Oscar Wilde, Le Fantôme de Canterville

Oscar Wilde, Le Fantôme de Canterville

« Lorsque Mr Hiram B. Otis, le ministre américain, acheta Canterville Chase, tout le monde lui dit qu’il commettait une folie car on ne pouvait mettre en doute que le manoir était hanté. » Alors, quand l’Amérique, rationnelle et efficace, affirme à la vieille Angleterre que « les fantômes n’existent pas, monsieur et j’imagine que les lois de la nature ne vont pas se trouver suspendus pour l’aristocratie britannique », un certain Sir Simon ne l’entend pas de cette oreille.
Les dessins de l’illustrateur argentin Oski (1914–1979) sont désopilants, la mise en page, la typographie, le cartonnage, tout est à la hauteur de ce texte fantastique, la plus drôle histoire de fantôme.

Dès 11 ans

Oscar Wilde, Le Fantôme de Canterville, illustration de Oski, Chandeigne, 2012, 88 p., 15 € — Traduit de l’anglais. Nombreuses éditions de poche.

 

Axel Vachon, Les Paladins de Mongré

Axel Vachon, Les Paladins de Mongré

« A l’homme au cygne t’adresseras. ‘Trois noirs pour deux rouges, le deuxième montre la voie.’ Au petit ou au grand Mongré apparaîtra entre 48 et 49 si rien ne bouge. » Que signifie donc ce message, inscrit sur un minuscule parchemin ? C’est la question que se pose la jeune Noémie, élève de 3e au collège de Mongré. Une énigme qui la mènera, elle et ses camarades, dans une longue série d’aventures.
Dans ce roman de collège, Axel Vachon a réussi un étrange pari : utiliser le merveilleux chrétien dans le cadre d’une « fantasy » urbaine, ce genre littéraire où le surnaturel fait irruption dans notre monde bien actuel. Foin des nains, des gobelins ou autres créatures dégoulinantes. Ici, quatre adolescents entrent en contact, dans un mini-monde parallèle, avec des diablotins mais surtout avec des angelots. Soutenus par ces instances supérieures, nos Paladins mènent à bien diverses missions, défendant leurs camarades contre l’injustice, celle des mauvaises notes et des dénonciations abusives, mais aussi contre l’injustice plus sérieuse de la maladie et des mésententes familiales. Une bonne culture catholique sera un avantage certain pour apprécier ce sympathique roman.

Dès 12 ans

Axel Vachon, Les Paladins de Mongré, Pierre Téqui éditeur, 2012, 224 p., 15 €

Le Roman de Renart

Le Roman de Renart

« Un jour, j’ouvris une armoire secrète, et j’eus le bonheur d’y trouver un livre qui traitait de la chasse. Une grande lettre vermeille arrêta mes yeux ; c’était le commencement de la vie de Renart. » Comment Renart emporta-t-il les bacons d’Ysengrin (eh oui, le bacon, en vieux français, est bel et bien un jambon) ? Quelles infortunes souffrit Dame Hersent, la commère du loup Ysengrin ? Quant à Chanteclerc, Tiecelin, Primaut ou Tybert, à vous de découvrir leurs hauts faits !
Ce texte fondateur de notre littérature est ici illustré par Quentin Gréban, lauréat du prix Saint-Exupéry en 1999, dans une belle collection.

Dès 10 ans

Le Roman de Renart, texte intégral de la partie I, illustré par Quentin Gréban, Gründ, 2012, 175 p., 9,95 €

Jean de La Varende, Mes petits contes marins

Jean de La Varende, Mes petits contes marins

Qui mieux qu’un descendant des Vikings pouvait faire vivre, sur le même océan, de fiers officiers de la Royale, des pirates patibulaires, Charcot, Napoléon, Barberousse, un petit « bezot » du Pays d’Ouche, et quelques « barbus tannés » sous le regard admiratif des « dames de Bretagne ? Normand, Jean de La Varende l’était autant par son attachement à ses terres que par sa passion pour la mer. Passion dont il hérita de son grand-père, l’amiral Fleuriot de Langle, de plus admirable conteur.
A lire un soir de tempête !
Trente-quatre récits inédits, avec une préface de l’amiral Jean-Parc Brulez, un avant-propos de Patrick Delon et des illustrations de Daniel Lordey, peintre de l’Armée.

Adolescents, adultes

Jean de La Varende, Mes petits contes marins, Via Romana, 2012, 175 p., 16 €

Inès de Chantérac, A l’école de Séraphine, mon premier manuel de savoir-vivre

Inès de Chantérac, A l’école de Séraphine, mon premier manuel de savoir-vivre

« Bonjour, Monsieur ! Bonjour, Madame ! » Ce matin, la brebis Séraphine — maîtresse d’école aussi patiente que douce – tente d’inculquer quelque notion de politesse à Rustic le bouquillon bagarreur, à Grognon, le gentil cochon, et à Cabotin, le babouin malin. Et de rappeler que l’ange Gabriel lui-même fut bien poli envers la Sainte Vierge, à qui il s’adressa par un « je vous salue, Marie ».
Les enfants s’identifieront facilement aux personnages, et retiendront avec le sourire des notions profondes telles que la priorité accordée au plus faible, la patience, l’obéissance à ses parents, ou le pardon. Sans oublier de « ranger sa chambre », ou « manger de tout à table »… Pour l’auteur, la politesse, le respect de l’autre et les « bonnes manières » sont les expressions concrètes de l’amour du prochain et du « savoir-vivre chrétien ».

Dès 4 ans

Inès de Chantérac, A l’école de Séraphine, mon premier manuel de savoir-vivre, Éditions Téqui, 2012, 32 p., 8,90 €