Lane Smith, C’est un livre
Imperturbable, le singe essaie de faire valoir à son comparse les charmes et les mérites d’un bon bouquin imprimé et illustré. Un comparse qui n’a d’yeux que pour sa tablette électronique.
Imperturbable, le singe essaie de faire valoir à son comparse les charmes et les mérites d’un bon bouquin imprimé et illustré. Un comparse qui n’a d’yeux que pour sa tablette électronique.
Ce gentil facteur, qui pédale à qui mieux mieux entre deux tasses de thé, fait le lien entre les héros des plus célèbres contes de fées. Que trouve-t-on en effet dans sa sacoche – et dans les enveloppes de ce livre à systèmes ?
Par une coquetterie du Finlandais Zacharias Topelius (1818-1898), L’Espoir, resté à quai, ne sert que de décor à l’histoire complètement loufoque d’un autre navire, le Refanut. Dépassés, les Marseillais, avec leur sardine qui bouche le Vieux-Port ! Le Refanut, lui, se coince dans le golfe de Botnie, rien de moins !
« Toute la permanence, collée aux fenêtres, vit enfin apparaître la victime, M. Cornue, soutenu par le conseiller d’éducation et le principal. » Car ce brave préparateur, que l’on imagine flottant dans une blouse d’un blanc douteux, a été proprement assommé au petit matin dans la salle de sciences-nat. Mais par qui ?
« Oh, le roi est nu ! » Cette expression, devenue un proverbe fameux, est aussi la conclusion d’un conte célèbre d’Andersen, dont une version adaptée vient de paraître chez Lito. Vanité, obséquiosité, flagornerie : tout est mensonge dans ce royaume imaginaire.
Quand la Vache-Qui-Rit danse avec le Corbeau et le Renard, cela nous donne un album plein de malice !
Espiègle et farceuse, la jeune Marike, vêtue d’une culotte en peau de chèvre, semble tout droit sortie d’une bande dessinée, tant le roman est rythmé d’incidents en rebondissements. Un texte aussi drôle qu’irrévérencieux, pour des lecteurs au sens critique bien affûté.
Loin des doudounes fluo et des surfeurs casqués, tu descendras en chasse-neige entre les sapins, vêtue d’un fuseau et d’un chandail tricoté par Bonne Maman, et tu seras l’invitée de Heidi dans un village tyrolien de carte postale. Tu pousseras la naïveté jusqu’à te lancer dans l’alpinisme hivernal.
Neuf ans pour l’éternité, des nattes rousses qui volent au vent, une joie de vivre à renverser le monde ! Voilà Fifi, l’inénarrable Fifi Brindacier, dont le patronyme français révèle la force herculéenne mais ne nous dit rien des deux longs bas dépareillés – un noir, un marron - de la petite Suédoise Pippi Långstrump qu’elle fut, avant de devenir le symbole universel de la fantaisie la plus débridée.
Ce conte russe se lit comme une comptine, mais sa leçon reste secrètement cachée au tréfonds des forêts. En cette fin d’hiver, la petite vieille a balayé les derniers grains de blé du grenier pour satisfaire son vieux bougon de mari. Hélas, la galette, sitôt dorée, s’ennuie sur le bord de la fenêtre et prend la route…