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gallimard jeunesse

Jimmy Blin, Le Livre des étoiles, tome 4 : La Boussole des trois mondes

Parmi les 750 000 lecteurs de la saga du Livre des étoiles, un admirateur de la série a eu le courage, un beau jour de 2019, de déposer un curieux paquet dans les mains d’Erik L’Homme : rien d’autre que le 4e tome des aventures de Guillemot de Troïl et de ses amis. Et voilà que la magie a opéré – la magie des écrivains, qui font surgir des univers fantastiques de simples suites de mots.
Le scénario ? Guillemot de Troïl, qui a sacrifié ses pouvoirs magiques pour vaincre la créature maléfique, a disparu. Seul le Vieux Compas, une boussole légendaire, permettra de retrouver la trace du jeune Apprenti. Une poignée d’irréductibles, accompagnés de Maître Qadehar, se lancent à sa recherche pour retrouver et sauver leur ami.
Pour fêter ce 4e tome, Gallimard Jeunesse organise un concours de fanfictions. Une occasion rêvée de relire les 3 tomes signés par Erik L’Homme.

Dès 10 ans

Jimmy Blin, Le Livre des étoiles, tome 4 : La Boussole des trois mondes, Gallimard Jeunesse, 2022, 304 p., 13 € — Imprimé en France

Beatrix Potter, Pierre Lapin, ma première petite bibliothèque

Mots, chiffres, couleurs et formes : soit quatre tout petits livres en carton glissés dans leur étui. On y retrouve nos amis lapins, un hérisson, des rouges-gorges, quelques carottes, un arrosoir, une veste bleue et un béret vert… Les petits personnages so british de Beatrix Potter ne se démodent pas ! C’est tout frais et cela ravira les parents autant que les bébés à qui ces quatre mini-livres sont destinés.

Tout-petits

Beatrix Potter, Pierre Lapin, ma première petite bibliothèque, Gallimard Jeunesse, 2011, 8 €

Anne Pietri, Enlèvement à la ménagerie — Scoop à Versailles (tome 2)

« Cette petite chose blottie dans la paille, là-bas ? J’aperçois un pelage sombre, un museau à la truffe foncée et de minuscules oreilles arrondies… Qu’est-ce que ça peut être ?
— Un félin, répondit la jeune duchesse en se rapprochant elle aussi.
— Un chat, sans doute. Tu auras confondu.
— […] il s’agit d’une panthère noire. Regarde-la, elle dort roulée en boule. »
Elle dort en effet, bien abritée dans un enclos de la Ménagerie royale du château de Versailles.
Une nouvelle aventure commence pour Louise-Françoise, la fille du Roi-Soleil, et celui qui est devenu son ami, le jeune Gaspard, envoyé spécial du Mercure Curieux, la gazette de ses parents. Car la petite boule de poils, vite nommée Maïa, est en danger : sa mère a disparu ! Qui a bien pu la subtiliser ? A quelles fins ? Où la retrouver ?
Une lecture idéale pour préparer ou compléter l’exposition « Les animaux du Roi », qui se tient au château de Versailles jusqu’au 13 février et qui présente notamment les plus célèbres pensionnaires de la Ménagerie royale.

Dès 9 ans

Anne Pietri, Enlèvement à la ménagerie — Scoop à Versailles (tome 2), illustrations de Mégane Lepage, Gallimard Jeunesse, 2021, 128 p., 9,90 €. Imprimé en Italie.

Sophie Humann, Infirmière pendant la Première Guerre mondiale, journal de Geneviève Darfeuil, Houlgate-Paris, 1914–1918

Sophie Humann, Infirmière pendant la Première Guerre mondiale, journal de Geneviève Darfeuil, Houlgate-Paris, 1914–1918

« Mercredi 25 novembre 1914 – Maman m’apprend à tricoter. J’ai commencé un cache-nez pour André. Le froid arrive : il faut penser à équiper nos soldats. Les journaux disent qu’ils ont creusé des tranchées et s’enterrent pour se protéger de l’ennemi. » Il y a déjà plusieurs mois que la jeune Geneviève se confie à son journal intime, commencé un jour d’ennui de juillet 1914. Elle vient d’avoir quatorze ans et va vivre son adolescence au rythme de la Grande Guerre. Papa, chirurgien, se dépense sans compter ; de ses trois frères, André est officier, Henri brancardier, le plus jeune, Jules, encore collégien. Henri meurt d’une balle perdue en juin 1915 ; André, gazé, s’éteint au printemps 1919.
Avec sa mère, Geneviève s’efforce d’aider les soldats, puis obtient la permission de devenir infirmière. Dignité, compassion, engagement, discrétion, abnégation, vocation : il en fallait pour vivre « à l’arrière » quand chaque journée apportait son lot de deuils et de chagrins.
Enfin, un beau « lundi 11 novembre 1918 – Les cloches de Paris se sont envolées. Les habitants se sont embrassés. La guerre est terminée. Aujourd’hui, j’ai dix-huit ans. »
Un roman dans lequel chaque détail révèle ce qu’était la vie quotidienne d’une adolescente au début du XIXe siècle – de la chaise longue en rotin au porte-plume, et jusqu’à la « petite croix rouge » brodée sur la première blouse blanche.

Dès 12 ans

Sophie Humann, Infirmière pendant la Première Guerre mondiale, journal de Geneviève Darfeuil, Houlgate-Paris, 1914–1918, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2012, 160 p., 9,95 € — au format Kindle : 7,49 €

Erik L’Homme, Nouvelle Sparte

Nouvelle Sparte sort en format poche ! L’occasion de republier ma chronique sur ce roman fascinant ! « Alexia prononça les paroles rituelles qu’elle n’avait pas le droit de prononcer – il n’y avait aucun serment et aucun vol avant la troisième année académienne. “Belle squaline… Je te confie ma vie… Emporte-moi dans le ciel…“La porte devant elle s’ouvrit automatiquement quand le caisson fut plein. Alexia enclencha l’aqua-mode, actionna le levier de commande. La squaline se faufila-glissa dans l’obscurité froide des profondeurs du Baïkal. Le cœur d’Alexia vibrait d’une excitance totale. » Car la jeune fille a enfreint les lois de la Nouvelle-Sparte, cette cité recréée sur les rives du Baïkal après les Grands Bouleversements qui avaient, deux siècles plus tôt, « renversé les pays du Monde‑d’avant ». Aux commandes de son engin, Alexia n’a qu’un seul but : aller sauver son ami Valère, aux prises avec de dangereux personnages qui perturbent sa mission dans la sombre Occidie.
Avec leurs jeunes compagnons, Valère et Alexia sont parvenus, quelques semaines auparavant, au terme de leur formation et ont vécu les épreuves de la terrible kryptie. Ils ont entendu le discours de la grande-prêtresse d’Hestia : « La force de la Fédération ne réside ni dans ses satellites-tueurs ni dans ses féroces squalines, mais dans le caractère de ses citoyens ! Leurs vertus – courage, ruse, tempérance – sont le vent qui nous porte vers tous les rivages ! La clef de tous les trésors, le marteau qui forge les patries vivantes, le bouclier sans lequel aucune civilisation ne saurait durer ! » Il était donc temps de passer à l’action !
Erik L’Homme signe ici un roman ambitieux, où la science-fiction se nourrit de l’héritage homérique, que ce soit dans le rythme du récit, dans la création de néologismes (« ils se sourire-lumière ») ou dans les discours du philosophe Goas. Empruntant à la fois à l’Iliade – comment réagir aux attentats qui sèment le chaos dans la cité ? – et à l’Odyssée – Valère est prisonnier en Occidie des charmes d’une sulfureuse Circé -, ce trépidant roman d’aventures futuristes est aussi une belle leçon de vie pour ceux qui ont « l’âge-de-toutes-les-folies ». Rassurez-vous, inutile d’avoir planché son grec ancien au lycée pour entrer dans la Nouvelle-Sparte – mais les hellénistes y trouveront un charme supplémentaire. Les lecteurs de Sylvain Tesson ne seront pas déçus non plus, pour des raisons plus… baïkaliennes.

Adolescents, jeunes adultes

Erik L’Homme, Nouvelle Sparte, Gallimard Jeunesse, coll. « Pôle fiction », 2020, 320 p., 6,90 €

René Goscinny, Le petit Nicolas

René Goscinny, Le petit Nicolas

De la part de Sixtine R. — Depuis plus de soixante ans, le Petit Nicolas est bien connu de tous les écoliers pour ses multiples talents, allant de ses pires bêtises à des choses « drôlement chouettes ». Il mérite d’être à nouveau mis à l’honneur.
Avec ce jeune garçon turbulent, le lecteur apprend l’amitié, l’amour des parents même quand on ne les comprend pas, la joie d’aller à l’école malgré le surveillant, la force de la bande de copains et surtout, le bonheur de jouer. A tout cela se joint ce regard de l’enfant sur le monde des adultes, qui permet aux jeunes lecteurs de porter un autre regard sur le monde. La vie est plus facile quand on rit de bon cœur !
En plus de tout cela, les aventures du Petit Nicolas, ce sont aussi de belles illustrations, et une langue française délicieuse portée par ce ton humoristique qui signe la série. Un régal à partager entre générations : les grands-parents expliqueront en effet à leurs petits-enfants certains détails venus des années 1960 et aujourd’hui un peu bien oubliés. Et les parents se souviendront du temps béni où ils bénéficiaient d’une grande liberté – dont il ne fallait pas abuser non plus.

A partir de 12 ans

René Goscinny, Le Petit Nicolas, illustrations de Jean-Jacques Sempé, Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior – dernière édition disponible : 2007, 176 p., 7 € — Ce premier tome est suivi de nombreux autres, tout aussi drôles.

Annie Pietri, Scoop à Versailles, L’affaire des treize pièces d’or

« Elle vivait à la cour du Roi-Soleil. Lui sortait tout droit du ruisseau.
— Comment t’appelles-tu ? reprit-elle d’un ton autoritaire.
— Gaspard. Gaspard Janvier. Je viens juste d’avoir douze ans.
Il posa un regard courageux sur celle qui venait de le surprendre… Un regard de petit chat sauvage prêt à se défendre.
— Et toi ? dit-il.
— Louise-Françoise.
— Tu es vraiment duchesse ? »
C’est en effet sous la table d’un banquet que se fait cette rencontre insolite entre Louise-Françoise de Bourbon, fille de Louis XIV et de Mme de Montespan, et le jeune Gaspard, inventé pour les besoins du roman. Apprenti journaliste, ce dernier cherche quelques anecdotes sur le prochain mariage d’Anne-Marie d’Orléans et du duc de Savoie. Et justement, la bague de fiançailles et les treize pièces d’or qui accompagnent ce présent ont disparu… Le début d’une enquête palpitante au cœur du château de Versailles ! Un domaine que connaît très bien Annie Pietri, auteur des Orangers de Versailles et de L’espionne du Roi-Soleil. Le premier tome d’une nouvelle série, dans laquelle l’enquête policière ne fait pas d’ombre à la rigueur historique, le tout à la hauteur des jeunes lecteurs d’aujourd’hui.

Dès 9 ans

Annie Pietri, Scoop à Versailles, L’affaire des treize pièces d’or, illustrations de Mégane Lepage, Gallimard Jeunesse, 2021, 128 p., 9,90 € — Imprimé en Italie.

Ruth Brown, Dix petites graines

« Dix graines… une fourmi. Neuf graines, un pigeon. » Quelques pages et quelques bestioles plus loin, « trois grandes plantes, un petit chien ». Oh, non ! Que va-t-il faire, ce coquin ? Mais voilà une fleur, et une abeille, et bientôt dix graines, ou plus encore ! Ce simple tournesol a plus d’un tour dans son sac : il enseigne la soustraction, la patience, l’observation, la multiplication (enfin, pas celle des tables, celle des graines !), avec des dessins somptueux. En hiver, ce sont les traces des animaux, aussi infimes soient-elles, que cet album invite à observer. Deux belles histoires naturelles réunies dans un format poche.

Dès 4 ans

Ruth Brown, Dix petites graines, suivi de Mon jardin en hiver, Gallimard Jeunesse, 2017, 48 p., 5,50 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en France.

Timothée de Fombelle, Esther Andersen

« C’était les vacances. Le premier jour, je prenais le train tout seul avec ma valise. C’était chaque fois le plus beau jour de ma vie. Je regardais les gens. Le contrôleur m’appelait “jeune homme”. » Et depuis quelques pages déjà, nous aussi, nous sommes assis dans ce compartiment, dans ce train qui traverse une campagne gorgée de soleil… Qui arrivera chez l’oncle Angelo ? Qui aura la chance de vivre dans son capharnaüm, de partir sur un vélo trop grand entre les maïs et les pruniers ?
« Avec le temps, le vélo avait fini par devenir presque à ma taille. [….] Les vacances avaient la forme d’un escargot avec la maison au centre, et je faisais des cercles de plus en plus grands pour tenter d’arriver au bord. Et puis un jour, un été, j’y suis arrivé. C’était là et je ne l’avais jamais su. » C’était là… la mer, l’immensité. Et puis, sur la dune, une « petite Anglaise », celle qui donne son nom à l’album. Les dessins et les aquarelles d’Irène Bonacina répondent au texte si épuré de Timothée de Fombelle. Le clin d’œil au Petit Nicolas dessiné par Sempé donne à l’album un léger flou qui enchantera les adultes, de même que le savant emploi de l’imparfait. Quant aux enfants, ils n’auront qu’une envie : aller à la recherche de tous les chiens perdus ; enfin, si peu qu’ils aient été perdus par une charmante fillette…
Le grand format de l’album, la qualité de la fabrication et le talent du duo Fombelle – Bonacina valent bien un petit effort financier. D’autant plus que le livre plaira aussi aux plus grands.

Dès 7 ans

Timothée de Fombelle, Esther Andersen, illustrations d’Irène Bonacina, Gallimard Jeunesse, 2021, 72 p., 24,90 € — Imprimé en Italie

J.-P. Arrou-Vignod et F. Place, Olympe de Roquedor

A peine sortie du couvent pour être mariée contre son gré à un jeune freluquet, Olympe, 17 ans, profite de l’embuscade tendue à sa berline pour prendre la poudre d’escampette. Pas facile de courir les bois en tenue de marquise – car elle est marquise, notre demoiselle de Roquedor, et orphenine. Sa rencontre avec Décembre, un vieux soldat borgne et amnésique, et avec Oost, un jeune marin déserteur, va lui permettre d’échapper à autant de pièges, de félonies, de cavalcades et de mauvais hasards qu’il en faut pour vivre un vrai roman de cape et d’épée. Olympe de Roquedor est évidemment nettement plus féministe que Les Trois Mousquetaires ou Le Capitaine Fracasse, mais voilà, non seulement c’est dans l’air du temps, mais de plus, ce sont bien les lectrices qui font vivre les romanciers. Le jeune promis est vraiment très, très niais, mais il lui sera pardonné car il vit sous la férule d’un père qui se révèle vite être le « grand méchant » de l’intrigue. Et comme mademoiselle de Roquedor ne peut décemment tomber amoureuse d’un marin sans le sou, elle le laissera volontiers à la fille de sa nourrice (sa « meilleure amie » au demeurant). Les principes seront saufs… et sa fortune aussi. A bon entendeur ! Le vrai moteur du roman, c’est donc la belle amitié qui lie Olympe, Décembre et Oost, un trio improbable mais aux relations bien plus fines qu’il y paraît de prime abord.
Osons une comparaison « de cape et d’épée » : si la berline dans laquelle voyage Olympe au début du roman est tirée par quatre chevaux, le roman, lui, est écrit à quatre mains, et cet attelage-là est bien plus performant ! Les rebondissements sont menés de main de maître – ou faut-il dire de mains de maîtres ? En effet, si François Pace a réalisé quelques dessins pour illustrer le roman, il a aussi associé son imaginaire à celui de Jean-Philippe Arrou-Vignod. Prenez votre rapière, et en selle, vite, Roquedor vous attend !

Dès 12 ans

Jean-Philippe Arrou-Vignod et François Place, Olympe de Roquedor, illustrations de François Place, Gallimard Jeunesse, 2021, 304 p., 16,50 € — Imprimé en France

Michael Morpurgo, Le phare aux oiseaux

Benjamin Postlethwaite, un nom que le jeune Allen n’oubliera jamais. Mais si vous avez, comme moi, un peu de mal à le lire, dites Ben, cela lui va aussi. Ben était gardien du phare de l’île aux Macareux, Puffin Island, une des îles Scilly (que Normands et Bretons appellent Sorlingues). Un phare, un gardien, une nuit de tempête… La suite logique, c’est un naufrage et un sauvetage, bien sûr. Mais aussi le début d’une incroyable aventure, comme seul sait les raconter Michael Morpurgo. Des années après le naufrage, Allen, qui a grandi, retourne sur le phare. Pourquoi Ben n’a‑t-il jamais répondu à ses lettres ? Quel « invité » cache-t-il dans une boîte en carton ? Le roman est superbement illustré par Benji Davies, avec des scènes parfois grandioses, parfois intimistes, qui respirent le grand large. Michael Morpurgo a un lien bien fort avec ces îles de l’extrême ouest européen : elles servaient déjà de cadre à un roman étonnant, Le mystère de Lucy Lost. Comme les macareux, nous y revenons avec un plaisir non dissimulé ! Michael Morpurgo nous offre aussi une lecture à plusieurs niveaux : le héros du roman, qui va apprendre à lire à Ben, porte le nom d’Allen Lane, le fondateur des éditions Penguin en 1935, puis en 1940, de la maison Puffin, dédiée aux livres de jeunesse. Penguin, le pingouin ; Puffin, le macareux.

Dès 8 ans

Michael Morpurgo, Le phare aux oiseaux, illustrations de Benji Davies, Gallimard Jeunesse, 2021, 104 p., 16,50 € — Traduit de l’anglais par Diane Ménard. Imprimé en Italie

Isabelle Duquesnoy, Constance, fiancée de Mozart

28 mars 1781. « Mais, monsieur, c’est bien ce nom que j’ai lu sur vos feuilles de musique et sur notre cahier de réservations ! J’ai bien vu, vous avez signé “Trazom”.
L’homme se redresse, toussote un peu et tire sur sa tignasse poudrée pour couvrir ses oreilles.
— Voyons, dit-il sérieusement, j’adore inventer des sobriquets. “Trazom” est mon nom écrit à l’envers. Et regardez, c’est amusant : mon prénom à l’envers, c’est Gnagflow. N’est-ce pas ridicule ? […]
Il s’avance jusqu’à la lueur jaune des flambeaux et… non ? C’est impossible !
— Wolfgang Mozart ! C’est vous ? »
La jeune Constance, la troisième des quatre demoiselles Weber, tient son journal depuis le début de cette année 1781. Souvent malade, mal aimée de sa mère, dédaignée de ses sœurs, la jeune fille se réfugie dans ses rêves et dans la musique – elle a une très jolie voix et, comme toutes les jeunes filles bien élevées, a appris la musique. Pour pouvoir tenir son rang, Madame Mère, veuve, loue des chambres dans leur appartement viennois : des musiciens, des artistes ou des diplomates étrangers. D’où cette arrivée « en chair et en nonosse » du jeune prodige, au comportement parfois original. C’est de Constance, la timide, que Wolfgang va tomber amoureux. Jusqu’à demander sa main et l’épouser, le 4 août 1782. Cette biographie historique, comme le veut la collection, est présentée sous la forme d’un journal, sur un beau papier crème. Isabelle Duquesnoy a adapté, pour la jeunesse, son roman historique « Les Confessions de Constanze Mozart » (Plon, 2003). A lire en écoutant La Flûte enchantée ou La Petite Musique de nuit.

Dès 10 ans

Isabelle Duquesnoy, Constance, fiancée de Mozart – Vienne, 1781 – 1783, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2009, 192 p., 9,90 € — ou en Folio Junior, 5,90 €