Jorge Letria, Si j’étais un livre
Une énumération poétique, servie par des gravures à la fois sobres et décalées. Un bon départ pour imaginer sa propre vision du livre, qui n’aimerait pas servir « seulement pour décorer les étagères ».
Une énumération poétique, servie par des gravures à la fois sobres et décalées. Un bon départ pour imaginer sa propre vision du livre, qui n’aimerait pas servir « seulement pour décorer les étagères ».
Une belle série d’énigmes, cocasses, absurdes, toujours sur la corde raide de « ce qui se fait » et de « ce qui ne se fait pas ». Et si celui qui dérape tombe du mauvais côté, c’est encore pour le meilleur et pour le rire.
« -Moi aussi, je suis assez grand pour faire un braquage ! supplie Erik, le fils. J’ai déjà aiguisé mon couteau !
- Ah, c’est toi qui as piqué l’épluche-légumes ! s’exclame sa mère, sans quitter la route des yeux.
- Ouais, sauf que quand ça va chauffer et qu’il va falloir crier ‘Haut les mains !’, je suis sûre que tu te mettras à pleurer ! fait remarquer Helen, sa grande sœur, qui continue le plus tranquillement du monde à se vernir les ongles des orteils, chacun d’une couleur différente. »
Contes russes, conte grec, contes des titis parisiens : quatorze belles occasions de déclencher des rires iconoclastes.
« Quand je suis content ou énervé, je fais des bonds ! Je deviens point d’exclamation. » Racontée par un petit point rigolard aux cheveux en bataille, la ponctuation devient un jeu d’enfant ! Saviez-vous que les guillemets servaient à ouvrir son cœur ? C’est délicieux.
« Mes parents n’arrêtent jamais de travailler, jamais. Je pense que papa lit son journal d’économie jusque sous la douche ». Alors, « heureusement, de temps en temps, on part en week-end ». Sans portable, sans journal. Mais…
Les six Jean-Quelque-Chose de la « famille aux petits oignons » ont grandi, les aînés sont entrés dans l’âge ô combien délicat de l’adolescence. Ils découvrent le collège, les scouts marins, les boums et, évidement, les demoiselles.
Une petite gourmande – miam, la bonne glace vanille-fraise ! – promène son chien le nez en l’air. Lequel, trouvant une balle rouge, n’a de cesse de jouer. Mais quand il ramène la baballe, celle-ci n’est pas seule : quelle farandole ! Chaque double page raconte, sans parole, un épisode de la catastrophe.
Ils sont parfois habillés, parfois en chocolat ; ils « adorent les familles nombreuses » et, du Devon à l’Otago, croquent les salades de bien des messieurs McGregor. Quant à les battre à la course, c’est bien un rêve de tortue !
« Tout a commencé le jour où mon papa est rentré de son travail avec, dans ses bras, une télé. » Une télé jaune, montée sur de drôles de pattes. Une télé magique, boulimique comme vous ne pouvez pas vous l’imaginer !