« Lou a quatorze ans. Un mardi de novembre, ses amies ont cessé d’être ses amies. Sans dispute, sans explication. […] Lou est restée debout dans le vent, les bras chargés de tout ce qu’elle croyait partagé.
Ce livre raconte ce qui s’est passé ensuite.
Pas la version que les adultes imaginent — les rendez-vous chez la conseillère, les « ça va passer », les sourires forcés au dîner. La version vraie. Celle qui se joue la nuit, quand une ado ferme la porte de sa chambre et se retrouve seule avec le pire jury du monde : elle-même.
Chaque soir, Lou traverse un miroir. De l’autre côté, il y a la Forêt d’Ondée. »
« Ce livre est une forêt. On s’y perd un peu. On y rencontre des créatures étranges, des lieux impossibles, des vérités déguisées en métaphores. Et quelque part en route, on se retrouve.
Je l’ai écrit pour ma fille. Mais en l’écrivant, j’ai compris qu’il parlait à tous ceux qui ont un jour été mis de côté sans savoir pourquoi. À tous ceux qui se sont demandé, le soir dans leur lit, ce qu’ils avaient fait de mal pour mériter le silence.
La réponse est : rien. Tu n’as rien fait de mal.
Tu existes. Tu suffis. Et ce livre est pour toi. »
Pour présenter ce roman, j’ai choisi deux longues citations. La première ouvre le roman ; la seconde est un extrait de la préface. Un roman ? Oui, mais qui part d’une histoire vraie, celle d’une adolescente de 14 ans qui a souffert d’être mise à l’écart par ses amies. Et celle d’un Papa qui a inventé, jour après jour, une lettre qui est devenue un monde, quelque part entre la vraie vie et cette forêt de fantasy. Une écriture tout en finesse sur un sujet délicat, pour un roman qui mérite un grand éditeur et une place de choix sur les présentoirs des libraires.
Dès 12 ans
Erwan Urvoas, La forêt d’Ondée – Le journal invisible de Lou, 2026, 220 p, 15,90 € — BoD — Books on Demand ou sur le site https://laforetdondee.fr/ — Imprimé en Allemagne