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Mois : mars 2017

Elisabeth de Lambilly, L’Histoire de France à colorier

Elisabeth de Lambilly, L’Histoire de France à colorier

« Au Ve siècle, des peuples de guerriers pénètrent dans l’Empire romain qui disparaît en 476. Au nord de la Gaule, les Francs saliens s’installent. L’un d’entre eux, Clovis, impose son autorité à l’ensemble de la Gaule. Il se fait baptiser à Reims en 496. » Telle est la présentation d’une double page de cette frise, consacrée au « premier des rois de France ». La scène est illustrée et commentée de manière claire. Il en est de même des 14 autres grandes scènes choisies, de la Préhistoire aux années 1970. Le verso de la frise reproduit les mêmes dessins, en noir et blanc, prêtes à être coloriées. Une belle manière de faire connaissance avec Jeanne d’Arc, François Ier, Louis XIV, Napoléon, et avec les taxis de la Marne.

De 8 à 10 ans

Elisabeth de Lambilly, L’Histoire de France à colorier, Larousse, 2016, 32 p., 8,95 €

Hombeline Passot, Les grands classiques de la poésie française

Hombeline Passot, Les grands classiques de la poésie française

De « Que sont mes amis devenus » de Rutebeuf à « L’enfant qui va aux commissions » de Claude Roy, Hombeline Passot a sélectionné plus de cent poèmes de la littérature française – pas toujours les plus simples, mais les plus musicaux, ceux dont, bon an mal an, on se dit qu’un jour, on les a lus ou même récités. Que de génie dans notre belle langue française ! Les illustrations, gaies et colorées, accompagnent à merveille ces « grands classiques »  — ne reste plus qu’à les apprendre par cœur – pour les aimer « par le cœur ».

Dès 8 ans et pour toute la famille

Hombeline Passot, Les grands classiques de la poésie française, illustrations de Pauline Duhamel, Fleurus, 2016, 352 p., 19,90 €

Pâques de la Sainte Russie, contes

Pâques de la Sainte Russie, contes

Moujiks et barines, fils de tsar ou popes, tous, au matin de Pâques, regardent le monde avec des yeux neufs, ceux d’une fraternité retrouvée, sous les ors des ornements sacerdotaux de la liturgie orthodoxe. Contes païens – comme les célébrissimes « Oiseau de feu » ou le « Kolobok » – et contes à consonance plus religieuse – tels « Le Petit Cierge » ou « Le Poisson de Notre Seigneur » – rivalisent de fantaisie et de naïveté pour nous faire pénétrer le sens profond de l’imaginaire slave. Gérard Letailleur a sélectionné les plus belles versions de ces contes, qui portent ici la signature d’écrivains exceptionnels : Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, Anton Tchékhov, Alexandre Kouprine ou Fédor Dostoïevski. Parce que les contes ne sont pas l’apanage de la seule fête de Noël, prenez plaisir à les lire en famille, au coin du feu si l’hiver se prolonge, ou sous la tonnelle si le printemps s’est déjà annoncé. N’oubliez ni les œufs peints, ni la brioche pascale !

Pour toute la famille

Pâques de la Sainte Russie, contes recueillis par Gérard Letailleur, Via Romana, 2017, 200 p., 19 €

Guillaume Olive, Voilà le loup !

Guillaume Olive, Voilà le loup !

Le jeune Yang vit au cœur des montagnes de Chine, il est berger – et s’ennuie un peu à garder ses moutons. Pourquoi ne pas faire une bonne farce aux villageois en criant « au loup ! » ? Une fois, deux fois… Les paysans se lassent d’être dérangés pour rien dans leurs travaux. Jusqu’au jour, bien entendu, où le loup est vraiment là, affamé… « Le petit berger s’enfuit tandis que le loup dévorait son troupeau, payant ainsi le prix de sa tromperie pour avoir trop menti », telle est la morale de ce conte – une morale très traditionnelle, valable partout – et pas seulement en Chine. Les estampes de Zhigong He sont de vrais petits tableaux, dans la pure tradition de la calligraphie chinoise. Idéal pour faire prendre conscience aux enfants des dégâts que peuvent causer mensonges et affabulations.

Dès 5 ans

Guillaume Olive, Voilà le loup !, illustrations de Zhigong He, Flammarion, « Les p’tits albums du Père Castor », 2016, 5,50 €

Lida Durdikova, Martin pêcheur

Lida Durdikova, Martin pêcheur

« Cette tige de noisetier plie juste assez sous son poids pour qu’il puisse surveiller le manège des goujons. L’un d’eux passe-t-il à sa portée : plouf ! Martin se laisse tomber dans l’eau, ailes repliées, tête en avant, et son gros bec se referme sur le petit goujon qui n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. » Il vous faudra bien de la patience pour pouvoir observer, le long d’un ruisseau ou sur les rives d’un étang, ce dynamique petit oiseau au plumage bleu, roux et blanc ! En attendant, cet album, récemment réédité, vous en apprendra beaucoup sur le martin-pêcheur – ici tout simplement prénommé… Martin. Un texte et des dessins précis, à la fois scientifiques et poétiques.

Dès 6 ans

Lida Durdikova, Martin pêcheur, illustrations de Feodor Rojankovsky, Flammarion, 2016, 9,90 € — Rééédition identique à l’originale de 1950.

Laurence Fugier et Julia Chausson, Le géant du pays des glaces

Laurence Fugier et Julia Chausson, Le géant du pays des glaces

« Aslak est éleveur de rennes. Il a établi son campement au bord du lac Vuolvojavri. Il vit là avec sa femme, sa grande fille, ses deux jeunes garçons et ses vingt-cinq rennes. » La vie s’écoule au rythme des saisons, jusqu’à l’arrivée d’un stalo, un stupide géant voleur de rennes. Or, cet effrayant stalo cherche une épouse, et justement… la jeune Maret est bien jolie. Comment Aslask bernera-t-il le stalo, tel est le motif du conte, allégrement mené. En fin de volume un « carnet de Laponie » permet de mieux connaître les Samis. Qui est partant pour un tour de motoneige jusqu’au Sajos – et peut-être admirer une aurore boréale ?

Dès 7 ans – lecture assez facile.

Laurence Fugier et Julia Chausson, Le géant du pays des glaces, Rue du Monde, coll. « Papagayo », 2012, 46 p., 12,50 € — 2016, « Papagayo poche », 7,80 €

 

Aude Le Pichon, Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie

Aude Le Pichon, Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie

Du A de La Colère d’Achille, peinte en 1757 par Tiepolo, au V de Vulcain forgeant la foudre de Jupiter de Rubens (vers 1636–1638), 60 œuvres d’art — tableaux, mosaïques, enluminures… — permettent de rencontrer les grands héros, héroïnes, dieux et déesses de la mythologie grecque et romaine : Adonis, peint par Titien, Iphigénie, représentée sur une fresque romaine, Narcisse, revu par Salvador Dalí, Orphée, immortalisé par François Boucher… Ces dieux, déesses et héros sont restés autant de sources d’inspiration pour les artistes les plus divers. Un choix intéressant, une documentation pertinente, derrière une couverture convenue.

Dès 10 ans

Aude Le Pichon, Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie, Seuil Jeunesse, 2017, 144 p., 15 €

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?

« La chouette effraie niche dans les clochers. Cette dame blanche a une tête en forme de cœur. Elle vit et chasse la nuit. Elle repère ses proies au bruit et consomme près de 1600 petits rongeurs chaque année. […] On l’appelle ‘effraie des clochers’ car, pour pondre, elle apprécie l’obscurité des clochers d’église ou de n’importe quel vieux bâtiment abandonné. » Et encore, je ne vous ai pas tout dit de la Chouette ! Vous découvrirez aussi, entre autres, les habitudes du chardonneret élégant, du lapin de garenne, du petit rhinolophe (une chauve-souris), de la mygale maçonne ou du couteau – non, pas votre Opinel, celui que vous ramassez sur la plage ! Chaque double page de ce livre présente les astuces de ces animaux, petits ou grands, connus ou plus rares, proches ou lointains pour aménager leur « maison ». Un bel ouvrage documentaire, malgré un titre peu valorisant.

Dès 8 ans

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?, illustrations de Clémence Pollet, De La Martinière Jeunesse, 2017, 96 p., 12,90 €

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?

« La chouette effraie niche dans les clochers. Cette dame blanche a une tête en forme de cœur. Elle vit et chasse la nuit. Elle repère ses proies au bruit et consomme près de 1600 petits rongeurs chaque année. […] On l’appelle ‘effraie des clochers’ car, pour pondre, elle apprécie l’obscurité des clochers d’église ou de n’importe quel vieux bâtiment abandonné. » Et encore, je ne vous ai pas tout dit de la Chouette ! Vous découvrirez aussi, entre autres, les habitudes du chardonneret élégant, du lapin de garenne, du petit rhinolophe (une chauve-souris), de la mygale maçonne ou du couteau – non, pas votre Opinel, celui que vous ramassez sur la plage ! Chaque double page de ce livre présente les astuces de ces animaux, petits ou grands, connus ou plus rares, proches ou lointains pour aménager leur « maison ». Un bel ouvrage documentaire, malgré un titre peu valorisant.

Dès 8 ans

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?, illustrations de Clémence Pollet, De La Martinière Jeunesse, 2017, 96 p., 12,90 €

Question — Léon Tolstoï au sommaire du Tétras Lire de mars

Question — Léon Tolstoï au sommaire du Tétras Lire de mars

Maintenant ou demain ? Seul ou à plusieurs ? Riche ou pauvre ? Le soleil ou le vent ? Avec ou sans chemise ? Juste ou injuste ? Les personnages mis en scène dans ces contes très brefs de Léon Tolstoï se posent – et nous posent — des questions qui ne se révèlent pas anodines. Car ici, la frontière est ténue entre littérature et philosophie ! Avant de fêter Pâques à la russe (hum, la belle brioche !), n’hésitez pas à écouter Jean-Paul Mongin parler si simplement de Platon et de Socrate. Il vous restera encore du temps pour vous entraîner à quelques expériences scientifiques, que vous présenterez comme des tours de magie. A vous de poser « La bonne question », titre du dernier conte de ce numéro. Encore… des questions ?

De 8 à 12 ans

Question, Tétras Lire, mars 2017, 94 p., 9,50 € et par abonnement sur le site des éditions Alba Verba.

Hans Christian Andersen, Hans le balourd

Hans Christian Andersen, Hans le balourd

« Il y avait dans la campagne un vieux manoir et, dans ce manoir, un vieux seigneur qui avait deux fils si pleins d’esprit qu’avec la moitié ils en auraient déjà eu assez. Ils voulaient demander la main de la fille du roi mais ils n’osaient pas car elle avait fait savoir qu’elle épouserait celui qui saurait le mieux plaider sa cause. » Et chacun de fourbir ses plus beaux discours… « quand soudain arriva le troisième frère – ils étaient trois, mais le troisième ne comptait absolument pas, il n’était pas instruit comme les autres, on l’appelait Hans le Balourd. » Ah, cde « numéro trois » ! Toujours plus drôle, plus inventif, plus créatif, car il faut bien tenir ses lecteurs en haleine – juste le temps qu’il faut. Bref, après toute une série de péripéties illustrées avec beaucoup d’humour par Philippe Lejonc, « Hans le Balourd devint roi, il eut une femme et une couronne et s’assit sur un trône et c’est le journal qui nous en informa… mais peut-on vraiment se fier aux journaux ? »

Dès 5 ans

Hans Christian Andersen, Hans le balourd, illustrations de Régis Lejonc, Rue du Monde, 2005, 32 p., 16 €

Gwenaële Barussaud, Lucille, À l’Heure gourmande

Gwenaële Barussaud, Lucille, À l’Heure gourmande

« L’enseigne, surtout, la ravissait. C’était un médaillon au centre duquel une religieuse nappée d’un rose pâle était entourée de branchages dorés. Au-dessus, de grandes lettres dorées affichaient fièrement le nom de l’établissement : « À l’Heure gourmande, salon de thé ». Lucille hocha la tête, sourit. Elle n’avait pas de doute, elle éprouvait même une grande confiance. »
Lucille Bordier est la sœur de Pauline, la jeune « demoiselle des grands magasins » (voir ici). Comme elle, elle tente de se faire une place dans le Paris exubérant du Second Empire. Après bien des mésaventures – femme de chambre d’une jeune fille à la mode, puis servante dans un luxueux hôtel de Dinard – elle décide d’ouvrir le premier salon de thé de la capitale. Les clientes afflueront enfin quand son amie Juliette (voir ici), styliste en vogue, organise la réception de son mariage À l’heure gourmande. Un roman « positif », aux rebondissements bien agencés.

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Lucille, À l’heure gourmande, coll. « Les Lumières de Paris », Fleurus, 2016, 320 p., 15,90 €
Dans la même collection :
Gwenaële Barussaud, Juliette, la mode au bout des doigts, Fleurus, coll. « Les lumières de Paris », 2015, 313 p., 13,90 €. Disponible au format Kindle, 7,49 €
Gwenaëlle Barussaud, Pauline, demoiselle des grands magasins, « Les lumières de Paris », Fleurus, 2015, 320 p., 13,90 €