« — Silence, ordonne Bertrand, ou ils vont se douter de quelque chose. N’oubliez pas, nous ne sommes que d’humbles familles de bûcherons venues livrer leur bois à Grand-Fougeray. Rien de plus.
— Mais dès que nous serons entrés…
— A mon signal, vous sortirez vos armes. Aubry et Eustache, vous vous assurerez que le pont-levis reste abaissé. Le reste de la bande accourra alors, menée par mon cousin, Olivier de Mauny. Si tout se passe bien, nous serons maîtres du château d’ici une heure ! »
Celui qui donne les ordres, celui qui a imaginé cette ruse, c’est Bertrand Du Guesclin (environ 1320 – 1380). Il a environ 20 ans, à peine plus, et sa réputation le précède, de la Bretagne aux marches du royaume de France. Sommes-nous en 1350, en 1354 ? Les historiens hésitent. Ils savent, en revanche, que cette prise du château de Grand-Fougeray est un des premiers épisodes de cette guerre « de Cent Ans ».
Si vos jeunes lecteurs ont apprécié l’album « Bertrand Du Guesclin, hardi chevalier », les plus âgés, en lisant ce roman historique, en sauront plus sur l’histoire du Dogue noir de Brocéliande.
Dès 12 ans
Clervie Quelven, Du Guesclin, au cœur de la guerre de Cent Ans, Plein Vent, 2026, 226 p., 14,90 € — Imprimé en France