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24/06/2016

Diane Suteau, Les conquérants de lumière

16-06-suteau conquérants lumière.jpg« Le sol était tapissé de grandes dalles de pierres et les parois débordaient d'humidité. Martin commençait à grelotter de froid lorsqu'il déboucha enfin sur une pièce. C'était une crypte qui avait dû être creusée de nombreux siècles auparavant. » Quatre jeunes amis inséparables, Camille, Martin, Paul et Jeanne, rêvent d'aventures au grand air. Ils explorent leur région angevine qui regorge de mystères à percer. A travers les coteaux du Layon, ils découvrent une ancienne chapelle abandonnée. Par qui fut-elle construite ? Pourquoi est-elle aujourd’hui à l’abandon ? Ils décident de mener l’enquête…

Educatrice d'enfants puis professeur des écoles, Diane Suteau propose ici un premier roman résolument catholique, dans un français agréable et élégant – celui du val de Loire ! Des héros attachants et des grandes personnes qui les écoutent avec bienveillance.

 De 8 à 11 ans

Diane Suteau, Les conquérants de lumière, Illustrations d’Emmanuel Beaudesson, Editions Bergame, 2016, 88 p., 11,70 €

Commandes sur http://www.editions-bergame.com/produit/les-conquerants-d...

23/06/2016

Emmanuel Cerisier, Dans les pas de Guillaume le Conquérant, Hastings 1066

16-06-cerisier - guillaume le conquérant.jpg« Au printemps de l’an 1066, le seigneur Tancrède de Hautmesnil, accompagné de ses gens d’armes, quitte son fief pour rejoindre l’armée du duc de Normandie, Guillaume, dit Guillaume le Bâtard. Celui-ci a décidé de lever une armée et de conquérir l’Angleterre parce que Harold Godwinson s’est emparé du trône à sa place. Une dernière fois, Tancrède regarde son donjon. » Un fier donjon de bois, dressé sur sa motte et entouré d’une palissade, au pied de laquelle se serrent quelques chaumières protégées elles aussi. Le lecteur suivra aussi les aventures du jeune Maixent, confié par son père au seigneur Tancrède : après la construction de la flotte et la traversée de la Manche, le combat va s’engager sur la colline d’Hastings… A la fin de l’album, quatre pages retracent la vie de Guillaume qui, de « Bâtard », devint le Conquérant. Une belle fresque historique, aux illustrations aussi documentées que le texte.

Dès 8 ans

Emmanuel Cerisier, Dans les pas de Guillaume le Conquérant, Hastings 1066 - Deux éditions : Ecole des loisirs, coll. « Archimède », 2007, 45 p. A trouver d’occasion. Ou OREP Editions, 2016, 46 p., 12,50 €

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21/06/2016

Peggy Nille, Les 12 mois de mon année

16-06-nille- 12 mois année.jpg« La moitié de l’année est écoulée. Voici les beaux jours d’été qui s’installent. Il est temps de sortir tee-shirts, casquettes et sandalettes. Les fleurs des arbres sont maintenant devenues de beaux fruits. Les cerises et les fraises, toutes rouges, sont prêtes à être dévorées. Grâce au soleil, les légumes d’été sont aussi bien mûrs : les tomates et les laitues feront de bonnes salades ! » Pas de doute, nous sommes en juin. Ces »12 mois de mon année » forment un calendrier perpétuel, qu’il sera facile de poser sur une tablette, car il s’ouvre en pop-up. Plus précisément en kirigami, technique japonaise de mise en avant de divers éléments découpés. A chaque mois ses fêtes (Noël, carnaval, Pâques…), ses événements (vacances, rentrée scolaire…), son climat et sa végétation. Très astucieux pour donner la notion du temps qui passe.

De 3 à 6 ans

Peggy Nille, Les 12 mois de mon année, Tourbillon, 2015, 24 p., 13,99 €

20/06/2016

Nicholas Oldland, Un castor très occupé

16-06-castor occupé.jpgA force de travailler comme un fou, notre ami castor finit par se faire tomber un arbre sur la tête. Le voilà à l’hôpital avec « une queue tordue, deux pattes cassées, trois côtes brisées, quatre gros bleus, cinq doigts foulés, six orteils retournés »… jusqu’à « dix méchantes échardes ». Bien obligé de regarder le plafond… A force de s’ennuyer, la réflexion et un début de sagesse lui viennent – tiens, tiens... Il n’aura de cesse, une fois raccommodé, de réparer les dégâts causés par son hyperactivité débridée. Le plus délicat ? « S’exercer à dire ‘’je suis désolé’’ » afin de présenter ses excuses. Une fable amusante, très morale mais pas moralisatrice, pour se demander à quoi sert de courir tous azimuts, sans but réel. Autant apprendre à goûter les bons moments de la vie avec de vrais amis.

Dès 3 ans

Nicholas Oldland, Un castor très occupé, traduit par Alice Boucher, Bayard Jeunesse, 2016, 10,90 €

17/06/2016

Alexandre Dumas, Le Chevalier de Maison-Rouge

16-06-dumas maison rouge abrégé.jpg« Pourquoi cette femme criait-elle, et que lui faisiez-vous ?
- Nous la conduisons au corps de garde parce qu’elle n’a point de carte de civisme.
- Si vous m’eussiez répondu cela tout de suite, l’explication aurait été plus courte. Emmenez cette femme où vous voulez.
- Citoyen, s’écria à son tour, en saisissant le bras de Maurice, la femme, qui avait suivi tout le débat avec une profonde anxiété ; ne m’abandonnez pas à la merci de ces hommes grossiers et à moitié ivres !
- Soit, dit Maurice ; prenez mon bras et je vous conduirai avec eux jusqu’au poste.
- Monsieur, dit la jeune femme, si l’on me conduit au poste, je suis perdue. »
Nous sommes le 10 mars 1793 – quelle précision sous la plume de Dumas – et répondre « Monsieur » au lieu de « citoyen », c’est déjà se rendre suspect. Quant à s’exprimer galamment et à offrir son bras… il faut bien être, comme Maurice Lindey, jeune lieutenant de la garde nationale pour en imposer aux enrôlés volontaires qui patrouillent dans Paris. Sous la plume de Dumas, le roman historique se fait roman de cape et d’épée, roman d’espionnage, sans oublier ni la romance ni l’humour, mais aussi roman politique. Et on se prend à croire que, non, Marie-Antoinette ne périra pas sur l’échafaud tant sont grandes l’imagination et la fougue du chevalier de Maison-Rouge. Si les idées neuves ne gomment pas si vite les sentiments chevaleresques, les amoureux naïfs vont être la proie d’un savant « montage » qui, le moment venu, se retournera contre eux sans l’ombre d’un repentir de la part des conjurés.
Boris Moissard a astucieusement abrégé le texte du roman. La version proposée ici n’est donc ni un résumé, ni une suite de morceaux choisis, ce qui permet de conserver une certaine alacrité dans le récit – sans sacrifier ni au style ni aux imparfaits du subjonctif.

Dès 12 ans

Alexandre Dumas, Le Chevalier de Maison-Rouge, préface de Boris Moissard, coll. « Classiques abrégés », L’Ecole des Loisirs, 2016, 252 p., 6,10 €

16/06/2016

Waldo Mayo et André Dugo, Mozart

16-06-mozart.JPG« La renommée du petit Wolfie s’étendit bientôt dans toute la ville, et parvint jusqu’aux oreilles de l’Archevêque de Salzbourg. L’organiste lui apporta quelques-uns des morceaux que Wolfie avait écrits. L’Archevêque mit ses lunettes, regarda les notes et commença à chantonner. Oui, la musique était écrite correctement. Les petite notes noires, avec ou sans queue, couraient le long des lignes, formant de joyeux rondos, de gracieux menuets ou de douces chansons. » Mais il était bien permis à ces illustres personnages de douter un peu… Un enfant aurait-il composé ses mélodies sans l’aide de quiconque ? Eh oui, car ce jeune Wolfie, vous l’aurez reconnu, n’est autre que Johan Chrysostom Wolfgang Theophilus Amadeus Mozart – l’époque n’était pas chiche en matière de prénoms. Ce petit album écrit par Waldo Mayo, violoniste de formation, narre la vie de Mozart jusqu’à son triomphe. Il est illustré de délicieuses aquarelles du peintre hongrois André Dugo, qui résidait alors à Paris.
Je l’ai découvert sur le quai des Grands-Augustins à Paris – la bouquiniste, spécialisée dans les livres de jeunesse, se trouve un peu en amont du Pont-Neuf.

Dès 9 ans

Waldo Mayo et André Dugo, Mozart, Fernand Nathan, Paris, sans date, non paginé, 40 p. Vers 1950. D’occasion.

14/06/2016

Timothée de Fombelle, Tobie Lolness

16-06-fombelle tobie lolness.jpg« Tobie mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge. Seul le bout de ses pieds dépassait du trou de l’écorce. Il ne bougeait pas. » Cette immobilité ne va pas durer, car, de page en page et de chapitre en chapitre, le lecteur va courir, haletant, derrière Tobie, Elisha et leurs amis. Et quand l’un ou l’autre se cache, ce sont alors les méchants qui n’ont de cesse de les rattraper. Leur univers ? Un chêne magnifique, dont l’équilibre est menacé par Jo Mitch, lequel représente tout ce qu’il y a de pire au monde : homme d’affaires véreux, dictateur violent et pervers. Une figure du mal illustrée à grand renfort d’uniformes des années 1930, tout comme les prisons sont la quintessence des pires goulags. Si les illustrations de François Place collent bien au texte, elles engagent néanmoins la lecture dans une direction un peu convenue. Au-delà de la fable écologique et du plaidoyer contre la violence, le roman a bien d’autres facettes : aventure, amitié, quête de soi, magie parfois, tout cela reste hors de notre temporalité.

Pour les dix ans du roman, Gallimard réédite toute l’histoire de Tobie Lolness en un volume. (Tome I : La vie suspendue - Tome II : Les yeux d'Elisha). De plus, la jaquette, dépliée, n’est autre qu’une affiche, recto-verso, où François Place a représenté l’arbre monde en été et en hiver. Bon anniversaire, Tobie !

Dès 10 ans

Timothée de Fombelle, Tobie Lolness, illustrations de François Place, Gallimard Jeunesse, 2016, 672 p., 25,90 €

13/06/2016

Roland Fuentès, La balle de match

16-06-fuentes-tennis.jpg« Cet après-midi, je joue au tennis avec Ray, a annoncé tonton Zéro. Tu viendras m’encourager, mon Rémi ?
- Avec plaisir ! j’ai répondu.
Je savais très bien à quoi j’allais assister : à une défaite de tonton, parce qu’il ne gagne jamais rien. Même pas à la bataille. […] Tonton a accepté que je prépare son sac. Heureusement. Lui, il réussirait à oublier sa raquette ! »
Mais cette partie-là, vous vous en doutez, ne sera pas comme les autres ! Voilà soudain un échange de balles que jamais ni tonton Zéro ni Ray n’auraient pu imaginer. Un roman très court, écrit dans une langue facile (hum, parfois un peu trop pour les puristes), drôle et plein de rebondissements – vous me direz que c’est la moindre des choses sur un court de tennis. A lire seul, pour continuer à rêver de champions, même après Roland-Garros.

Dès 7 ans, lecture facile, à lire tout seul

Roland Fuentès, La balle de match, coll. « Mini Syros Romans », Syros Jeunesse, 2011, 35 p., 3 € - Dans la même collection, toute une série des aventures de tonton Zéro.

10/06/2016

Benjamin Perrier et Jules, Mon Papa et moi

16-06-mon papa et moi.jpg« Mon papa a un travail si bizarre et si compliqué qu’il n’a jamais réussi à me l’expliquer. Tour ce que je sais, c’est qu’on doit déménager très souvent. Mon papa n’aime pas les objets carrés carrés et, à chaque fois qu’on change de maison, il déniche toujours la plus dingue du quartier. » Ce qui vaut à notre jeune héroïne de loger tour à tour dans un donjon, un « gigantesque camphrier », une caserne de pompiers, un zoo ou un dirigeable… Et, à chaque fois, ce papa aussi inventif que bricoleur, lui aménage une chambre des plus originales. Un album farfelu, optimiste et tendre pour rêver et rire à deux.

Dès 4 ans

Benjamin Perrier et Jules, Mon Papa et moi, Gautier Languereau, 2016, 32 p., 9,90 €

09/06/2016

Nathalie Lescaille-Moulènes et Sébastien Plassard, La maison à travers les âges

16-05- la maison a travers les ages - martinière jeunesse.jpgA la fin du Moyen Age, dans une étroite ruelle, « Thibaud et Blanche, un couple de tisserands, habitent une petite maison à pans de bois, avec leurs quatre enfants ». Cinq siècles plus tard, « Michel et Simone, un couple d’enseignants, habitent un pavillon équipé de tout le confort moderne, avec leurs deux enfants. » D’abris en maisons, Nathalie Lescaille-Moulènes et Sébastien Plassard nous font découvrir la tente des Cro-Magnon, la cabane gauloise, l’échoppe de l’artisan médiéval, la maison du marchand du XVIIIe siècle, la riche demeure d’un industriel, un pavillon moderne (celui de nos parents !) et une maison verte, celle dont rêvent les amateurs de nouveauté.

Sur chaque double page, on admire tout d'abord l’extérieur de chaque habitation, son environnement, les activités de ses habitants. Puis le rabat ouvert permet de découvrir l’intérieur de la maison, son architecture et son aménagement, ainsi que les rituels de la vie quotidienne - bref, la visite guidée est passionnante ! Les illustrations sont beaucoup plus fines que la couverture qui, si elle attire l’œil, n’est pas des plus plaisantes.

Dès 8 ans

Nathalie Lescaille-Moulènes et Sébastien Plassard, La maison à travers les âges, Ed de La Martinière Jeunesse, 2016, 38 p., 15 €