Pierre Botero, La quête d’Ewilan

Pierre Botero, La quête d’Ewilan

De la part de Nathalie I.

D’un monde à l’autre
Camille est une jeune surdouée, qui ne reçoit aucune affection de ses parents adoptifs. Un jour, par accident, elle pénètre dans un monde parallèle et en revient de manière tout aussi accidentelle… Sa vie bascule du jour au lendemain quand elle y retourne accompagnée de son ami Salim. Au fil de ce premier tome, elle découvre qu’elle est originaire de ce monde… un monde menacé de destruction. Des ennemis ont figé les « sentinelles », personnes chargées de protéger Gwendalavir. Héritière d’un don prodigieux, elle est celle qui peut changer le cours des choses. Accompagnée de son indéfectible ami Salim, elle va partir en quête de son destin, épaulée par le maître d’armes de l’empereur et d’un vieil érudit.
Extrait : « … Non, Camille ne cria pas, elle se prit simplement les pieds dans une racine et tomba de tout son long dans l’herbe, le nez à quelques centimètres d’un superbe bolet.
Boletus Edulis, remarqua-t-elle à haute voix, car elle était friande de champignons et parlait volontiers le latin. »

Les Frontières de glace
Salim, Edwin, maître Duom, Bjorn, Ellana, Maniel.… Camille est entourée de nombreux et fidèles compagnons qui vont l’aider à mener sa quête à terme. En chemin, ils vont affronter de nombreuses créatures. C’est tout un chemin initiatique pour Camille, mais également pour chacun des compagnons. Ils vont devoir atteindre les frontières de glace et résoudre l’énigme du dragon avant de délivrer les sentinelles.
Extrait : « ‑Je sens son dessin ! clama-t-il. Ils arrivent !
Toutes les têtes se tournèrent vers l’endroit que montrait maître Duom. Il n’y avait rien. La cour était vide, blanche de soleil. Puis deux silhouettes se matérialisèrent près du bassin.
Camille et Salim étaient de retour. »

L’Île du destin
Les sentinelles sont maintenant libérées, mais Camille n’a pas terminé sa quête. Elle doit encore libérer ses parents. Pour cela, elle doit convaincre son frère, resté dans l’autre monde, de l’aider. C’est une toute nouvelle aventure aux limites du monde connu de Gwendalavir, les îles Alines.
Extrait : « ‑Encore un dessin, grogna le garçon ?
‑Oui, de toute évidence, murmura Camille. Et je ne sais pas du tout comment faire pour l’ouvrir. A cet endroit de la citadelle, l’Imagination est aussi accessible que le sens de l’humour de maître Duom quand on lui marche sur le pied ! »

L’auteur a réussi à créer un monde imaginaire captivant, des personnages variés et attachants qui évoluent au fur et à mesure de l’histoire, une bonne dose d’humour, du suspens, de l’action. J’ai également apprécié la présentation des adolescents Camille et Salim. Tout à fait dans l’air du temps dans leur manière de s’exprimer et de se comporter, ils ne sont jamais désagréables, jamais désabusés, ils ne sont ni grossiers ni vulgaires. La relation entre Camille et Salim est empreinte de respect.

Dès 10 ans, pour bons lecteurs

Pierre Botero, La quête d’Ewilan
D’un monde à l’autre, 276 p. — Les frontières de glace, 275 p. — L’Île du destin, 317 p., Rageot Editeur, 7,70 euros en poche (ou en broché selon les éditions) — 12,50 euros en broché- Ou, en intégrale, La Quête d’Ewilan, Rageot Editeur, 2010, 805 p. A trouver d’occasion. Existe aussi en format Kindle.

Isabelle Simler, Heure bleue

Isabelle Simler, Heure bleue

« Le jour s’éloigne… Bientôt la nuit. Entre les deux, elle passe… c’est l’heure bleue. » L’heure des câlins, mais pas seulement. Car du bleu dragée au bleu nuit, en passant par le bleu roi et le bleu pervenche, combien de bleus vont-ils éclairer cette heure étrange ? Geai, renard, grenouilles, mésanges, nous entraînent dans un monde à la fois connu et magique. Avec de jolis mots, qui fondent en bouche, telles ces pintades « vulturines » au plumage bleu cobalt. Décidemment, chaque album d’Isabelle Simler est une parfaite réussite !

Dès 4 ans

Isabelle Simler, Heure bleue, Editions Courtes et Longues, 2015, 48 p., 22 €

Pour feuilleter l’album, c’est ici.

Hélène Montardre, Catastrophe à Pompéi

Hélène Montardre, Catastrophe à Pompéi

Un petit roman historique parfaitement ciselé pour faire frémir les jeunes lecteurs. En 79 après Jésus-Christ, le jeune Caius aime à retrouver ses amis dans leurs magnifiques villas de Pompéi. Cet adolescent studieux n’est autre que celui que l’Histoire connaîtra sous le nom de Pline le Jeune. De Misène, il observe avec angoisse la colère du Vésuve… Son ami Loreius et la douce Corellia échapperont-ils à la catastrophe ? Et qu’est devenue la quadrirème de son oncle, Caius Plinius Secundus, que nous nommons Pline l’Ancien, aussi altruiste que scientifique ?

Dès 8 ans

Hélène Montardre, Catastrophe à Pompéi, Nathan, 2015, 60 p., 4,95 €

Françoise Laurent et Capucine Mazille, Tous aux abris

Françoise Laurent et Capucine Mazille, Tous aux abris

« Qui sont les champions du terrassement ? Les lapins de garenne ! Une colonie peut creuser des centaines de chambres qui communiquent par des galeries. Ce tortueux labyrinthe est appelé ‘garenne’… d’où le nom du lapin. » De la falaise où niche le macareux-moine au lac colonisé par le castor, cet album explore les habitats de nombreux animaux. Où s’installer pour protéger ses petits des prédateurs et les nourrir jusqu’à ce qu’ils deviennent autonomes ? Chacun a sa méthode ! Mais ces animaux, font-ils des plans ? de savants calculs ? ou est-ce leur seul instinct qui parle ?

Dès 5 ans

Françoise Laurent et Capucine Mazille, Tous aux abris, Ricochet, coll. « Ohé la Science ! », 2015, 40 p., 12,50 €

Astrid Desbordes et Pauline Martin, Mon amour

Astrid Desbordes et Pauline Martin, Mon amour

« Est-ce que tu m’aimeras toute la vie ? » demande Archibald à sa maman – juste après le câlin du soir. Et maman de confier un secret. « Je t’aime quand tu pars à la guerre…et quand tu changes d’avis », explique-t-elle à son garnement déguisé en chevalier mais effrayé par un petit rien. « Je t’aime quand tu sens bon… et quand ça n’a pas d’importance. » Sur une page, Archibald sort du bain, lustré peigné ; sur la page d’en face, il rentre pour le moins boueux de son club de foot. Bref, quoi qu’il arrive, « c’est ça mon secret, susurre maman. Je t’aime chaque jour. » D’un amour sans condition, pour aider à grandir en liberté. Les dessins sont charmants, subtils, délicats et pleins d’humour.

Dès 3 ans

Astrid Desbordes et Pauline Martin, Mon amour, Albin Michel, 2015, 48 p., 9,90 €