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Davide Cali

Davide Cali et Sébastien Mourrain, Top Car

Davide Cali et Sébastien Mourrain, Top Car

« Depuis longtemps, Jacques a toujours la même auto. C’est une petite voiture pas belle, pas rapide, mais pas mal quand même, non ? Elle est facile à garer et elle le conduit où il veut. […]
Mais la numéro 1 des voitures, la voici : la Vénus. C’est la plus belle, la plus rapide, la préférée des jolies filles. »
Oui, mais… mais comment l’obtenir quand on n’en a pas les moyens ? Notre ami Jacques, après avoir fait le tour de solutions plus ou moins avouables, va se résoudre à une activité stupide et peu rémunératrice qui va dévorer non seulement tout son temps libre mais aussi son libre arbitre. Les 99 999 pez enfin en poche, bien vite dépensés, il repart au volant de la Vénus —  et découvre illico la publicité de l’Aphrodite, qui « plaît encore plus aux jolies filles ». 199 998 pez. Et de reprendre le montage de ses modèles réduits… Les dessins de Sébastien Mourrain sont d’une redoutable efficacité : un simple trait et son petit bonhomme passe de la joie à l’inquiétude, puis à l’épuisement.
Cette fable sur l’aliénation est à la portée des enfants dès qu’ils pressentent le pouvoir de l’argent : surconsommation, travail mécanique, publicité, tout y passe. Alors, on la garde, cette petite voiture qui se gare partout et on conseille à l’ami Jacques de trouver autres moyens de drague, il y a urgence !

Dès 5 ans

Davide Cali, Top Car, illustrations de Sébastien Mourrain, Les Editions des Eléphants, 2018, 32 p., 14 €. Imprimé au Portugal.

Davide Cali, Un week-end de repos absolu

Davide Cali, Un week-end de repos absolu

« Mes parents n’arrêtent jamais de travailler, jamais. Je pense que papa lit son journal d’économie jusque sous la douche ». Alors, « heureusement, de temps en temps, on part en week-end ». Sans portable, sans journal. Mais… arrivés au chalet – un chalet de bois rouge très nordique -, les parents n’ont de cesse de jardiner, de tondre, de faire des confitures, et même une tarte aux myrtilles. Sous l’œil goguenard de leur unique rejeton qui, lui, est bien décidé à cultiver sa flemme. Les couleurs et les motifs très années 1970 donnent un tonus certain à ces réflexions de gosse de riches. Pour bobos parisiens !

Dès 5 ans

Davide Cali, Un week-end de repos absolu, illustrations d’Alexandra Huard, Ed Sarbacane, 2013, 28 p., 15,50 €

Davide Cali, Petit Inuit et les deux questions, illustrations de Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2012, 32 p., 15,50 €

Davide Cali, Petit Inuit et les deux questions, illustrations de Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2012, 32 p., 15,50 €

« Petit Inuit voulait savoir deux choses. Il voulait savoir… s’il allait devenir un grand chasseur. Et aussi ce qu’il y avait de l’autre côté du grand lac glacé ». Mais voilà,  « aller de l’autre côté du grand lac glacé. Tout le monde savait que c’était interdit ». Qu’à cela ne tienne ! Petit Inuit, sa capuche fourrée bien serrée sur son minois, part courageusement à la rencontre du grand élan blanc. Lequel veille sur le royaume des morts – mais aussi, très philosophiquement, sur les ombres que les vivants n’ont pas encore décidé d’attacher à leurs pas. Son périple initiatique achevé, Petit Inuit, de retour dans ses foyers, saura-t-il décider de son avenir ? Des questions profondes, auxquelles les parents devront apporter des réponses aussi simples que le demandent la naïveté et la confiance des émules de ce petit Inuit. Avec quelques images en musique, dont l’Île du royaume des morts, inspirée par le célèbre tableau d’Arnold Böcklin – en version polaire.

Dès 4 ans

Davide Cali, Petit Inuit et les deux questions, illustrations de Maurizio A.C. Quarello, Sarbacane, 2012, 32 p., 15,50 €