« Ah, si le Sloughi pouvait atteindre cette plage sablonneuse sans rencontrer un banc de récifs, si l’embouchure d’une rivière lui offrait refuge, peut-être ses jeunes passagers s’en réchapperaient-ils sains et saufs ? » Car le yacht vient d’essuyer une belle tempête australe – et il va falloir des trésors d’imagination et d’énergie aux quinze survivants pour organiser leur vie sur l’île – forcément déserte – où ils se sont échoués. D’autant plus qu’il n’y avait aucun adulte à bord…
S’inscrivant dans le cycle des Robinsons, Jules Verne choisit de « montrer une troupe d’enfants de huit à treize ans, abandonnés dans une île, luttant pour la vie au milieu des passions entretenues par les différences de nationalités [on dirait aujourd’hui ‘de culture’], en un mot, un pensionnat de Robinsons ». Français, Anglais et Américains parviendront-ils à s’entendre ? Point d’irénisme donc, mais la volonté de « montrer ce que peuvent la bravoure et l’intelligence d’un enfant aux prises avec les périls et le difficultés d’une responsabilité au-dessus de son âge ». Roman d’aventure, roman initiatique, Deux ans de vacances, cela sent bon les embruns, les cabanes, le feu de camp ! Mais quand débarquent du Severn de redoutables bandits, l’aventure devient nettement plus inquiétante.
A partir de 12 ans
Jules Verne, Deux ans de vacances, diverses éditions. L’édition du Livre de Poche, 2013, reprend les illustrations de l’édition Hetzel, 508 p., 6,10 € — Nombreuses éditions de poche.
Voir aussi

Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle

J. Patrick Lewis, La Maison
Nadine Robert, Joseph Fipps

Amandine Momenceau, Maman renard

Louise Park, Grèce antique

Kimiko Aman et Chiaki Okada, Viens, rejoins-nous !
Elena Selena, Où est ma Maman ?

Elise Fontenaille, Lili et la louve
Phil Earle, Quand le ciel gronde
Carol Drinkwater, Pendant la famine en Irlande, Journal de Phyllis McCormack, 1845–1847

Sophie Lamoureux, La Grande Epopée des chevaliers de la Table ronde, tome 2 : Lancelot et Guenièvre
