Dernières mises en ligne

Je révise avec toi, en vacances

« Nomme les grandes batailles de Clovis… », « combien y a‑t‑il de kilomètres entre Brest et Strasbourg ? », « souligne en rouge les propositions subordonnées relatives »…
Cette année, forte des succès de ses vidéos historiques, l’équipe de « Je révise avec toi » a décidé d’aller un cran plus loin en proposant un cahier de vacances recouvrant tout le programme de CM1CM2 en histoire, géographie et français.
Exigeant et divertissant, articulé autour de 17 thèmes, il permettra aux enfants de se rafraichir la mémoire avant de reprendre le chemin des cours… Des Gaulois à Napoléon, des villes aux montagnes, du présent au passé simple, voici 17 séances d’environ une demie heure chacune, parfaites pour le « temps calme » de la journée. Des QR codes donnent accès aux vidéos historiques. Attention, les corrigés sont en fin de cahier : pratique pour les adultes, mais aussi pour d’éventuelles auto-corrections – je n’ai pas parlé de triche !
Depuis deux ans, l’équipe de « Je révise avec toi » s’attelle en effet à transmettre aux jeunes générations les rudiments de l’histoire de France. A travers des vidéos courtes et percutantes, ce sont tous les chapitres les plus passionnants de notre passé qui défilent, afin de faire connaître et aimer l’histoire de notre pays aux enfants de 9 à 12 ans.

Dès 9 ans

Je révise avec toi, en vacances, 2022, 52 p., 5,95 € — à commander sur le site : Boutique — Je révise avec toi (humanite‑s.fr)

Anouck Boisrobert et Louis Rigaud, Lou là-haut

« Je m’appelle Lou et, depuis que je suis toute petite, je rêve de toi. Est-ce ton nom qui te rend si proche ou tes grands yeux dorés comme les miens ? Aujourd’hui est un grand jour, je boucle mon sac pour enfin partir à ta rencontre. » Nous allons suivre Lou dans une belle randonnée en montagne, des alpages fleuris jusqu’aux neiges éternelles, à travers 5 doubles pages d’un superbe pop-up dont Anouck Boisrobert et Louis Rigaud expliquent ici la conception. « Pop-up » ? On peut aussi dire « livre animé narratif », et celui-ci raconte une belle histoire. Qui verra le loup ?

Dès 6 ans

Anouck Boisrobert et Louis Rigaud, Lou là-haut, Hélium, 2021, 5 doubles pages pop-up, 18,90 € — Imprimé en Chine

Naturagency, Mâles et Femelles

Le taureau et la vache sur fond d’alpage, la guenon et le gorille dans la forêt, la louve et le loup en hiver, le coq et… les poules, la hase et le lièvre… autant de photos animalières sur le thème des « papas » et des « mamans » animaux dont les noms ne sont pas toujours simples. Certains se ressemblent, d’autres pas. Toutes les images, œuvres de grands photographes animaliers, ont été choisies pour leur intérêt à la fois graphique, affectif et informatif, tout en privilégiant la diversité des plans et des animaux (où les espèces faciles à identifier côtoient les espèces rares), des tailles (de la girafe à l’abeille) ou des biotopes.

Tout-petits

Naturagency, Mâles et Femelles, La Martinière Jeunesse, 2022, 46 p. cartonnées, 11,90 € — Imprimé en Pologne

Roger Frison-Roche, Premier de cordée

« Oncle, dites-moi, si c’était ?
— Tais-toi, gamin, tais-toi. Je sais ce que tu penses… Hélas ! Tout est possible dans notre métier, mais que ton père soit tombé aux Drus, ça, non ! Il les a faits plus de trente fois… Un autre, peut-être, mais pas lui ! »
Pierre, « le garçon à Jean des Moussoux » ne tardera pas à apprendre la terrible nouvelle : c’est bien « son père, Jean Servettaz […] considéré comme le meilleur des guides de la nouvelle génération » qui est tombé ce jour-là. Cette journée va décider du destin du jeune Pierre : il ne sera pas hôtelier mais reprendra le flambeau. Mais, quand il s’agit de retrouver le corps de son père, voilà que le vertige s’invite…
Alors, bien sûr, on cherchera aujourd’hui des vaches dans Courmayeur, les sacs de guide « taillés dans ce solide cuir du Valais » sont depuis longtemps au musée, les piolets ont autant raccourci que les glaciers, l’hélico a le plus souvent remplacé les caravanes de secours, mais le plus important demeure : cette fascination des hommes pour la haute montagne. Et des Ravanat, entendez des Ravanel, il y en a toujours dans le massif, pour soutenir les « monchus » dans leurs efforts et leur faire découvrir la magie des sommets.
Un grand classique de la littérature de montagne, souvent réédité depuis 1946.

Dès 12 ans

Roger Frison-Roche, Premier de cordée, Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2022, 448 p, 8,20 €

Carole Trébor, Maroussia, celle qui sauva la forêt

Carole Trébor, Maroussia, celle qui sauva la forêt

Maroussia et sa grand-mère vivent dans une modeste isba, « entre la plaine infinie et la forêt dense », protégées par les esprits de la forêt à qui elles ne manquent pas de déposer des offrandes « dans la clairière sacrée, au pied du grand chêne », car les traditions païennes restent bien ancrées dans ce village perdu. Jusqu’au jour où, sur ordre du tsar Nicolas II, le village se voit destiné à être détruit pour laisser passer la ligne du Transsibérien. Si les sujets du tsar ne peuvent rien contre une telle décision, le petit peuple magique de la forêt, lui, n’a pas dit son dernier mot ! Qui donc va faire en sorte que le jeune Alexeï, le fils du gouverneur, se perde dans la forêt, se cache dans l’arbre qui pleure et soit sauvé par Maroussia ? Et qu’obtiendra-t-elle en récompense ? Carole Trébor, qui a vécu plusieurs années en Russie, s’est inspirée de la culture russe traditionnelle et de la mythologie slave pour inventer ce conte dont les personnages croisent aussi la grande Histoire. Le grand format de l’album permet à Daniel Egneus de déployer tout son talent : les couleurs traditionnelles si vives et si dansantes des costumes slaves ont fort à faire face au grand loup noir et au tout aussi noir monstre Bouka !

Dès 7 ans, mais aussi pour les plus grands

Carole Trébor, Maroussia, celle qui sauva la forêt, illustrations de Daniel Egneus, Little Urban, 2021, 40 p., 19,90 € — Imprimé en Belgique

Nicolas Lubin, Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant

Nicolas Lubin, Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant

Alexandre le Grand (356 — 323 av. J.-C.) reste, par-delà les siècles, un héros comme l’Histoire en a peu vu. Mais quelle fut sa jeunesse ? Son père, le roi Philippe de Macédoine, lui a donné les meilleurs maîtres. Au gymnase, Alexandre s’entraîne au javelot et à la lutte. A la chasse, son oncle le confronte à un loup. Quand il faut étudier l’Iliade et l’Odyssée, c’est au grand philosophe Aristote que son père le confie.
Mais cela suffit-il pour avoir le courage de dompter un cheval aussi fougueux que Bucéphale ou pour se faire aimer de ses soldats ?
En 338 av. J.-C, la bataille de Chéronée marque, pour Alexandre, le début de quinze années d’aventures et de conquêtes qui le mèneront au bout de la terre, en des lieux encore inconnus des Grecs. C’est ainsi que, malgré son jeune âge, Alexandre de Macédoine bâtira l’un des plus grands empires qui aient jamais existé. Lui qui craignait de ne pas avoir un destin suffisamment glorieux deviendra l’un des personnages les plus connus et les plus admirés de toute l’histoire de l’Europe.
En fin de volume, pour en savoir plus : un glossaire, une frise chronologique et une carte.

Dès 6 ans

Nicolas Lubin, Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant, illustrations de Maureen Minervois, Éditions de la Nouvelle Librairie, 2021, 28 p., 9,90 € — Imprimé en France

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor

« “Grand arbre, contrefort de la Longue-Vue ; point de direction N‑N.-E. quart N.
Ile du Squelette, E‑S. ‑E. quart E.
Dix pieds.
Les lingots d’argent sont dans la cache nord. Elle se trouve dans la direction du mamelon est, à dix brasses au sud du rocher noir qui lui fait face.
on trouvera sans peine les armes, dans la dune de sable, à l’extrémité N. du cap de la baie nord, direction E. quart N.
J. E. ”
Rien d’autre ; mais tout laconique qu’il était, et pour moi incompréhensible, ce document remplit de joie le chevalier et le docteur Livesey. »
Et vous ? Seriez-vous prêt à tout quitter pour tenter de retrouver ces lingots ?
L’Ile au Trésor n’a pas fini d’enthousiasmer ni les lecteurs ni les illustrateurs ! Eloïse Ogier en offre une interprétation colorée et dynamique qui réjouira tous les apprentis coureurs des mers. Ce texte classique en grand format (36 X 25 cm), fera un superbe cadeau.

Dès 12 ans

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor, illustrations d’Eloïse Oger, Marmaille et Cie Editions, 20 € — Traduit de l’anglais par Théo Varlet.

Simon Grangeat, Sorcières

Dans le petit bois, chante Nina, « il y a des sorcières ! Des sorcières ! Des sorcières !
Pierre ne croit pas aux sorcières. C’est un scientifique : il ne croit que ce qu’il voit. »
D’ailleurs, il connaît chaque fleur, chaque insecte, par son nom, libellule, coléoptère ou salamandre. C’est un calme, un observateur. Nina, elle, saute parmi les flaques et ne craint ni les arbres gigantesques ni leurs longues branches en forme de doigts crochus. Elle vit depuis peu au village, chez sa grand-mère qui lui a appris de très anciennes chansons.
Ensemble, les deux enfants s’enfoncent dans la forêt et découvrent une mare étrange. Pour Nina, aucun doute : c’est une mare à sorcières. Pff, fait Pierre, l’incrédule. La petite entonne alors l’un des airs de sa grand-mère. Et la forêt devient vivante…
Alors ? Par qui serez-vous ensorcelés ? Par le récit de Simon Grangeat, dont les mots tissent de savants liens entre le réel et l’imaginaire, ou par les dessins de Cédric Abt, dont l’univers sensible et poétique mêle couleurs et rêveries d’enfants ?

Dès 4 ans

Simon Grangeat, Sorcières, illustrations de Cédric Abt, Sarbacane, 2022, 40 p., 16,50 € — Imprimé en France

Un été riche en lectures !

Chères amies, chers amis de Chouette, un livre !

Pour ces deux mois d’été, je vous proposerai quelques nouveautés et sélectionnerai aussi les livres et albums 200% coups de coeur de l’année écoulée.


Peut-être serai-je moins présente sur Facebook ou Instagram.


Alors, pour ne rien manquer, abonnez-vous à la newsletter de Madame la Chouette — c’est bien évidemment gratuit !

N’hésitez pas à me faire part de vos découvertes ! Passez un bel été — avec beaucoup de temps pour lire.

Karine-Marie Amiot, Mission Coquelicot

« Grand-Ma va mieux. Elle va sortir de l’hôpital. […] Mais elle ne pourra pas retourner chez elle.
— Quoi ???
Je n’arrive pas à comprendre…
— Elle ne peut plus vivre seule. Faire ses courses, son ménage, sa toilette, sa cuisine…
— Où est-ce qu’elle va aller alors ?
— Dans une maison pour personnes âgées. Une grande maison, comme un hôtel, où l’on prendra soin d’elle. »
Papa et Maman ont beau user de circonlocutions, savoir que Grand-Ma ne lui fera plus de crêpes, ne lui lira plus d’histoires, tout cela laisse Philomène, dite Philo, bien dubitative.
«  Et Grand-Ma ? Elle est d’accord, au moins ?
— Elle ne dit pas non. Ce ne sera pas facile. Mais c’est plus sage. […]
Je suis sûre que Grand-Ma n’a pas envie d’y aller. C’est triste, une maison de retraite. »
Alors, ni une ni deux, Philo et son amie Vio décident d’apporter un peu de leur joie de vivre et de leurs rires aux pensionnaires. Même si Madame Henriette, la directrice, n’apprécie pas du tout qu’un lapin apprivoisé cavale dans les couloirs !
Un texte d’une grande fraîcheur pour sourire et sensibiliser les enfants à l’attention à porter aux personnes âgées.

Dès 7 ans

Karine-Marie Amiot, Mission Coquelicot, Mame, coll « Les petits héros », 2022, 144 p., 10 €  — Imprimé en Italie
Du même auteur : Tout feu, tout flamme, Mame, Coll. « Les petits héros », 2022, 144 p., 10 € — Imprimé en Italie

Catherine de Lasa, Peintre de Marie-Antoinette – Journal d’Elisabeth Vigée Le Brun – 1766–1770

Issue de la petite bourgeoisie parisienne, Elisabeth, après avoir été en nourrice, passe quelques années au couvent – c’est là qu’elle commence ce « journal », ou plutôt, c’est à cette époque, en 1766, que Catherine de Lasa lui prête sa plume pour débuter un journal apocryphe, qui nous mène jusqu’en 1770, date à laquelle Elisabeth a ses entrées à Versailles. Cette enfant prodige, encouragée par son père, lui-même peintre, et par ses amis, va en effet devenir la peintre officielle de Marie-Antoinette. Mais cela n’ira pas sans embûches, ni sans larmes. Quand son père meurt subitement, Elisabeth n’a que douze ans… Et c’est la peinture qui l’aide à reprendre pied, d’autant plus que les ressources de la famille sont des plus minces.
S’inspirant des Souvenirs de la célèbre portraitiste, Catherine de Lasa fait entrer la jeune lectrice de plain-pied dans le XVIIIe siècle. Si Elisabeth prend part avec piété aux processions, si elle défend la reine face aux idées prérévolutionnaires de son frère, elle sait aussi que le mari de la jeune duchesse de Chartres fréquente les prostituées et qu’elle-même doit de méfier des messieurs trop entreprenants… Un dossier historique rédigé par Sophie Humann permet d’« aller plus loin » en complétant la biographie d’Elisabeth Vigée Le Brun. Ayant survécu à la Révolution, elle s’éteint en 1842, après une longue vie d’artiste et de nombreux voyages dans l’Europe entière.

Dès 12 ans

Catherine de Lasa, Peintre de Marie-Antoinette – Journal d’Elisabeth Vigée Le Brun – 1766–1770, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2022, 144 p., 12,50 € — Imprimé en Italie.

Astrid Lindgren, Nous, les enfants de l’archipel

Pêcher, nager, bricoler, jouer ou rêver : les îles au large de Stockholm sont le lieu idéal pour toutes les aventures de l’été. C’est sur l’une de ces îles, Saltkråkan, que débarque la famille Melkerson, pour occuper une adorable vieille maison de vacances, la Maison du Menuisier. Il y a le père, Melker, qui trouvera peut-être l’inspiration pour un prochain livre. La belle Malin (comment cela se prononce-t-il ?), à qui les garçons font les yeux doux. Les intrépides Jonas et Niklas, prêts à toutes les audaces. Et le petit Pelle, qui adore les animaux et voudrait tellement en adopter un. Sans oublier les îliens ! Car la famille Grankvist va être une partenaire exceptionnelle, avec ses filles délurées et ses parents bienveillants.
Et combien d’aventures aussi où les animaux ont leur mot à dire ! Des vaches sur un bateau, un corbeau qui parle, le lapin Jocke, l’énorme saint-bernard Bosco, le bébé phoque Moïse, Bibi l’agneau, le petit chien Jum-Jum, qui appartient à un prince charmant – si, si, avant, il était grenouille !Sur l’île de Saltkråkan (ne pas oublier le petit signe sur le å !), « la vie est faite de grandes et de petites surprises qui se suivent comme des petits pois dans une cosse » :  aventures et bricolages, explorations, parties de pêche, plongeons plus ou moins volontaires, une année va passer vite, d’une Saint Jean à l’autre en passant par la visite du Père Noël.
Car, même dans ce paradis, « on vit dangereusement quand on a sept ans. Dans le pays de l’enfance, dans ce pays secret et sauvage, on peut frôler les pires périls et considérer que ce n’est rien de spécial », nous apprend Astrid Lindgren dans ce roman dont a été tirée une série télévisée, Vi på Saltkråkan, en 1964 (les enfants ont des bouilles craquantes !) – mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps une traduction de ce petit bijou ? Une lecture évasion parfaite pour l’été !

Dès 10 ans

Astrid Lindgren, Nous, les enfants de l’archipel, illustrations de Kitty Crowther, L’Ecole des Loisirs, 2022, 17 € — Traduit du suédois par Alain Gnaedig