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gallimard jeunesse

Annie Pietri, Scoop à Versailles, L’affaire des treize pièces d’or

« Elle vivait à la cour du Roi-Soleil. Lui sortait tout droit du ruisseau.
— Comment t’appelles-tu ? reprit-elle d’un ton autoritaire.
— Gaspard. Gaspard Janvier. Je viens juste d’avoir douze ans.
Il posa un regard courageux sur celle qui venait de le surprendre… Un regard de petit chat sauvage prêt à se défendre.
— Et toi ? dit-il.
— Louise-Françoise.
— Tu es vraiment duchesse ? »
C’est en effet sous la table d’un banquet que se fait cette rencontre insolite entre Louise-Françoise de Bourbon, fille de Louis XIV et de Mme de Montespan, et le jeune Gaspard, inventé pour les besoins du roman. Apprenti journaliste, ce dernier cherche quelques anecdotes sur le prochain mariage d’Anne-Marie d’Orléans et du duc de Savoie. Et justement, la bague de fiançailles et les treize pièces d’or qui accompagnent ce présent ont disparu… Le début d’une enquête palpitante au cœur du château de Versailles ! Un domaine que connaît très bien Annie Pietri, auteur des Orangers de Versailles et de L’espionne du Roi-Soleil. Le premier tome d’une nouvelle série, dans laquelle l’enquête policière ne fait pas d’ombre à la rigueur historique, le tout à la hauteur des jeunes lecteurs d’aujourd’hui.

Dès 9 ans

Annie Pietri, Scoop à Versailles, L’affaire des treize pièces d’or, illustrations de Mégane Lepage, Gallimard Jeunesse, 2021, 128 p., 9,90 € — Imprimé en Italie.

Ruth Brown, Dix petites graines

« Dix graines… une fourmi. Neuf graines, un pigeon. » Quelques pages et quelques bestioles plus loin, « trois grandes plantes, un petit chien ». Oh, non ! Que va-t-il faire, ce coquin ? Mais voilà une fleur, et une abeille, et bientôt dix graines, ou plus encore ! Ce simple tournesol a plus d’un tour dans son sac : il enseigne la soustraction, la patience, l’observation, la multiplication (enfin, pas celle des tables, celle des graines !), avec des dessins somptueux. En hiver, ce sont les traces des animaux, aussi infimes soient-elles, que cet album invite à observer. Deux belles histoires naturelles réunies dans un format poche.

Dès 4 ans

Ruth Brown, Dix petites graines, suivi de Mon jardin en hiver, Gallimard Jeunesse, 2017, 48 p., 5,50 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en France.

Timothée de Fombelle, Esther Andersen

« C’était les vacances. Le premier jour, je prenais le train tout seul avec ma valise. C’était chaque fois le plus beau jour de ma vie. Je regardais les gens. Le contrôleur m’appelait “jeune homme”. » Et depuis quelques pages déjà, nous aussi, nous sommes assis dans ce compartiment, dans ce train qui traverse une campagne gorgée de soleil… Qui arrivera chez l’oncle Angelo ? Qui aura la chance de vivre dans son capharnaüm, de partir sur un vélo trop grand entre les maïs et les pruniers ?
« Avec le temps, le vélo avait fini par devenir presque à ma taille. [….] Les vacances avaient la forme d’un escargot avec la maison au centre, et je faisais des cercles de plus en plus grands pour tenter d’arriver au bord. Et puis un jour, un été, j’y suis arrivé. C’était là et je ne l’avais jamais su. » C’était là… la mer, l’immensité. Et puis, sur la dune, une « petite Anglaise », celle qui donne son nom à l’album. Les dessins et les aquarelles d’Irène Bonacina répondent au texte si épuré de Timothée de Fombelle. Le clin d’œil au Petit Nicolas dessiné par Sempé donne à l’album un léger flou qui enchantera les adultes, de même que le savant emploi de l’imparfait. Quant aux enfants, ils n’auront qu’une envie : aller à la recherche de tous les chiens perdus ; enfin, si peu qu’ils aient été perdus par une charmante fillette…
Le grand format de l’album, la qualité de la fabrication et le talent du duo Fombelle – Bonacina valent bien un petit effort financier. D’autant plus que le livre plaira aussi aux plus grands.

Dès 7 ans

Timothée de Fombelle, Esther Andersen, illustrations d’Irène Bonacina, Gallimard Jeunesse, 2021, 72 p., 24,90 € — Imprimé en Italie

J.-P. Arrou-Vignod et F. Place, Olympe de Roquedor

A peine sortie du couvent pour être mariée contre son gré à un jeune freluquet, Olympe, 17 ans, profite de l’embuscade tendue à sa berline pour prendre la poudre d’escampette. Pas facile de courir les bois en tenue de marquise – car elle est marquise, notre demoiselle de Roquedor, et orphenine. Sa rencontre avec Décembre, un vieux soldat borgne et amnésique, et avec Oost, un jeune marin déserteur, va lui permettre d’échapper à autant de pièges, de félonies, de cavalcades et de mauvais hasards qu’il en faut pour vivre un vrai roman de cape et d’épée. Olympe de Roquedor est évidemment nettement plus féministe que Les Trois Mousquetaires ou Le Capitaine Fracasse, mais voilà, non seulement c’est dans l’air du temps, mais de plus, ce sont bien les lectrices qui font vivre les romanciers. Le jeune promis est vraiment très, très niais, mais il lui sera pardonné car il vit sous la férule d’un père qui se révèle vite être le « grand méchant » de l’intrigue. Et comme mademoiselle de Roquedor ne peut décemment tomber amoureuse d’un marin sans le sou, elle le laissera volontiers à la fille de sa nourrice (sa « meilleure amie » au demeurant). Les principes seront saufs… et sa fortune aussi. A bon entendeur ! Le vrai moteur du roman, c’est donc la belle amitié qui lie Olympe, Décembre et Oost, un trio improbable mais aux relations bien plus fines qu’il y paraît de prime abord.
Osons une comparaison « de cape et d’épée » : si la berline dans laquelle voyage Olympe au début du roman est tirée par quatre chevaux, le roman, lui, est écrit à quatre mains, et cet attelage-là est bien plus performant ! Les rebondissements sont menés de main de maître – ou faut-il dire de mains de maîtres ? En effet, si François Pace a réalisé quelques dessins pour illustrer le roman, il a aussi associé son imaginaire à celui de Jean-Philippe Arrou-Vignod. Prenez votre rapière, et en selle, vite, Roquedor vous attend !

Dès 12 ans

Jean-Philippe Arrou-Vignod et François Place, Olympe de Roquedor, illustrations de François Place, Gallimard Jeunesse, 2021, 304 p., 16,50 € — Imprimé en France

Michael Morpurgo, Le phare aux oiseaux

Benjamin Postlethwaite, un nom que le jeune Allen n’oubliera jamais. Mais si vous avez, comme moi, un peu de mal à le lire, dites Ben, cela lui va aussi. Ben était gardien du phare de l’île aux Macareux, Puffin Island, une des îles Scilly (que Normands et Bretons appellent Sorlingues). Un phare, un gardien, une nuit de tempête… La suite logique, c’est un naufrage et un sauvetage, bien sûr. Mais aussi le début d’une incroyable aventure, comme seul sait les raconter Michael Morpurgo. Des années après le naufrage, Allen, qui a grandi, retourne sur le phare. Pourquoi Ben n’a‑t-il jamais répondu à ses lettres ? Quel « invité » cache-t-il dans une boîte en carton ? Le roman est superbement illustré par Benji Davies, avec des scènes parfois grandioses, parfois intimistes, qui respirent le grand large. Michael Morpurgo a un lien bien fort avec ces îles de l’extrême ouest européen : elles servaient déjà de cadre à un roman étonnant, Le mystère de Lucy Lost. Comme les macareux, nous y revenons avec un plaisir non dissimulé ! Michael Morpurgo nous offre aussi une lecture à plusieurs niveaux : le héros du roman, qui va apprendre à lire à Ben, porte le nom d’Allen Lane, le fondateur des éditions Penguin en 1935, puis en 1940, de la maison Puffin, dédiée aux livres de jeunesse. Penguin, le pingouin ; Puffin, le macareux.

Dès 8 ans

Michael Morpurgo, Le phare aux oiseaux, illustrations de Benji Davies, Gallimard Jeunesse, 2021, 104 p., 16,50 € — Traduit de l’anglais par Diane Ménard. Imprimé en Italie

Isabelle Duquesnoy, Constance, fiancée de Mozart

28 mars 1781. « Mais, monsieur, c’est bien ce nom que j’ai lu sur vos feuilles de musique et sur notre cahier de réservations ! J’ai bien vu, vous avez signé “Trazom”.
L’homme se redresse, toussote un peu et tire sur sa tignasse poudrée pour couvrir ses oreilles.
— Voyons, dit-il sérieusement, j’adore inventer des sobriquets. “Trazom” est mon nom écrit à l’envers. Et regardez, c’est amusant : mon prénom à l’envers, c’est Gnagflow. N’est-ce pas ridicule ? […]
Il s’avance jusqu’à la lueur jaune des flambeaux et… non ? C’est impossible !
— Wolfgang Mozart ! C’est vous ? »
La jeune Constance, la troisième des quatre demoiselles Weber, tient son journal depuis le début de cette année 1781. Souvent malade, mal aimée de sa mère, dédaignée de ses sœurs, la jeune fille se réfugie dans ses rêves et dans la musique – elle a une très jolie voix et, comme toutes les jeunes filles bien élevées, a appris la musique. Pour pouvoir tenir son rang, Madame Mère, veuve, loue des chambres dans leur appartement viennois : des musiciens, des artistes ou des diplomates étrangers. D’où cette arrivée « en chair et en nonosse » du jeune prodige, au comportement parfois original. C’est de Constance, la timide, que Wolfgang va tomber amoureux. Jusqu’à demander sa main et l’épouser, le 4 août 1782. Cette biographie historique, comme le veut la collection, est présentée sous la forme d’un journal, sur un beau papier crème. Isabelle Duquesnoy a adapté, pour la jeunesse, son roman historique « Les Confessions de Constanze Mozart » (Plon, 2003). A lire en écoutant La Flûte enchantée ou La Petite Musique de nuit.

Dès 10 ans

Isabelle Duquesnoy, Constance, fiancée de Mozart – Vienne, 1781 – 1783, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2009, 192 p., 9,90 € — ou en Folio Junior, 5,90 €

Carol Drinkwater, Pendant la famine en Irlande, Journal de Phyllis McCormack, 1845–1847

Au printemps 1845, la jeune Irlandaise Phyllis, 14 ans, se confie à son journal : elle se fait bien un peu de mauvais sang pour son frère Patrick, lequel tient des discours révolutionnaires indépendantistes, mais elle mène la vie de toutes les jeunes campagnardes irlandaises, courageuses et travailleuses. A l’automne, une catastrophe s’abat sur le pays : « Une mystérieuse maladie s’attaque à la récolte de pommes de terre », annonce la presse. Le journal de Phyllis prend un tournant dramatique : les lecteurs vont suivre, presque au jour le jour, cet épisode dramatique de l’histoire irlandaise que fut la Grande Famine. Non seulement les pommes de terre sont pourries, mais le gouvernement ne fait pas grand-chose pour tenter de juguler la famine qui s’abat sur l’île. La jeune fille, confrontée à la faim, à la maladie, au deuil et à l’extrême pauvreté, garde la tête haute. Et le miracle, comme pour tant d’Irlandais, aura pour nom l’Amérique. Le texte français a su conserver toute la saveur de l’anglais populaire, avec ses approximations et ses raccourcis : si Carol Drinkwater se définit comme « anglo-irlandaise », elle écrit en anglais. Clin d’œil à son ascendance irlandaise : Phyllis McCormack est le nom de sa mère.

Dès 10 ans

Carol Drinkwater, Pendant la famine en Irlande, Journal de Phyllis McCormack, 1845–1847, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2006, 224 p., 9,90 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Italie.

Roald Dahl, Danny, champion du monde

Danny, le narrateur, 9 ans, partage avec son père une vie assez originale : ils habitent une roulotte, et gagnent leur vie en réparant les tacots du village et en tenant une modeste station-service, dans une Angleterre rurale qui voit encore s’opposer petites gens et gros propriétaire terrien. Une nuit, Danny se réveille, seul… Quand son père émerge de l’obscurité, il se confie :
«  — J’ai décidé quelque chose, m’a‑t-il dit. Je vais te révéler le plus grand secret et le plus sombre secret de toute ma vie […] La vérité, c’est que j’étais dans les bois de Hazell. […] Tu sais ce que veux dire braconner ? […] Ça veut dire aller dans les bois en pleine nuit et revenir avec quelque chose à mettre dans la marmite. »
Est-ce du vol ? s’inquiète le bambin. Non, « c’est un art », lui révèle son père. Et voilà que Danny va pouvoir accompagner son père dans ce « sport si fabuleux, si palpitant » du braconnage. Vont en effet s’enchaîner les trouvailles les plus farfelues pour attraper ces faisans que Monsieur Hazell élève pour frimer lors de chasses mondaines. Mais comment échapper aux gardes-chasses ? Roald Dahl multiplie les astuces et nous suivons avec entrain (mais en silence !) les silhouettes dessinées par Quentin Blake. Une belle histoire de connivence et d’amour entre un père et son fils. Un régal.

Dès 9 ans

Roald Dahl, Danny, champion du monde, illustré par Quentin Blake, Gallimard Jeunesse, 2020, 272 p., 14,90 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Italie. Nouvelle édition

Roald Dahl, Petit Manuel des gros mots de Roald Dahl

Vermicieux, éboucraillure, tarabistourne… Non, ce ne sont pas des injures du capitaine Haddock, mais celles qui, ici ou là, émaillent les récits de Roald Dahl – ou dont il explique la fabrication. Un gros mot, qu’est-ce au juste ? C’est « un mot que les adultes n’aiment pas vous entendre prononcer, même s’ils sont les premiers à s’en servir », avec un lexique curieusement assez limité, « alors qu’il y en a des zillions ». Or les meilleurs jurons sont ceux que l’on invente soi-même. Mais encore faut-il en avoir la recette et les utiliser à bon escient. Car, rappelle Susan Rennie, « l’étrange pouvoir que possèdent les gros mots ne se manifeste que quand on sait s’en servir juste au bon moment ». Mots-valises, allitérations, jurons à l’ancienne, comparaisons EXPLOSIVES : à vous d’apprendre à côté du maître.

Dès 8 ans

Roald Dahl, Petit Manuel des gros mots de Roald Dahl, illustrations de Quentin Blake, compilation de Susan Rennie, Gallimard Jeunesse, 2020, 96 p., 10 € — Traduit et adapté de l’anglais par J.-F. Ménard.

Jean Giono, Le petit garçon qui avait envie d’espace

« Il y avait un petit garçon qui habitait un pays de plaines. Tous les dimanches après-midi il allait se promener avec son père dans des chemins bordés de haies. » Mais pour qui marche entre les haies, la question demeure : qu’y a‑t-il donc au-delà ? Et notre garçon de rêver… Grimper aux arbres, aussi haut que les écureuils et les oiseaux… Et puis un jour — ou plutôt une nuit – le voilà au pied d’un escalier merveilleux qui s’enroule autour d’un arbre immense. « Le plus grand étonnement du petit garçon fut de se rendre compte que l’œil pouvait voir si loin. Il comprenait maintenant ce qu’on voulait dire quand on disait “à perte de vue”. C’était très loin. C’était même si loin que peut-être ça n’existait pas. Car sa vue ne se perdait pas, elle s’en allait simplement jusqu’à l’endroit où le tapis de l’espace rejoignait le tapis du ciel. »
Les illustrations de François Place font merveille pour donner plus de vie encore à ce très beau texte, retrouvé dans les archives de Jean Giono et facile d’accès pour les jeunes lecteurs. Une initiation bienvenue à la « grande littérature ».

Dès 8 ans

Jean Giono, Le petit garçon qui avait envie d’espace, illustrations de François Place, Gallimard Jeunesse, coll. « Folio Cadet Les Classiques », 2018 (réédition), 48 p., 6,50 € — Imprimé en Espagne

Ruta Sepetys, Le sel de nos larmes

Ruta Sepetys, Le sel de nos larmes

Hiver 1945. Quatre personnages, quatre destins, une obsession : fuir la guerre. Marcher vers l’ouest. Ne pas mourir. Ni de faim, ni de froid, ni de ses blessures. Survivre. Avancer. Joana, une jeune infirmière, a fui la Lituanie – mais porte un lourd secret. Florian, le Prussien, semble utiliser ses talents de faussaire pour échapper au pire. Emilia, la Polonaise, n’a pas échappé au pire – et porte un enfant d’un soldat russe. Quant à Alfred, personne ne le prend au sérieux, surtout quand il se veut un parfait Hitlerjugend, car sa prétention n’a d’égale que sa frousse. Autour d’eux gravitent des personnages aussi étranges qu’un vieux cordonnier, un Petit Garçon Perdu, une Géante, une aveugle. Au fil des kilomètres, seuls ou en convoi, ils s’approchent de la Baltique. Le bruit court qu’un immense paquebot les conduira vers la liberté. Le Wilhelm Gustloff. Quand ils embarquent enfin, le 30 janvier 1945, ils ne savent pas encore que trois torpilles russes vont couler le navire. Fait de guerre, ou crime de guerre ? Des 10 050 passagers, dont 4000 enfants et adolescents, seuls 996 seront sauvés – et personne ne s’accorde sur les chiffres exacts de cette catastrophe. Pour narrer ce long cheminement vers un si terrible destin, Ruta Sepetys a choisi de ne rien édulcorer et s’est appuyée sur une énorme documentation. Je conseille donc aux parents de lire ce superbe roman avant de le confier à leurs grands adolescents, et d’en parler avec eux.
Il y a 75 ans cette année. N’oublions jamais.

Grands adolescents et adultes

Ruta Sepetys, Le sel de nos larmes, Gallimard Jeunesse, 2016, 496 p., 16,50 € — en Coll “Pôle fiction”, 8,65 €.

Jean-Philippe Arrou-Vignod, L’élève qui n’existait pas

« J’avais une soif de tous les diables. Je suis entré sans allumer avant de boire longuement au robinet. Quand j’ai relevé la tête, il y avait un garçon en face de moi qui me regardait comme s’il avait vu un fantôme.
J’ai failli m’éborgner contre le porte-savon.
— Qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as fichu une sacrée trouille ! »
Il va falloir bien de l’astuce à Rémi, à Mathilde et au génial P.P. Cul-Vert pour découvrir qui est ce mystérieux garçon qui rôde la nuit dans les couloirs de l’internat. Et de tact et de gentillesse pour venir à son aide – mais je ne vous en dis pas plus, sans quoi je risque, comme ces collégiens, d’être collée, voire privée de vacances de Noël !
Un nouvel épisode d’Enquête au collège, pour fêter les trente ans de la série, Trente ans ? Vraiment ? Ce petit côté vintage permet à Jean-Philippe Arrou-Vignod d’ignorer superbement SMS et réseaux sociaux, pour notre plus grand bonheur.

Dès 9 ans

Jean-Philippe Arrou-Vignod, L’élève qui n’existait pas, Enquête au collège, illustrations de Serge Bloch, Gallimard Jeunesse, 2019, 192 p., 13 € — Imprimé en Italie.