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Little Urban

Barbara Taylor, Le Livre extraordinaire des insectes et araignées

« Les premières espèces d’insectes et d’araignées sont apparues il y a plus de 300 millions d’années, bien avant les dinosaures ! Aujourd’hui, il existe environ cinq millions d’espèces d’insectes et plus de 50 000 araignées. » Cet immense album (non, il ne doit pas servir à écraser la moindre bestiole !) présente 36 spécimens parmi les plus extraordinaires, ou les plus proches de nous, comme les puces, les blattes ou la coccinelle à sept points. Phasme scorpion, caloptéryx éclatant ou néphile à soie dorée n’auront plus de secrets pour les entomologistes en herbe. Avec ses 27cm x 37cm, cet album sera aussi bien pratique pour initier une classe ou un groupe d’enfants aux chasses subtiles.

Dès 6 ans

Barbara Taylor, Le Livre extraordinaire des insectes et araignées, illustrations de Val Walerczuk, Little Urban, 2021, 80 p., 23 € — Traduit de l’anglais par Emmanuel Gros. Imprimé en Chine

Ben Manley, Je ne m’appelle pas Alfred !

Ce matin, non, je ne m’appelle pas Alfred, « je suis Billy la Terreur, célèbre hors-la-loi, recherché par le shérif dans tout le pays ». Deux pages plus loin, sac sur le dos, « je suis Jacques Piolet, le plus grand alpiniste de tous les temps ». A l’école, devant mes camarades, je deviens « le professeur Pétokasque, inventeur et mécanicien de génie ». A la piscine, au coup de sifflet du maître-nageur, me voilà devenu « le Capitaine Omar Zoumarin », digne émule du professeur Cousteau et du capitaine Nemo. Un jeu de cartes en main ? C’est Arsène Château-Latriche, le plus grand des voleurs » que vous allez affronter au poker ! Mais au moment d’aller au lit, est-ce bien « Xélon Sibérion, chevalier intergalactique » que Maman viendra embrasser dans son lit ? Un livre jeu, autour des personnages imaginaires qui peuplent les rêves éveillés des enfants. Aurélie Guillerey s’inspire pour ses dessins des affiches des années 1950 : Alfred est un copain tout trouvé du Petit Nicolas et des personnages de Jacques Tati ! La traductrice s’est, elle, bien amusée à trouver des équivalences poétiques aux expressions de Ben Manley : vive le mont Perchélaho !

Dès 4 ans

Ben Manley, Je ne m’appelle pas Alfred !, illustrations d’Aurélie Guillerey, Little Urban, 2021, 32 p., 14,50 €. Traduit de l’anglais par Mathilde Colo. Imprimé en Chine

Barroux, La Girafe à cinq pattes

« Les crocodiles adorent les bonbons, tout le monde sait ça. L’un d’eux ne s’est pas brossé les dents. Il en a même perdu plusieurs… » Ouvre bien les yeux, car il se cache dans une immense double page remplie de crocodiles, la gueule grande ouverte ! Et la girafe à cinq pattes qui donne son nom à l’album ? Elle se promène dans la savane « pour se dégourdir les jambes », au milieu de combien de girafes ? Je ne les ai pas comptées ! Abeilles, sardines, lapins, chats, poules et poussins, cochons roses, moutons, tortues, éléphants et petit ver de terre… Dans chaque double page, un intrus, mais aussi un couple d’amoureux – eh oui, les sardines aussi sont amoureuses ! Les dessins de Barroux sont d’un humour irrésistible, ses couleurs mettent de bonne humeur, que demander de plus ?

Dès 4 ans

Barroux, La Girafe à cinq pattes, Little Urban, 2021, 28 p., 14,50 € — Imprimé en Belgique

Beth Ferry, L’épouvantail au cœur de paille

Toujours debout, toujours vaillant, parce que « c’est sa mission », un Épouvantail solitaire veille sur son champ. Mais « soudain, quelque chose tombe à ses pieds. Étendu devant lui, un petit corbeau effrayé. Peut-être tombé du nid ? […] L’Épouvantail prend une étonnante décision. Il fait craquer son piquet, pour s’incliner au plus près, et recueillir le petit oisillon ». Débute une grande amitié, faite de moments partagés et de tristesse aussi, car les corbeaux, n’est-ce pas, sont faits pour voler. L’hiver venu, celui-ci part vers des contrées plus chaudes, laissant l’Épouvantail le cœur gelé. Les saisons tournent en rond, et quand le corbeau revient, quelle surprise ! Il fait son nid dans la poche de son ami l’Épouvantail. Alors, vite, une salopette usagée, une vieille chemise à carreaux, un chapeau déglingué et deux piquets : votre épouvantail ressemblera comme un frère à celui dessiné par les Fan Brothers, Eric et Terry Fan. Saura-t-il sourire aux oisillons ?

Dès 5 ans

Beth Ferry, L’épouvantail au cœur de paille, illustrations des Fan Brothers, Little Urban, 2020, 40 p., 13,50 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Belgique

Dave Skinner, À force de crier Au Lion

La petite Lucie Lupin ? « Avec ses adorables fossettes, ses ravissantes taches de rousseur et son si joli petit nez », on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Mais voilà… son jeu préféré, « c’est raconter de très, très gros mensonges », et de rire sous cape aux résultats de ses inventions. Imaginez ce qui se passe, dans ce monde où la trouille a engendré tant de procédures et où l’enfant est roi, quand elle hurle qu’il y a un lion dans la bibliothèque ! Branle-bas de combat, évacuation générale, alarmes, pompiers, policiers, vétérinaires… Quand Lucie voit le lion, successivement, à trois endroits différents mais qu’il reste introuvable, le doute s’installe chez les adultes. Et vous savez ce qui arriva, la quatrième fois ? Un vrai lion surgit par la fenêtre ouverte… et ne fit qu’une bouchée de la ravissante Lucie Lupin. Ravissante et… délicieuse fillette, parole de lion. Aurélie Guillerey a choisi des silhouettes et des couleurs vintage pour illustrer cette variation à l’humour très britannique sur le thème du « Qui crie au loup » et sur le fait qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Dès 5 ans

Dave Skinner, À force de crier Au Lion, illustrations d’Aurélie Guillerey, Little Urban, 2020, 32 p., 14,50 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

The Fan Brothers, Où l’Océan rencontre le Ciel

« Lucas vivait près de la mer, et la mer vivait près de Lucas. C’est une journée idéale pour sortir en mer, aurait dit son grand-père. Il lui parlait souvent d’un endroit lointain où l’océan rencontre le ciel. » Mais voilà, Grand-Père n’est plus là. Et Lucas de construire un bateau, « pour faire un long voyage ». Ce voyage, il le fera au pays de ses rêves. Nous y croiserons un énorme poisson d’or (pas un poisson rouge anglophone, un vrai poisson d’or) et accosterons un moment sur les îles Bibliothèques, faites de tous les livres qui parlent de l’océan… avant de repartir sur les ailes du vent. Fantaisie, émotion, poésie se conjuguent pour nous étonner et nous charmer. Hisse les voiles, matelot ! Les « Fan Brothers », ce sont Terry Fan, qui dessine, et Eric Fan, qui écrit et dessine aussi : un talentueux duo à qui nous devions déjà « Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf ».

Dès 4 ans

The Fan Brothers, Où l’Océan rencontre le Ciel, Little Urban, 2019, 48 p., 15 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

Dashka Slater, Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf

Dashka Slater, Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf

« Pourquoi est-ce que certaines chansons nous rendent tristes ? Où va le soleil lorsqu’il disparaît dans l’océan ? Comment naît une amitié ? » Que de questions difficiles pour Marco le Renard ! D’autant plus que la seule réponse des autres renards tient en une phrase : « Y a‑t-il un rapport avec la blanquette de poulet ? » Une phrase qui risque de devenir un refrain … Alors, pour y échapper, une seule solution : embarquer sur le bateau-cerf. Un bateau magique, qui tient de la goélette et du snakkar, dont on se demande si l’équipage est sorti de l’arche de Noé – mais une arche sans Noé ni sa tribu – ou d’un bateau corsaire. Un bateau magique, donc, et un voyage onirique, conté avec fantaisie par Dashka Slater et guidé par le pinceau des Fan Brothers, Eric et Terry Fan. Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf, c’est aussi un conte philosophique, à la recherche de l’essentiel.

Dès 5 ans

Dashka Slater, Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf, illustrations de The Fan Brothers, Little Urban, coll. « Fabuleux voyage », 2018, 13,50 € — traduit de l’anglais par Véronique Mercier-Gallay. Imprimé en Chine.