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Capitaine Caval, Confidentiel Défense

«  — On y va, dit Flamme en souriant.
Il mit le gyrophare en marche, appuya sur le bouton de l’interphone et annonça comme il se devait :
— Nous partons pour « personne ne répondant pas aux appels », boulevard Jourdan à la maison de l’Argentine. Nous prendrons le matériel de reconnaissance et de secours à victimes. Comme prévu.
Il se sentait excité par la présence du danger et l’idée de conduire cette opération en vrai afin de tromper la vigilance du catcheur. » En effet, cette intervention n’a pas exactement le but annoncé : il ne s’agit pas de secours, mais d’une couverture pour assister à une curieuse rencontre, pas vraiment officielle.
La France vient de passer le contrat du siècle mais le sort semble s’acharner sur les entreprises qui doivent le réaliser : vols, incendies, cyber attaques, compromission du secret de la défense nationale… Mais qui peut avoir intérêt à vouloir empêcher l’Argentine de se doter de la torpille française du futur ? Du sommet des échelles aux grands fonds sous-marins, le sergent Flamme va se heurter une nouvelle fois à la toute-puissante organisation Janus et sa recherche de la déstabilisation permanente, dans une course haletante contre des ennemis implacables et qui utilisent les technologies les plus en pointe.
Heureusement, il pourra compter sur Pascal, son vieux conducteur fidèle et courageux, et sur Sylvain, l’inspecteur de la mystérieuse direction du renseignement et de la sécurité de la défense. Mais trouvera-t-il le temps au milieu de tous ces rebondissements de répondre à la lettre d’Alice ?
Le capitaine Caval nous livre ici un nouveau polar pompier illustrant de manière passionnante la guerre discrète et silencieuse que les puissances économiques se livrent entre elles pour défendre leurs intérêts et nous fait découvrir le rôle capital qu’y joue le plus discret des services secrets.
Père de famille, le capitaine Caval a été officier à la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Adolescents

Capitaine Caval, Confidentiel Défense, Via Romana, 2020, 316 p., 12 € — Imprimé en France
Dans la même série Sergent Flamme, le soldat pompier de la BSPP :
Code Delta
Les Cités interdites
L’Affaire Vladimir
Place Vendôme
Feu sacré

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Provence

« Réveillez-vous, bergers tendez l’oreille,
Ouvrez les yeux : tout le ciel est en feu !
A la clarté du firmament qui brille ;
Le fils de Dieu est né cette nuit.
Jamais annonce plus belle n’aura plus beau matin. »
Ainsi chante le chœur invisible des anges au lever du rideau. Car cette Pastorale provençale est un véritable spectacle, ou plus exactement un « Mystère » traditionnel. Rédigée au XIXe siècle par Antoine Maurel (1815–1897), cette Pastorale se joue encore à la Noël, en français (comme ici), ou en provençal.
C’est le texte le plus important de ce recueil consacré aux plus beaux Noëls de Provence. On y retrouvera donc avec plaisir des textes de Frédéric Mistral et d’Alphonse Daudet, de moins célèbres et même de charmants poèmes anonymes, «  du temps que les pâtres chantaient ». Alors, pourquoi ne pas s’aider de ses merveilleux Noëls pour préparer un spectacle familial ou scolaire, à jouer devant la crèche ?

Dès 12 ans et pour toute la famille

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Provence, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2019, 270 p., 19 € — Imprimé en France

Gérard Letailleur, Si le Mont-Saint-Michel m’était conté

Gérard Letailleur, Si le Mont-Saint-Michel m’était conté

Oubliez pour un instant la foule bigarrée et bruyante qui se presse au pied du Mont ou, mieux, visitez le Mont un jour d’hiver, en semaine – et écoutez-le chanter de toutes ses pierres…  A moins que vous n’ayez préféré venir à pied par la baie, comme les pèlerins du temps jadis. Le Mont-Saint-Michel reste aujourd’hui la plus belle abbaye du monde, telle que l’ont bâtie la ferveur des hommes depuis le premier ermitage d’Aubert, au VIIIe siècle – et même avant, quand, dit-on, les druides y célébraient à Bélénos. Gérard Letailleur s’est inspiré des Chroniques de Dom Jean Huynes (XVIIe siècle), de la tradition orale et de quelques récits plus modernes pour réunir ces trente contes. Le saint Archange en est souvent le héros, mais vous y rencontrerez aussi moines, duc et diable, demoiselles et pauvres gens, et même un turbot et des hirondelles. A lire au pied du Mont, en attendant une omelette ou au coin du feu.

Adolescents – ou à lire en famille à voix haute

Gérard Letailleur, Si le Mont-Saint-Michel m’était conté, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2018, 168 p., 19 € — Imprimé en France

Arnaud de Cacqueray, La bobine de Caroline

Arnaud de Cacqueray, La bobine de Caroline

Ce soir, Caroline est seule au fond de son lit. Ses parents sont partis à la messe de minuit ; elle a eu beau promettre de rester sage, comment résister à l’envie « de voir enfin le petit Jésus descendre par la cheminée pour remplir les souliers disposés dans le salon, juste devant la jolie crèche » ? Et… le voilà, fort occupé et ignorant la fillette qui l’espionne, cachée derrière le rideau. Disons plutôt qu’il fait semblant de ne pas la voir… Impatiente, notre Caroline remonte se coucher avec, dans les mains, un petit paquet à son nom. Or de ce petit paquet dépasse un ruban rouge. En le dévidant, Caroline accélère le déroulement du temps. Impossible de résister… Arnaud de Cacqueray joue ici avec les inquiétudes des enfants qui se savent pris en faute : l’Enfant Jésus veille, certes, mais il faut attendre la fin du conte pour qu’il pardonne à Caroline –l’alerte a été chaude !

Dès 6 ans

Arnaud de Cacqueray, La bobine de Caroline, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2018, 26 p., 9 € — Imprimé en Europe

Michel Bernard Cartron, A Paris, sur le pas des rois

Michel Bernard Cartron, A Paris, sur le pas des rois

Des thermes de Cluny à la crypte archéologique aménagée sous le parvis de Notre-Dame, la première promenade historique proposée dans cet ouvrage nous parle d’un « Paris avant Paris ». Le premier roi évoqué est Clovis (2e promenade), qui nous invite à parcourir la montagne Sainte-Geneviève à la recherche d’indices encore bien minces. Il faut attendre Saint Louis (6e promenade) pour découvrir les inestimables joyaux que sont les vitraux de la Sainte-Chapelle, la Conciergerie et les si célèbres monuments des deux îles. De siècle en siècle, de roi en roi et d’arrondissement en arrondissement, ce guide de Paris nous mène jusqu’au Paris de Louis-Philippe (13e promenade), du Palais Royal aux passages, ancêtres de nos galeries marchandes. Quel que soit le quartier de Paris que vous souhaitez faire découvrir à des adolescents, ce guide vous sera bien utile pour dénicher des lieux un tant soit peu secrets ou conter des anecdotes passionnantes mises en valeur par Michel Bernard Cartron, un historien qui arpente Paris, rue après rue.

Pour les parents et autres adultes

Michel Bernard Cartron, A Paris, sur le pas des rois, Via Romana, 2018, 308 p., 19 €

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Bretagne

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Bretagne

Merveilleuse, la nuit de Noël l’est particulièrement en Bretagne, où les contes celtes ont nourri le légendaire chrétien. Les pierres levées cachent des trésors, les animaux parlent, le diable se fait sabotier, les bûches flambent dans l’âtre, les chanteurs de chansons rivalisent d’imagination…

Thibaud Dubois a recueilli des contes auprès d’auteurs aussi célèbres qu’Anatole Le Braz, Emile Souvestre, Charles Le Goffic, sans oublier les deux Théodore – Botrel et Hersart de la Villemarqué. Quelques-uns de ses contes, « mis au propre » au XIXe siècle, nous rappellent aussi que la Bretagne était fort pauvre, que le médecin ne venait pas toujours au chevet des enfants malades et que certaines tables étaient bien maigres – une manière aussi de rappeler que Noël est une fête où l’on partage avec les plus démunis, qui sont parfois plus près de soi qu’on le pense.

Adolescents — A lire en famille à la veillée

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Bretagne, illustrations de Françoise Pichard, préface de Bernard Rio, 2017, Via Romana, 252 p., 19 €

Capitaine Caval, Feu sacré

Capitaine Caval, Feu sacré

« Dans la radio, le chef de corps du groupement annonça qu’il prenait le commandement des opérations de secours. Il donna les axes logistiques : accès des véhicules par la rue Lamarck, évacuation des victimes par la rue Lepic, point de concentration des vecteurs de secours à victimes sur l’esplanade du Sacré-Cœur, zone de déploiement initial sur la rue Caulaincourt (« juste devant son studio ! » pensa Flamme)… Le bilan provisoire était déjà de onze morts et de plusieurs dizaines de blessés dont de nombreux enfants. […] la France venait d’être frappée une nouvelle fois par un attentat des plus meurtriers, au cœur de la capitale, dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. » Une nouvelle aventure pour Flamme, jeune sergent à la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris, une aventure qui va le mener de Paris à Rome, sur les traces de personnages étranges et dangereux. Services secrets contre sociétés secrètes, la lutte sera rude !
Père de famille, le capitaine Caval a été officier à la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris qu’il a servie notamment en banlieue difficile.

Adolescents

Capitaine Caval, Feu sacré, Via Romana, 2017, 288 p., 12 €
Pour retrouver le sergent Flamme dans ses aventures précédentes :
Code Delta
Les Cités interdites
L’Affaire Vladimir
Place Vendôme

Pâques de la Sainte Russie, contes

Pâques de la Sainte Russie, contes

Moujiks et barines, fils de tsar ou popes, tous, au matin de Pâques, regardent le monde avec des yeux neufs, ceux d’une fraternité retrouvée, sous les ors des ornements sacerdotaux de la liturgie orthodoxe. Contes païens – comme les célébrissimes « Oiseau de feu » ou le « Kolobok » – et contes à consonance plus religieuse – tels « Le Petit Cierge » ou « Le Poisson de Notre Seigneur » – rivalisent de fantaisie et de naïveté pour nous faire pénétrer le sens profond de l’imaginaire slave. Gérard Letailleur a sélectionné les plus belles versions de ces contes, qui portent ici la signature d’écrivains exceptionnels : Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, Anton Tchékhov, Alexandre Kouprine ou Fédor Dostoïevski. Parce que les contes ne sont pas l’apanage de la seule fête de Noël, prenez plaisir à les lire en famille, au coin du feu si l’hiver se prolonge, ou sous la tonnelle si le printemps s’est déjà annoncé. N’oubliez ni les œufs peints, ni la brioche pascale !

Pour toute la famille

Pâques de la Sainte Russie, contes recueillis par Gérard Letailleur, Via Romana, 2017, 200 p., 19 €

Jean de La Varende, Contes des plaines et des bois

Jean de La Varende, Contes des plaines et des bois

La Normandie est riche de forêts : Écouves, Perseigne et Bellême pour n’en citer que quelques-unes. Jean de La Varende (1887–1959), gentilhomme campagnard, évoque ici les chevaux, les chiens, la chasse à courre… Sans oublier la plaine grasse des labours d’automne d’où jaillissent les vols de l’alouette et de la perdrix rouge et les grands lièvres hauts sur jarrets qui s’ensauvent droit devant et que le regard poursuit jusqu’à la ligne de l’horizon. Dans ces Contes des plaines et des bois, l’auteur évoque ses souvenirs de jeunesse, les vieilles demeures où vivaient des personnages originaux et hauts en couleur qu’il a rencontrés durant sa vie à la campagne. Il nous fait partager son respect et son amour de la Nature et considère la chasse comme une école d’endurance et de courage, souvent même comme un certain art de vivre. A lire au coin du feu !

Adolescents – chasseurs ou fins naturalistes

Jean de La Varende, Contes des plaines et des bois, Via Romana, 176 p., 19 €

Arnaud de Cacqueray, Le gardien de Noël

Arnaud de Cacqueray, Le gardien de Noël

« Le petit Henri Kerzuel vivait dans un phare depuis qu’il était tout petit. […] Il aimait ses escaliers interminables faiblement éclairés de minces meurtrières. Il vivait au rythme des marées. » Alors, quand son père criait « Voile en vue ! », il le rejoignait vite tout là-haut pour l’aider à actionner la lanterne et la sirène qui aidaient les marins à trouver l’entrée de la passe. N’oublions pas que toutes ces manœuvres se faisaient à la main, dans le froid, la nuit et le vent. Or, un soir de Noël, ses parents trouvèrent Henri trop malade pour les accompagner à la messe de minuit. Seul dans le phare, le garçonnet entend bientôt le carillon d’un terre-neuvier aux prises avec la tempête. Et quelle tempête…
Fidèle à son rendez-vous de Noël, Arnaud de Cacqueray livre ici un nouveau conte, aux saveurs bien bretonnes, sous la haute vigilance d’un ange gardien – lequel se retrouvera au sommet du phare placé dans la crèche du village. Les illustrations de Françoise Pichard sont pleines d’énergie et donnent encore plus de relief à ce conte de Noël. Une belle lecture familiale.

Dès 7 ans

Arnaud de Cacqueray, Le gardien de Noël, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2016, 32 p., 12 €

Arnaud de Cacqueray, La femme au berceau

Arnaud de Cacqueray, La femme au berceau

Quel est donc ce menuisier qui, dans son atelier de Bethléem, a fabriqué pour sa douce épouse un si beau berceau ? Et pourquoi donc ne vient-il pas s’y blottir, l’enfant tant attendu ? Car « le temps passa sans leur donner d’enfant. Le berceau vide dormait dans la pénombre d’une chambre fermée. Une araignée mêlait sa toile aux dentelles de Galilée. » Bien triste début pour un conte de Noël… Mais il faut bien un peu de tristesse pour mieux comprendre la joie qui vient, alors que l’ange annonce la naissance du Sauveur. Quant à la joie du menuisier et de son épouse, à qui la Vierge Marie annonce qu’elle sera mère… Ne comptez pas sur moi pour dévoiler le prénom du « capitaine enfant [qui] dort dans sa barque légère » et « tient dans sa main un morceau de dentelle comme un pont invisible qui relie Ciel et Terre ».
Fidèlement, Arnaud de Cacqueray nous livre, cette année encore, un conte de Noël familial poétique et tendre. Il est joliment illustré, avec une naïveté toute biblique, par les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux.

Dès 4 ans et pour toute la famille

Arnaud de Cacqueray, La femme au berceau, Via Romana, 2015, 30 p., 12 €

Marie-Joséphine Strich, La Comtesse de Ségur : un destin romanesque

Marie-Joséphine Strich, La Comtesse de Ségur : un destin romanesque

« Les deux épisodes qui ont choqué votre correcteur sont ‘historiques’, avec la variante que ce n’était pas une belle-mère mais une mère qui élevait ainsi sa fille et que j’aurais pu en citer d’autres plus cruels encore. Je renvoie donc à l’impression l’épreuve, revue, endommagée et diminuée et j’attends les suivantes dans l’humble attitude d’un ballon crevé. » Cet auteur indigné, qui envoie cette missive à son éditeur – Hachette, rien de moins – en mars 1858 n’est autre que la Comtesse de Ségur, née Rostopchine. La fameuse abominable belle-mère, c’est bien entendu Mme Fichini, la marâtre absolue.
Marie-Joséphine Strich raconte ici avec beaucoup de brio la vie fascinante de Sophie de Ségur, dont l’activité tardive d’écrivain a occulté une existence des plus romanesques. Nous la suivons d’abord dans la Russie de 1799 à 1817 ; puis à Paris, où la jeune Sophie épouse un neveu de l’aide de camp de Napoléon ; enfin aux Nouettes, son domaine normand, où viendront s’ébattre des fillettes prénommées Camille, Madeleine et Marguerite. Grand-mère en dentelles ou femme moderne ? A coup sûr un véritable écrivain, pionnière de la littérature de jeunesse.

Pour adultes

Marie-Joséphine Strich, La Comtesse de Ségur : un destin romanesque, Via Romana, 2015, 134 p., 16 €