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Margot de Jubécourt

Margot de Jubécourt, Le masque du chacal

La famille Gasnet, neuf enfants et une joie de vivre scoute bien affirmée, vient d’emménager dans une belle maison bourgeoise d’une bourgade normande. Seule ombre au tableau : nuit après nuit, le mur du jardin est recouvert de graffitis, signés « Chacal ». Qui se cache derrière ce masque ? Les aînés vont découvrir une bande de petits délinquants qui se prennent pour des durs, des pieds nickelés laissés à eux-mêmes et à leur ennui. Peu à peu, certains de ces gamins vont se laisser séduire par le charisme de Tanguy et de ses frères, jusqu’à monter une troupe scoute et se rapprocher de l’Eglise.
Nous voilà donc partis pour une grande démonstration « in vivo » des valeurs du scoutisme, autour des notions clés de l’engagement, de la fraternité et de la foi. Margot de Jubécourt a eu la bonne idée de ne pas écrire un manuel du chef scout, ou une théorie du management d’équipe, encore moins une méthode de réinsertion, mais un vrai roman aux dialogues enlevés, avec nombre d’épisodes annexes qui donnent de l’épaisseur aux personnages. Elle s’en est raisonnablement tenue à un rapprochement, tendu mais gagnant, avec des petits Blancs qui pour lesquels tout espoir n’est pas perdu. Un roman naturaliste bien ancré dans la réalité sociologique contemporaine, sans aucun autre élément « magique » que l’empathie et la force de caractère.

Grands adolescents, dès 15 ans

Margot de Jubécourt, Le masque du chacal, BoD Books on Demand, 2020, 242 p., 15 € — Imprimé en Allemagne. Attention : le livre étant imprimé à la demande, comptez 2 à 3 semaines entre la commande et la livraison.

Margot de Jubécourt, Pour quelques œillets

Margot de Jubécourt, Pour quelques œillets

« Manon marchait sans s’arrêter, en un réflexe machinal. Elle était éreintée, affamée, assoiffée. Ses cheveux cachaient leur teinte fauve sous une crasse repoussante […]. Elle s’épuisait sans but et sans envie. » Cette jeune fille bien élevée fuit un épouvantable drame familial – mais sans savoir où aller. Enfin, voici un bourg. Jour de marché. Manon, seize ans, a faim, elle vole une pomme, puis une carotte. Quelqu’un la voit. Stop ! Une chance ! Etienne, un jeune horticulteur, se révèle aussi sévère que bienveillant. Que deviendra Manon, accueillie pour quelques jours à la Ferme aux œillets ? Apprentissage d’un métier mais surtout de la vie, amitié, confiance, pardon, ce roman défend clairement des valeurs positives, sans pour autant sombrer dans la mièvrerie. Rien n’y est facile, mais, peu à peu, l’adolescente grandit, devient une jeune femme équilibrée dans le cadre enchanteur, mais rude, des Préalpes iséroises. Un premier roman plein d’enthousiasme.

Adolescents

Margot de Jubécourt, Pour quelques œillets, Pierre Téqui éditeur, 2013, 212 p., 15 €