Maguelonne Toussaint-Samat, Contes du Périgord

Maguelonne Toussaint-Samat, Contes du Périgord

Quand revient la saison des cèpes, pourquoi ne pas lire quelques contes périgourdins ? Il s’y cache souvent une bonne recette, ou le souvenir ému d’un festin de roi, à la fin duquel un troubadour fait sonner sa viole. Car le Périgord, depuis que la petite fille de Cro-Magnon regarde couler la Vézère, est une terre « où les coutumes sont la continuation des gestes paisibles de tous les jours, avec la joie de vivre autour et un enracinement dans le bon sens ». Savez-vous comment Moitié de Coq, un petit coq périgourdin, devint banquier après avoir donné une bonne leçon à Ventre d’Or ? Parce que, tout déplumé du croupion qu’il était, il avait « un bon bec de Périgourdin », qui lui permit d’avaler le renard, le loup, le ruisseau et un plein essaim d’abeilles, qui vinrent à sa rescousse à l’instant critique.

Dès 14 ans

Maguelonne Toussaint-Samat, Contes du Périgord, Editions Sud-Ouest, 2001, 224 p., 15 €

Marie Colmont, Cigalou

Marie Colmont, Cigalou

Quand Cigalou s’en va dans la montagne, il y découvre la liberté de courir dans la forêt et dans les alpages, mais aussi la gaité et, surtout, la bienveillance et la sollicitude. Celle des chiens de la ferme, qui avertissent les chiens du troupeau qu’un petit bonhomme monte les voir. Celle du vent, qui le coiffe d’une campanule pour lui éviter un coup de soleil. Jusqu’à celle du vieux mélèze qui, à grand effort, libère la petite pierre qui fera fuir la vipère qui… Les illustrations, très colorées, s’inspirent des teintes vives de cet artisanat russe dont Fedor Rojankovsky, émigré dans le Paris des années 30, avait, n’en doutons pas, gardé la nostalgie.

Dès 4 ans

Marie Colmont, Cigalou, images de Fédor Rojankovsky, Flammarion, Albums du Père Castor, 1ère édition 1939, 22 p. Soit en brocante, soit neuf, 4,20 €.