Maurice Genevoix, Les Deux Lutins
Vous n’imaginez pas tout ce qui peut se passer quand un académicien se promène dans la nature ! Surtout quand il rencontre Galador et Antalcidor, les deux lutins qui règnent à tour de rôle sur le jour et la nuit.
Vous n’imaginez pas tout ce qui peut se passer quand un académicien se promène dans la nature ! Surtout quand il rencontre Galador et Antalcidor, les deux lutins qui règnent à tour de rôle sur le jour et la nuit.
Par la volonté inlassable d’un généreux fada, la forêt va reconquérir une lande désolée : jour après jour, ce solitaire a semé des milliers de glands et de faines dans sa terre natale. Ignorant les guerres, les techniciens et même le député local, c’est peu dire !
Pierre Gripari réussit le tour de force de reprendre la plupart des « ingrédients » du conte pour élaborer cette magnifique histoire – aussi intemporelle que tout vrai conte qui se respecte. Châteaux, dragon, volcan, cheval qui parle, princesse endormie, métamorphoses, il n’y manque rien de rien !
Brrrr… Quel est donc ce fugitif qui, en cette fin d’hiver 1876, passe la frontière entre l’empire russe et la Livonie ? C’est l’un des nombreux protagonistes d’un feuilleton à rebondissements. Pour une fois, Jules Verne se frotte au roman policier : il y aura un meurtre, plusieurs vols, des suspects, des énigmes, des conspirations, des silences…
Qui n’a jamais tremblé aux aventures de cette petite chèvre éprise de liberté ? Qui n’a jamais rêvé de batifoler avec Blanquette dans « les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin » ? Et qui n’a pas écrasé une larme en lisant la dernière, l’ultime phrase du conte : « Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea » ?
Le personnage central de ce conte est une jeune fille, Elisa, sur les épaules de laquelle repose le destin de sa fratrie. Et quelle fratrie ! Onze frères, jeunes princes que leur marâtre a transformés en cygnes sauvages.
L’un après l’autre, emberlificotés par divers sortilèges de la Femme, les animaux se laissèrent domestiquer. Tous, sauf un… car, le Chat, « ni ami, ni serviteur », préféra conserver sa liberté.
Delphine et Marinette « avaient peint d’une si grande ardeur que leur façon de voir s’était très vivement imposée à leurs modèles ». Résultat ? L’âne n’a plus que deux pattes, le cheval a rapetissé, quant aux bœufs…
Voici un conte bien cruel, dont le thème initial semble à mille lieues des préoccupations de nos bambins trop nourris : la famine, qui contraint les adultes à se séparer de leur progéniture. Mais un conte toujours apprécié des enfants, qui jouent à se faire peur et attendent avec impatience que justice soit rendue.
Le corbeau sautille dans un décor hollandais ; les moutons traversent l’arrière-plan d’un tableau de la Renaissance italienne ; le cafard et ses comparses sont épinglés sur une « vanité » en trompe-l’œil ; quant au ver de terre, il chemine sur une toile digne de Magritte…