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Philippe Bornet, L’Evangile selon saint Métro

Philippe Bornet, L’Evangile selon saint Métro

Chaque 3 janvier, Paris fête sa sainte patronne, Geneviève (vers 422 – 512), dont la statue due au ciseau de Paul Landowski se dresse, hiératique sur le pont de la Tournelle. Et pourtant, seule une modeste église du XVIIIe arrondissement, Sainte-Geneviève des Grandes Carrières, porte son nom. Laquelle est desservie par la station de métro « Porte de Saint-Ouen ». Toutes ces informations, ainsi qu’une vie de sainte Geneviève, ont été collationnées dans ce petit guide des saints de Paris.
Car l’auteur, en bon Parisien, a cherché à faire coïncider la carte du Ciel avec un plan de métro. En résulte, station après station, une évocation de plus de trois cents saints passés un jour ou l’autre par Paris. Quelques itinéraires permettent aussi de se promener sur les traces de saint Denis, de saint Louis ou d’Ignace de Loyola. La présentation très sobre de ce guide en fait une lecture d’adulte, mais il permettra de préparer de passionnantes visites familiales dans Paris – avec juste un ou deux tickets de métro.

Dès 12 ans et pour les adultes

Philippe Bornet, L’Evangile selon saint Métro, Guide des saints de Paris, avec une préface de Mgr Eric de Moulins Beaufort, Via Romana, 2015, 408 p., 19 €

Capitaine Caval, Place Vendôme

Capitaine Caval, Place Vendôme

« On est parti à cinq, on revient à cinq ! répéta Flamme comme pour lui-même, les yeux fixés sur le gigantesque panache qui s’élevait au-dessus de Paris, tandis que le premier secours s’engageait rue de Rivoli. » En effet, un violent incendie a embrasé le parking souterrain de la place Vendôme. Mais ce feu est-il vraiment accidentel ?
Le valeureux sergent Flamme, soldat pompier de la BSPP, a appris lors de ses précédentes aventures qu’il avait des ascendances russes. Rien d’étonnant donc à le trouver mêlé, ici, à des événements qui s’emboîtent comme ces fameuses poupées colorées que l’on dévisse l’une après l’autre. Mais attention ! De toutes ces matriochkas, l’une des moins accessibles est d’autant plus dangereuse et perfide qu’elle est haut placée, alors qu’une autre… – je ne vous en dis pas plus.
En arrière-plan de ce nouveau « polar pompier », les lecteurs retrouveront – quel heureux hasard ! — diverses allusions à d’autres événements récents organisés sur la même place Vendôme.
Place Vendôme est la suite de Code Delta (t. 1), Les Cités interdites (t. 2) et L’affaire Vladimir (t. 3), mais le roman peut se lire de manière autonome.

Adolescents

Capitaine Caval, Place Vendôme, Via Romana, 2014, 248 p., 12 €

Noëls de la Sainte Russie

Noëls de la Sainte Russie

Au pays des immenses forêts et des minuscules isbas cachées sous la neige, les contes de Noël sont une évidence. Tolstoï, Gogol, Tchékov, Chtchédrine, les plus célèbres écrivains russes ont emprunté aux traditions orales des babouchkas. Alors, quand Grand Père Gel rencontre Baba Yaga… tout devient possible !
Dans ce recueil de contes russes, les plus jeunes retrouveront « La Moufle » et la petite chienne « Katchanka ». Les plus âgés méditeront sur les bonnes actions du savetier Martin Avdiévitch. Les demoiselles se réjouiront de ne s’être jamais contemplées dans « Le Miroir déformant ». Quant aux plus audacieux, ils sauront bien affronter le diable pour récupérer la lune qu’il a impudemment volée la veille de Noël !

Dès 12 ans (ou plus jeune pour les contes qui se prêtent à une lecture à haute voix)

Noëls de la Sainte Russie, recueillis par Gérard Letailleur, avec une préface de Reynald Secher, Via Romana, 2014, 158 p., 16 €

Jean de La Varende, Surcouf

Jean de La Varende, Surcouf

« C’est un fameux corsaire… », chante-t-on autour des feux de camp. Et quel corsaire fut-il plus fameux que le malouin Robert Surcouf (1773–1827) ? Embarqué dès ses treize ans – il a fugué de son orphelinat en plein hiver -, Surcouf part pour les Indes, voyage à Madagascar et à Maurice. En 1795, il prend le commandement de L’Emilie, avec laquelle il réalise ses premiers abordages – il n’a pas 22 ans ! Ce n’est que le début d’aventures au parfum de sel, d’embruns… et de poudre.
Ce livre regroupe un grand nombre des écrits, parfois introuvables, de Jean La Varende sur Robert Surcouf. Surcouf, un nom « synonyme de courage, de bravoure, de dynamisme, d’héroïsme, mais aussi de présence d’esprit, d’habileté et d’ingéniosité, avec parfois un brin de roublardise », selon Patrick Delon, secrétaire général de l’association « Présence de La Varende », qui a rédigé la préface de ce recueil.

Adolescents

Jean de La Varende, Surcouf, préface de l’amiral Stanislas de La Motte, avant-propos de Patrick Delon, illustrations de Daniel Lordey, Via Romana, 2014, 112 p., 15 €

Arnaud de Cacqueray, L’agneau de Noël

Arnaud de Cacqueray, L’agneau de Noël

« Poupa, le petit ours courageux, et Touf-Touf, l’écureuil au panache léger », patinent sur l’étang gelé. « En riant, ils se laissent tomber sur les feuilles craquantes que couvre une fine dentelle de neige.
— Ce sera bientôt Noël, faisons notre crèche ! propose le petit écureuil.
— Nous inviterons les animaux du monde entier, décide Poupa. »
Et nos deux compères de sculpter les petits animaux, pendant que Soizinette, l’oie sauvage, part inviter les « vrais » animaux. Et voilà que surgit une délicate question de protocole : qui donc va être tout devant, à la première place ? Le lion, l’âne, la coccinelle, chacun fait valoir ses droits… Je vous laisse deviner quel modeste nouveau-né aura ce privilège.
Dans la belle série des aventures de Poupa, un conte de Noël parfaitement illustré par le pinceau naïf de Clémence d’Ogny

Dès 4 ans

Arnaud de Cacqueray, L’agneau de Noël, illustrations de Clémence d’Ogny, Via Romana, 36 p., 12 €

Arnaud de Cacqueray, Le fabuleux Noël du curé de Behuard

Arnaud de Cacqueray, Le fabuleux Noël du curé de Behuard

« Souvent, dans les crèches d’aujourd’hui, on place un vieux prêtre, petit santon en soutane qui regarde l’enfant divin. Le sculpteur l’a représenté avec un grand mouchoir qui symbolise son émotion. Mais connaissez-vous son histoire ? Elle date d’il y a bien longtemps, dans un tout petit village des bords de Loire qui se nomme Béhuard, village choisi cette année-là par saint Michel pour accueillir le Noël des anges. »
Dans ce joli conte de Noël, Arnaud de Cacqueray a le don de glisser, tout en douceur, du réalisme au merveilleux, de l’or des moissons à l’or du cortège des anges. On le savait depuis « La crèche de Poupa » et, à l’occasion de Pâques, avec « La petite cloche de Pommerit-le-Vicomte ».
A ceux qui n’ont pas encore ce santon dans leur crèche, rendez-vous leur est donné à la 33e foire aux santons de Sceaux (Hauts-de-Seine), du vendredi 6 au dimanche 8 décembre.

Dès 4 ans

Arnaud de Cacqueray, Le fabuleux Noël du curé de Behuard, illustrations de Daniel Lordey, Via Romana, 2013, 30 p., 12 €

 

Erkhes Erbs, La souris, la pie & le renard, conte des plaines de Mongolie

Erkhes Erbs, La souris, la pie & le renard, conte des plaines de Mongolie

« Bien loin, bien loin, au fond d’un bois, vivait une pie perchée sur un arbre, au bord de la rivière. » Elle venait de pondre « sept œufs aux couleurs douces et singulières », quand survint le renard. Comme partout, en Mongolie, le renard est rusé, hâbleur, menaçant – et le voici qui terrorise madame la pie… Sera-t-elle sauvée par la souris ? Un conte qui illustre comment il reste possible de résister à plus fort que soi : même si rien n’est gagné d’avance, à plusieurs, les petits ont toujours des chances de gagner. A eux de la saisir. Les illustrations de Takeshi Jonoo, dynamiques et colorées, accentuent avec un grand bonheur le rythme du récit venu tout droit des plaines de Mongolie.

Dès 4 ans

Erkhes Erbs, La souris, la pie & le renard, conte des plaines de Mongolie, illustrations de Takeshi Jonoo, Via Romana, 2013, 22 p., 12 €

 

Capitaine Caval, L’Affaire Vladimir

Capitaine Caval, L’Affaire Vladimir

« Comme pour chaque ronde, le sergent Flamme se mit à quatre pattes pour tenter de regarder par en dessous, dernière étape de sa recherche approfondie. Il fut immédiatement saisi par l’odeur et un instant son estomac se crispa. Il frissonna. Il ne pouvait pas s’y tromper. C’était une odeur de sang, si facilement reconnaissable et si difficile à décrire. » Du sang. Un accident ? Un assassinat ? Dans les locaux de l’état-major de l’Armée de terre, c’est l’effervescence. Et voilà notre pompier de service embarqué dans une affaire bien étrange, dont les ficelles semblent tirées par un certain colonel Vladimir. Celui-là même que Flamme a trouvé baignant dans son sang derrière une porte fermée. De la Syrie à la Russie, en passant par la Bretagne profonde, les événements se précipitent… Ces nouvelles aventures du sergent Flamme se lisent d’une traite : mystères, surprises et rebondissements à toutes les pages !

Dès 12 ans

Capitaine Caval, L’Affaire Vladimir, Via Romana, 2013, 258 p., 12 €
Voir les titres précédents :
Capitaine Caval, Sergent Flamme, Code Delta, illustrations de Daniel Lordey, Via Romana, 2012, 232 p., 9,90 €
Capitaine Caval, Les Cités interdites, Via Romana, 2012, 236 p., 12 €

Jacqueline Vidal, Le Royaume de Branwen

Jacqueline Vidal, Le Royaume de Branwen

D’où peuvent bien venir ces deux jeunes filles, trempées, gelées, en larmes et bien désemparées qui tentent de traverser la place de la Concorde un 15 décembre pas si ancien que cela ? Si je vous dis qu’elles se prénomment Passiflore et Opaline, qu’elles portent des dentelles, s’expriment dans une langue raffinée et se disent princesses du royaume de Branwen ? Poursuivies par Mara la sorcière, elles ont, « tout simplement », franchi une « porte entre deux mondes ». Le début d’une série d’aventures à moult rebondissements.
Quand il s’agit de « fantaisie urbaine », tout est possible, le meilleur comme le pire. Jacqueline Vidal a choisi le meilleur : s’inspirer des littératures celtiques, jouer l’humour et le décalage, situer son récit à Paris (et à Nogent) – et non dans des régions anglo-saxonnes de pacotille. Elle donne la parole à des personnages bien typés, chaleureux, enthousiastes, combatifs ou très méchants – mais des méchants d’une affligeante stupidité, à l’image des farfadets Pustule, Bubon et Comédon ou du vampire Aïoli. Reste à savoir ce que peut la magie face à la bravoure, au courage et au dévouement !

Dès 10 ans

Jacqueline Vidal, Le Royaume de Branwen, tome 1 : La lame runique, Via Romana, 2012, 215 p., 15 €

Noëls de Bulgarie

Noëls de Bulgarie

Un humble flocon de neige, une étoile aux cheveux d’or, un âne affamé – il est sûr que chaque Bulgare en a vu mille et cent dans sa vie. Quoi de plus naturel alors de les mettre en scène, la nuit de Noël, autour de la crèche ? Contes religieux de la lumière, du gel, ou d’animaux, ces aventures enchantent par leur mise en valeur des coutumes gastronomiques et folkloriques du peuple bulgare. Elles ravivent ainsi de couleurs locales la joie universelle de cet instant de grâce attaché au solstice d’hiver au sein de la vieille Europe.
Les Bulgares, bien qu’ils soient orthodoxes, fêtent Noël le 24 et le 25 décembre, avec des pains décorés, du cochon, des poèmes et des chansons.

Dès 10 ans. A lire en famille aux plus jeunes.

Noëls de Bulgarie, présentés par Ivan Batalov, Via Romana, 2012, 96 p., 14 €

 

Jean de La Varende, Mes petits contes marins

Jean de La Varende, Mes petits contes marins

Qui mieux qu’un descendant des Vikings pouvait faire vivre, sur le même océan, de fiers officiers de la Royale, des pirates patibulaires, Charcot, Napoléon, Barberousse, un petit « bezot » du Pays d’Ouche, et quelques « barbus tannés » sous le regard admiratif des « dames de Bretagne ? Normand, Jean de La Varende l’était autant par son attachement à ses terres que par sa passion pour la mer. Passion dont il hérita de son grand-père, l’amiral Fleuriot de Langle, de plus admirable conteur.
A lire un soir de tempête !
Trente-quatre récits inédits, avec une préface de l’amiral Jean-Parc Brulez, un avant-propos de Patrick Delon et des illustrations de Daniel Lordey, peintre de l’Armée.

Adolescents, adultes

Jean de La Varende, Mes petits contes marins, Via Romana, 2012, 175 p., 16 €

Capitaine Caval, Les Cités interdites

Capitaine Caval, Les Cités interdites

Après le centre de secours de Montmartre et « Code Delta », le sergent Flamme découvre les dures réalités d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, le tristement célèbre 93, 9–3, voire 9 cube. Soldat du feu, certes, mais aussi moniteur de karaté et détective amateur, Flamme ne baisse ni les yeux ni les bras devant les caïds et les petites frappes qui mettent les cités en coupe réglée. Mis en danger, il aura besoin de toute sa lucidité et de tout son courage pour faire face à une incontrôlable explosion de violence. Un second volet aussi haletant que le premier, qui, sous couvert de fiction, fera découvrir les réalités de certaines banlieues à ceux qui ont la chance de vivre dans des régions ou des villes encore préservées. L’auteur a créé des personnages énergiques et positifs, généreux et émouvants, ce qui évite toute désespérance. Action !

Dès 11 ans

Capitaine Caval, Les Cités interdites, Via Romana, 2012, 236 p., 12 €