L’imagier Deyrolle
Reprenant les célèbres planches pédagogiques Deyrolles, cet imagier de la nature est d’une rare précision dans le dessin des espèces représentées.
Reprenant les célèbres planches pédagogiques Deyrolles, cet imagier de la nature est d’une rare précision dans le dessin des espèces représentées.
« Voilà une maman araignée. Sur sa toile. » Premier étonnement : chez les araignées, il y a aussi des papas et des mamans ? « Voilà un bébé araignée. » Logique, après tout. Un bébé araignée qui va grandir en toute sécurité malgré quelques mésaventures – car sa maman le tient prudemment au bout d’un fil aussi solide que vigilant.
« Sur la neige épaisse / Et dans mon cœur / Des traces. » Quelques mots en exergue pour une histoire sans paroles. Sans paroles, mais avec beaucoup d’émotions et de belles rencontres : un garçonnet, une isba et sa resserre, une renarde. Les illustrations sont d’une rare délicatesse et ouvrent les sentiers d’un chaleureux rêve d’hiver.
La Petite Roule rousse, le Loup et les Sept Chevreaux, les Trois Petits Cochons, Boucle d’or et les Trois Ours, le Petit Chaperon rouge… Ils sont tous là, dansant une farandole endiablée sur la couverture.
« - Noël ? C’est quand… quand tout le monde m’apporte un cadeau ! »
C’est parti, le lapin se met en quête d’un cadeau pour Madame la chouette, bientôt rejoint par l’écureuil, le pivert et la souris.
« Un jour, la Vache orange de monsieur Leblanc sauta par-dessus la barrière. La voilà partie sur la route. Un renard gris, qui passait par là, lui dit : comment ça va-t-il aujourd’hui ? La Vache s’assit et répondit : Meu… meu… je suis bien malade. » Eclat de rire général, surtout si c’est papa qui fait « meu ».
« La poitrine gonflée de fierté, le moineau mâle chante à qui veut l’entendre sa grande découverte : un nichoir vide dans la cour. »
Ce très bel album, illustré par le pinceau de Rébecca Dautremer, nous fait entrer de plain pied dans cette nature sauvage chère au romancier. La chèvre de Monsieur Seguin est enfin vengée !
Cette édition est agrémentée des belles images de Nathalie Parain (1897-1958) qui plaisaient tant à Marcel Aymé, et qui n’ont pas pris une ride.
La réédition d’un conte délicieux illustré dans les années 1968. Un grand classique chez les enfants américains, mais garanti sans soda ni hamburger !