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coll. « Pastel »

Jörg Mühle, Sèche tes larmes, Petit Lapin !

Jörg Mühle, Sèche tes larmes, Petit Lapin !

«  Aïe ! Petit Lapin est tombé. Pourvu qu’il n’ait rien. Allons regarder. Oh non ! Sur le bras en plus, ça fait mal ! » Suffit-il de souffler dessus – soufflons, soufflons… Et ça saigne ? Il faut alors mettre un joli pansement – collons, collons – et réconforter Petit Lapin. Une petite mésaventure de la vie quotidienne, que le petit « lecteur » connaît bien. Ici, en consolant Petit Lapin, il fait preuve de compassion avant de repartir, droit devant.

Dès 18 mois

Jörg Mühle, Sèche tes larmes, Petit Lapin !, Ecole des Loisirs, coll. « Pastel », 2018, 20 p. cartonnées, 8,50 €
Du même auteur, dans la même série : Au lit, Petit Lapin ! et Au bain, Petit Lapin !

Jörg Mühle, Au bain, Petit Lapin !

Jörg Mühle, Au bain, Petit Lapin !

« C’est le jour du bain de Petit Lapin. La baignoire est déjà remplie. Appelle donc Petit Lapin. » De page en page, nous allons aider Petit Lapin à se laver les cheveux, le consoler d’avoir de la mousse dans les yeux, lui essuyer le bout du nez, sans oublier, le peignoir enfilé, de lui mettre de la crème sur la figure ! Un récit « interactif », tout en carton, sur le modèle de Au lit, Petit Lapin !. A lire avant, ou après le bain. En évitant de mettre du shampoing dans les yeux de votre bout de chou !

Tout-petits

Jörg Mühle, Au bain, Petit Lapin !, L’Ecole des loisirs, coll. « Pastel », 2017, 20 p. cartonnées, 8,50 € — Traduit de l’allemand.

Rascal, Hänsel et Gretel

Rascal, Hänsel et Gretel

Une version du conte de Grimm…  sans texte ni parole ! A vous donc, adultes, de bien vous remémorer le conte avant de le raconter. Car il ne s’agit pas de se tromper ni d’inverser les épisodes ! Pas plus que de sauter des pages pour mettre directement la sorcière au four !
Si Rascal a choisi ce noir et ce blanc assez inquiétants, sa technique rappelle, sans les pasticher, les « silhouettes » très à la mode dans les salons bourgeois que les frères Grimm, Jakob et Wilhelm, fréquentaient au XVIIIe siècle.

Dès 3 ans

Rascal, Hänsel et Gretel, Ecole des Loisirs, coll. Pastel, 2015, 28 p., 10,50 €

 

Jeanne Ashbé, Fil à fil

Jeanne Ashbé, Fil à fil

« Voilà une maman araignée. Sur sa toile. » Premier étonnement : chez les araignées, il y a aussi des papas et des mamans ? « Voilà un bébé araignée. » Logique, après tout. Un bébé araignée qui va grandir en toute sécurité malgré quelques mésaventures – car sa maman le tient prudemment au bout d’un fil aussi solide que vigilant. Jusqu’au jour où, le fil coupé, notre petite araignée saura être « grande tout seule ». Des couleurs vives, des formes rigolotes, bien dans la ligne de cette illustratrice pleine de douce fantaisie.

Avant 3 ans

Jeanne Ashbé, Fil à fil, L’Ecole des loisirs, coll. Pastel, 2013, 32 p., 11,50 €. Cartonné.

Astrid Lindgren, Lutin veille

Astrid Lindgren, Lutin veille

« C’est la nuit. La vieille ferme dort et tous ceux qui y vivent. Elle est là, au milieu de la forêt. » Une nuit boréale, une ferme en bois rouge, avec une couronne sur la porte, une forêt blanche de neige… « Tout le monde dort, sauf un… Le lutin veille ». Un très, très vieux lutin que personne n’a jamais vu mais dont on voit, parfois, les petits pas pressés dans la neige. Un lutin familier, qui, en cette nuit de Noël, va saluer tous les hôtes de la ferme.
La Suédoise Astrid Lindgren (1907–2002) s’est inspirée pour ce conte d’un poème de Noël de son compatriote Viktor Rydberg (1828–1895). Ce lutin protecteur est en effet apparenté au « tomte de Noël », qui distribue cadeaux et friandises aux petits Scandinaves.

Dès 4 ans

Astrid Lindgren, Lutin veille, illustrations de Kitty Crowther, L’Ecole des loisirs, coll. « Pastel », 2012, 26 p., 12 €

Ulf Nilsson, Le jour où nous étions seuls au monde

Ulf Nilsson, Le jour où nous étions seuls au monde

Encore un livre venu de Scandinavie ! Ce n’est pas une « spécialité », non, juste un vieil atavisme, peut-être, en souvenir de nos demoiselles au pair suédoises… Car nous leur disions « mademoiselle », à nos Tove aux longues jambes.
Notre petit bonhomme de héros est tout fier : « Un jour, à l’école, j’ai appris l’heure. Neuf heures, dix heures, une heure, deux heures. D’habitude, Papa venait me chercher à trois heures. » Et là, pas de Papa, ni de Maman, moins encore de Tove aux longues jambes (normal, elle n’est pas dans l’histoire). Dans ce vide spatio-temporel – dix heures, une heure — va s’inscrire un drame en miniature, toute une histoire où l’affabulation va maintenir l’angoisse à une distance acceptable. L’imagination mais aussi la prise de conscience immédiate d’être le « grand frère » qui doit cacher son inquiétude fondamentale (pour lui, les parents se sont fait écraser par un camion, rien de moins) et « faire comme si » de rien n’était, tout en vaquant aux tâches essentielles : s’abriter, jouer – et même fabriquer une télévision en carton – ça, Robinson n’y avait pas pensé !
Quelle idée aussi ont les adultes de compter les doigts de la main par dix, mais les œufs, les yaourts et… les heures par douze !

Dès 5 ans

Ulf Nilsson, Le jour où nous étions seuls au monde, illustrations d’Eva Eriksson, Coll. Pastel, L’Ecole des loisirs, 2009, 26 p., 11 €