« Un jour, Chesterton qui était une sorte de géant pesant très lourd écrivit un conte pour la petite fille de ses amis. Un conte, rien que pour elle ! Non seulement il rédigea ce conte, avec sa belle écriture bien appliquée, […] mais il en réalisa aussi les dessins », précise Philippe Maxence dans la préface de ce petit ouvrage. « La petite fille, qui le connaissait bien, le reconnut tout de suite sous les traits de ‘Jambes-Rouges’ », notre jeune héros dont la ruse et la logique viendront à bout du fameux géant à deux têtes.
Après quelques aventures et le mot Fin joliment calligraphié, le livre se poursuit avec les « variations sur un thème », celui des deux têtes, variations dues à la plume de Philippe Maxence, fin connaisseur de Gilbert Keith Chesterton (1874–1936).
Aucun inconvénient, ici, à faire lire le conte aux enfants et à garder pour soi des réflexions plus philosophiques sur les méfaits de la discorde et de la désunion. Ni à déchiffrer le texte anglais donné en regard de la traduction.
A partir de 8 ans
Gilbert Keith Chesterton, L’inconvénient d’avoir deux têtes, Via Romana, 2010, 36 p., 10 €
Voir aussi
Béatrice Sonnerat, La petite fille qui ne voulait pas qu’on l’appelle

Christiane Ritter, Une femme dans la nuit polaire
Mario Cyr, L’aventurier des glaces
Viviane Koenig et Fabien Clavel, Dieux et héros de la mythologie grecque
Justine Gautier, Cuisine des bois et des forêts

Kochka, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson, adapté de Selma Lagerlöf
Marie Malcurat, Guillemette et la montgolfière
Mathilde Beaudoire, Je découvre et je colorie… les costumes européens

Emmanuel Trédez, Les Pâtes

Suzanne Max et Alain Benoist, Liann et la forêt menacée

Hans Christian Andersen, Hans le balourd

