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Didier Lévy

Didier Lévy, La Dame aux oiseaux

Le jeune Samuel est très impressionné : il a pris le train tout seul pour aller passer quelques jours chez sa tante Eléonore, « l’artiste de la famille », qui « compose de la musique bizarre ». Au petit matin, le voilà dans le jardin, en compagnie de sa tante. Maintenant, il « tend l’oreille. L’oiseau chante, siffle, crie, c’est un vrai feu d’artifice. Puis il s’envole. Tante Eléonore se précipite alors dans la maison. Et là, sur le piano, elle reproduit le chant du Wilson. Samuel la rejoint et la regarde, sans un mot, ébahi ». En savante émule d’Olivier Messiaen, tante Eléonore compose en effet sa musique à partir des chants d’oiseaux. « Mon secret », confie-t-elle avec modestie, « c’est juste de reconnaître les notes. D’avoir fait travailler mon ouïe et ma mémoire. » Une très belle histoire de famille, de nature et de musique, illustrée par Lisa Zordan, qui a su capter les chants d’oiseaux et la complicité qui va relier la tante et son neveu, un beau chemin vers la beauté et la liberté. Et puis, chic, il y a une cabane dans les arbres !

Dès 4 ans

Didier Lévy, La Dame aux oiseaux, illustrations de Lisa Zordan, Sarbacane, 2019, 40 p., 15,90 € — Imprimé en France

Didier Lévy, Sylvain de Sylvanie, chevalier

Didier Lévy, Sylvain de Sylvanie, chevalier

Sommé de ranger sa chambre, « Sylvain porte Charlemagne dans ses bras. Il est lourd, encombrant. Sylvain manque souvent de tomber avec. Dans le grenier, il lui cherche une place parmi les meubles poussiéreux quand soudain le cheval tourne la tête : “On part une dernière fois à l’aventure, Chevalier Sylvain ?” » Oh que oui ! Et, « d’un seul coup, le cheval décolle, traverse la fenêtre du grenier et file dans le ciel ! » Direction, la Sylvanie, ce royaume secret dont Sylvain est le meilleur des chevaliers. Ennemis farouches, dragons « toutes flammes dehors », terribles chutes d’eau, que d’aventures… La fin du conte est d’une rare poésie : alors que le cheval Charlemagne décide de rester en Sylvanie, Sylvain rencontre un vieil écrivain, qui lui confie un « vélo-scarabée » pour rentrer à la maison… y faire ses devoirs et, qui sait, revenir en Sylvanie ? Le duo auteur-illustratrice a fonctionné à merveille pour nous offrir, comme nous y invite Eloïse Scherrer, une « cure de jouvence en imaginaire ».

Dès 4 ans

Didier Lévy, Sylvain de Sylvanie, chevalier, illustrations d’Eloïse Scherrer, Sarbacane, 2018, 40 p., 17,50 € — Imprimé en France.

Partons dans le monde antique !

Partons dans le monde antique !

À l’antenne de Radio Libertés, ma dernière chronique est à écouter ici :

Partons dans le monde antique !

par Chouette ! Un livre | Radio Libertés

  • Richard Normandon, Les Enquêtes d’Hermès, tome 2, L’Affaire Méduse, Gallimard Jeunesse, 2018, 192 p., 10 €
  • Didier Lévy, La Louve et l’Anglais, illustrations de Tiziana Romanin, Sarbacane, 2018, 48 p., 16 €
  • Joséphine Barbereau, L’art raconte Ulysse, Palette, coll. « L’art raconte », 2018, 48 p., 14,50 €
Didier Lévy, La Louve et l’Anglais

Didier Lévy, La Louve et l’Anglais

Au XIXe siècle, la bonne éducation de la haute société anglaise se terminait par un voyage à Rome et en Italie. Un voyage dont Richard Deakin rêve « depuis que sa grand-mère lui racontait les mille et une histoires de l’empire Romain ». Mais quelle étrange rencontre va faire ce jeune médecin anglais, qui arrive à Rome en ce printemps 1846 ? Il se frotte les yeux, croit à une hallucination, mais non… c’est bien la Louve qui lui fait les honneurs de la Ville éternelle. Jusqu’au Colisée, encore ensauvagé, et dont la flore exotique étonne le savant. D’où peuvent venir ces fleurs étranges ? Richard Deakin va mener l’enquête, et publier une « Flora of the Colosseum of Rome » en 1855. Didier Lévy propose ici, entre réalité et fiction, un album romantique à souhait, servi par le coup de crayon dynamique de Tiziana Romanin, qui a su capter toute la magie de Rome.

De 6 à 10 ans

Didier Lévy, La Louve et l’Anglais, illustrations de Tiziana Romanin, Sarbacane, 2018, 48 p., 16 €