Florence Lamy, Le Tangram magique, L’énigme du pékinois

Florence Lamy, Le Tangram magique, L’énigme du pékinois

Que font donc Grand-Mère Dong, monsieur Zhou l’apothicaire et Ma-Ku, la fleuriste, alors que la neige tombe sur le quartier de la Douce Harmonie ? Ils cherchent tous Do-Dou, le pékinois de la fleuriste, qui a disparu. « Juste au moment où je devais l’inscrire pour le prix de la Timbale d’argent », se lamente sa maîtresse. Li-Na, après moult hésitations, demande à son tangram magique de la mettre sur la piste du pékinois. Aidée de son ami Cheng, le vendeur de thé ambulant, la fillette va mener l’enquête, au mépris des dangers.  Car en Chine, certains n’hésitent pas à faire combattre, voire à manger les petits chiens… Après « L’énigme des pivoines », une nouvelle enquête de notre courageuse petite héroïne.
Le tangram fourni avec le livre permet de reconstituer les figures créées par Li-Na

De 8 à 12 ans

Florence Lamy, Le Tangram magique, L’énigme du pékinois, Casterman, 2015, 144 p., 9,95 €
Florence Lamy, Le Tangram magique, L’énigme des pivoines, Casterman, 2014, 150 p., 9,95 €

Hélène Kérillis, Hercule contre Cerbère

Hélène Kérillis, Hercule contre Cerbère

Comment se venger d’Hercule ? se demande une fois de plus le roi Eurysthée. Onze fois déjà, Hercule (Héraklès) est revenu triomphant, après avoir réussi des exploits tous aussi exceptionnels les uns que les autres. « Je vais l’envoyer aux Enfers ! C’est le pays des morts. On n’en revient jamais ! Car un monstre terrifiant, Cerbère, garde l’entrée des Enfers. C’est un chien géant à trois têtes. » On n’en revient jamais ? Cela reste à voir ! Car Hercule va revenir en héros de ce douzième exploit.
Le récit est mis à la portée des enfants, qui frémiront à la vue de quelques squelettes, mais riront de bon cœur quand Cerbère, tel un bon gros toutou, demandera pitié à Hercule. Lequel aura, morale de l’histoire oblige, appris à contenir sa violence.

Dès 7 ans (lecture acquise)

Hélène Kérillis, Hercule contre Cerbère, Hatier Jeunesse, coll. « Ma première mythologie », 2012, 48 p., 4,99 €

Isabel Minhos Martins, Où va-t-on quand on disparaît ?

Isabel Minhos Martins, Où va-t-on quand on disparaît ?

Les flaques d’eau, la neige, les nuages, le bruit, tout cela disparaît. Quant aux chaussettes, mieux vaut ne pas en parler. Mais ces disparitions ne sont guère inquiétantes. Si Papa est allé chercher le journal au coin de la rue, il consolera le petit inquiet dès son retour. Mais parfois… Parfois quelqu’un que nous aimons très fort disparaît, et nous savons que nous ne le reverrons pas. Se pose alors la question de l’endroit où va le disparu – et de l’endroit où nous irons, nous, même si nous n’osons pas poser la question. Cet album très philosophique pose des questions, ne donne pas de réponse, et permet d’engager la réflexion avec les enfants.
Comme le dit très justement Isabel Minhos Martins, « pour disparaître, il faut être deux. Un qui reste, un qui disparaît ». N’est-ce pas à celui qui reste, de construire le lieu du souvenir au plus près de son cœur ?

Dès 5 ans

Isabel Minhos Martins, illustrations de Madalena Matoso, Où va-t-on quand on disparaît ?, Editions Notari, 2013, 40 p., 15 €