Dernières mises en ligne

Dave Skinner, À force de crier Au Lion

La petite Lucie Lupin ? « Avec ses adorables fossettes, ses ravissantes taches de rousseur et son si joli petit nez », on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Mais voilà… son jeu préféré, « c’est raconter de très, très gros mensonges », et de rire sous cape aux résultats de ses inventions. Imaginez ce qui se passe, dans ce monde où la trouille a engendré tant de procédures et où l’enfant est roi, quand elle hurle qu’il y a un lion dans la bibliothèque ! Branle-bas de combat, évacuation générale, alarmes, pompiers, policiers, vétérinaires… Quand Lucie voit le lion, successivement, à trois endroits différents mais qu’il reste introuvable, le doute s’installe chez les adultes. Et vous savez ce qui arriva, la quatrième fois ? Un vrai lion surgit par la fenêtre ouverte… et ne fit qu’une bouchée de la ravissante Lucie Lupin. Ravissante et… délicieuse fillette, parole de lion. Aurélie Guillerey a choisi des silhouettes et des couleurs vintage pour illustrer cette variation à l’humour très britannique sur le thème du « Qui crie au loup » et sur le fait qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Dès 5 ans

Dave Skinner, À force de crier Au Lion, illustrations d’Aurélie Guillerey, Little Urban, 2020, 32 p., 14,50 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

Gareth Moore, Mène l’enquête comme Sherlock Holmes

A quelle heure a eu lieu le crime qui occupe Sherlock Holmes ? A quelle adresse doit-il se rendre pour rencontrer Mme Hudson ? Dans quel livre de la bibliothèque est caché le plan du braquage concocté par le gang de Moriarty ? Comment trouver le code du verrou qui ferme le coffret à bijoux ? Messages codés, labyrinthes, jeux de lettres ou de chiffres… Ces 38 énigmes mettront la logique et le sens de l’observation à dure épreuve ! Munissez-vous de patience, d’un crayon et d’une bonne gomme afin de résoudre ces énigmes parfois assez excentriques. Les solutions sont données en fin d’ouvrage, mais ne trichez pas, soyez fair play ! Very british.

Dès 9 ans

Gareth Moore, Mène l’enquête comme Sherlock Holmes, illustrations de Margarida Esteves, Kimane, 2020, 64 p., 13,95 € — Traduit de l’anglais. Imprimé à Dubaï

Maylis Daufresne, La Voie des loups

« Ils sont là. L’enfant n’a pas besoin d’étoiles au firmament pour les deviner, les sentir, les entendre presque. Les loups, tapis aux portes du village, rôdent sous les remparts. » Cet enfant, c’est Lodoïs, 8 ans. Il va tenter l’impossible : savoir pourquoi les loups emportent, chaque nuit du Nouvel An, « un enfant aux yeux gris » vers un destin dont personne ne sait rien. Ils ont pris Aénor, Corentin, Awen, Malo, Yann, Alis, Léna, Maé et tant d’autres. Il part avec son baluchon, ses rêves, ses peurs et sept objets magiques que lui confient ces disparus. Pris en chasse par les loups, Lodoïs s’engage dans une longue course-poursuite au cœur de la forêt. Quels mystères lui seront-ils révélés ? Maylis Daufresne tisse un récit fantastique dans lequel s’entremêlent forces et faiblesses, peurs et énergies, et bien peu de certitudes. Son récit polyphonique laisse à chacun le soin de se demander d’où peut venir le mal et comment il convient de passer outre. Sans se laisser impressionner, ni par les loups ni par la noirceur de la nuit. Surtout quand on a des amis fidèles, de ceux avec qui on saute au-dessus de feux que l’on imagine être ceux de la Saint-Jean. La langue poétique, simple et soutenue de Maylis Daufresne crée à elle seule un climat qui nous entraîne au pays des contes. Alors, comme il y a en plus des loups…

Dès 9 ans

Maylis Daufresne, La Voie des loups, Magellan et Cie, coll. « Les P’tits Magellan », 2020, 120 p., 12 € — Imprimé en France

Virgile Dureuil et Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie

« Je me suis installé pendant six mois dans une cabane sibérienne sur les rives du lac Baïkal, à la pointe du cap des Cèdres du Nord. Un village à cent vingt kilomètres, pas de voisins, pas de route d’accès, parfois, une visite. L’hiver, des températures de – 30 °C, l’été, des ours sur les berges. Bref, le paradis. » Du journal d’ermitage rédigé par Sylvain Tesson (Gallimard, 2011), Virgile Dureuil a tiré une bande dessinée, un premier livre qui augure bien de son talent. D’une part, il a tiré la quintessence du récit de Tesson, la moelle de la moelle ; d’autre part, il a mis en images les ambiances, les couleurs, les paysages si particuliers du lac Baïkal : bleus de la glace, blancs de la neige, bruns des forêts et des cabanes… Un voyage intérieur aussi, au bout d’un monde où le thé, les ombles, les blinis et la vodka n’ont pas le même goût qu’ailleurs. Puisse-t-il rester, sur les rives de cet immense lac, quelques criques sauvages et inaccessibles au tourisme mondialisé.

Adolescents

Virgile Dureuil et Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, Casterman, 2019, 112 p., 18 € — Imprimé en France

Benjamin Lesage, Les étoiles qui meurent dans le ciel

« “- Je souhaite démontrer que si nous pouvions parvenir à compenser le mouvement astronomique, nous pourrions enrayer la fuite du temps.
— Mmm, je vois… je vois. En gros, tu veux, hum…
— Arrêter le temps.”
Monsieur Troupon éclate d’un rire tonitruant. […]
“Et comment comptes-tu y arriver ?”
En commençant son exposé, l’attitude de Jacques change. Il prend de l’assurance, se redresse, et braque ses yeux sur son hôte. »
Le but secret de Jacques ? Essayer de comprendre pourquoi les étoiles meurent dans le ciel. Tout enfant, il en a vu une s’éteindre et la question le taraude. Aidé par Monsieur Troupon, un milliardaire philanthrope, et par Tom, un ingénieur fou, il entreprend, en Sibérie, la construction d’une incroyable machine. Face à eux, les obstacles sont nombreux. Cela donne l’occasion de voir à l’oeuvre des militants écologistes soutenus par les médias. Et permet aussi de réfléchir à la place de l’éthique dans la recherche scientifique. Des thèmes très sérieux pour ce roman d’anticipation inspiré par Jules Verne. Un roman où la poésie trouve toute sa place : une fois embarqués dans cette curieuse machine, les six voyageurs sauront-ils partager leur expérience ? Qu’est-ce exactement que le temps qui passe ? Rédigé au présent, dans une langue précise et dynamique, le roman se lit d’une traite – vous ne verrez pas le temps passer !

Dès 10 ans

Benjamin Lesage, Les étoiles qui meurent dans le ciel, Editions Courtes et Longues, 2020, 224 p., 16,90 € — Imprimé en France

Derib et Job, Yakari et Grand Aigle

Ah, ce petit Sioux espiègle et décidé sous la coiffe de plumes empruntée à un grand guerrier ! Ce tout premier tome des aventures de Yakari nous conduit, sur les ailes de Grand Aigle ou au galop de Petit Tonnerre, dans les plaines et les forêts du Grand Ouest américain. Quel jeune papoose n’a pas tremblé devant l’ours, le feu de forêt, ou la cavalcade des mustangs ? Une bande dessinée idéale en fin de CP : peu de texte, un contexte explicite et des dessins dynamiques. Nous en avons déniché un exemplaire de 1977 chez un bouquiniste parisien, ravi de pouvoir de nouveau proposer ses trésors.

Dès 6 ans

Derib et Job, Yakari et Grand Aigle, Le Lombard, 2012, 48 p., 10,95 € — Nombreuses rééditions depuis 1973, Casterman

Cary Fagan, La petite chaise bleue

« Sacha adorait sa chaise. Elle était petite. Elle était bleue. Il s’y asseyait pour prendre son petit déjeuner, mais aussi son déjeuner et son dîner. » Mais voilà que Sacha a grandi. Un beau jour (j’espère avec la permission de Sacha !), elle posa la petite chaise « devant la maison, près de la boîte aux lettres. Elle y accrocha une pancarte : petite chaise à donner ». Et voilà notre petite chaise bleue partie pour faire le bonheur d’une foule de gens, dans un long voyage tout autour du monde – jusqu’à revenir chez Sacha, qui la répare pour l’offrir à sa fille Apolline. Un album tendre et surprenant, qui nous en apprend de belles sur la vie des objets que nous délaissons ou dont nous devons nous séparer, parfois à contre cœur. Alors, autant les donner en rêvant à leur nouveau destin !

Dès 4 ans

Cary Fagan, La petite chaise bleue, illustrations de Madeline Kloepper, Kimane, 2019, 40 p., 12,95 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

Thomas Lavachery, Tor et le cow-boy

« — T’as vu ça, Einar ! dit papa. Buffalo Bill est à Borgisvik.
— Faudrait peut-être lui dire qu’il n’y a pas de bisons dans nos parages.
— Et pas d’Indiens non plus. »
Après quelques joutes oratoires entre le père, l’oncle d’Einar et le « cow-boy », place à la bagarre, puis aux explications autour de boissons d’hommes. On est comme ça, dans le Grand Nord, on fonce d’abord, on picole ensuite ! Mais foin de bisons ou d’Indiens. Ce que Bob Koufax vient chasser, ce n’est rien moins que le troll. Oui, « le troll géant des forêts profondes » ! Comment le jeune Einar va-t-il s’y prendre pour prévenir son ami Borigh-Borigh, « un troll authentique, haut comme une maison » ? D’autant plus que Gulliver, le chien de Bob, a un flair redoutable et que le troll – je ne vous fais pas de dessin – ça pue, ça pue… Ce nouvel épisode des aventures de Tor est aussi désopilant que les précédents, les péripéties s’enchaînent, pas toujours dans une extrême finesse mais dans un français riche en sons, en couleurs et en… parfums !

Dès 7 ans

Thomas Lavachery, Tor et le cow-boy, L’Ecole des Loisirs, coll. « Mouche », 2020, 88 p., 8 €

Lenia Major, Dans mon petit jardin

« Dans mon petit jardin, au départ il n’y avait rien. Papi m’a dit : −   Je t’ai préparé un carré dans mon potager. Fais‑y pousser ce qui te plaît.
Dans mon petit jardin, j’ai prévu de faire pousser des salades, des courgettes, des radis, des fraises et du persil ! » Au travail, jeune jardinière ! Et je bêche, et je bine, et je sarcle… Voilà qu’un pissenlit montre déjà le bout de ses feuilles ? Hop ! dans la salade ! Comment faire pour éloigner pucerons, fourmis et escargots sans les tuer ? Notre héroïne a son idée – et va même jusqu’à concocter du « thé de vers de terre » sorti tout droit du composteur.
Un guide de jardinage écolo et rigolo, plein de bonne humeur, à vite partager avec son grand-père.

Dès 5 ans

Lenia Major, Dans mon petit jardin, illustrations de Clémence Pollet, Ricochet, 2020, 36 p., 16 €

Alexandre Dumas (d’après), Romans d’aventures

« Vous êtes jeune, vous êtes gascon, vous êtes mon fils, donc vous êtes brave. Chercher les aventures !  Je vous ai appris à manier l’épée, vous avez une poigne d’acier, alors battez-vous à tout propos ! Battez-vous d’autant plus que les duels sont interdits et que, par conséquent, il y a deux fois plus de courage à se battre ! » Quel père donnerait aujourd’hui semblables conseils à son fils ? Mais celui-ci est l’un des héros de notre roman : il se nomme d’Artagnan ! Après avoir revécu les aventures trépidantes de ce jeune Gascon et des trois mousquetaires, n’hésitez pas à suivre les traces d’Edmond Dantès, alias le Comte de Monte-Cristo. Cette adaptation, illustrée avec humour, respire la joie de vivre ! Il sera temps, plus tard, de se plonger dans les originaux.

Dès 9 ans

Alexandre Dumas (d’après), Romans d’aventures, adaptation de C. Carré, illustrations de N. Lawson, Auzou, 2019, 145 p., 17,50 €

Mes premières chansons de France

Espiègles et joyeuses, certaines chansons enfantines sont devenues des trésors de notre patrimoine. Nombreuses sont celles qui ont un double sens – car elles étaient d’abord chantées par les nourrices ou les soldats, dans les cabarets ou sur les grands chemins, avant de réjouir les enfants. Savez-vous que l’on chante « Il était une bergère » depuis le XVIe siècle et « La Mère Michel » depuis le XVIIe siècle ? Quant à « Cadet Rousselle », avec ses trois maisons, ses trois garçons et ses trois chiens, il nous vient du XVIIIe siècle. La chanson se moque des excentricités d’un certain Guillaume Roussel, huissier de justice de son état. Colportée par les jeunes Auxerrois, elle est devenue un chant de l’armée du Nord. Qui saura m’en dire plus sur « Mon âne, mon âne » ou sur « Dame Tartine » ? Elles complètent ce petit livre à puces musicales qui en donne les premiers couplets. Si vous souhaitez connaître les couplets suivants, vous les trouverez notamment dans Le Livre des chansons de Claudine et Roland Sabatier.

Tout-petits, avant 3 ans

Mes premières chansons de France, illustrations de Lucile Ahrweiller, Gründ, 2017, 12 p. cartonnées, 9,95 €. Imprimé en Chine

Capitaine Caval, Confidentiel Défense

«  — On y va, dit Flamme en souriant.
Il mit le gyrophare en marche, appuya sur le bouton de l’interphone et annonça comme il se devait :
— Nous partons pour « personne ne répondant pas aux appels », boulevard Jourdan à la maison de l’Argentine. Nous prendrons le matériel de reconnaissance et de secours à victimes. Comme prévu.
Il se sentait excité par la présence du danger et l’idée de conduire cette opération en vrai afin de tromper la vigilance du catcheur. » En effet, cette intervention n’a pas exactement le but annoncé : il ne s’agit pas de secours, mais d’une couverture pour assister à une curieuse rencontre, pas vraiment officielle.
La France vient de passer le contrat du siècle mais le sort semble s’acharner sur les entreprises qui doivent le réaliser : vols, incendies, cyber attaques, compromission du secret de la défense nationale… Mais qui peut avoir intérêt à vouloir empêcher l’Argentine de se doter de la torpille française du futur ? Du sommet des échelles aux grands fonds sous-marins, le sergent Flamme va se heurter une nouvelle fois à la toute-puissante organisation Janus et sa recherche de la déstabilisation permanente, dans une course haletante contre des ennemis implacables et qui utilisent les technologies les plus en pointe.
Heureusement, il pourra compter sur Pascal, son vieux conducteur fidèle et courageux, et sur Sylvain, l’inspecteur de la mystérieuse direction du renseignement et de la sécurité de la défense. Mais trouvera-t-il le temps au milieu de tous ces rebondissements de répondre à la lettre d’Alice ?
Le capitaine Caval nous livre ici un nouveau polar pompier illustrant de manière passionnante la guerre discrète et silencieuse que les puissances économiques se livrent entre elles pour défendre leurs intérêts et nous fait découvrir le rôle capital qu’y joue le plus discret des services secrets.
Père de famille, le capitaine Caval a été officier à la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Adolescents

Capitaine Caval, Confidentiel Défense, Via Romana, 2020, 316 p., 12 € — Imprimé en France
Dans la même série Sergent Flamme, le soldat pompier de la BSPP :
Code Delta
Les Cités interdites
L’Affaire Vladimir
Place Vendôme
Feu sacré