Oscar Wilde, L’Anniversaire de l’infante

Oscar Wilde, L’Anniversaire de l’infante

« C’était l’anniversaire de l’Infante. Elle n’avait que douze ans d’âge, et le soleil brillait dans les jardins du palais.
Bien qu’elle fût une princesse authentique, et l’infante d’Espagne, elle n’avait qu’un anniversaire, comme les enfants des pauvres gens, si bien que tout naturellement le pays entier attachait de l’importance à ce qu’à cette occasion elle passât une bien belle journée. » Mais à vouloir trop bien faire, il arrive que les événements vous échappent… Qu’advient-il alors quand un petit nain, qui avait vu tant d’horreurs dans le pauvre monde, découvre l’insolente beauté de l’Infante en même temps qu’il se voit dans un miroir ? Un conte amer où la mélancolie des adultes se mêle à la cruauté des enfants.
Le second conte, « L’Enfant de l’Etoile », est construit sur l’opposition entre beauté physique et beauté intérieure, entre prétention et abnégation, entre orgueil et charité.

Dès 12 ans

Oscar Wilde, L’Anniversaire de l’infante, suivi de L’Enfant de l’Etoile, Folio Junior, 2002, 76 p., 2 €

Jean-Pierre Picandet, Petites leçons de choses

Jean-Pierre Picandet, Petites leçons de choses

Semer des pépins de pomme, démonter une pompe à vélo, faire germer un oignon (sans pleurer !) ou cailler du lait, fabriquer du savon… Autant de « leçons de choses », inspirées de la vie quotidienne, qui permettent, en observant et en manipulant, de s’initier au monde passionnant des sciences et des techniques. Car il ne s’agit pas de regarder un film documentaire, mais bien de mettre les mains à la pâte – et quand les mains travaillent, le cerveau suit ! Plus de 60 leçons et plus de 200 expériences à réaliser seul ou avec un adulte, et pas seulement à l’école, même si l’ouvrage se présente comme un manuel scolaire (du CE2 au CM2). A feuilleter ici !

Dès 8 ans

Jean-Pierre Picandet, Petites leçons de choses, illustrations de Clotilde Palomino, Librairie des écoles, 2014, 143 p., 18,90 €

Janik Coat, Le jardin des petites bêtes

Janik Coat, Le jardin des petites bêtes

Papillons, libellules ou coccinelles viendront peupler ce jardin merveilleux très coloré. 18 pochoirs réutilisables pour créer une histoire originale, avec ou sans les modèles proposés. Il n’est pas interdit, bien au contraire, de signer son œuvre en bas à droite de la dernière page ! La frise ouverte peut servir de décor pour jouer au ras des pâquerettes !

Dès 5 ans

Janik Coat, Le jardin des petites bêtes, Les apprentis rêveurs, 2012, 8 pages sous la forme d’une frise d’1,40 m avec des pochoirs, 12 €
Dans la même collection : Arno, Trafic Océan, 2014, 12 €, une frise sous-marine avec des autocollants et des coloriages.

Pierdomenico Baccalario, La Fille qui dévorait les livres

Pierdomenico Baccalario, La Fille qui dévorait les livres

« Sous le coup de l’émotion, sa respiration s’accéléra. Haletant et tremblant, il sentit son cœur battre à tout rompre quand, tout à coup, s’élevèrent deux nuées de vapeur brûlantes, aussi puissantes que… le souffle d’un dragon. En un instant, elles l’engloutirent.
Brusquement, la lune disparut.
Un long silence embarrassé envahit la bibliothèque. M Antonino fixe les feuilles de son récit, sans dire un mot. Puis il les replace l’une au-dessus de l’autre, en les tapotant délicatement.
— Alors ? demande-t-il, brisant le silence, devenu insupportable. Qu’en penses-tu ?
 »
Et la jeune Domitilla, collégienne éprise de lecture, de lui répondre que, bof, bof, les descriptions, le démon, la villa romaine en ruines, tout ça, ça ne lui convient pas trop… La scène se passe « dans un coin perdu », à quelques kilomètres d’Aoste, au pied du Grand Paradis. Un beau jour, M. Antonino, garde-champêtre retraité de son état, propose à la collégienne de relire, chapitre après chapitre, le drôle de roman qu’il peaufine avec passion. Premier handicap, et non des moindres, le roman se situe dans le haut Moyen Age, lors d’une des nombreuses invasions qu’a connues la vallée. Mais ce n’est pas un roman « historique », puisqu’il vante les exploits du mythique cheval Bayard, le plus célèbre des chevaux païens, ici chevauché par quatre jeunes héros. Le roman que nous lisons est donc composé comme une « tranche napolitaine » : un chapitre « haut Moyen-Age » (en caractères romains), un chapitre contemporain (en italiques), et on recommence jusqu’à épuisement des ingrédients. A vous d’aller voir si les quatre fers de Bayard sont toujours fixés au clocher d’une église du val d’Aoste…

Dès 12 ans

Pierdomenico Baccalario, La Fille qui dévorait les livres, Bayard Jeunesse, 2014, 436 p., 13,90 €

 

Sophie Humann, Les serpents du Museum

Sophie Humann, Les serpents du Museum

« Tout à coup, un curieux sifflement se fait entendre, strident. D’instinct, Juliette se fige, er, lentement, très lentement, elle se retourne… pour découvrir, là, sur le sol, à deux mètres d’elle à peine, un gros serpent dont le corps forme un amis d’anneaux visqueux. » Brrrr… Nous sommes en 1875, et la jeune Juliette, 12 ans, « montée » à Paris, découvre le Muséum d’histoire naturelle, dont son oncle est gardien chef. Que de surprises ! Plantes exotiques, oiseaux chamarrés, animaux sauvages… Bientôt, une autre surprise, et de taille, effraie notre héroïne : c’est bien un naja qui, sorti de sa vitrine, l’a pétrifiée. Mais, plus grave, son compère le crotale a disparu. Quel est le voleur ? Quelles sont ses intentions ? Notre péronnelle va mener l’enquête et découvrir que les grandes personnes sont parfois bien compliquées. Une plongée fort documentée dans cette auguste institution et dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Mais avant tout un petit roman d’espionnage rondement mené !

Dès 11 ans

Sophie Humann, Les serpents du Museum, Flammarion Jeunesse, 2014, 126 p., 5,90 €