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coll. « Pôle Fiction »

Erik L’Homme, Des pas dans la neige, aventures au Pakistan

Erik L’Homme, Des pas dans la neige, aventures au Pakistan

« J’eus la désagréable sensation d’être épié. J’entendais du bruit, quelque chose qui s’approchait furtivement de moi, sous le couvert des arbres. Le poignard que je portais à ma ceinture était resté à l’intérieur, sous mon oreiller. Je me redressai et lançai un “Qui va là ?” aussi faible que dérisoire.
Les bruits cessèrent.
Mon cœur battait à tout rompre. Cela était-il possible ? A peine arrivé dans notre zone de recherche, je tombais sur le fameux Homme sauvage qui occupait une bonne moitié de nos conversations depuis des semaines ! »
Eh non… ce n’est pas l’Homme sauvage qui épie Erik L’Homme, en cette belle nuit de 1990 (environ !). Ce sont… des loups, encore nombreux dans les forêts autour de Chitral, dans les montagnes pakistanaises. Quant au barmanou, à l’almasty, au Velu, il va nous entraîner dans des aventures rocambolesques. Mais des aventures bien réelles ! De ce voyage en compagnie de son frère Yannik et du naturaliste catalan Jordi Magraner, Erik L’Homme est revenu la tête farcie de légendes, de climats hostiles, de mondes imaginaires, bref, de quoi nourrir ses romans pour les années à venir. Rassurez-vous : il lui arrive encore de boucler son sac à dos et de partir sur les chemins !

Dès 12 ans

Erik L’Homme, Des pas dans la neige, aventures au Pakistan, réédition 2016 du texte de 1994, Gallimard Jeunesse, coll. « Pôle Fiction », 5,70 €

Ruta Sepetys, Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre

Ruta Sepetys, Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre

14 juin 1941. D’un seul coup, la vie de Lina bascule. « Ils m’ont arrêtée en chemise de nuit. » « Ils », les policiers du NKVD, la police secrète soviétique. Commence, pour cette adolescente lituanienne douée pour le dessin, un voyage au bout de la nuit, qui la mène, ainsi que sa mère, son jeune frère et des milliers de concitoyens, jusque dans un camp de travail en Sibérie. La faim, le froid, la mort, la peur…
Ruta Sepetys a interrogé les survivants de ce drame. Leurs souvenirs d’adolescents donnent au roman une force et une sincérité sans pareilles. Avec tous ces petits riens qui ne s’inventent pas, ces gestes minuscules, ces espoirs cultivés au creux de la main… Une hymne au courage, à la volonté de vivre, à l’énergie de ces peuples si longtemps oubliés, nos voisins baltes. Une lecture dont on ne sort pas indemne.

Pour grands adolescents et pour adultes

Ruta Sepetys, Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, Gallimard, coll. « Scripto », 2011, 432 p., 14 € — Gallimard, Coll. « Pôle Fiction », 2015, 7,75 €