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Père Castor

Jane Ormes, Cache-cache ! Forêt

« Voici maman renarde. Et voilà papa renard. Qui se cache juste derrière ? » Soulevons le petit Volet… « 3 renardeaux ! ». Au fil des pages, voici les ours, les lapins et les cerfs. Les petits seront attirés par les couleurs vives et les silhouettes très lisibles des animaux comme des arbres de la forêt, traités de manière naïve, assez seventies par Jane Ormes.

Tout-petits

Jane Ormes, Cache-cache ! Forêt, Père Castor, coll. « Cache-cache ! », 2020, 12 p. avec rabats, 10 €

Adeline Ruel, Les oiseaux de mon jardin

« La mésange mange des insectes en été et des graines en hiver. Elle aime faire son nid dans les nichoirs des jardins. » Voici le portrait de la mésange charbonnière, avec sa tête et son poitrail noirs, et celui de la mésange bleue, chapeautée de ce joli bleu, avec son masque noir. Cet album présente, avec des dessins très précis, le moineau, la mésange, la tourterelle, la pie et l’hirondelle. Sont-ils tous venus dans votre jardin ? L’hirondelle aussi ? Alors, c’est le printemps ! Cessez de les nourrir mais n’oubliez pas de les abreuver par temps sec.

Dès 3 ans

Adeline Ruel, Les oiseaux de mon jardin, Flammarion, Père Castor, 2020, 12 p., 9,50 €

3 Histoires de Pâques

Ce printemps, le Père Castor réédite trois contes de Pâques en un seul et bel album. « Le premier œuf de Pâques » (2010), sous la plume de Zemanel et le pinceau d’Amélie Dufour, raconte pourquoi les œufs de Pâques sont décorés. Et si cela était dû à la maladresse – et à la ténacité — de Poulette, qui tient absolument à montrer son premier œuf à la reine des poules ? Le même duo raconte les mésaventures de « Trois Petits Lapins » (2019) qui, à force d’explorer des lieux interdits, se trouvent enfermés dans un clapier. Anne Fronsaq, elle, a repris la fable de « la Petite Poule rouge » (que je connaissais rousse…). Le chat, le canard, l’oie et le dindon, croqués avec humour par Madeleine Brunelet, lui refusent leur aide pour cultiver son blé ? À leur aise. Mais quand il s’agit de déguster la brioche sortie du four, les paresseux se trouvèrent bien punis !

Dès 3 ans

3 Histoires de Pâques, Père Castor, Flammarion, 2020, 80 p., 8 € — Imprimé en Chine

D’après les frères Grimm, Le loup et les sept chevreaux

« Il était une fois une maman chèvre qui avait sept petits. Un jour, elle voulut aller faire des provisions.
Elle rassembla ses chevreaux et leur dit :
— Pendant mon absence, méfiez-vous du loup ! C’est un coquin qui pourrait se déguiser pour vous tromper. »
Si Maman chèvre est une maman moderne, en pantalon (petit détail qui ne change rien à l’histoire !), les ruses du loup sont toujours les mêmes : de la craie pour adoucir sa voix (beurk !), de la farine pour blanchir sa patte… Quant au petit dernier, il se cache toujours dans le ventre de l’horloge et aide sa maman à délivrer frères et soeurs. Une adaptation fidèle du conte, facile à lire à haute voix, des dessins simples (mais pas simplistes) d’Olivier Latyk, une couverture cartonnée et du papier épais et résistant : longue vie à maman chèvre et à ses chevreaux, qui, les émotions passées, profiteront du jardin pour gambader et lire – d’autres contes de Grimm ?

Dès 2 ans

D’après les frères Grimm, Le loup et les sept chevreaux, illustrations d’Olivier Latyk, adaptation d’Anne Kalicky, Père Castor, coll. « Les petits contes du Père Castor », 2019, 24 p., 5,95 €.

Anne-Marie Chapouton, La grosse noix

Anne-Marie Chapouton, La grosse noix

« Un jour, comme ça, tout d’un coup, quelque chose dégringole, roule, roule, roule… et s’arrête au milieu du chemin. » Une énorme noix, une noix gigantesque ! Tour à tour, l’écureuil, le lapin, le singe et l’ours tentent mille stratagèmes pour l’ouvrir – mais les gourmands ne sont pas très malins. Jusqu’à ce que la pie « frappe sur la noix trois petits coups de bec : Toc toc toc ! Alors… on voit quelque chose bouger. » Ce quelque chose est en fait… quelqu’un, un petit ver qui habite dans la noix. Et il n’y vit pas seul ! Un conte malicieux, rythmé, au langage savoureux un tantinet décalé (« nom d’une peste ! », « que je vous l’escagasse »…), pour une fin très morale.
Après avoir suivi une formation d’Arts Appliqués à Nîmes, Crescence Bouvarel, DMA (diplôme des métiers d’art) en poche, a travaillé chez un imprimeur taille-doucier avant de se consacrer à l’édition jeunesse. Ses animaux très expressifs feront rire les petits coquins !

Dès 4 ans

Anne-Marie Chapouton, La grosse noix, illustrations de Crescence Bouvarel, Père Castor, 2019, 32 p., 5,25 € — Réédition du conte paru en 1990 ; nouvelles illustrations. Imprimé en République tchèque.

Père Castor, Histoires de toujours

Père Castor, Histoires de toujours

« Près du bois, il y a un jardin.
Dans ce jardin, il y a une maison :
c’est la maison de Poulerousse. »
Qui ne connaît par cœur cette belle histoire d’amitié entre la poule et la tourterelle ? Combien de générations, depuis 1956, ont tremblé devant les ruses de Renard ? Poulerousse est une des quinze histoires les plus classiques éditées par le Père Castor reprises dans cet album. La plus ancienne est Michka (1941) ; la plus récente, La Vache Amélie (1977). Des classiques indémodables dans une belle présentation cartonnée.

Dès 3 ans

Histoires de toujours, Père Castor, 2018, 128 p., 20 € — Imprimé en Espagne

Magdalena et Isabelle Maroger, Vite, vite !

Magdalena et Isabelle Maroger, Vite, vite !

«  — Vite vite, debout !
— Attends Maman, je cherche mon doudou », répond le petit bonhomme mal réveillé. Vite, vite, boire son chocolat, se débarbouiller, s’habiller, se chausser… bref, chaque matin, pour Maman, c’est la course – ce qui ne convient pas du tout à son rejeton. Jusqu’au coup de frein et au regard furibard du cycliste que Maman n’a pas vu venir… Une Maman qui va enfin faire une pause pour tenter de répondre à cette question existentielle : « Maman, pourquoi les gens courent ? »
Un album aux dessins aussi dynamiques et colorés que tendres inspirés par un charmant petit Arsène, si l’on en croit Isabelle Maroger sur son blog.

De 3 à 5 ans

Magdalena, Vite, vite !, illustrations d’Isabelle Maroger, Père Castor, 2018, 32 p., 12,50 € — Imprimé au Portugal.

Kochka, Le Joueur de flûte de Hamelin, d’après les frères Grimm

Kochka, Le Joueur de flûte de Hamelin, d’après les frères Grimm

« Il était une fois une petite ville d’Allemagne, Hamelin, où les habitants étaient si avares qu’ils comptaient toutes leurs dépenses. » Jusqu’à chasser les chats, bien inutiles à nourrir. Inutiles ? Voire. Car les rats, sans prédateurs, prennent possession de la ville. Un matin, « un étranger à l’allure joyeuse » se présente devant le maire. « Contre mille pièces d’or, je vous libère. Plus un rat ! ». Marché conclu. Un air de flûte magique plus tard, les rats ont déguerpi. Sans doute était-ce cher payé pour un simple air de flûte, et les bourgeois de protester… et de ne pas honorer leur promesse. La fin du conte est connue : d’un air de flûte, le musicien entraîne les enfants de Hamelin, jusqu’au plus profond de la montagne. Kochka donne ici une adaptation très pertinente du conte : la cause de tous les malheurs n’est pas due à l’invasion des rats, mais bien à l’avarice première des adultes, dont le châtiment est terrible : la perte de leur descendance. Les illustrations d’Aline Bureau s’inspirent notamment des célèbres paysages d’hiver de Brueghel Le Vieux et de Brueghel Le Jeune. Un album à raconter, mais aussi à méditer.

Dès 5 ans

Kochka, Le Joueur de flûte de Hamelin, d’après les frères Grimm, illustré par Aline Bureau, Père Castor, 2015, 13,50 €

Christophe Faveau et Isabelle Stoufflet, Recettes pour marmitons de 7 à 10 ans

Christophe Faveau et Isabelle Stoufflet, Recettes pour marmitons de 7 à 10 ans

Le menu de dimanche prochain ? Ce sera guacamole, curry minute et crumble de pommes. Le tout cuisiné par nos chères têtes blondes ! Et s’ils invitent leurs petits amis à goûter ? Prévoyez de ne plus retrouver ni œufs, ni farine ni beurre dans vos réserves et encore moins de sucre… car ils auront préparé croissants de lune et financiers.
Après avoir réuni ingrédients et ustensiles, et vérifié le temps de préparation et le niveau de difficulté, il n’y a plus qu’à suivre les étapes de chaque recette pour réaliser un plat succulent. Les illustrations gaies et colorées sont très informatives et aident à visualiser les gestes à effectuer pour couper, mélanger, verser ou démouler – sous la surveillance d’un adulte. Bon appétit !

Dès 7 ans

Christophe Faveau et Isabelle Stoufflet, Recettes pour marmitons de 7 à 10 ans, Père Castor, Flammarion, 2014, 96 p., 15 €

 

Françoise Rachmuhl, Dieux et Déesses de la mythologie grecque

Françoise Rachmuhl, Dieux et Déesses de la mythologie grecque

Nous sommes en Crète, plus précisément devant une grotte habitée par des nymphes. Une jeune mère, qui n’est autre que Rhéa, se lamente : « Que se passera-t-il si l’enfant fait du bruit ? Un bébé, ça gazouille, ça pleure, ça rit… Son père risque de l’entendre : Cronos a l’ouïe fine.
— Eh bien, nous appellerons les Curètes, ces jeunes guerriers chargés de défendre le pays. Quand ils frappent leur bouclier de leur lance, en tapant du pied et en chantant des hymnes, leur vacarme peut couvrir n’importe quels cris.
Rhéa remercia les nymphes, se pencha sur son fil s et l’embrassa une dernière fois : Zeus s’était endormi, l’air satisfait, une goutte de lait perlant au coin de la bouche. » Il vient de téter le lait de la chèvre Amalthée !
Françoise Rachmuhl, à qui l’on doit de nombreux albums de contes, présente dans cet album les douze dieux et déesses de l’Olympe, dans une langue simple et dynamique. Après avoir détaillé les attributs de chaque dieu et brossé leur portrait, elle narre leurs aventures les plus célèbres. Un arbre généalogique permet de s’y retrouver car, sur l’Olympe, la fidélité conjugale n’est pas toujours au rendez-vous ! Les illustrations de Charlotte Gastaut reprennent quelques traits des figures antiques : grands yeux « de génisse » (voir Homère !), nez… grecs, couronnes d’olivier et de pampres, drapés et nudités pudiques. Très animés, très colorés, teintés ici d’humour, là de colère ou d’inquiétude, ses dessins donnent à l’album les couleurs de l’éternelle jeunesse.

Dès 6 ans

Françoise Rachmuhl, Dieux et Déesses de la mythologie grecque, illustrations de Charlotte Gastaut, Flammarion, Père Castor, 2013, 64 p., 15 €

« Vous savez que les perdreaux vont par bandes et nichent ensemble au creux des sillons pour s’élever à la moindre alerte, éparpillés dans la volée comme une poignée de grains qu’on sème. » Vous savez, vous ? Ce que sont des « sillons », une « volée », une « poignée de grains qu’on sème » ? Et si vous ne le saviez pas, pauvres que vous êtes, cette superbe phrase ne vous a‑t-elle pas laissé entendre la joie de vivre d’une innocente « compagnie » de perdreaux ? Une gaieté mise à mal par cet événement inquiétant qu’est la « fameuse ouverture de la chasse ». Rouget, jeune perdreau de l’année, va suivre un « vieux coq très malin », qui l’aidera à déjouer les pièges des chasseurs. Une magnifique promenade automnale ! Un album du Père Castor à retrouver dans les brocantes et chez les bouquinistes car il n’a pas été réédité depuis plusieurs décennies.

Dès 6 ans

Alphonse Daudet, Les émotions d’un perdreau rouge, images d’André Pec, Père Castor, 1948, 24 p. En brocante.