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françoise pichard

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Provence

« Réveillez-vous, bergers tendez l’oreille,
Ouvrez les yeux : tout le ciel est en feu !
A la clarté du firmament qui brille ;
Le fils de Dieu est né cette nuit.
Jamais annonce plus belle n’aura plus beau matin. »
Ainsi chante le chœur invisible des anges au lever du rideau. Car cette Pastorale provençale est un véritable spectacle, ou plus exactement un « Mystère » traditionnel. Rédigée au XIXe siècle par Antoine Maurel (1815–1897), cette Pastorale se joue encore à la Noël, en français (comme ici), ou en provençal.
C’est le texte le plus important de ce recueil consacré aux plus beaux Noëls de Provence. On y retrouvera donc avec plaisir des textes de Frédéric Mistral et d’Alphonse Daudet, de moins célèbres et même de charmants poèmes anonymes, «  du temps que les pâtres chantaient ». Alors, pourquoi ne pas s’aider de ses merveilleux Noëls pour préparer un spectacle familial ou scolaire, à jouer devant la crèche ?

Dès 12 ans et pour toute la famille

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Provence, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2019, 270 p., 19 € — Imprimé en France

Gérard Letailleur, Si le Mont-Saint-Michel m’était conté

Gérard Letailleur, Si le Mont-Saint-Michel m’était conté

Oubliez pour un instant la foule bigarrée et bruyante qui se presse au pied du Mont ou, mieux, visitez le Mont un jour d’hiver, en semaine – et écoutez-le chanter de toutes ses pierres…  A moins que vous n’ayez préféré venir à pied par la baie, comme les pèlerins du temps jadis. Le Mont-Saint-Michel reste aujourd’hui la plus belle abbaye du monde, telle que l’ont bâtie la ferveur des hommes depuis le premier ermitage d’Aubert, au VIIIe siècle – et même avant, quand, dit-on, les druides y célébraient à Bélénos. Gérard Letailleur s’est inspiré des Chroniques de Dom Jean Huynes (XVIIe siècle), de la tradition orale et de quelques récits plus modernes pour réunir ces trente contes. Le saint Archange en est souvent le héros, mais vous y rencontrerez aussi moines, duc et diable, demoiselles et pauvres gens, et même un turbot et des hirondelles. A lire au pied du Mont, en attendant une omelette ou au coin du feu.

Adolescents – ou à lire en famille à voix haute

Gérard Letailleur, Si le Mont-Saint-Michel m’était conté, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2018, 168 p., 19 € — Imprimé en France

Arnaud de Cacqueray, La bobine de Caroline

Arnaud de Cacqueray, La bobine de Caroline

Ce soir, Caroline est seule au fond de son lit. Ses parents sont partis à la messe de minuit ; elle a eu beau promettre de rester sage, comment résister à l’envie « de voir enfin le petit Jésus descendre par la cheminée pour remplir les souliers disposés dans le salon, juste devant la jolie crèche » ? Et… le voilà, fort occupé et ignorant la fillette qui l’espionne, cachée derrière le rideau. Disons plutôt qu’il fait semblant de ne pas la voir… Impatiente, notre Caroline remonte se coucher avec, dans les mains, un petit paquet à son nom. Or de ce petit paquet dépasse un ruban rouge. En le dévidant, Caroline accélère le déroulement du temps. Impossible de résister… Arnaud de Cacqueray joue ici avec les inquiétudes des enfants qui se savent pris en faute : l’Enfant Jésus veille, certes, mais il faut attendre la fin du conte pour qu’il pardonne à Caroline –l’alerte a été chaude !

Dès 6 ans

Arnaud de Cacqueray, La bobine de Caroline, illustrations de Françoise Pichard, Via Romana, 2018, 26 p., 9 € — Imprimé en Europe

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Bretagne

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Bretagne

Merveilleuse, la nuit de Noël l’est particulièrement en Bretagne, où les contes celtes ont nourri le légendaire chrétien. Les pierres levées cachent des trésors, les animaux parlent, le diable se fait sabotier, les bûches flambent dans l’âtre, les chanteurs de chansons rivalisent d’imagination…

Thibaud Dubois a recueilli des contes auprès d’auteurs aussi célèbres qu’Anatole Le Braz, Emile Souvestre, Charles Le Goffic, sans oublier les deux Théodore – Botrel et Hersart de la Villemarqué. Quelques-uns de ses contes, « mis au propre » au XIXe siècle, nous rappellent aussi que la Bretagne était fort pauvre, que le médecin ne venait pas toujours au chevet des enfants malades et que certaines tables étaient bien maigres – une manière aussi de rappeler que Noël est une fête où l’on partage avec les plus démunis, qui sont parfois plus près de soi qu’on le pense.

Adolescents — A lire en famille à la veillée

Thibaud Dubois, Merveilleux Noëls de Bretagne, illustrations de Françoise Pichard, préface de Bernard Rio, 2017, Via Romana, 252 p., 19 €