Beatrix Potter, Pierre Lapin, coloriages et dessins
Dessiner des papillons autour de Tom Chaton et de Mitoufle, ou des noisettes cueillis par les écureuils sur l’île du vieux hibou…
Dessiner des papillons autour de Tom Chaton et de Mitoufle, ou des noisettes cueillis par les écureuils sur l’île du vieux hibou…
De la part de Laurence B. : Coup de foudre d'une grand-mère pour l'histoire, les poèmes, les symboles que l'on retrouve dans les dessins un peu naïfs, aux tons pastels, une petite merveille ; par contre, le livre doit être ancien…
« La pâle lune d’hiver brillait au-dessus de l’arbre, qui abritait le renard… » Le renard, le chat, les oiseaux… Tous laissent leurs traces dans la neige. Les illustrations, naturalistes, sont aussi poétiques que britanniques, charmantes sans mièvrerie. Un grand classique.
« Un lion surveille du coin de l’œil sa troupe tumultueuse. Dans l’or de la savane, il se rafraîchit. Un miroitement attire son regard, quelque chose avance dans les hautes herbes : un concurrent à son trône ? » Il est là, en pleine page, et nous observe, les yeux dans les yeux.
« Il était une fois quatre petits lapins qui s’appelaient Flopsaut, Trotsaut, Queue-de-Coton et Pierre. Ils habitaient avec leur mère sur un banc de sable à l’abri des racines d’un grand sapin. » Qui ne connaît par cœur le début de l’histoire de Pierre Lapin, le seul à porter un prénom « humain », et le plus attachant de la fratrie ?
« Heidi a un talent exceptionnel ». Quand sa petite bande joue à cache-cache, « personne ne sait mieux se cacher qu’Heidi. Car chez elle, c’est un don inné. » De page en page, c’est en effet toujours Heidi qui se cache si bien que nous la trouvons la dernière…
« Soudain, la louve dressa l’oreille. Des bords du Tibre où elle s’abreuvait, un cri montait. D’un trait, elle s’enfonça entre les roseaux.
Echoué au pied d’un grand figuier sauvage, un panier flottait sur l’eau, et là, blottis l’un contre l’autre, elle les aperçut.»
« Archibald et son papa regardent les hirondelles partir de l’autre côté de la terre : "Moi aussi je pourrai aller aussi loin, quand je serai grand ? demande Archibald. Encore plus loin que ça, répond son papa.»
« Quand la mer descend, elle ne dépose pas seulement du sable et des galets. Elle abandonne aussi des débris naturels, qu’on appelle ‘’laisse de mer’’ : des algues, des bois flottés, des restes d’animaux, des arêtes, des coquillages… C’est un garde-manger pour les oiseaux et les insectes, qui vivent grâce à elle. »
« Pétales rouges et fragiles, un petit cœur noir, il danse au vent souple et léger, embrase champs, routes et fossés… » Autant d’éléments dispersés qui dansent sur la page en regard.