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Judith Bouilloc

Judith Bouilloc, Le Château intérieur

Il ne m’est guère arrivé, jusqu’ici, de chroniquer des ouvrages religieux, ou, selon l’expression plus actuelle, des livres de spiritualité. Je ferai ici une exception, tant ce petit ouvrage catholique est une réussite sur tous les plans : le texte de Judith Bouilloc est lumineux, les illustrations d’Eric Puybaret empreintes d’une poésie sereine sans aucune mièvrerie, et l’éditeur a apporté un soin particulier à la fabrication. N’étant pas très calée en exégèse, je vous livre ici la présentation « officielle » :
Juanito, en regardant un jour par la fenêtre, découvre un magnifique château flottant dans le ciel. Il s’approche, et alors qu’il cherche l’entrée de ce magnifique château, il rencontre Thérèse d’Avila. Celle-ci lui explique que ce château qu’il contemple, c’est son cœur, et qu’il possède sept demeures. Au cœur de la dernière demeure, Dieu est présent. En faisant le vide dans son esprit, Juanito parvient à trouver la petite porte d’entrée. Avec Thérèse, il se lance dans la découverte du château de son cœur et ses sept demeures.

Dès 8 ans

Judith Bouilloc, Le Château intérieur, illustrations d’Eric Puybaret, Mame, 2020, 74 p., 12,90 € — Imprimé en Roumanie

Judith Bouilloc, Les Maîtres du vent

Judith Bouilloc, Les Maîtres du vent

« Maître Ginkgo ?
— Oui, Yann.
— Comment devient-on Gardien comme vous ?
— En s’entraînant encore et encore.
— Oui, mais il y a beaucoup de Waldgangers qui souhaitent intégrer la Garde ! Et tous n’y arrivent pas !
— C’est Finn Shermann, le général de la Garde qui sélectionne en personne les guerriers de l’armée professionnelle de Waldgan parmi les volontaires qui ont seize ans passés. »
Or la mère de Yann, veuve d’un officier et guérisseuse de son métier, ne tient pas à lui donner la précieuse autorisation. Elle verrait mieux son fils reprendre l’atelier de sculpture de son oncle Frans.
De chapitre en chapitre, le jeune Yann suit les cours de l’école des Maîtres du vent, puis de l’école de guerre de SoenTsu. Il s’y lie d’amitié avec des adolescents venus d’autres contrées de ce continent imaginaire – une amitié qui leur permettra, le temps venu, de garantir une paix bienvenue après de terribles batailles. Un roman astucieux, où les forêts se nomment Dodone, Barento ou Verzy, et la capitale de Waldgan, Yggdrasil – et dont les chapitres sont placés sous la haute bienveillance du Cimetière marin de Paul Valéry. Un roman dynamique, dans la lignée des romans de collège et d’initiation, mais avec cette « touche française » qui le démarque des séries industrielles anglo-américaines.

Dès 10 ans

Judith Bouilloc, Les Maîtres du vent, Artège, 2016, 438 p., 17,90 €