Aquilino Ribeiro, Le Roman de la Renarde

Aquilino Ribeiro, Le Roman de la Renarde

« Voilà trois jours et trois nuits qu’Attrape-Minon – une jeune renarde artificieuse, enjôleuse et ripailleuse – courait les bois sans avoir réussi à mettre la patte sur d’autre gibier que quelques misérables sauterelles »… Eh oui, une renarde ! En portugais, la raposa connaît une destinée littéraire comparable à celle de son cousin Goupil. C’est donc tout naturellement qu’Aquilino Ribeiro (1885–1963) demanda à Benjamin Rabier (1864–1939) d’illustrer ces aventures pétillantes de malice.

Dès 10 ans

Aquilino Ribeiro, Le Roman de la Renarde, illustrations de Benjamin Rabier, Chandeigne, 2000, 192 p., 20,30 €

André Hellé, Histoire d’une boîte à joujoux

André Hellé, Histoire d’une boîte à joujoux

« Cette histoire s’est passée dans une boîte à joujoux. Les boîtes à joujoux sont en effet des sortes de villes dans lesquelles les jouets vivent comme des personnages. » Parmi eux, un soldat tombe amoureux d’une Poupée qui a donné son cœur à un Polichinelle paresseux et querelleur.
L’argument du ballet proposé en 1913 par André Hellé à Claude Debussy connut bien des déboires : déclaration de guerre, décès de Debussy, puis disparition prématurée de la jeune Chouchou Debussy… Le ballet La boîte à joujoux, mis en musique par Debussy en 1913, ne fut créé qu’en 1919.
Après avoir lu le livre, ou écouté en famille l’histoire racontée en musique, pourquoi ne pas programmer une visite du musée du Jouet de Poissy (Yvelines) ? Il y aura sûrement moins de monde que devant les vitrines des grands magasins ! Vous y verrez notamment la première exposition rétrospective consacrée aux jouets imaginés par André Laclôtre dit André Hellé (1871–1945), dont la célèbre Arche de Noé.
Contemporain de Caran d’Ache, Benjamin Rabier ou bien encore Poulbot, c’est en artiste d’avant-garde qu’André Hellé a façonné, au fil de ses très nombreuses créations un univers artistique épuré qui permet à l’enfant de d’approprier facilement ces jouets en bois et de rêver à la lecture de ces albums.

Dès 5 ans

André Hellé, Histoire d’une boîte à joujoux, Memo, 2012, 32 p., 29 €
Claude Debussy, La Boîte à joujoux, racontée par Natalie Dessay, version orchestrée, CD audio, 2005, Didier Jeunesse, 23,80 €
Musée du Jouet : 1, enclos de l’Abbaye – 78300 Poissy — Tous les jours sauf lundis et jours fériés, 9 h 30 – 12 h / 14 h‑17 H 30

Alex Cousseau, Mon grand-père devenu ours

Alex Cousseau, Mon grand-père devenu ours

« En me réveillant ce matin, j’ai eu envie que mon grand-père soit encore vivant. Il serait devenu un ours. Ensemble, on aurait attendu le printemps en hibernant près de la cheminée. Maman dit que les morts hibernent beaucoup plus longtemps que les vivants. Ça ne fait rien, nous attendrons. »
Au cœur de l’hiver – ou ayant l’hiver au cœur ? — la fillette part à la recherche du printemps. Une menotte dans la grosse patte de son « grand-père devenu ours ». Descendus sous terre, ils rencontrent la taupe. Grand-Père, ayant croqué une graine, s’endort. La fillette rentre à la maison, les yeux pleins de neige fondue. Au printemps, Grand-Père « sera devenu un arbre au milieu de la prairie ». Ça a l’air simple comme ça, mais il ne faut pas s’y fier…
Ce conte païen emprunte notamment aux mythes antiques sur les saisons, la fertilité et l’éternel retour. Cet ours tutélaire trouve des échos dans les mythologies européennes, tant grecque que romaine, celte, germanique et scandinave – et pour ainsi dire dans tout l’hémisphère nord. « Roi des animaux », l’ours est aussi l’ancêtre de l’homme – dans les Pyrénées, il est « lou Moussu », le Monsieur. Bien loin, en tout cas, d’un bisounours de feuilleton. Ce qu’a bien compris cette jeune émule d’Artémis !

Dès 5 ans

Alex Cousseau, Mon grand-père devenu ours, illustrations de Nathalie Choux, Sarbacane, 2012, 32 p., 14,90 €

Astrid Lindgren, Lutin veille

Astrid Lindgren, Lutin veille

« C’est la nuit. La vieille ferme dort et tous ceux qui y vivent. Elle est là, au milieu de la forêt. » Une nuit boréale, une ferme en bois rouge, avec une couronne sur la porte, une forêt blanche de neige… « Tout le monde dort, sauf un… Le lutin veille ». Un très, très vieux lutin que personne n’a jamais vu mais dont on voit, parfois, les petits pas pressés dans la neige. Un lutin familier, qui, en cette nuit de Noël, va saluer tous les hôtes de la ferme.
La Suédoise Astrid Lindgren (1907–2002) s’est inspirée pour ce conte d’un poème de Noël de son compatriote Viktor Rydberg (1828–1895). Ce lutin protecteur est en effet apparenté au « tomte de Noël », qui distribue cadeaux et friandises aux petits Scandinaves.

Dès 4 ans

Astrid Lindgren, Lutin veille, illustrations de Kitty Crowther, L’Ecole des loisirs, coll. « Pastel », 2012, 26 p., 12 €

Les plus belles chansons de mon enfance

Les plus belles chansons de mon enfance

De « La claire fontaine » à « V’la l’bon vent », plus de cent chansons, avec des partitions, des explications sur l’origine de la mélodie, de la berceuse ou de la complainte, et des illustrations fines et drôles à la fois.
Pour un Noël intemporel, révisez vite vos classiques : « Les anges dans nos campagnes », « Entre le bœuf et l’âne gris », « Il est né le Divin Enfant » et « Mon beau sapin ».

Dès 4 ans

Les plus belles chansons de mon enfance, Les Deux Coqs d’or, 2010, 320 p., 10 €