Thème

De 8 à 9 ans

Jana Sedláčová, Animaux sauvages et domestiques

Jana Sedláčová, Animaux sauvages et domestiques

« Le chamois saute joyeusement de rocher en rocher », tandis que la chèvre, à la ferme est curieuse et parfois de mauvaise humeur. Le chien, domestiqué il y a des milliers d’années, n’est pas aussi timide que le loup, dévoué à sa meute. Et quand « les oies sauvages s’envolent en grand nombre pour passer les vacances dans les pays chauds », l’oie domestique « ne parvient à rester en l’air que quelques secondes ». Cet album présente 18 animaux sauvages et leurs cousins domestiques. Anecdotes et informations surprenantes se cachent dans les rabats, les illustrations sont colorées et joyeuses : voilà un documentaire idéal pour initier les enfants à l’observation du monde animal.

Dès 6 ans

Jana Sedláčová, Animaux sauvages et domestiques, illustrations d’Ana Miminoshvili, Grenouille Editions, 2020, 13,90 € — Imprimé en République Tchèque

Hege Barnholt, En direct de Scandinavie : les trésors de Noël

Hege Barnholt, En direct de Scandinavie : les trésors de Noël

« Noël, c’est l’attente, la joie, l’effervescence, les sentiments chaleureux et surtout les traditions » annonce l’auteur de ce livre aux trésors. En Scandinavie, Noël se prépare dès octobre, quand les nuits rallongent, rallongent… Et pour s’occuper les mains, les bonnes idées ne manquent pas : boules de mousse, photophores, cadeaux fabriqués à partir de petits riens, sans oublier de nourrir les oiseaux sauvages. Et pour se réchauffer, rien de vaut le glögg de grand-mère, agrémenté de petits gâteaux aux formes traditionnelles et au parfum d’anis et de cannelle. A déguster sans modération !

Pour toute la famille

Hege Barnholt, En direct de Scandinavie : les trésors de Noël, photographies de Bjorn Johan Stenersen, Les Editions de Saxe, 2013, 160 p., 19,50 €

Gwenaële Barussaud, Célestine, petit rat de l’Opéra – La féerie de Noël (tome 10)

« Il neige dans les rues de Paris, et Noël approche ! Célestine et ses amies découvrent, émerveillées, la douce ivresse du patin à glace, la musique d’un orgue de Barbarie, les vitrines féeriques des grands magasins… Mais la promesse d’un autre événement fait briller les yeux de Célestine encore plus fort que le reste : sa mère doit la rejoindre, et elles fêteront ensemble le réveillon… » Mais au dernier moment, rien n’est plus certain…
Madame la Chouette avoue avoir copié le résumé du livre, ce qui est rare, mais comment lire tant de livres avant Noël ? Le 10e tome des aventures si attachantes de Célestine, petit rat de l’Opéra en 1900.

Dès 8 ans

Gwenaële Barussaud, Célestine, petit rat de l’Opéra – La féerie de Noël (tome 10), illustrations de Myrtille Tournefeuille, Albin Michel Jeunesse, 2020, 144 p., 7,20 €

Natsuko Wada, Marie-Antoinette (1755–1793)

« Après son départ, Maria Antonia ne revit plus jamais sa mère. Le très long cortège qu’elle emmena avec elle… arriva à mi-parcours entre l’Autriche et la France au bout de deux semaines. Pour cette occasion, un bâtiment avait été construit sur une île du Rhin… où Maria Antonia fut confiée à des personnes venues la chercher depuis la France. » Et c’est ainsi que la jeune et insouciante archiduchesse d’Autriche Maria Antonia s’apprêtait à devenir Marie-Antoinette, reine de France. Cette collection des « grands noms de l’histoire en manga » continue son pari : proposer un récit fidèle à l’histoire, dans un style de narration typique du manga. Au fil du récit, les dessins de Mamoru Kurihara se font de plus en plus sobres et respectueux de la fin tragique de Louis XVI et de Marie Antoinette, même s’ils apportent une touche assez irréelle et décalée de notre histoire de France. A la fin du volume, les jeunes lecteurs curieux – ou sollicités pour un exposé – trouveront un dossier pédagogique bien monté, entre frise chronologique et reproductions d’œuvres d’art.

Dès 8 ans

Natsuko Wada, Marie-Antoinette (1755–1973), illustrations de Mamoru Kurihara, Pika Edition — Nobi Nobi, coll. « Les grands noms de l’histoire en manga », 2020, 160 p., 7,90 € — Adapté et traduit du japonais. Imprimé en France. A feuilleter ici.

Carol Talmon de l’Armée, Ballerina Belle, la série

J’ai reçu d’Amérique – mais en français ! — une série de petits livres absolument délicieux, qui raviront les ballerines en herbe. En 13 épisodes, l’héroïne, Belle, va faire l’apprentissage de la danse classique auprès de Madame Odette. Belle est américaine ; elle découvre en même temps son école, la Provence et la danse. Chaque « aventure » tourne autour d’un célèbre ballet, du Lac des Cygnes à Casse-Noisette (La surprise de Noël). En interlude, de précieux conseils de « pro » : faire un chignon, mettre ses pointes, se maquiller comme Coppélia… Les textes, très courts, sont à lire dès le CE1. Les illustrations sont issues de photos prises par l’auteur et travaillées sur un logiciel adapté. Le rendu est très frais, et vous pourrez voir les modèles sur la bande annonce de la série – qui attend sagement d’être distribuée. Carol Talmon de l’Armée, danseuse professionnelle, est professeur de danse classique et réside tantôt en France, tantôt en Californie. Son adorable Belle sera la meilleure amie de vos fillettes qui rêvent de tutus, d’arabesques et de révérences…

Dès 7 ans

Carol Talmon de l’Armée, Ballerina Belle, la série – 13 livrets de 38 p., à se procurer auprès de l’auteur sur le site www.ballerinabelle.com , ou sur Amazon, en version papier (9,26 € environ) ou Kindle (6 € l’ex.). Attention, l’auteur expédie ces petits livres depuis les Etats-Unis, les délais ne sont pas garantis en ce moment.

Cyril Lepeigneux, Le manteau de saint Martin

Jeanne, François, Louis et leur chien Bushmills, en vacances chez leurs grands-parents, descendent dans le gouffre de Proumeyssac, lorsque soudain, la nacelle les dépêche dans un monde étrange… L’hiver y est frisquet, les cachettes risquées et mieux vaut éviter les quelques humains encore dehors. Au petit matin, les voilà aux portes d’un bourg, en quête d’un médecin pour soigner les yeux de Jeanne. Les trois enfants découvrent qu’ils sont à Ambianorum, ville de garnison gallo-romaine ! Leurs ennuis, ou plutôt leurs aventures ne font que commencer… Réussiront-ils à sauver Martinus, soldat dans l’armée romaine, du piège tendu par les Alamans ? Car ils savent, eux, que son manteau blanc deviendra le symbole du partage et du don aux plus pauvres.
Ce roman d’aventures est écrit dans une langue très accessible et la police a été choisie avec soin pour les jeunes lecteurs qui se lancent tout seuls.

Dès 8 ans

Cyril Lepeigneux, Le manteau de saint Martin, illustrations d’Alban Marilleau, Mame, coll. « Les disciples invisibles », 2020, 137 p. Prix de lancement : 10,90 € jusqu’au 31 décembre 2020, puis 11,90 € — Imprimé en Italie

Dans la même série, du même auteur :
Cyril Lepeigneux, Les Orphelins de Paris, illustrations d’Alban Marilleau, Mame, coll. « Les disciples invisibles », 2017, 142 p., 10,90 €

Sophie Chérer, Ma petite mésange

« Des guirlandes de cacahuètes et de lardons, des épis de millet, et une grosse boule de saindoux bien gras aux graines de tournesol, accrochés à une branche du pommier » : voilà le menu de Noël que Madame Harmand offre à ses mésanges et à tous les petits oiseaux de son jardin, pinsons, rouges-gorges et roitelets.
Cet album aux touches très seventies raconte, au fil de l’année, la vie d’une mésange, ses amours, la naissance et la croissance de ses petits. Informatif, certes, mais aussi très poétique, il invite à regarder plus souvent par la fenêtre du jardin. Tout comme le fait sûrement Gerda Muller (la maman de Marlaguette !) qui les peint avec autant de délicatesse et d’humour.

Dès 6 ans

Sophie Chérer, Ma petite mésange, illustrations de Gerda Muller, L’Ecole des Loisirs, 2020, 36 p., 12,50 €

Lydéric Landry, Polochon et le lutin

« D’un mouvement de tête, Polochon désigna le pied des arbres qui bordaient la clairière.
— Tu vois ces trous à la base des arbres ? demanda-t-il.
— Oui, on dirait de minuscules entrées de tunnels, répondit la fillette.
— Eh bien, ce sont les entrées des maisons de lutins. Ceux-ci vivent sous la terre, sous les arbres. »
Quelques coups de sabot bien rythmés – et voilà que surgissent de charmants petits êtres, un peu inquiets de rencontrer une cavalière, toute mignonne mais… humaine. C’est Xila, 8 ans, toute fière de monter son poney, Polochon, dont elle ne connaissait pas encore les vertus magiques. Son meilleur ami va lui faire découvrir le monde enchanté des lutins des bois. Xila aura bien besoin de leur soutien quand il lui faudra sauver la vie de son papa, atteint d’un mal mystérieux.
Sur cette trame, Lydéric Landry a imaginé mille péripéties, de Londres à la France, du pays des lutins à l’Australie. Un roman qui passionnera les petites cavalières bonnes lectrices, ou qui pourra être lu par épisodes à haute voix.

Dès 8 ans

Lydéric Landry, Polochon et le lutin, Ed Liber Invictus, 2020, 256 p., 11 €
En vente à la Nouvelle Librairie, 11 rue de Médicis, 75006 Paris ;  Au rayon librairie de la boutique « Racines » (2 Rue Bollaert le Gavrian, 59670 Cassel) ou par correspondance ; auprès de l’éditeur, en envoyant un courriel à contact@liberinvictus.com ; sur Amazon.

Anna de Laforcade, Le Noël du maître verrier et autres contes inédits

Le Noël du maître verrier” raconte l’histoire d’un artisan qui s’endort sur le vitrail qu’il est en train de façonner le soir de Noël. Mais une petite voix le tire brusquement de son sommeil : celle d’un ange du vitrail qui voudrait bien que le maître verrier lui termine ses ailes, afin d’aller annoncer Noël ! “La rumeur du grand roi” nous fait sillonner la terre en compagnie du vent, qui annonce aux hommes la venue d’un grand roi ; tous les habitants se mettent en branle pour l’accueillir, mais sauront-ils le reconnaître ? “Le Pays de Nuit” narre la vie des habitants d’un pays plongé dans le silence et la nuit, où l’on vit à la lueur des bougies ; un vieux conteur annonce pourtant qu’un jour, le matin se lèvera… mais personne ne le croit, sauf une petite fille, Yuuki. “Kibo, sa flûte et son drôle d’oiseau” nous emmène à la rencontre d’un jeune garçon aveugle, flûtiste talentueux qui reproduit tout ce qu’il entend autour de lui ; invité à jouer à la cour d’un roi mondain, il perd peu à peu son talent à mesure que la gloire l’environne ; le retrouvera-t-il au pied du petit roi d’humilité qui vient de naître ? “Le voyage de Noémie” achève cette série de contes en nous replaçant dans le contexte réel de la Nativité. Noémie, une vieille femme de Nazareth au cœur d’or, aperçoit par hasard l’ange qui visite sa voisine Marie à l’Annonciation. Elle se promet d’être là lorsque le petit naîtra, fusse au prix d’un grand voyage…
Ces cinq contes chrétiens inédits ne manqueront pas de toucher petits et grands ! Pleins de couleur, de gaieté, de joie et de profondeur, ils nous font voyager à travers le monde et revivre l’émerveillement de Noël et de la Nativité. Espiègles et tendres, textes et illustrations se font écho pour faire de cet album un vrai joyau !

Dès 7 ans

Anna de Laforcade, Le Noël du maître verrier et autres contes inédits, illustrations de Marthe Poizat, Mame, 2020, 64 p., 17 € — Imprimé en Pologne

Judith Bouilloc, 24 contes de Noël autour du monde

En Allemagne, le 1er décembre, Anna ouvre la première fenêtre de son calendrier de l’Avent et se demande si Noël est là. En Alsace, Marikele prépare des Bredele – allons, tous en cuisine ! En Pologne, Karol et Stanislaw découvrent la tradition de la carpe pour la Wigilia – et montent un stratagème pour « sauver » la carpe Gwiazdka. Au Liban, Abouna raconte l’histoire de la Sainte-Barbe – et vous, plantez-vous du blé, le 4 décembre ? En Lorraine, Hans, Aymeric et Rita préparent le spectacle de la Saint-Nicolas. En Suède, le 13 décembre, Svéa se lève tôt pour préparer sa Sainte-Lucie : c’est elle qui, coiffée de bougies, apportera le petit déjeuner à ses parents. Au Portugal, Tiago installe la crèche en famille. Au Japon, Shusaku fabrique des grues de papier, en mémoire des enfants morts à Hiroshima. En Russie, Aliocha partage la soupe de Babouchka cuisine une soupe, qu’elle va diluer au fur et à mesure des arrivées, jusqu’à ce qu’un mystérieux voyageur renouvelle à sa façon la parabole de la multiplication des pains.
Du 1er au 24 décembre, voici un conte pour chaque soir – à lire en famille au coin du feu, au pied du sapin ou devant la crèche. Ce tour du monde des traditions et légendes de l’Avent et de Noël est superbement mis en images par une belle équipe d’illustrateurs. Un album bienvenu pour retrouver, chaque année, la magie de Noël, car, n’en doutons pas, il deviendra un classique !

Pour toute la famille

Judith Bouilloc, 24 contes de Noël autour du monde, Artège Jeunesse, 2020, 96 p., 17,90 € — Imprimé en Pologne

Caroline Larroche, Les métiers oubliés à travers l’art

Il est resté célèbre grâce au Petit Prince de Saint-Exupéry, mais que sait-on exactement du métier d’allumeur de réverbères ? Sur notre planète, ou plutôt dans nos grandes villes, du XVIIIe au XIXe siècle, soir et matin, un brave homme passait dans les rues allumer puis éteindre les lanternes puis les lampes à huile qui permettaient de circuler sans trop se crotter les pieds – ce qui décourageait aussi les voleurs et les brigands. Dans cet album, notre allumeur de réverbères figure sur un tableau du peintre russe Leonid Solomatkine. Il prend place dans un musée imaginaire consacré aux métiers disparus, du copiste au rémouleur, des demoiselles du téléphone à la lavandière. La dentellière, c’est bien sûr celle de Vermeer, si joliment penchée sur ses fuseaux. Art, histoire et anecdotes font bon ménage dans ce livre qui éveillera la curiosité des jeunes lecteurs. Merci à Marie-France LR.

Dès 8 ans

Caroline Larroche, Les métiers oubliés à travers l’art, Palette, 2020, 32 p., 13,90 €

Dominique Ehrhard, Les Châteaux de la Loire en pop up

« Si, côté ville, l’imposant bâtiment possède tous les attributs du château fort médiéval, grosses tours, pont-levis, mâchicoulis, le côté jardin dévoile une façade délicate qui témoigne des nouveaux goûts architecturaux de la Renaissance. » Qui suis-je ? Chambord, Amboise, Chenonceau, Azay-le-Rideau ou Langeais ? Ces cinq châteaux de la Loire déploient leurs façades dans ce superbe pop-up, et nous dévoilent quelques-uns de leurs secrets. Savez-vous pourquoi Chenonceaux est appelé le château des dames ? Parce qu’il vit passer dans ses murs Catherine Briçonnet, Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louise de Lorraine, Louise Dupin, Marguerite Pelouze… et tant d »autres gentes dames.

Dès 8 ans

Dominique Ehrhard, Les Châteaux de la Loire en pop up, Ouest France, 2020, 12 p en pop up, 16,90 € — Imprimé en Chine