeth Vigée Le Brun. Ayant survécu à la Révolution, elle s’éteint en 1842, après une longue vie d’artiste et de nombreux voyages dans l’Europe entière.

Dès 12 ans

Catherine de Lasa, Peintre de Marie-Antoinette – Journal d’Elisabeth Vigée Le Brun – 1766–1770, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2022, 144 p., 12,50 € — Imprimé en Italie.

Anne Waeles, Simone Weil au royaume des Oublieux

Le bac philo est passé – et me voilà à parler de philosophie ? Eh oui, car cette introduction à la pensée de Simone Weil (1909 – 1943), étant plus une fable qu’un cours théorique, peut se lire ben au-delà d’un programme scolaire parfois indigeste.
Au Royaume des Oublieux vivaient deux tribus séparées : celle des Têtes, qui commandaient, et celle des Mains, qui exécutaient. La Brigade de la Gomme veillait. Mais un jour, les Mains se mirent en grève et la propre fille du roi des Oublieux, la princesse Amal, disparut de Têtes-ville…
Cette histoire, contée par Anne Waeles, professeure de philosophie, ouvre sur une réflexion sur l’enracinement, l’attention aux autres, la justice et le sens du travail… Car la princesse Amal, au cœur de la Forêt Noire, a rencontré non pas une sorcière, mais une grande dame de la philosophie : Simone Weil, qui lui explique ceci avec des mots simples :
«  — Quand on veut découvrir une vérité coûte que coûte, il faut parfois sortir de chez soi. C’est ce que tu as fait, en prenant la voie qui t’a conduite jusqu’ici. Mais il existe un autre chemin. Ce chemin, c’est d’exercer… son attention. […] Faire attention, ce n’est pas se concentrer. Ce n’est pas vraiment un effort, il faut plutôt se rendre disponible, se tenir prêt à accueillir la vérité. »
Ce nouveau volume vient étoffer cette riche collection consacrée aux grands philosophes – et celui-là est particulièrement bienvenu dans ces temps agités où les Têtes et les Mains ont du mal à s’entendre, au grand bénéfice des Gommeux.

Dès 10 ans

Anne Waeles, Simone Weil au royaume des Oublieux, illustrations de Magali Dulain, Les Petits Platons, 2022, 64 p., 14 € — Imprimé en Union Européenne.

Paul-Jacques Bonzon, Le Viking au bracelet d’argent

« — La trompe vient d’annoncer le départ pour la “moisson d’été”.
Olaf se leva prestement.
— Le grand départ ?
— Le jour après demain, les drakkars fendront les eaux du fjord vers la mer ouverte pour aller rejoindre ceux des autres fjords. Ainsi l’a annoncé l’envoyé du Jarl.
— Le jour après demain, répéta Olaf.
Ce départ lui paraissait merveilleux et terrible, merveilleux pour les mondes nouveaux qu’il allait découvrir, terrible pour les dangers qu’il affronterait. »
En effet, en matière d’aventures, Olaf, le jeune Viking, va être servi ! Il va faire partie d’une expédition menée par Ragnar et qui va remonter la Seine jusqu’à Paris, à l’affut de tout ce qui peut être pillé. Donc, dans les années 845. Courageux, le jeune homme est néanmoins compatissant et prend souvent des risques pour secourir ses compagnons, dont le vieil Erik. Chargé par la charmante Syd de retrouver Knut, il subira moult attaques, d’hommes comme de loups, sera parfois battu et laissé pour mort – mais s’en sortira toujours. Tout est bien qui finit bien : converti, Olaf épousera Syd, avec qui il défrichera quelques bons arpents de terre normande.
D’origine cotentinoise, Paul-Jacques Bonzon (1908–1978), célèbre auteur de jeunesse et instituteur, utilise à bon escient les connaissances historiques de son temps sur les Vikings. Il s’amuse même à pasticher un langage « médiéval », mais sans lourdeur. S’il ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de décrire batailles et blessures, il excelle aussi à multiplier les péripéties, relançant ainsi l’intérêt des jeunes lecteurs dont il connaissait les caractères parfois turbulents.

Dès 12 ans

Paul-Jacques Bonzon, Le Viking au bracelet d’argent, illustrations d’Henri Dimpre, Rouge et Or, 1957, 184 p. – Quelques euros dans les vide-greniers ou brocantes. Disponible aussi en téléchargement.

Catherine Guidicelli, Mes premiers ateliers de couture

Apprendre à coudre à la main et à la machine, voilà un beau programme d’activités ! Surtout avec des propositions aussi alléchantes : réaliser des chouchous et des bandanas, un tote bag doublé, jusqu’à une jupe façon tutu.
Avec cette véritable encyclopédie, apprendre toutes les bases de la couture est un jeu d’enfant ! Premiers points à la main, découverte du fonctionnement d’une machine à coudre, coupe du tissu, assemblages, réalisation d’un ourlet ou encore pose d’un bouton… 22 modèles entièrement expliqués étape par étape avec des schémas clairs permettent de mettre en pratique, au fur et à mesure, toutes les techniques. Après des ouvrages simples à la main suivis par des réalisations faciles à la machine, pourquoi ne pas se lancer dans des ouvrages un peu plus ambitieux, mais toujours abordables ?

Dès 10 ans

Catherine Guidicelli, Mes premiers ateliers de couture, Fleurus, coll. « Mes premiers ateliers », 2017, 240 p., 18 €

Erri De Luca, Le poids du papillon

« Sa mère avait été abattue par un chasseur. Dans ses narines de petit animal se grava l’odeur de l’homme et de la poudre à fusil.
Orphelin avec sa sœur, sans un troupeau voisin, il apprit tout seul. Adulte, il faisait une taille de plus que les mâles de son espèce. »
Lui, c’est un chamois, et s’il domine encore sa harde, il sait que bientôt, un dernier combat sera gagné par un jeune mâle plus fort que lui. Mais en face de lui se dresse un autre danger : un vieux braconnier, ses silences et se secrets…
Ce magnifique récit de l’Italien Erri de Luca, devenu un grand classique, est ici illustré par Andrea Serio, dont on ressent tout de suite la proximité avec les montagnes, leurs teintes et leurs saisons. Il serait bien dommage de lire ce texte en poche maintenant qu’il en existe cette superbe édition (qui n’est pas une bande dessinée, et qui garde le texte intégral). Les adolescents seront sensibles à la rigueur et à la simplicité du récit, et trouveront peut-être dans la figure du vieux chasseur une bonne entrée en matière pour parler avec leurs grands-parents des utopies, des idéaux et des révolutions des années 1970. Quant au papillon…

Adolescents

Erri De Luca, Le poids du papillon, illustrations d’Andrea Serio, Futuropolis, 2022, 80 p., 13,90 € — Traduit de l’italien par Danièle Valin.

Odile Pruvot, Loréden ou le chemin des étoiles

À la suite d’un cataclysme, le monde a été coupé en deux entre Loréden, une société harmonieuse revenue à la nature, et l’Ostrasie, qui vit dans les ruines de la société actuelle et dans une grande misère. Loréden est dirigé par des Mages et protégée par les étoiles. Une Prophétie annonce que l’Ostrasie et Loréden doivent être réunifiés. Albane, 15 ans, rêve de les réunifier. Elle parvient à pénétrer en Ostrasie et y rejoint Alpin, un jeune Ostrasien, pour partir avec lui en quête du chemin des étoiles. Bien des dangers les attendent mais ils peuvent compter sur leurs amis dans les deux sociétés.
Ce roman dystopique a pour lui d’être assez nuancé pour permettre de nombreux rebondissements et tenir le jeune lecteur en haleine. Au lieu du simple dualisme « bons contre méchants », Odile Pruvot a orienté le roman dans une direction plus positive : alors que l’Ostrasie, dirigée tout de même par un dictateur, a sombré dans le pessimisme, Loréden peut devenir un modèle plus écologique et ouvert. Seule est vraiment dangereuse l’indétermination symbolisée par le Nebeland, vaste étendue de brouillard. Embarquement immédiat, en aérocycle ou à dos de dromadaire ?

Dès 12 ans

Odile Pruvot, Loréden ou le chemin des étoiles, Pierre Téqui éditeur, 2020, 232 p., 14,90 € — Imprimé en France

Romain Pigeaud, Cosquer, la grotte inattendue

Des chevaux, des bisons, des phoques, des bouquetins… ils étaient là depuis plus de 33 000 ans pour certains, environ 19 000 ans pour d’autres, peints sur les murs d’une grotte, quand Henri Cosquer les découvrit lors d’une plongée dans les Calanques marseillaises. Un événement d’une portée (pré)historique aussi importante que la découverte de Lascaux. Devenue inaccessible à pied d’homme depuis plus de 9000 ans à cause des variations du niveau de la mer, les peintures rupestres avaient ainsi été protégées — même si, aujourd’hui, nous savons qu’elles risquent de disparaître. La mer monte de 3 millimètres par an – imaginez, dans 15 000 ans ! La grotte est fermée au public en raison de sa difficulté d’accès (37 mètres de fond et un tunnel de 175 mètres de long précédant l’entrée), ainsi que pour des raisons de sécurité et surtout de préservation de ce patrimoine exceptionnel. Mais pas avant d’avoir été mesurée, étudiée, photographiée dans les moindres recoins.
Ce documentaire réalisé par Romain Pigeaud, archéologue et docteur en préhistoire, présente les travaux des savants qui ont pu étudier la grotte, puis les techniques qui ont permis de créer une grotte « bis » à Marseille. En effet, à partir du 4 juin prochain, tout un chacun pourra aller admirer les copies des plus belles peintures rupestres dans un nouveau musée, Cosquer Méditerranée, en embarquant à bord de « modules d’exploration » sous la mer.

Dès 10 ans

Romain Pigeaud, Cosquer, la grotte inattendue, Ouest-France, 2022, 32 p., 5,90 €

Sandrine Kao, Après les vagues

La mer. L’île. Explorer. Se perdre. Belle étoile. La rencontre. S’attacher. Se découvrir. Chaque page ou double page de cet album, en quelques images et si peu de mots, ne décline pas une simple « aventure », ou une « situation », mais suggère ce qui se passe au fond de nos cœurs quand on part à l’aventure, à la découverte de soi et des autres. Les « héros » en sont de petits animaux au contour très simple dont Sandrine Kao ne sait pas elle-même très bien si ce sont des lapins, des chiens ou des marmottes… J’y verrai plutôt quelques-uns des petits fantômes amicaux que nous a fait connaître le cinéma d’animation japonais (mais je n’y connais rien en fantômes asiatiques). Le titre, « Après les vagues », nous invite à tourner la page des derniers mois, à croire en nos rêves et à aller de l’avant. « Si quelque chose nous déplaît grimacer n’y changera rien. Un peu de recul, un conseil avisé, et l’amer devient sucré. » A déguster en famille, tranquillement…

Dès 4 ans, et pour tous les âges

Sandrine Kao, Après les vagues, Grasset Jeunesse, 2022, 40 p., 18,90 € — Imprimé en Espagne