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Astrid Lindgren

Astrid Lindgren, Nous, les enfants de l’archipel

Pêcher, nager, bricoler, jouer ou rêver : les îles au large de Stockholm sont le lieu idéal pour toutes les aventures de l’été. C’est sur l’une de ces îles, Saltkråkan, que débarque la famille Melkerson, pour occuper une adorable vieille maison de vacances, la Maison du Menuisier. Il y a le père, Melker, qui trouvera peut-être l’inspiration pour un prochain livre. La belle Malin (comment cela se prononce-t-il ?), à qui les garçons font les yeux doux. Les intrépides Jonas et Niklas, prêts à toutes les audaces. Et le petit Pelle, qui adore les animaux et voudrait tellement en adopter un. Sans oublier les îliens ! Car la famille Grankvist va être une partenaire exceptionnelle, avec ses filles délurées et ses parents bienveillants.
Et combien d’aventures aussi où les animaux ont leur mot à dire ! Des vaches sur un bateau, un corbeau qui parle, le lapin Jocke, l’énorme saint-bernard Bosco, le bébé phoque Moïse, Bibi l’agneau, le petit chien Jum-Jum, qui appartient à un prince charmant – si, si, avant, il était grenouille !Sur l’île de Saltkråkan (ne pas oublier le petit signe sur le å !), « la vie est faite de grandes et de petites surprises qui se suivent comme des petits pois dans une cosse » :  aventures et bricolages, explorations, parties de pêche, plongeons plus ou moins volontaires, une année va passer vite, d’une Saint Jean à l’autre en passant par la visite du Père Noël.
Car, même dans ce paradis, « on vit dangereusement quand on a sept ans. Dans le pays de l’enfance, dans ce pays secret et sauvage, on peut frôler les pires périls et considérer que ce n’est rien de spécial », nous apprend Astrid Lindgren dans ce roman dont a été tirée une série télévisée, Vi på Saltkråkan, en 1964 (les enfants ont des bouilles craquantes !) – mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps une traduction de ce petit bijou ? Une lecture évasion parfaite pour l’été !

Dès 10 ans

Astrid Lindgren, Nous, les enfants de l’archipel, illustrations de Kitty Crowther, L’Ecole des Loisirs, 2022, 17 € — Traduit du suédois par Alain Gnaedig

Astrid Lindgren, Lutin veille

Astrid Lindgren, Lutin veille

« C’est la nuit. La vieille ferme dort et tous ceux qui y vivent. Elle est là, au milieu de la forêt. » Une nuit boréale, une ferme en bois rouge, avec une couronne sur la porte, une forêt blanche de neige… « Tout le monde dort, sauf un… Le lutin veille ». Un très, très vieux lutin que personne n’a jamais vu mais dont on voit, parfois, les petits pas pressés dans la neige. Un lutin familier, qui, en cette nuit de Noël, va saluer tous les hôtes de la ferme.
La Suédoise Astrid Lindgren (1907–2002) s’est inspirée pour ce conte d’un poème de Noël de son compatriote Viktor Rydberg (1828–1895). Ce lutin protecteur est en effet apparenté au « tomte de Noël », qui distribue cadeaux et friandises aux petits Scandinaves.

Dès 4 ans

Astrid Lindgren, Lutin veille, illustrations de Kitty Crowther, L’Ecole des loisirs, coll. « Pastel », 2012, 26 p., 12 €

Astrid Lindgren, Connais-tu Fifi Brindacier ?

Astrid Lindgren, Connais-tu Fifi Brindacier ?

« Une petite fille ne peut pas soulever un cheval. Eh bien si ! Cette petite fille en est capable. Elle s’appelle Fifi Brindacier. » Retrouvons donc Tommy et Annika, Monsieur Nilson et tous leurs amis autour de ce tourbillon aux nattes virevoltantes. Dans un album aux couleurs « pétantes », plein de bonne humeur et de fous rires, avec les illustrations originales d’Ingrid Vang Nyman, la comparse danoise d’Astrid Lingren. Irez-vous goûter dans le jardin de la villa Villekula ?

Dès 6 ans

Astrid Lindgren, Connais-tu Fifi Brindacier ?, illustrations d’Ingrid Vang Nyman, album Hachette Jeunesse, 2011, 26 p., 10 €

Astrid Lindgren, Fifi Brindacier

Astrid Lindgren, Fifi Brindacier

Neuf ans pour l’éternité, des nattes rousses qui volent au vent, une joie de vivre à renverser le monde ! Voilà Fifi, l’inénarrable Fifi Brindacier, dont le patronyme français révèle la force herculéenne mais ne nous dit rien des deux longs bas dépareillés – un noir, un marron — de la petite Suédoise Pippi Långstrump qu’elle fut, avant de devenir le symbole universel de la fantaisie la plus débridée. Prévenante, serviable, altruiste, certes, mais aussi casse-cou et primesautière, elle traverse l’existence avec une logique bien à elle, que les adultes ont du mal à saisir.
Trop éloignée du format « petite fille modèle », elle est aussi trop excentrique pour être « contagieuse », n’en déplaise aux bonnes âmes qui, après avoir vu en elle du concentré de mauvaise graine, en ont fait une icône féministe. Pas de carcan pour notre aventurière ! Car, dites-le-vous bien, la seule chose dont on est sûr, c’est qu’« avec Fifi, on ne peut être sûr de rien » !

A partir de 9 ans

Astrid Lindgren, Fifi Brindacier, avec les illustrations originales d’Ingrid Vang Nyman, Le Livre de poche Jeunesse, 2007, 160 p., 4,90 €. Imprimé en Espagne.