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Claude Merle

Claude Merle, Perceval

Claude Merle, Perceval

« A seize ans [Perceval] est déjà un chasseur accompli. Selon son habitue, il s’est vêtu et équipé dans l’obscurité. Puis, laissant sa mère et ses serviteurs endormis, il a pris sa course vers l’ouest, armé d »’un épieu, de deux javelots et d’une hache au fer tranchant.
Il aime ce pays, ses étendues sauvages de collines, de forêts, de taillis et de marais. Il en connaît chaque sentier, chaque rocher, chaque torrent. » Et pourtant, cette forêt, il va bientôt la quitter, comme il quittera sa mère, pour suivre son rêve : rencontrer le roi Arthur et devenir chevalier. Une quête dont il n’aurait jamais soupçonné les difficultés… Une belle initiation à la littérature médiévale.

Dès 9 ans

Claude Merle, Perceval, Bayard Jeunesse, coll. « Héros de légende », 2015, 169 p., 6,50 €

Claude Merle, Merlin l’Enchanteur

Claude Merle, Merlin l’Enchanteur

« Le vieil homme le déposa sur le sol, le saisit par la main, et le conduisit vers un cheval blanc attaché à un arbre, à l’orée de la forêt.
Il ne faisait aucun doute que le personnage aux allures de moine, avec sa robe de laine blanche, était l’auteur de ce phénomène miraculeux.
— Merci, Messire, articula John d’une voix étranglée. Il reçut en retour un éclair d’yeux bleus où se lisaient la malice et la tendresse.
— Sais-tu qui tu es ? demanda le vieil homme. »
Ce vieil homme n’est autre que Merlin, le magicien, l’enchanteur, le faiseur de rois – lequel annonce à John, jeune paysan poursuivi par des « tueurs sans Dieu » qu’il n’est autre que Tristan, fils et héritier du défunt duc Henry de Salisbury. Au fil d’un récit mené tambour battant, nous rencontrerons les rois Uther et Pendragon, Arthur et Morgane, des dragons et des traîtres, des Saxons et des Irlandais, la belle Ygreine et la fée Viviane, Excalibur et la Table ronde… autant dire une excursion trépidante au cœur de la matière de Bretagne. Le roman est lisible dès 9 ans, mais les histoires d’amour un peu… compliquées n’intéresseront guère les jouvenceaux avant 12 ans.

Dès 12 ans

Claude Merle, Merlin l’Enchanteur, coll. « Héros de légende », Bayard, 2017, 160 p., 6,50 €

Claude Merle, Spartacus

Claude Merle, Spartacus

De la part de Nathalie I. : Le personnage de Spartacus est abordé de manière assez subtile, ce qui donne de la profondeur au récit. Le personnage présente de multiples facettes qui rendent compte de la complexité de la situation. Chef de guerre, grand guerrier, fin stratège, meneur d’hommes… par touches, l’homme affleure derrière les batailles. Il est toujours lucide, responsable, mais il ne se laisse jamais dépasser par ses doutes. C’est un hymne à la liberté, un refus de l’esclavage de tous ces hommes qui revendiquent une vie libre, debout, fier… Paradoxalement, choisir la mort était choisir de vivre…
Pour les aspects guerriers, l’auteur ne fait pas dans le sanguinolent. Quelques phrases bien tournées, quelques adjectifs choisis avec soin suffisent à rendre compte de la dure réalité des combats. Malgré tout, c’est dur. La discipline était impitoyable, les punitions l’étaient tout autant… Les ambitions des chefs romains ne sont pas toujours très glorieuses. La conception de l’esclavage et la valeur de la vie des hommes peuvent choquer, mais cela correspond à une réalité historique !
Autre point à souligner, il y a beaucoup de vocabulaire, notamment militaire romain. Un petit lexique de deux pages en fin de livre permet de comprendre les mots et de mieux comprendre les batailles pour peu qu’on se donne la peine de les lire.

Extraits :
“Quelques semaines de liberté valent mieux qu’une vie de servitude.”
“Les esclaves ont lutté comme des lions. Il suffit de voir leurs dépouilles : aucun n’a été frappé dans le dos. Pas de fugitifs !”

Dès 10 ans

Claude Merle, Spartacus, Collection “Héros de légende”, Bayard Jeunesse, 2009, 182 p., 5,90 €

Claude Merle, D’Artagnan

Claude Merle, D’Artagnan

« Je m’appellerai d’Artagnan, décida Charles.
Il était fréquent, chez les mousquetaires du roi, de prendre un nom de guerre pour cacher une noblesse que les autres compagnies étalaient avec complaisance.
— C’est un beau nom, apprécia Luis. D’Artagnan, cela sonne comme le fer ! »
Quittant donc son père, le vieux Bertrand de Castelmore, son maître d’armes Luis Alvarez et sa Gascogne natale, le jeune Charles commence, à Paris, par faire le siège de M de Tréville. Il rencontre bientôt Athos, Porthos et Aramis. Et les duels de s’enchaîner contre les hommes du cardinal… La suite de ses aventures est bien connue des lecteurs d’Alexandre Dumas.
Claude Merle a « choisi la légende, de préférence à l’histoire » et a condensé les aventures de ce jeune homme autour de quelques épisodes, dont les ferrets de la reine.  Le romancier a conservé toute la vivacité du roman de Dumas — un peu long parfois pour les jeunes lecteurs – mais  ne l’a pas édulcoré pour autant. Toujours prompt à croiser le fer, d’Artagnan est aussi d’une charmante habileté pour enlever quelques baisers très « frenchies » à la jeune Constance. Quant à Milady, cette femme fatale, séductrice et deux fois mariée, brrr… elle a la punition qu’elle mérite !

Dès 12 ans

Claude Merle, D’Artagnan, Bayard Jeunesse, coll. « Héros de légende », 2014, 235 p., 6,30 €

Claude Merle, Alexandre, héros de légende

Claude Merle, Alexandre, héros de légende

« Léonnatos se glisse derrière son adversaire ; il le ceinture, le serre à lui faire craquer les os et le soulève sans effort […]. ‘Alors, Alexandre, qu’est devenue ta fureur légendaire ? – Tu vas y goûter, fais-moi confiance ! fulmine ce dernier. Le sang divin coule dans mes veines.’ »
Et quand, à quatorze ans, Alexandre parvient à dompter l’étalon Bucéphale, le monde s’offre à lui, pour des années de chevauchées et de conquêtes. Rien ne lui résistera avant cette mauvaise fièvre qui le terrasse devant Babylone.

Dès 10 ans

Claude Merle, Alexandre, héros de légende, Bayard Jeunesse, 2009, 190 p., 5,20 €.

Claude Merle, Jeanne d’Arc

Claude Merle, Jeanne d’Arc

Autour de l’arbre aux fées, Hauviette, Ysabelot et Tiphaine pépient à qui mieux mieux en tressant des fleurs et des rubans. Mais Jeanne, elle, préfère déjà se mesurer à Marc, Pierre ou Richard – fût-ce avec une épée de bois. Jouer, cependant, elle n’en aura guère le temps…La guerre deviendra bientôt le lot quotidien de cette jeune fille dont la candeur, la foi et l’héroïsme vont bouleverser l’Histoire.

Dès 9 ans

Claude Merle, Jeanne d’Arc, Bayard Jeunesse, 2011, 180 p., 5,20 €