Eric Battut, Eric et le pipeau magique

Eric Battut, Eric et le pipeau magique

Ulf, un chef viking grincheux, et son équipage, embarquent pour un long voyage. Eric, l’un de ses compagnons, décide d’emporter un pipeau. Mais pendant cette épique traversée, le son mélodieux de la flûte sera responsable d’une série de mésaventures : la musique attire le chant des baleines, les icebergs se brisent, un ours curieux du Groenland se jette sur les matelots, la tempête se déchaîne… Chaque air de flûte joué à mauvais escient provoquera la colère d’Ulf qui ne cessera de crier : « Par Odin, la musique d’Eric ne nous cause que torts et ennuis. » Jusqu’à ce qu’ils accostent en Amérique où le maudit pipeau se révèlera fort utile. Amusant et coloré, suivez le tumultueux voyage de ce grand drakkar noir. Quelle aventure !

Dès 4 ans

Eric Battut, Eric et le pipeau magique, Editions Bilboquet, 2007,22 p., 13 €. Proposé par Cécile V.

Marion Raynaud de Prigny, Paul et Colombe à travers l’histoire – Les Oies du Capitole

Marion Raynaud de Prigny, Paul et Colombe à travers l’histoire – Les Oies du Capitole

« Papa, peut-on aller au Capitole voir les oies sacrées ?
— Celles qui ont vaincu les Gaulois, ajoute son cousin. »
Paulus et sa cousine Columba ont vite fait de semer leur vieux précepteur Servilius dans les ruelles de Rome. Or Quintus, le prêtre du temple de Minerve, est en train de préparer la cérémonie qui commémore la victoire des oies contre Brennus [ndlr : les oies sont associées plus souvent à Junon qu’à Minerve]. Une cérémonie mise en péril par les sottises des deux chenapans – qui, une fois encore, se tireront d’affaire et obtiendront le pardon des grandes personnes. Un épisode de la vie à Rome à la portée des jeunes lecteurs.

Dès 7 ans, premières lectures

Marion Raynaud de Prigny, Paul et Colombe à travers l’histoire – Les Oies du Capitole, Editions du Triomphe, 2010, 64 p., 8,50 €

Gerda Muller, Mon arbre

Gerda Muller, Mon arbre

« Quelle chance ! Benjamin et Caroline sont invités à passer une semaine chez leur cousin Robin. Son père, leur oncle Jean, est forestier. La famille habite une maison au milieu de la forêt. » Vous suivrez avec passion ces enfants qui partent à la découverte de la forêt, explorant insectes, animaux et végétaux. Mais la fin des vacances n’est pas celle de leurs aventures, ils reviendront apprendre l’évolution de ce monde forestier, et particulièrement la vie d’un grand chêne, au fil des saisons. L’histoire est admirablement bien écrite, riche en vocabulaire et en explications biologiques, les illustrations sont soignées et s’accompagnent de nombreux schémas descriptifs. A la fin, quelques pages techniques viennent compléter l’album : « comment l’eau devient sève ?» ; « quel âge à cet arbre ?» ; « des millions d’animaux invisibles » ; « quelques oiseaux des bois » ; détails « des plantes que Caroline a trouvé dans la clairière » et des « champignons que Nicolas a ramassés » ; « les insectes que Benjamin a vus sur le chêne » ; « quelques mammifères de la forêt ». Un livre accessible et très complet pour les jeunes et les plus grands. Pour de futures vocations de garde forestier ou tout simplement pour mieux apprécier vos prochaines promenades.

Dès 6 ans

Gerda Muller, Mon arbre, Gallimard Jeunesse, 2008, 39 p., 13 €. Proposé par Cécile V

Brigitte Vaultier, Zoofolies

Brigitte Vaultier, Zoofolies

« Le macaque est asthmatique
Et dans ses nuits d’insomniaque
Quand il se sent trop patraque »… eh bien, il rejoint quelques animaux aussi farfelus que lui : l’émeu, le flamant, l’ocelot, le naja, la taupe ou le tapir. Des poésies à scander, avec des mots aussi rares que désopilants. Et si vous croisez Brigitte Vaultier, elle se fera un plaisir de vous « dire » son bestiaire. 100 % d’énergie !

Dès 6 ans

Brigitte Vaultier, Zoofolies, illustrations de Kerso, Ricochet, 2004, 48 p., 12 €

Marcelle Vérité, Contes du soleil

Marcelle Vérité, Contes du soleil

Le Noël du petit Bibo. Allez savoir pourquoi ce conte de Noël me fascinait quand j’avais 6 ans… Ce petit garçon malade, sa pauvre maman couturière – pauvre mais travailleuse –, la mercière au grand cœur, et tous ces animaux taillés dans des chutes de tissu, aux yeux en bouton et aux queues en pompon. Aujourd’hui, des six contes de cet album, celui que je préfère est celui qui dit « comment le hérisson prit l’habit de châtaigne ». Ou « Le vieux merle », qui ronchonne dans son arbre creux. Par bonheur, la nostalgie garde les couleurs vives de la palette d’Elisabeth Ivanovsky.

Dès 6 ans

Marcelle Vérité, Contes du soleil, illustrés par Elisabeth Ivanovsky, Casterman, 1956, 32 p. En brocante.