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A partir de 12 ans

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor

« “Grand arbre, contrefort de la Longue-Vue ; point de direction N‑N.-E. quart N.
Ile du Squelette, E‑S. ‑E. quart E.
Dix pieds.
Les lingots d’argent sont dans la cache nord. Elle se trouve dans la direction du mamelon est, à dix brasses au sud du rocher noir qui lui fait face.
on trouvera sans peine les armes, dans la dune de sable, à l’extrémité N. du cap de la baie nord, direction E. quart N.
J. E. ”
Rien d’autre ; mais tout laconique qu’il était, et pour moi incompréhensible, ce document remplit de joie le chevalier et le docteur Livesey. »
Et vous ? Seriez-vous prêt à tout quitter pour tenter de retrouver ces lingots ?
L’Ile au Trésor n’a pas fini d’enthousiasmer ni les lecteurs ni les illustrateurs ! Eloïse Ogier en offre une interprétation colorée et dynamique qui réjouira tous les apprentis coureurs des mers. Ce texte classique en grand format (36 X 25 cm), fera un superbe cadeau.

Dès 12 ans

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor, illustrations d’Eloïse Oger, Marmaille et Cie Editions, 20 € — Traduit de l’anglais par Théo Varlet.

Catherine de Lasa, Peintre de Marie-Antoinette – Journal d’Elisabeth Vigée Le Brun – 1766–1770

Issue de la petite bourgeoisie parisienne, Elisabeth, après avoir été en nourrice, passe quelques années au couvent – c’est là qu’elle commence ce « journal », ou plutôt, c’est à cette époque, en 1766, que Catherine de Lasa lui prête sa plume pour débuter un journal apocryphe, qui nous mène jusqu’en 1770, date à laquelle Elisabeth a ses entrées à Versailles. Cette enfant prodige, encouragée par son père, lui-même peintre, et par ses amis, va en effet devenir la peintre officielle de Marie-Antoinette. Mais cela n’ira pas sans embûches, ni sans larmes. Quand son père meurt subitement, Elisabeth n’a que douze ans… Et c’est la peinture qui l’aide à reprendre pied, d’autant plus que les ressources de la famille sont des plus minces.
S’inspirant des Souvenirs de la célèbre portraitiste, Catherine de Lasa fait entrer la jeune lectrice de plain-pied dans le XVIIIe siècle. Si Elisabeth prend part avec piété aux processions, si elle défend la reine face aux idées prérévolutionnaires de son frère, elle sait aussi que le mari de la jeune duchesse de Chartres fréquente les prostituées et qu’elle-même doit de méfier des messieurs trop entreprenants… Un dossier historique rédigé par Sophie Humann permet d’« aller plus loin » en complétant la biographie d’Elisabeth Vigée Le Brun. Ayant survécu à la Révolution, elle s’éteint en 1842, après une longue vie d’artiste et de nombreux voyages dans l’Europe entière.

Dès 12 ans

Catherine de Lasa, Peintre de Marie-Antoinette – Journal d’Elisabeth Vigée Le Brun – 1766–1770, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2022, 144 p., 12,50 € — Imprimé en Italie.

Astrid Lindgren, Nous, les enfants de l’archipel

Pêcher, nager, bricoler, jouer ou rêver : les îles au large de Stockholm sont le lieu idéal pour toutes les aventures de l’été. C’est sur l’une de ces îles, Saltkråkan, que débarque la famille Melkerson, pour occuper une adorable vieille maison de vacances, la Maison du Menuisier. Il y a le père, Melker, qui trouvera peut-être l’inspiration pour un prochain livre. La belle Malin (comment cela se prononce-t-il ?), à qui les garçons font les yeux doux. Les intrépides Jonas et Niklas, prêts à toutes les audaces. Et le petit Pelle, qui adore les animaux et voudrait tellement en adopter un. Sans oublier les îliens ! Car la famille Grankvist va être une partenaire exceptionnelle, avec ses filles délurées et ses parents bienveillants.
Et combien d’aventures aussi où les animaux ont leur mot à dire ! Des vaches sur un bateau, un corbeau qui parle, le lapin Jocke, l’énorme saint-bernard Bosco, le bébé phoque Moïse, Bibi l’agneau, le petit chien Jum-Jum, qui appartient à un prince charmant – si, si, avant, il était grenouille !Sur l’île de Saltkråkan (ne pas oublier le petit signe sur le å !), « la vie est faite de grandes et de petites surprises qui se suivent comme des petits pois dans une cosse » :  aventures et bricolages, explorations, parties de pêche, plongeons plus ou moins volontaires, une année va passer vite, d’une Saint Jean à l’autre en passant par la visite du Père Noël.
Car, même dans ce paradis, « on vit dangereusement quand on a sept ans. Dans le pays de l’enfance, dans ce pays secret et sauvage, on peut frôler les pires périls et considérer que ce n’est rien de spécial », nous apprend Astrid Lindgren dans ce roman dont a été tirée une série télévisée, Vi på Saltkråkan, en 1964 (les enfants ont des bouilles craquantes !) – mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps une traduction de ce petit bijou ? Une lecture évasion parfaite pour l’été !

Dès 10 ans

Astrid Lindgren, Nous, les enfants de l’archipel, illustrations de Kitty Crowther, L’Ecole des Loisirs, 2022, 17 € — Traduit du suédois par Alain Gnaedig

Anne Waeles, Simone Weil au royaume des Oublieux

Le bac philo est passé – et me voilà à parler de philosophie ? Eh oui, car cette introduction à la pensée de Simone Weil (1909 – 1943), étant plus une fable qu’un cours théorique, peut se lire ben au-delà d’un programme scolaire parfois indigeste.
Au Royaume des Oublieux vivaient deux tribus séparées : celle des Têtes, qui commandaient, et celle des Mains, qui exécutaient. La Brigade de la Gomme veillait. Mais un jour, les Mains se mirent en grève et la propre fille du roi des Oublieux, la princesse Amal, disparut de Têtes-ville…
Cette histoire, contée par Anne Waeles, professeure de philosophie, ouvre sur une réflexion sur l’enracinement, l’attention aux autres, la justice et le sens du travail… Car la princesse Amal, au cœur de la Forêt Noire, a rencontré non pas une sorcière, mais une grande dame de la philosophie : Simone Weil, qui lui explique ceci avec des mots simples :
«  — Quand on veut découvrir une vérité coûte que coûte, il faut parfois sortir de chez soi. C’est ce que tu as fait, en prenant la voie qui t’a conduite jusqu’ici. Mais il existe un autre chemin. Ce chemin, c’est d’exercer… son attention. […] Faire attention, ce n’est pas se concentrer. Ce n’est pas vraiment un effort, il faut plutôt se rendre disponible, se tenir prêt à accueillir la vérité. »
Ce nouveau volume vient étoffer cette riche collection consacrée aux grands philosophes – et celui-là est particulièrement bienvenu dans ces temps agités où les Têtes et les Mains ont du mal à s’entendre, au grand bénéfice des Gommeux.

Dès 10 ans

Anne Waeles, Simone Weil au royaume des Oublieux, illustrations de Magali Dulain, Les Petits Platons, 2022, 64 p., 14 € — Imprimé en Union Européenne.

Sophie de Mullenheim, Jules et Louise – Sous la flèche de Notre-Dame

« Un pas devant l’autre, il avance sur l’étroit balcon de pierre. Il est sûr de lui. Il joue les équilibristes au sommet de la tour Sud de Notre-Dame. C’est sa promenade préférée, celle qui offre la meilleure vue sur Paris. » Non, il ne s’agit pas de Sylvain Tesson ! Nous sommes en 1859, et ce mystérieux promeneur, qui répond au drôle de nom de Suif, est le chat de Louise, la fille du gardien de Notre-Dame.
De sa fenêtre, Jules, 12 ans bientôt, « ne le quitte pas des yeux. Malgré le danger, il donnerait cher pour être à sa place. » La cathédrale est chantier. L’architecte Viollet-le-Duc et ses artisans entreprennent de lui redonner sa splendeur d’antan. Jules assiste, fasciné, à l’avancée des travaux.
Jules, ayant sauvé Suif de la malveillance des ouvriers, fait la connaissance de Louise. A eux deux, les enfants vont mener une enquête, qui permettra d’innocenter le père de Louise, soupçonné de vol de matériaux.
Cette trame romanesque permet d’entrer sans effraction sur le chantier de Notre-Dame, qui fait écho, bien sûr, au chantier mené depuis l’incendie du 15 avril 2019.

Dès 10 ans

Sophie de Mullenheim, Jules et Louise – Sous la flèche de Notre-Dame, Fleurus, 2022, 224 p., 14,90 € — Imprimé en Italie

Paul-Jacques Bonzon, Le Viking au bracelet d’argent

« — La trompe vient d’annoncer le départ pour la “moisson d’été”.
Olaf se leva prestement.
— Le grand départ ?
— Le jour après demain, les drakkars fendront les eaux du fjord vers la mer ouverte pour aller rejoindre ceux des autres fjords. Ainsi l’a annoncé l’envoyé du Jarl.
— Le jour après demain, répéta Olaf.
Ce départ lui paraissait merveilleux et terrible, merveilleux pour les mondes nouveaux qu’il allait découvrir, terrible pour les dangers qu’il affronterait. »
En effet, en matière d’aventures, Olaf, le jeune Viking, va être servi ! Il va faire partie d’une expédition menée par Ragnar et qui va remonter la Seine jusqu’à Paris, à l’affut de tout ce qui peut être pillé. Donc, dans les années 845. Courageux, le jeune homme est néanmoins compatissant et prend souvent des risques pour secourir ses compagnons, dont le vieil Erik. Chargé par la charmante Syd de retrouver Knut, il subira moult attaques, d’hommes comme de loups, sera parfois battu et laissé pour mort – mais s’en sortira toujours. Tout est bien qui finit bien : converti, Olaf épousera Syd, avec qui il défrichera quelques bons arpents de terre normande.
D’origine cotentinoise, Paul-Jacques Bonzon (1908–1978), célèbre auteur de jeunesse et instituteur, utilise à bon escient les connaissances historiques de son temps sur les Vikings. Il s’amuse même à pasticher un langage « médiéval », mais sans lourdeur. S’il ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de décrire batailles et blessures, il excelle aussi à multiplier les péripéties, relançant ainsi l’intérêt des jeunes lecteurs dont il connaissait les caractères parfois turbulents.

Dès 12 ans

Paul-Jacques Bonzon, Le Viking au bracelet d’argent, illustrations d’Henri Dimpre, Rouge et Or, 1957, 184 p. – Quelques euros dans les vide-greniers ou brocantes. Disponible aussi en téléchargement.

Isabelle Stock, La Promesse d’Hermine

« — On doit déchiffrer ce truc, de toute façon, déclara Léonie. Qui est forte en codes ?
— On va vérifier tous ceux qu’on connaît, annonça Jeanne.
— Je m’occupe des Œufs pourris ! s’exclama Léonie. C’est mon préféré ! Jeanne, tu as du papier et un crayon ?
— Il y a des œufs pourris ? sursauta Mary avec une grimace de dégoût.
— Non, Mary ! répondit Jeanne en riant. C’est un code. On change les lettres du message pour découvrir le sens. « Œufs pourris » signifie E pour I ! »
Après un premier camp haut en couleurs (tome 1), Hermine retrouve la patrouille du Koala pour une nouvelle année vécue dans le souvenir de la Grande Guerre. Entourée de Jeanne, Léonie, Olivia…, elle est bien décidée à être digne de la promesse qu’elle va prononcer. Mais entre le quotidien parfois agité de la maison et la vie de patrouille pas toujours simple, il n’est pas si facile de devenir la meilleure guide possible ! Après le succès du tome 1, les nouvelles aventures des filles du Koala font vibrer les jeunes lectrices avec cette image d’un scoutisme authentique vécu dans l’amitié, le don de soi et la joie. Une sympathique orientation catholique assumée, mais qui, en dehors de tout « entre soi », fait connaître de belles figures d’adolescentes.
Passionnée de scoutisme, mère de famille et professeur, Isabelle Stock signe le deuxième tome de la série « Les filles du Koala », qui en fera rêver plus d’une !

Dès 10 ans

Isabelle Stock, La promesse d’Hermine, illustrations de Juliette Vizzaccaro, Emmanuel Jeunesse, 2022, 280 p., 14,90 € — Imprimé en France

Jean-Philippe Arrou-Vignod, Les recettes du chef

Vous vous attendiez à un livre de cuisine ? Celui qu’attendent les mamans de familles nombreuses – comme celle de Jean‑A, Jean‑B, Jean‑C, Jean‑D et Jean‑E ? Car ces charmants garçons vous sont bien connus, le premier tome de leurs aventures ayant plus de vingt ans. Eh bien non, il ne s’agit ni de spaghettis bolognaise ni de caramels mous, mais de recettes d’écrivain. « Le chef », ici, c’est Jean-Philippe Arrou-Vignod et le marmiton, c’est toi, le jeune lecteur – qui aura pour ustensiles « un stylo, des feuilles de brouillon, des crayons de couleur et une pincée d’imagination ».
Après chaque épisode (inédit, bien sûr !), des conseils de pro et des pages « A toi de raconter ». Raconter, oui, mais quoi ? Une anecdote familiale rigolote, un « exploit » (enfin, une bêtise…), une visite chez le dentiste, la construction d’un bonhomme de neige géant… Bref, pas vraiment des sujets de rédactions scolaires. Toujours aussi savoureuse, l’écriture de Jean-Philippe Arrou-Vignod régalera les apprentis écrivains, et les autres aussi.

Dès 9 ans

Jean-Philippe Arrou-Vignod, Les recettes du chef, illustrations de François Avril, Gallimard Jeunesse, 2022, 160 p, 14,50 € — Imprimé en Italie. Également disponible en CD (18,50 €), en livre audio (9,99 €) ou en e‑book (10,99 €).

Sophie de Mullenheim, Léon et Gustave, au cœur de la mine

Juin 1888. Pendant que Gustave (Eiffel) voit sa tour s’élever dans le ciel de Paris, le jeune Léon (Sabourin), 12 ans, fils de mineur, passe le certificat d’études. Au bout de ses efforts : une descente dans la mine, pour y travailler et ramener sa paie à la maison. Au bout de ses rêves : devenir apprenti dans les ateliers de Gustave Eiffel, dont il suit les travaux avec passion.
Multipliant les péripéties, Sophie de Mullenheim tient le lecteur en haleine jusqu’au dernier chapitre. Qui gagnera ? Le destin, la volonté paternelle, l’affection de Léon pour sa jument Cachou (qu’il refuse de vendre pour payer ses études) ? Ou la volonté du jeune garçon, l’énergie de son instituteur, et les idées originales d’un jeune journaliste qui sait comment flatter l’idéalisme de Gustave Eiffel ?
Ajoutez à cela une foule d’informations très documentée sur la vie quotidienne des mineurs dans le nord de la France : voilà un roman bien mené au cœur de la révolution industrielle.

Dès 10 ans

Sophie de Mullenheim, Léon et Gustave, au cœur de la mine, Fleurus, 2021, 224 p., 14,90 € — Imprimé en Italie

Catherine Guidicelli, Mes premiers ateliers de couture

Apprendre à coudre à la main et à la machine, voilà un beau programme d’activités ! Surtout avec des propositions aussi alléchantes : réaliser des chouchous et des bandanas, un tote bag doublé, jusqu’à une jupe façon tutu.
Avec cette véritable encyclopédie, apprendre toutes les bases de la couture est un jeu d’enfant ! Premiers points à la main, découverte du fonctionnement d’une machine à coudre, coupe du tissu, assemblages, réalisation d’un ourlet ou encore pose d’un bouton… 22 modèles entièrement expliqués étape par étape avec des schémas clairs permettent de mettre en pratique, au fur et à mesure, toutes les techniques. Après des ouvrages simples à la main suivis par des réalisations faciles à la machine, pourquoi ne pas se lancer dans des ouvrages un peu plus ambitieux, mais toujours abordables ?

Dès 10 ans

Catherine Guidicelli, Mes premiers ateliers de couture, Fleurus, coll. « Mes premiers ateliers », 2017, 240 p., 18 €

Nicolas Michel, Entre mes branches

« C’est une histoire qui commence mal. Elle a duré 457 ans, ce qui peut paraître bien long, mais, dans ma famille, les plus anciens dépassent aisément les mille saisons. Je ne vais pas me plaindre, j’ai bien vécu », raconte le héros de cet album.
Vous êtes-vous déjà interrogé sur la vie d’un arbre ? Entre mes branches donne la parole à ce personnage mystérieux et apparemment silencieux. Depuis ses débuts en tant que jeune arbre jusqu’à sa fin éventuelle sous les dents d’une scie, l’arbre raconte quels animaux se sont réfugiés sous ses feuilles, combien les intempéries ont fait trembler ses racines et qui s’est abrité dans ses branches. Tout au long des pages finement illustrées, le lecteur en vient à comprendre une idée essentielle : que la nature et les animaux évoluent dans une harmonie qui passe trop souvent inaperçue pour l’homme. Une belle invitation à considérer le monde naturel depuis la cime des arbres ! Chaque page est un poème graphique à admirer pendant des heures, accompagnée de phrases simples et riches de sens : des biches, des loups, des hommes, « qui avait raison, qui avait tort ? J’ai décidé de ne jamais prendre parti : le bien et le mal n’appartiennent pas au règne végétal », telle est l’une des leçons du grand chêne.

Dès 6 ans et pour toute la famille

Nicolas Michel, Entre mes branches, La Joie de Lire, 2022, 62 p., 16,90 € — Imprimé en Lettonie

Odile Pruvot, Loréden ou le chemin des étoiles

À la suite d’un cataclysme, le monde a été coupé en deux entre Loréden, une société harmonieuse revenue à la nature, et l’Ostrasie, qui vit dans les ruines de la société actuelle et dans une grande misère. Loréden est dirigé par des Mages et protégée par les étoiles. Une Prophétie annonce que l’Ostrasie et Loréden doivent être réunifiés. Albane, 15 ans, rêve de les réunifier. Elle parvient à pénétrer en Ostrasie et y rejoint Alpin, un jeune Ostrasien, pour partir avec lui en quête du chemin des étoiles. Bien des dangers les attendent mais ils peuvent compter sur leurs amis dans les deux sociétés.
Ce roman dystopique a pour lui d’être assez nuancé pour permettre de nombreux rebondissements et tenir le jeune lecteur en haleine. Au lieu du simple dualisme « bons contre méchants », Odile Pruvot a orienté le roman dans une direction plus positive : alors que l’Ostrasie, dirigée tout de même par un dictateur, a sombré dans le pessimisme, Loréden peut devenir un modèle plus écologique et ouvert. Seule est vraiment dangereuse l’indétermination symbolisée par le Nebeland, vaste étendue de brouillard. Embarquement immédiat, en aérocycle ou à dos de dromadaire ?

Dès 12 ans

Odile Pruvot, Loréden ou le chemin des étoiles, Pierre Téqui éditeur, 2020, 232 p., 14,90 € — Imprimé en France