« Dans sa course, Cajou remarque quelque chose d’inhabituel sur le tronc du vieux chêne.
– Que sont ces marques rouges ? se questionne l’écureuil. »
Renard, mésange, blaireau s’interrogent tour à tour…
« Les marques rouges, ce sont les hommes qui les ont faites !
Le grand cerf a parlé. Avec ses bois impressionnants, il a une allure majestueuse.
[…]
« – Pour quoi faire ? interroge Cajou.
– Pour repérer les arbres à couper… »
Tous les animaux de la forêt, aidés de la jeune Anaïs, se liguent et s’affairent pour éviter le pire. Ce petit livre, bien écrit et joliment illustré ; fait le tour des habitants de la forêt en les mettant en scène, ce qui ajoute un plus par rapport à un ouvrage purement naturaliste. L’intrigue est astucieuse : les hommes qui ont marqué les arbres sont en fait des voleurs de bois ; la présence d’une “autorité”, ici le garde ONF, est bienvenue, car elle évite de tomber dans le catastrophisme. Nos forêts sont belles justement parce qu’elles sont bien gérées.
De 7 à 9 ans
Evelyne Boyard, Cajou, l’écureuil et le monstre de la forêt, Editions Belize, coll. « Les petits gardiens de la nature », 2016, 32 p., 13 €
Voir aussi
ValValérie Rouzeau, Oh ! Regarde

Robert Louis Stevenson, L’Ile au Trésor
Morgane de Cadier, Premier jour
Pierre-Emmanuel Dequest, L’appel de la forêt

Françoise de Guibert, Vassilia et l’ours
Adeline Ruel, Les oiseaux de mon jardin

Heinrich Böll, La leçon de pêche
Wendy Meddour, Hugo, un banal gecko ?
Béatrice Alemagna, Les choses qui s’en vont
Chloé Mesny-Deschamps et Salomée Vidal, Et toi, qu’est-ce que tu manges ?

Elsa Beskow, Olaf au pays du roi Hiver
