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Jack London

Jack London, Construire un feu

Jack London, Construire un feu

« L’aube, ce jour-là, était froide et grise –très grise et très froide. L’homme quitta le large sillon que dessinait le Yukon gelé et escalada l’immense talus qui s’élevait au départ du fleuve. Une piste étroite s’y enfouissait sous les sapins, filant vers l’est. » Etes-vous partant pour les suivre, lui et son chien husky ? Même si le thermomètre annonce – 50 °C ? Peut-être ne devriez-vous pas… Car la nouvelle de Jack London (1876–1916) ne laisse aucune chance à ce néophyte qui, tout juste arrivé dans le Yukon, ne parvient pas à allumer le feu qui les sauverait, le chien et lui.
Une belle édition bruxelloise pour un texte dense et coupant comme la glace, un texte qui mérite mieux qu’un simple livre de poche.

Dès 12 ans

Jack London, Construire un feu, Editions Alice Jeunesse, coll. « Le Chapelier fou », 2016, 56 p., 11 € — ou diverses éditions de poche.

Jack London, Croc-Blanc

Jack London, Croc-Blanc

« Le louveteau tomba sur eux à l’improviste. Ce fut sa faute. Il avait manqué de prudence et marché sans voir. Encore lourd de sommeil (il avait chassé toute la nuit et venait à peine de se réveiller), il avait quitté la caverne et, en trottant, était descendu vers le torrent pour y boire. […] Devant lui, assises par terre en silence, étaient cinq choses vivantes telles qu’il n’en avait jamais rencontrées de semblables. C’était sa première vision de l’humanité.
À son aspect, et cela le surprit, les cinq hommes ne bondirent pas sur leurs pieds, ne montrèrent pas leurs dents, ni ne grondèrent. Ils ne firent pas un mouvement, mais demeurèrent silencieux et fatidiques. »
Un louveteau. Des Indiens. Une légende : Croc-Blanc.
La sortie récente d’un dessin animé a donné lieu à de multiples albums et « romans du film » — sans compter les multiples adaptations pour la jeunesse du roman de Jack London. Il me semble salutaire, pour les plus âgés, de revenir au texte d’origine, où le « Wild », la nature sauvage, tout comme les hommes qui y vivent, est décrite sans complaisance ni sentimentalisme.

Dès 12 ans

Jack London, Croc-Blanc, J’ai lu, 2015, 254 p., 5 €, ou autres collections de poche pour le texte intégral. Traduit de l’anglais.

 

Jack London, L’Appel de la forêt

Jack London, L’Appel de la forêt

« Buck ne lisait pas les journaux. Sinon, il aurait su qu’une menace planait sur lui, comme sur tous les chiens à la musculature robuste et au pelage dru et chaud, de détroit de Puget jusqu’à San Diego. » Cette menace, ce sont ces aventuriers, ces hommes sans foi ni loi qui, pour quelques onces de métal jaune, vont affronter les pires périls du Klondike… Quand Manuel, l’aide jardinier de la propriété cossue où vit Buck, le cède à un individu plus que louche, une autre vie commence pour ce chien loup, une vie aussi grandiose que sauvage. Cent ans après la mort de Jack London, cette nouvelle traduction, due à la plume vive et fluide d’Annie-France Mistral, est illustrée de 22 tableaux à l’huile de l’Italien Maurizio A. C. Quarello. Une réussite exceptionnelle.

Dès 9 ans

Jack London, L’Appel de la forêt, illustré par Maurizio A. C. Quarello, Sarbacane, 2015, 96 p., 23,50 € — Traduit de l’anglais.

Jack London, L’évasion de la goélette

Jack London, L’évasion de la goélette

« Mais ils n’admettront aucune excuse. Nous avons franchi la limite, cela suffit. S’ils nous prennent, ils nous envoient en Sibérie dans les mines de sel ! Quant à l’Oncle Sam, il n’en saura rien. » Brrr, que de sinistres perspectives ! Qu’a donc fait la Mary Thomas pour que John Lewis harangue ainsi les matelots de la goélette ? Quelle solution vont-ils trouver ?
Deux autres nouvelles, «  A l’abordage » et « Une incursion chez les pilleurs d’huîtres » complètent ce petit volume, où London quitte les forêts enneigées du Grand Nord pour des aventures maritimes tout aussi mouvementées. Un livre à s’offrir avec son argent de poche !

Dès 10 ans

Jack London, L’évasion de la goélette, et autres histoires de mer, Gallimard Jeunesse / SNCF, 2008, 95 p., 2,50 €