La célèbre sorcière russe, ogresse en cheveux vivant dans une isba montée sur des pattes de poulet, a inspiré de nombreux artistes. Les éditions MeMo ont la bonne idée de rééditer un album paru en 1932 en Russie et en France et qui fit date dans l’histoire du livre pour enfants. Nadiejda Teffi (1872–1952) a adapté le conte traditionnel recueilli par Alexandre Afanassiev, pour en permettre une lecture fluide.
S’il faut retenir un nom parmi les illustrateurs russes du XXe siècle, c’est celui de Natalia Tchelpanova (1897–1958), reconnue comme une artiste proche de l’avant-garde moscovite. Arrivée à Paris en 1928, devenue par son mariage Nathalie Parain, elle faisait partie de « l’équipe russe » du Père Castor. Influencée par le constructivisme, elle considère le livre d’enfants comme un objet d’art. Ses papiers découpés, ses collages et ses pochoirs, loin d’être de pesants décalques des techniques cubistes, conviennent parfaitement à l’univers du conte, simple et coloré.
Dès 7 ans
Nadiejda Teffi, Baba Yaga, illustré par Nathalie Parain, adapté par Françoise Morvan, Editions MeMo, 30 p., oct. 2010, 22 €. A rechercher, une édition du Père Castor.
Voir aussi

Jacques Prévert et Albert Lamorisse, Bim, le petit âne

Gerda Muller, Ça pousse comment ?
Béatrice Alemagna, Les choses qui s’en vont

Hans Christian Andersen, Le vaillant petit soldat de plomb

Ben Hoare, L’Anthologie illustrée des animaux fascinants
Núria Solsona, Chorégraphies animales

Natha Caputo, Roule galette
Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Provence
Fatti Burke, Cherche Tom dans les couloirs du temps – Rome antique

Gudrun Guillaume, Hadès et Perséphone, la ronde des saisons

Philippe UG, Le petit peuple du sol

