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la joie de lire

Corinna Bille, Marietta, l’ours et le cavalier vert

Une marionnette qui s’ennuie, un ours en peluche rose qui rêve d’aventures, un minuscule cavalier vert et son cheval retrouvés lors d’un déménagement, une danseuse lilliputienne amoureuse d’une marionnette – d’une autre marionnette… , un petit singe décidé à courir le monde : les cinq nouvelles de ce recueil se passent toutes à la frontière du monde des jouets et du « vrai » monde. Cousins du Casse-Noisette de Hoffmann, nos jouets sont néanmoins… très suisses. Ils évoluent dans un décor de montagnes et de grandes personnes assez raisonnables, et rivalisent d’imagination pour s’évader. Quelle belle image que la métamorphose de la petite danseuse en une libellule ! Corinna Bille prend le temps de croquer paysages et intérieurs, sentiments et sensations, avec des mots simples qui vont droit au cœur. Idéal pour prolonger la magie de Noël !

Dès 5 ans (pour être lu) et dès 8 ans (pour lire tout seul)

Corinna Bille, Marietta, l’ours et le cavalier vert, illustrations de Mirjana Farkas, La Joie de lire, coll. « La petite bibliothèque de S. Corinna Bille », 2019, 40 p., 14,90 €

S. Corinna Bille, Petits Contes de Noël

« J’aimais beaucoup la maison de ma grand-mère. C’était une drôle de maison tellement pleine de choses qu’il n’y avait plus place pour un seul grain de poussière, disait-elle. Mais j’aimais par-dessus tout la crèche de verre. » A force de la regarder de loin, puis de (trop) près, voilà que la fillette « toucha la vitre qui vola en éclats. Complètement abasourdie, » elle se retrouva… dans la crèche, à s’entretenir avec Joseph et Marie. Ou n’est-elle que tombée de la chaise ? De ces neuf petits contes de Noël se dégage une douce nostalgie : en hiver, il fait froid, on peut tomber malade, attendre la neige ou se perdre dans la nuit. On peut aussi rêver de ne plus être seul, ou ne pas vouloir rester dans son carton comme cette si belle poupée. Et sous la plume de Corinna Bille (1912–1979), même le Père Noël photographe des grands magasins a droit à notre bienveillance… Certains contes se prêteront fort bien à une lecture à voix haute devant la cheminée.

Dès 12 ans –certains contes sont à lire à voix haute en famille

Corinna Bille, Petits Contes de Noël, illustrations de Hannes Binder, La Joie de Lire, coll. « La petite bibliothèque de S. Corinna Bille », 78 p., 14,90 € — Imprimé en Lettonie

 

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse

Une famille suisse – le père, la mère Katharina et leurs quatre fils (Fritz, Ernst, Jack et Franz) – s’échoue sur une île déserte ; ils en sont si sûrs qu’ils n’iront d’ailleurs jamais à la rencontre d’éventuels habitants. Seuls survivants d’un naufrage, ils parviennent à sauver un certain nombre d’animaux et d’objets de l’épave. Ils vont vivre de chasse, de pêche et de cueillette, mais aussi domestiquer des animaux sauvages, cultiver des champs et construire toutes sortes d’outils, de bateaux et de cabanes. Ils vont aussi devoir affronter des animaux dangereux – boa, lion, tigre, ours… bref, une faune digne d’un parc zoologique ! Au fil des années, ils font de cette île sauvage un petit paradis. Repartiront-ils pour la Suisse quand un navire accostera ?
Johann David Wyss, un pasteur bernois, a imaginé cette « robinsonnade » pour ses quatre fils en 1812 avec des vues très didactiques : raison, sagesse, habileté, courage, travail sont des qualités essentielles à la survie.
Peter Stamm a remarquablement adapté (et raccourci) ce récit pour les jeunes lecteurs actuels : je vous défie de trouver les rares passages qu’il a ajoutés ! Les illustrations à la carte à gratter d’Hannes Binder enflammeront l’imagination du lecteur. Lequel n’aura de cesse de construire une cabane au fond du jardin !
Pour la petite histoire, les sous-titres de ce roman ont varié avec les éditions, ce qui donne Le Robinson suisse « ou l’histoire d’une famille suisse naufragée », ou « Journal d’un père de famille naufragé avec ses enfants »… voire « ou Le Prédicateur suisse naufragé et sa famille ». Tout un programme ! Pour lire un extrait, c’est ici.

Dès 12 ans

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse, illustrations de Hannes Binder, La Joie de Lire, coll. « Encrages », 2017, 256 p., 16,50 €. Traduit de l’allemand.

 

Blaise Hofmann, Jour de fête – Fête des Vignerons

« Lève-toi ! Pour les gestes du passé !
Lève-toi ! Pour ces restes de sacré !
Lève-toi ! Pour le vin et ses promesses !
Lève-toi ! Pour le vent de la jeunesse !
Quelle folie.
Au pas de course, je quitte la scène entourée de mon essaim de Coccinelles et de Papillons. On se demande tous comment on a pu passer de la pitoyable répétition de la veille au spectacle de ce soir. C’est peut-être cela, la magie de la Fête. »
La Fête, avec une majuscule, c’est la Fête des Vignerons, qui aura lieu cette année à Vevey, en Suisse, du 18 juillet au 11 août. Une fête qui a lieu depuis 1797, mais cinq fois par siècle seulement. Blaise Hofmann, qui est l’un des librettistes de la Fête des Vignerons 2019, se met ici dans la peau de Jeanne, 11 ans, fille de vignerons et figurante dans le spectacle. Avec simplicité, émotion et humour, il rend hommage aux traditions enracinées, au terroir, à la vigne et aux savoir-faire des vignerons du Lavaux, réunis dans leur Confrérie. Les illustrations de Fanny Dreyer éclatent de joie et de lumière, jouant de la mise en page pour nous entraîner au cœur de la fête à la suite de la petite Jeanne.

Dès 8 ans

Blaise Hofmann, Jour de fête – Fête des Vignerons, illustrations de Fanny Dreyer, La Joie de Lire, 2019, 150 p., 19,90 € — Imprimé en Lettonie

Corinna Bille, Maisons, villes et chemins

Corinna Bille, Maisons, villes et chemins

Des livres qui parlent, un bébé qui sourit en haut d’une tour, une fillette qui rêve d’entrer dans un jardin mystérieux… Puis un violon de verre qui réveille la grisaille des âmes, une fillette (une autre) qui jette ses poupées par la fenêtre, un « garçon vêtu de noir dans un paysage blanc », un drôle de bonhomme qui descend de son gratte-ciel sur une escarpolette, une « maison musique » – et une « dame qui voulait redevenir enfant » — voilà où nous mène la fantaisie de Corinna Bille (1912–1979), dans ce recueil de neuf nouvelles. Secrets, merveilles, mystères, telles sont les étoffes avec lesquelles Corinna Bille habille ses personnages, qu’elle promène dans des lieux imaginaires et hors du temps. Ses « moralités » sont souvent douces-amères, son langage parfois d’une cruelle étrangeté (avec un « suicide collectif de poupées »), mais il se dégage de ces récits la nostalgie d’un pays de cocagne où l’extravagance balaie la routine et mène à la sagesse. « Car le bonheur et le malheur, dans la vie, mes enfants, s’entrelacent comme branches de sureaux ». Vamille, alias Camille Vallotton, avec un humour aussi tendre que sa palette, a choisi de faire de certaines illustrations des planches de bandes dessinées, qui relancent le lecteur et l’aident à rebondir dans sa lecture.

Dès 10 ans

Corinna Bille, Maisons, villes et chemins, illustrations de Vamille, La Joie de Lire, 2018, 78 p., 14,90 € — Imprimé en Lettonie. Couverture cartonnée, avec un signet.
Du même auteur : Légendes et mystères des montagnes, illustrations d’Adrienne Barman, La Joie de Lire, Genève, 2018, 80 p., 14,90 €

Bart Moeyaert, L’Oie et son frère

Bart Moeyaert, L’Oie et son frère

« Un nouvel agneau est né. Tout le monde est content. […] La brebis surtout, la jeune maman, ne se sent plus de bonheur. Elle pince la joue de son agneau, secoue avec amour la tête de droite à gauche, et glisse à l’oreille de son bébé :
— N’oublie pas que tu as quelque chose de spécial !
— Que tu as, demande l’oie.
— Que tu es, dit son frère. N’oublie pas que tu es quelque chose de spécial. »
Car dans cette ferme-là, l’oie et son frère se piquent de philosophie – au grand dam des dindons, moutons et autres compagnons.
Ces 45 chapitres très courts se situent quelque part entre les Fables de La Fontaine, les Contes du Chat perché de Marcel Aymé et certains contes de Pierre Gripari : légers ou grinçants, logiques ou farfelus, drôles ou sérieux, ils nous parlent en fait de nous, les humains.

Dès 8 ans

Bart Moeyaert, L’Oie et son frère, illustrations de Gerda Dendooven, La Joie de lire, 2018, 156 p., 18,50 € — Traduit du néerlandais. Imprimé en Lettonie.

Stéphanie Corinna Bille, Légendes et mystères des montagnes

Stéphanie Corinna Bille, Légendes et mystères des montagnes

« Tschäggättä ! Tschäggättä !
Ils surgissent avec leur masque de bois. Et leur peau de bouc ou de chèvre, ou de mouton, qu’ils ceinturent d’un collier de vache avec la cloche.
Ils courent, ils sautent, ils dansent et la cloche sonne. […]
Tschäggättä ! crient les enfants.
Les enfants les regardent, les suivent, les aiment. Les enfants ont peur des masques. Les enfants aiment avoir peur. »
Ces masques, dans les hautes vallées du Valais suisse, font leur apparition entre la Chandeleur et le mardi Gras, qui précède le mercredi des Cendres. Dans ce récit, l’un des masques est si grand, si grand, qu’il domine les plus hauts sapins. Brr… Qui donc cache-t-il ?
Dans Le Mystère du Monstre, Corinna Bille (1912–1979) évoque la traque du dernier loup — ils sont revenus depuis, mais elle ne l’aura pas su… Le troisième récit, La Balade en traîneau, nous fait découvrir un bien curieux village, perdu dans la montagne, mais surtout perdu dans un temps légendaire… La Joie de Lire a l’excellente idée de publier, avec des illustrations contemporaines très colorées, ces trois contes enracinés dans le Valais natal de la romancière Corinna Bille. De plus, le livre est d’une belle facture : reliure en carton et signet orangé.

Dès 8 ans

Stéphanie Corinna Bille, Légendes et mystères des montagnes, illustrations d’Adrienne Barman, La Joie de Lire, Genève, 2018, 80 p., 14,90 € — Imprimé en Lettonie. Couverture cartonnée, avec un signet

Stanislawa Domagalska, Comment j’ai adopté mon grand-père

Stanislawa Domagalska, Comment j’ai adopté mon grand-père

Huit bougies sur le gâteau de Gregory. Une Maman qui retient mal ses larmes. Parce que Papa est juste de passage… Philippe, un petit copain bagarreur et envahissant. Et soudain, « on a entendu un cliquetis dans la serrure et la poignée de la porte s’est agitée.
— Qui cela peut-il être, s’est étonnée Maman. Personne d’autre n’a de clé !
Je me suis aussitôt dit : « Ce doit être un voleur ou un bandit. Papa est à sa conférence, c’est à moi de protéger Maman ! »
Et notre Gregory d’avouer in petto que son « ventre faisait des nœuds à l’intérieur ».
On peut s’attendre à tout dans un immeuble socialiste des années 1970, à Varsovie… y compris au fait que les appartements ont des serrures identiques d’un étage à l’autre. Car le vieil original qui croit entrer chez lui est monsieur Omelan, le voisin du 13e étage, accompagné de son chien Melon, lequel va finir le gâteau d’un coup de langue expert. Une extraordinaire complicité va unir Gregory et ce vieux monsieur, alimentée par une série de gags et d’aventures dont la « vraie réalité » est parfois superbement enjolivée. Ce « grand-père adoptif » va aider Gregory à surmonter la séparation de ses parents – sans toutefois l’éloigner autant qu’il aurait fallu de ce fripon de Philippe avec qui les bêtises vont bon train. Stanislawa Domagalska (1946 – 2007) est une écrivain polonaise, journaliste, scénariste et militante anticommuniste, qui a ici su capter le délicat problème de la solitude des enfants, que peut néanmoins réchauffer l’amour de personnes plus âgées.

Dès 9 ans

Stanislawa Domagalska, Comment j’ai adopté mon grand-père, illustrations de Julie Escoriza, La Joie de lire, 2018, 140 p., 10,90. Traduit du polonais par Lydia Waleryszak. Imprimé en Allemagne.

Pascale Perrier, Et derrière les nuages

Pascale Perrier, Et derrière les nuages

« Putain. Mon meilleur copain. Mon seul ami, à bien réfléchir. Celui avec qui je partageais tout, et pas seulement les cours. Les projets, les espoirs, les envies. L’alpinisme, c’est aussi une histoire d’amitié. On choisit les gens avec qui on va s’encorder, on leur accorde notre confiance, on se prépare avec eux, nos yeux brillent du même éclat. Et normalement, on vit les mêmes émotions au même moment, on revient avec les mêmes souvenirs.
Normalement. »
Un beau jour d’été à Chamonix, les deux garçons se faisaient une fête de gagner l’Aiguille d’Argentière. Mais, au somment, ils se sont désencordés, et Antoine, ce « meilleur copain » du narrateur, a basculé dans le vide — une chute fatale pour ce garçon plein d’avenir. Comment survivre avec un tel poids sur la conscience, quand on a 18 ans et que l’on veut devenir guide ? Perdu de chagrin, le jeune homme va se terrer dans un squat lyonnais –d’où il reste en contact avec ses parents et où il rencontre Leila. Leila qui refuse le poids du voile, un avenir de comptable et autres décisions familiales, qui veut suivre Rimbaud et s’inscrire en classes préparatoires.
Les deux étudiants vont s’épauler et tenter de se reconstruire, dans un très grand respect de l’autre – et c’est aussi une des surprises de ce roman d’initiation très pudique : chacun des deux repart vers un destin à reconstruire, le narrateur vers ses montagnes – il devient guide et s’installe à la Réunion, où il se marie – et Leila vers la littérature en devenant éditrice. Pascale Perrier parle de la montagne, de Chamonix et de l’alpinisme avec justesse – sans erreur de topo ni de psychologie – et dans une langue proche des adolescents, aussi capables de jurer que de se réciter « Le Bateau ivre ».

Adolescents

Pascale Perrier, Et derrière les nuages, La Joie de lire, coll. « Encrage », 2018, 195 p., 14,50 €

Contes de Grimm et de Perrault

Contes de Grimm et de Perrault

Les recueils de contes se suivent et ne se ressemblent pas. Celui-ci propose 9 contes : 8 des frères Grimm auxquels a été joint Le Chat botté de Charles Perrault. Des contes connus, comme Le Petit Poucet ou Les Musiciens de Brême, et d’autres un peu oubliés comme Jean le Veinard, Les Sept Corbeaux, ou Le Lièvre et le Hérisson, avec ses deux morales : « que personne ne doit jamais moquer ni vexer un inférieur, fût-il aussi humble qu’un hérisson », et, de plus, « qu’il est recommandable quand on veut se marier, de se choisir une femme du même milieu que soi, et qui, sur tous les points, ressemble à son mari ». Un conte qui fera courir les enfants d’un bout à l’autre du jardin !

Le trait d’Hans Fischer (1909–1958) fait merveille pour animer ces contes, et l’éditeur a eu la riche idée de faire dialoguer ses dessins avec une traduction modernisée – mais très fidèle – de ces contes. En effet, ses illustrations à la plume rehaussées de couleurs fourmillent de détails et donnent une énergie et une vivacité peu communes à ces animaux si humains. Parfois même, ce sont les objets qui dînent et baillent, telles « l’aiguille et l’épingle qui allaient à pied », et qui sont réquisitionnées par ces deux « racailles » que sont Petit-coq et Petite-poule.

Dès 5 ans

Contes de Grimm et de Perrault, illustrés par Hans Fischer, La Joie de Lire, 2017, 154 p., 21,90 € — Traduit de l’allemand.

Fanny Dreyer, La Poya

Fanny Dreyer, La Poya

Chaque printemps, dans bien des montagnes — quand les fleurs se font belles, « il est temps de partir à l’alpage ». C’est la transhumance qui, en Suisse et dans les vallées frontalières, se nomme la poya. Quel cérémonial ! Autour du cou des colliers brodés auxquels sont accrochées les plus grosses sonnailles, des fleurs sur le front, dans une impeccable file indienne, les vaches montent, montent et montent encore, zig-zag, zig-zag… Elles sont accompagnées de quelques mules pour les bagages, de quelques chiens et surtout, des vachers, les armaillis, coiffés de leur drôle de bonnet rond. Un joyeux petit bonhomme monte pour la première fois et nous raconte les péripéties de cette poya. Il est un peu inquiet de quitter Maman et le village… Les pieds lui chauffent… Voulez-vous savoir la longueur du chemin ? Je ne vous dirai que celle des 17 pages qui se déplient en un long accordéon – elle est d’environ 2,70 m ! Au revers de cette première face, les trois mois passés à faire le fromage, ponctués de la musique des cors, de la visite de quelques chamois – et de beaux rêves. Puis vient la désalpe – tiens, « ma chemise est un peu courte ce matin ! ». Les dessins, inspirés des poyas peintes devant certaines maisons suisses, sont charmants, vifs et colorés, très actuels dans leur attachement à la tradition. Car la poya, en Suisse, est une « tradition vivante » répertoriée comme telle. A lire en écoutant, au choix, le très émouvant « Adyu mon bi payi » ou le célébrissime « Ranz des vaches » pour trois cors des Alpes.

Dès 6 ans – ou avant de partir pour une belle randonnée

Fanny Dreyer, La Poya, La Joie de Lire, 2017, 34 pages en accordéon, 18 €

Hans Traxler, Sophie et le cor des Alpes

Hans Traxler, Sophie et le cor des Alpes

« Sophie grandit dans une famille de musiciens. Tout le monde joue de la flûte. […]Comme elle est la plus petite, elle doit jouer sur la plus petite flûte, ça va de soi. Elle trouve ça nul. » Mais, un beau matin, retentit dans la montagne « un son étrange et merveilleux » : broomm… Rien de moins qu’un cor des Alpes ! Voilà un instrument plus captivant que le piccolo ! Un album venu de Suisse, où l’humour fait bon ménage avec les traditions. Quelle chance de s’entendre sonner « Bon anniversaire » par 26 joueurs de cor !

Dès 5 ans

Hans Traxler, Sophie et le cor des Alpes, La Joie de Lire, 2017, 40 p., 14,90 € – Traduit de l’allemand.