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La Reine des neiges

Hans-Christian Andersen, La Reine des neiges

Hans-Christian Andersen, La Reine des neiges

« Car c’était un méchant troll ; c’était un des pires, c’était ‘le diable’. Un jour, il était de très bonne humeur, parce qu’il avait fabriqué un miroir ; et ce miroir avait cette propriété que tout le bon et le beau qui s’y réfléchissait s’y réduisait à presque rien. » Alors, lorsque ce miroir se casse et qu’un éclat entre dans l’œil du pauvre Kay… Toutes vos forces ne seront pas de trop pour soutenir son amie Gerda et éviter que les deux enfants ne se gèlent le cœur.
Le texte intégral, le vrai de vrai, à lire ou relire. Avant ou à la place du film ? A vous de juger… Mais ils ont dû prendre un éclat de miroir dans l’œil, chez Disney : leur nouvelle « Reine des neiges » (Frozen en anglais) se moque éperdument du texte d’Andersen. A ce niveau-là, ce n’est plus de l’adaptation, c’est du vol !

Dès 8 ans

Hans-Christian Andersen, La Reine des neiges, Folio Junior, 2013, 96 p., 4 €

Andersen, La Reine des neiges

Andersen, La Reine des neiges

Dans le miroir fabriqué par le diable, « les plus beaux paysages devenaient des épinards cuits et les plus jolies personnes semblaient laides à faire peur ». Le diable trouve ça très amusant. Le jeune lecteur aussi, généralement. Mais il ne va pas rire longtemps… Car le jour où le miroir se brise, ses milliards d’éclats font bien des dégâts. Notamment dans le cœur du jeune Kay, que sa bonne amie Gerda n’a de cesse de ramener dans le jardin de roses. Mais que d’épreuves à traverser pour tirer le jeune garçon des griffes glacées de la reine des neiges !
Et voici les derniers mots du conte : « Ils étaient assis là, tous deux, adultes et cependant enfants, enfants par le cœur… C’était l’été, le doux été béni. »
Si vous craignez d’être la proie d’un des minuscules éclats de ce miroir, extirpez-le vite de votre cœur avant de lire le conte à un enfant. Un conte pour grandir, pour ressentir le besoin vital de poésie et pour s’initier à l’éternel retour, sous le regard bienveillant des anges.
Edmond Dulac (1882–1953), moins connu qu’Arthur Rackham, illustra de nombreuses éditions de luxe avant de concevoir des timbres-poste.

 Dès 8 ans

Andersen, La Reine des neiges, illustrations d’Edmond Dulac, Corentin, 2011, 80 p., 12,20 €. Texte intégral. Réédition de 1911. Epuisé en 2018.