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Grégoire Solotareff, Renoir Imagier

D’une jeune fille à la somptueuse chevelure auburn à un paysage marin, en passant par un coucher de soleil, un cheval, une barque ou un bouquet d’anémones, cet imagier sera une belle initiation à l’art de Renoir. En fin d’album, les 35 tableaux sont montrés en leur entier, avec leur nom et le musée où aller les admirer – même si quelques-uns appartiennent à des collections privées.

Dès 4 ans

Grégoire Solotareff, Renoir Imagier, École des Loisirs, 2022, 13,50 € — Imprimé en Italie

Timothée Le Véel, Le renard blanc

Un petit renard quitte la steppe, curieux d’explorer le monde. La neige venue, au fin fond de la forêt, il croise un ours sur le chemin de sa tanière, tout étonné de rencontrer un renard au pelage blanc. De roux, il est devenu blanc ? Où donc est passée sa couleur ? Voilà notre renard tout désemparé ! Les animaux de la forêt auront chacun une réponse à lui apporter. Ce conte randonnée est illustré par des aquarelles très fines et pleines de surprises et de vire-voltes de Timothée Le Véel, un petit prince dont le dessin a su apprivoiser ce beau renard blanc.

Dès 4 ans

Timothée Le Véel, Le renard blanc, École des Loisirs, 2020, broché, 5 € — 2018, cartonné, 14 €

Timothée Le Véel, Le renard blanc

Un petit renard quitte la steppe, curieux d’explorer le monde. La neige venue, au fin fond de la forêt, il croise un ours sur le chemin de sa tanière, tout étonné de rencontrer un renard au pelage blanc. De roux, il est devenu blanc ? Où donc est passée sa couleur ? Voilà notre renard tout désemparé ! Les animaux de la forêt auront chacun une réponse à lui apporter. Ce conte randonnée est illustré par des aquarelles très fines et pleines de surprises et de vire-voltes de Timothée Le Véel, un petit prince dont le dessin a su apprivoiser ce beau renard blanc.

Dès 4 ans

Timothée Le Véel, Le renard blanc, Ecole des Loisirs, 2020, broché, 5 € — 2018, cartonné, 14 €

Davide Morosinotto, La fleur perdue du chaman de K

Davide Morosinotto, La fleur perdue du chaman de K

Laila a douze ans. Bientôt, elle aura des amis, et un walkman. Elle fera un très long voyage, semé d’embûches, de nuits à la belle étoile, de navigations sur l’Amazone. Mais elle ne le sait pas encore. Elle ne sait pas non plus qu’elle présente tous les symptômes d’une maladie incurable, la maladie de Batten. Et que même la fleur perdue du chaman ne pourra rien pour elle. Pour le moment, elle va subir des examens de la vue dans un hôpital de Lima, où son père est diplomate. Et nous tremblons avec elle parce que le chauffeur a verrouillé les portières, que le quartier n’est pas sûr, mais surtout parce que ces examens vont l’obliger à passer plusieurs jours dans un service de pédiatrie. A moins… à moins qu’elle ne décide de prendre son destin en main. A la fin de ce roman de formation, mené tambour (de chaman) battant, Laila aura ces mots extraordinaires : « Je vais mourir. Mais ça va aller. Parce que j’ai vécu. » Après Le célèbre catalogue Walker & Dawn, Davide Morosinotto embarque ses lecteurs à la recherche non seulement de la fameuse fleur mais à ce qui fait le sel de la vie : des aventures partagées avec des amis, de vrais amis.

Dès 12 ans

Davide Morosinotto, La fleur perdue du chaman de K, Illustrations de Paolo Domeniconi, Ecole des Loisirs, coll. Médium, 2021, 486 p., 18 € — Traduit de l’italien

Herman Melville, Moby Dick

«  — Un cachalot blanc, j’ai dit, reprit Achab en jetant le maillet sur le pont, un cachalot blanc. Arrachez-vous les yeux pour le voir, les gars.
Tashtego, Daggoo et Queequeg avaient assisté à toute la scène avec un intérêt, une surprise plus intense encore que les autres, et l’évocation du front ridé, de la mâchoire torve, les avait fait sursauter, comme s’ils avaient été touchés, chacun, par quelque souvenir personnel.
— Capitaine Achab, dit Tashtego, ce cachalot blanc doit être celui que certains appellent Moby Dick.
— Moby Dick ? hurla Achab ? Tu connais donc le cachalot blanc, Tash ? »
Épopée maritime, roman universel, allégorie biblique, livre culte, Moby Dick résiste, par son immensité, à toutes les définitions. Pourtant, son intrigue même tient en quelques mots : la traque obsessionnelle par un homme du cachalot qui lui a arraché une jambe… Cette version, adaptée, tiendra le lecteur en alerte sur près de 200 pages, grand format.
De ses voyages en Asie, puis au Brésil, à Madagascar, au Chili, Olivier Tallec sait bien que l’océan n’est pas toujours bleu – ici, il prend toutes les nuances du rouge à l’orangé, tandis que les ciels s’agitent de tempêtes lors desquelles les marins se sentent tout petits.

Dès 10 ans

Herman Melville, Moby Dick, illustré par Olivier Tallec, École des Loisirs, coll. « Illustrés classiques », 2020, 14 € — Traduit et abrégé de l’anglais par Marie-Hélène Sabard.

Jörg Mühle, Sèche tes larmes, Petit Lapin !

Jörg Mühle, Sèche tes larmes, Petit Lapin !

«  Aïe ! Petit Lapin est tombé. Pourvu qu’il n’ait rien. Allons regarder. Oh non ! Sur le bras en plus, ça fait mal ! » Suffit-il de souffler dessus – soufflons, soufflons… Et ça saigne ? Il faut alors mettre un joli pansement – collons, collons – et réconforter Petit Lapin. Une petite mésaventure de la vie quotidienne, que le petit « lecteur » connaît bien. Ici, en consolant Petit Lapin, il fait preuve de compassion avant de repartir, droit devant.

Dès 18 mois

Jörg Mühle, Sèche tes larmes, Petit Lapin !, Ecole des Loisirs, coll. « Pastel », 2018, 20 p. cartonnées, 8,50 €
Du même auteur, dans la même série : Au lit, Petit Lapin ! et Au bain, Petit Lapin !

Sarah Sheppard, Atlas pour aventuriers

Sarah Sheppard, Atlas pour aventuriers

Où trouve-t-on de l’or dans le monde ? Où les pirates ont-ils caché leurs trésors ? Les épaves de leurs bateaux abritent-elles aujourd’hui des animaux inconnus ? Préférerais-tu découvrir les abysses à bord du sous-marin de James Cameron, ou revêtir une combinaison ignifugée pour t’approcher du Mauna Loa ? Refaire la route d’Amundsen vers le pôle sud, ou explorer la jungle comme Mary Kingsley ?

Cet Atlas ravira les aventuriers en herbe : une foule d’informations scientifiques (textes, schémas et cartes), un zeste d’humour de bon aloi, la recette est éprouvée et donnera envie de lire aux petits lecteurs curieux de tout.

Dès 7 ans

Sarah Sheppard, Atlas pour aventuriers, Ecole des loisirs, 2017, 40 p., 12,80 € — Traduit et adapté du suédois.

Timothy Knapman, Tu m’attraperas pas !

Timothy Knapman, Tu m’attraperas pas !

« Il était une fois Jackie, la souris la plus rapide du monde. La voilà ! Oh non… Elle vient de passer ! Vite ! On la course ! » Et nous voilà partis à suivre Jackie, laquelle va passer si vite entre les pattes de l’ours, du loup et du renard qu’elle va échapper à leurs griffes. Mais Tom, le vieux chat, a plus d’un tour dans son sac. Cric et crac… Eh oui, Jackie est vraiment… délicieuse ! Un album rythmé comme une comptine, avec des dessins tout en mouvement et une typographie à l’avenant. Pour apprendre aussi à ne pas trop se vanter, car on trouve souvent plus malin que soi. Ce bon Monsieur de La Fontaine n’aurait pas dit le contraire.

Dès 4 ans

Timothy Knapman, Tu m’attraperas pas !, illustrations de Simona Ciraolo, Ecole des Loisirs, 2017, 32 p., 13 €. Traduit de l’anglais par Alain Gnaedig.

Lewis Wallace, Ben-Hur

Lewis Wallace, Ben-Hur

Au Ier siècle de notre ère, dans une Palestine sous domination romaine, Juda Ben-Hur, fils d’une noble famille de Judée, est injustement accusé d’attentat contre la personne du gouverneur en poste à Jérusalem. Le voilà condamné aux galères, tous ses biens sont confisqués, ses proches mis en prison. Sa fougue et sa jeunesse lui inspirent un projet de vengeance qui ne va pas être facile à mettre en œuvre. Ben-Hur survivra-t-il aux épreuves dont peu de galériens réchappent ? Retrouvera-t-il sa liberté ? Pourra-t-il reconquérir un statut social et les moyens de faire valoir son innocence ? S’il y parvient, il lui faudra encore vaincre le traître qui s’acharne à sa perte, arracher sa mère et sa sœur au terrible mal qui les ronge et affronter de nombreux dangers. Tels sont les enjeux d’une action romanesque qui nous transporte aux temps du christianisme naissant et d’où nous parvient l’écho d’un quadruple galop d’enfer : celui d’une course de chars que le cinéma hollywoodien a rendue célèbre… En parallèle, et le titre anglais le dit bien, c’est aussi « un récit du Christ », de Bethléem au mont des Oliviers. Aux Etats-Unis, le roman fut le best-seller n° 1 du XIXe siècle, devant La Case de l’Oncle Tom.
L’éditeur a fait le choix de ne pas édulcorer ce grand classique, ni de le résumer, mais plutôt de l’élaguer. La technique est bien au point et la lecture en acquiert un rythme encore plus haletant. La couverture représente une course de chars au Puy du Fou : le spectacle continue !

Dès 12 ans

Lewis Wallace, Ben-Hur, Ecole des Loisirs, coll. « Classiques abrégés », 2016, 252 p., 6,10 €

Emmanuel Cerisier, Dans les pas de Guillaume le Conquérant, Hastings 1066

Emmanuel Cerisier, Dans les pas de Guillaume le Conquérant, Hastings 1066

« Au printemps de l’an 1066, le seigneur Tancrède de Hautmesnil, accompagné de ses gens d’armes, quitte son fief pour rejoindre l’armée du duc de Normandie, Guillaume, dit Guillaume le Bâtard. Celui-ci a décidé de lever une armée et de conquérir l’Angleterre parce que Harold Godwinson s’est emparé du trône à sa place. Une dernière fois, Tancrède regarde son donjon. » Un fier donjon de bois, dressé sur sa motte et entouré d’une palissade, au pied de laquelle se serrent quelques chaumières protégées elles aussi. Le lecteur suivra aussi les aventures du jeune Maixent, confié par son père au seigneur Tancrède : après la construction de la flotte et la traversée de la Manche, le combat va s’engager sur la colline d’Hastings… A la fin de l’album, quatre pages retracent la vie de Guillaume qui, de « Bâtard », devint le Conquérant. Une belle fresque historique, aux illustrations aussi documentées que le texte.

Dès 8 ans

Emmanuel Cerisier, Dans les pas de Guillaume le Conquérant, Hastings 1066 — Deux éditions : Ecole des loisirs, coll. « Archimède », 2007, 45 p. A trouver d’occasion. Ou OREP Editions, 2016, 46 p., 12,50 €

Thomas Lavachery, Tor et le Troll

Thomas Lavachery, Tor et le Troll

« ‘La fête des gnomes ne regardent que les gnomes, a dit mon père. Un enfant n’a rien à y faire, même s’il est soi-disant leur ami.’ […] La famille croit que je ne songe plus à la fête des gnomes, alors qu’en réalité, je ne pense qu’à cela. Mon sac à dos est fait, bien caché sous mon lit. » Et notre Tor de quitter Borgisvik, en cette veille de Saint-Olaf (c’est la fête du printemps), pour rejoindre le lac des Ours. Dans la forêt de Skogsfür, il croise une créature vraiment repoussante de crasse, un troll répondant au nom de Borigh-Borigh. Comment Tor s’y prendra-t-il pour se concilier ses bonnes grâces ? Thomas Lavachery est parfaitement à son aise dans ce monde nordique, on sent qu’il s’est fait plaisir à inventer ces aventures gentiment farfelues. Un petit roman qui plaira aux enfants qui découvrent le plaisir de lire tout seuls.

Dès 7 ans

Thomas Lavachery, Tor et le Troll, Ecole des Loisirs, 2015, 104 p., 9 €

Benjamin Joseph Novak, Le Livre sans images

Benjamin Joseph Novak, Le Livre sans images

« Il y a des enfants qui trouvent que ce n’est pas drôle de se faire lire un livre sans images. » Sauf que, ici, la règle du jeu est de lire à haute voix tous les mots. Absolument tous. Dans un livre, quoi de plus normal ? Alors, quand la phrase est « je suis un singe qui a appris à lire tout seul », ou « si, si, je suis un petit singe », tout adulte raisonnable est censé se rebeller. Et ce n’est qu’un début…
« Je voulais écrire un livre qui permettrait aux enfants de découvrir que les mots peuvent être leurs alliés, explique B. J. Novak, que les mots justes peuvent aussi être drôles, stimulants et désarmants qu’une image. » On le savait déjà, mais il est bon de le rappeler de temps à autre, vu le nombre de livres qui font « pouët, pouët » quand ou appuie sur un bouton, ou dont les pages sont recouvertes de poils synthétiques pour « caresser le chien » (ou le chat, ou le lapin…).
Que des mots, rien que des mots, certes, mais les jeux typographiques et la mise en page introduisent une variété bienvenue. Un livre donc 100 % loufoque, aux ressorts un peu faciles (est-ce parce que ça vient d’Amérique ?), mais qui fonctionne. A lire les jours de blues, coiffé d’un chapeau pointu, turlututu.

Dès 4 ans

Benjamin Joseph Novak, Le Livre sans images, traduit par Geneviève Brisac (d’où un accord au féminin avec « je suis obligée »), Ecole des Loisirs, 2015, 52 p. (et pas 56 comme annoncé !), 12,50 €