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René Bazin

René Bazin, Contes merveilleux

René Bazin, Contes merveilleux

« Parce que le langage du vent est quelquefois plus profond que les âmes qui l’écoutent », parce que les sourciers sont gens de grande sauvagerie, parce qu’un seul grain de blé peut interdire au moulin de virer… et pour tant d’autres raisons encore, il faut lire des contes, et en relire encore. Surtout quand une plume aussi légère que sage magnifie la tradition orale de l’Anjou et des rives de Loire pour en tirer de belles leçons de vie. A lire au coin du feu, dans une cabane perchée – ou sur le plat-bord d’une toue cabanée.

Adolescents bons lecteurs

René Bazin, Contes merveilleux, Via Romana, 2008, 140 p., 15 €

René Bazin, Souvenirs d’enfant

René Bazin, Souvenirs d’enfant

Certes, trois des onze nouvelles de ce recueil évoquent des figures féminines : la bonne Perrette, la grande Honorine et Diane chasseresse. Mais elles ne feront pas oublier les hauts faits de quelques garnements, dont l’auteur, « grands dénicheurs de nids, grands chasseurs à la sarbacane, assoiffés d’aventures et lecteurs assidus de Mayne-Reid et de Gustave Aymard », comme le confie René Bazin (1853–1932) à ses enfants – il en eut huit. Ce coureur des bois en habit vert — il fut élu à l’Académie en 1903 — nous fait découvrir le charme de cette campagne angevine où « il n’y a point de si étroite fenêtre par où n’entre une feuille de rose ». Et où les enfants passent leurs vacances dans une liberté propice à toutes les inventions.

A partir de 10 ans

René Bazin, Souvenirs d’enfant, Via Romana, 2009, 108 p., 14 €