Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

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Science‐fiction, uchronies, dystopies

George Orwell, 1984

« Derrière Winston, la voix du télécran continuait à débiter des renseignements sur la fonte et le dépassement des prévisions pour le neuvième plan triennal. Le télécran recevait et transmettait simultanément. Il captait tous les sons émis par Winston au‐dessus d’un chuchotement très bas. De plus, tant que Winston restait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu autant qu’entendu. Naturellement, il n’y avait pas moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé. Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait‐elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir. » Police de la Pensée, ministère de la Vérité, ministère de l’Amour, « contrôle de la Réalité »… en 1984, « Big Brother vous regarde ».
Aujourd’hui, la Police de la Pensée et la novlangue sont‐elles encore de la science‐fiction ? Vient de paraître, chez Gallimard, une nouvelle traduction, qui a subi une réécriture très dégradée et… orwellienne : la « novlangue » devient le « néoparler » et la « police de la pensée », la « Mentopolice ». Il est grand temps de se procurer la traduction de 1950, qui, si elle a quelques défauts, a fait passer dans le langage commun quelques termes critiques bien utiles face à notre société de surveillance médiatique.

Adolescents

George Orwell, 1984 — Traduit de l’anglais par Amélie Audiberti (1950). Éditions de poche, dont Folio, 1972, 438 p., 8,90 €, toujours disponible.

Flore Vesco, Gustave Eiffel et les âmes de fer

« Monsieur Eiffel, n’est-ce pas ? demanda le nain. Je vous félicite. Nous sommes très intéressés par la manière dont vous avez répondu aux défis que nous vous avons lancés, et nous serions heureux de vous compter dans nos rangs.
Gustave masqua son étonnement.
— Je vous remercie, répondit‐il. Mais me sera‐t‐il enfin possible de connaître les activités de votre société ?
— Oui, oui, je me doute que vous avez beaucoup de questions. Vous pouvez m’appeler “mon ordinal”. Je suis le fondateur de la S.S.S.S.S.S. : la Société Super Secrète des Savants en Sciences Surnaturelles. »
Et voilà comment Gustave Eiffel, en compagnie de Louis Pasteur et d’Alfred Nobel, va se trouver embringué dans un roman policier « fantastico‐historico‐scientifico‐romantique », entourloupiné par Flore Vesco, jamais en reste quand il s’agit d’élaborer une intrigue, de l’assaisonner de situations cocasses et de jeux de mots où une créativité déjantée l’emporte (mais pas toujours) sur un fond d’esprit potache. Les références au Metropolis de Fritz Lang comme à L’Eve future de Villiers de l’Isle-Adam assurent au roman une généalogie savante, mais le cousin d’Isamberte ne serait autre que Magnéto, un mutant de l’univers des X‐Men, ce qui rassurera nos adolescents. Isamberte ? Derrière ce prénom se cache la fille d’Aldinni, le « méchant‐méchant » du roman – et d’Aldinni à Houdini et à Robert Houdin, la magie n’est pas loin… Une magie aussi sombre, voire carrément gore, que les salles des machines de la manufacture où se déroule le roman. Frissons garantis !

Adolescents

Flore Vesco, Gustave Eiffel et les âmes de fer, Didier Jeunesse, 2018, 224 p., 15,90 €

Carole Trébor, Lumière, le voyage de Svetlana

Svetlana. Ce n’est pas un prénom courant à Paris en 1774. Si elle vit rue Saint‐Paul, la jeune adolescente sait qu’elle a été adoptée par ses « parents français », mais ignore pourquoi. A la mort de sa mère adoptive, elle décide son père de partir pour Saint‐Pétersbourg, où une recommandation de son ami Diderot devrait lui permettre de rencontrer Catherine II. Mais le voyage tourne au drame : son ami cocher et son père sont tués dans une embuscade. Svetlana, aidée par Aliocha, un jeune serf illettré en rupture de ban, parviendra‐t‐elle au terme de sa quête ? Et quand paraît le trop élégant Boris, officier d’élite, son cœur chavire… Partie de France avec la tête farcie de logique d’une demoiselle des Lumières, Svetlana va rencontrer des êtres mystérieux, tout droit sortis de la mythologie slave – car les des dieux anciens n’ont pas tous été oubliés après le baptême du peuple russe en 988. Dans ce roman à la fois historique et fantastique, l’épopée, la philosophie, la mythologie et les sentiments vont tambour battant. Partie orpheline, Svetlana retrouvera et sa mère et sa terre maternelle – mais au prix de quelles épreuves.

Adolescents

Carole Trébor, Lumière, le voyage de Svetlana, illustrations de Sébastien Pelon, Rageot, 2016, 380 p., 14,90 €

Mikaël Thévenot, Flow

« La première épreuve commune de mathématiques venait de commencer.
‘’… peut‐être laisser ça pour la fin…’’
Josh tourna la tête sur sa droite.
‘’… J’aurais peut‐être dû y passer plus de temps…’’
La voix, légèrement plus grave et également moins forte, semblait venir de sa gauche à présent. […] Josh avait l’impression que sa tête était en ébullition et qu’elle allait exploser. […]
‘’Ça va, Josh ? C’est une migraine, c’est ça ?’’ »
Josh, jeune lycéen, a hérité de sa mère des migraines carabinées. Sa mère, une Américaine chercheur en neurobiologie, a disparu quand Josh était enfant. Pourquoi Kyle Chester, du FbI, s’est-il vu dessaisir du dossier ? Et voilà que Josh accède à des « flots » de pensées qui tournoient autour de lui. Quel est donc le mystérieux internaute qui, depuis les Etats‐Unis, entre en communication avec le jeune Poitevin ? Roman fantastique, roman policier ? Un peu les deux, avec une dose d’informatique pour faire bon poids. Le style est direct, les dialogues des lycéens assez argotiques pour sonner vrai, les personnages sont astucieusement campés, bref, un roman bien ficelé pour se reposer en ce début de vacances – et même pour se croire fort en anglais, puisque Josh nous fait partager les joies du bilinguisme.

Dès 12 ans

c, tome 1, Didier Jeunesse, 2016, 192 p., 14,20 €

Eric Senabre, Le dernier songe de Lord Scriven

« Dès ses premiers mots, je sus que nous allions aborder un cas plus tordu encore qu’à notre habitude.
— Monsieur Banerjee, on m’a dit le plus grand bien de vous, commença‐t‐il. Je pense que vous êtes l’homme de la situation.
— J’espère ne pas vous décevoir. Puis‐je savoir ce qui vous amène ?
— Bien sûr, je voudrais savoir qui m’a assassiné. […]
— Vous voulez dire que quelqu’un a essayé de vous assassiner ?
— Non. J’ai été assassiné.
— Vous seriez donc mort ?
— Exactement. »
Nous sommes à Londres, au tout début du XXe siècle, et le journal de la veille a en effet annoncé le décès de Lord Scriven. Mais est‐ce bien la même personne qui parle ainsi à Arjuna Banerjee, détective privé, et à son assistant, Christopher Carandini ? Ce dernier est aussi le narrateur de ce roman qui mêle enquêtes policières, courses poursuites, espionnage, fantastique et facultés étranges, à la limite du paranormal. Un roman qui se dévore à belle allure, écrit dans une langue raffinée et efficace. Eric Senabre avoue qu’il s’est bien amusé à emprunter aux uns et aux autres, voire à pasticher Dickens, Conan Doyle et leurs successeurs – sans oublier non plus la légende arthurienne (mais là, chut, n’en disons pas trop). Il reste à expliquer aux jeunes lecteurs qui sont « mesdemoiselles Remington et Olympia » remerciées « pour leur fidélité et leur efficacité » en dernière page. Cela s’appelle le savoir‐vivre.
Pour en savoir plus, consultez le mini‐site du roman.

Dès 12 ans, adolescents

Eric Senabre, Le dernier songe de Lord Scriven, Didier Jeunesse, 2016, 256 p., 14,20 €

Timothée de Fombelle, Vango, t. 2, Un prince sans royaume

Parus en 2010 et 2011, les deux tomes de Vango sont désormais disponibles en collection de poche. Une belle occasion de relire ce roman d’aventure où les courses poursuites s’enchaînent dans les lieux les plus improbables – les coursives d’un zeppelin, un gratte‐ciel en chantier, les combles du Mont‐Saint‐Michel, entre autres. Timothée de Fombelle serait‐il un émule de Sylvain Tesson ?
Le roman se situant en 1936, ces traversées des Etats‐Unis et de l’Europe sont l’occasion pour Vango, Ethel, la Taupe et quelques autres de partager les inquiétudes d’un avant‐guerre tumultueux. D’autant plus que la Russie – soviétique, mais pas seulement — s’invite dans l’intrigue… Le voile est enfin levé sur la généalogie et donc sur l’identité de notre héros – avec jusque ce qu’il faut d’ombres pour maintenir un soupçon de doute. Quant à l’abominable Cafarello…
Ne négligeons pas le plaisir de lire et faire lire une belle langue française, toujours dynamique et inventive, qui permet de croiser des héros positifs, libres, à la fois sportifs et raffinés – avec cette pointe d’humour et de finesse bien de chez nous.

Dès 11 ans

Timothée de Fombelle, Vango, t. 2, Un prince sans royaume, Gallimard Jeunesse, Folio Junior, 452 p., 7,30 €
Timothée de Fombelle est aujourd’hui estampillé « Cercle Gallimard de l’enseignement » ; les enseignants disposent donc de multiples « ressources pédagogiques » pour étudier ses romans en classe.

Jean‐Philippe Arrou‐Vignod, Mimsy Pocket et les enfants sans nom

« — Bouge pas, moineau. Ne nous oblige pas à te faire du mal, grogna encore le chef, faisant tourner sa canne entre ses doigts gantés. Suis‐nous sans résistance et tout ira bien.
— N’avancez pas, prévint‐elle. Sinon…
L’homme-loup eu une sorte de gloussement amusé. Il n’avait qu’un pas à faire, lui si fort et si grand, pour écraser du poing cette minuscule créature, et elle osait le menacer ?
Le coup de pied lui faucha la rotule. Poussant un rugissement de douleur, il plongea sur elle. Mais la gamine, vive comme l’éclair, s’était jetée en arrière. »
La gamine en question, c’est Mimsy, dite Mimsy Pocket, enfant perdue, une sorte de petite sœur d’Oliver Twist, à qui elle emprunte les codes de survie des rues sombres de la Ville Basse.
A des kilomètres de là, un train de luxe traverse un paysage de neige. A son bord, le jeune prince de Sillyrie, Nikklas, accompagné de Magnus Million, le très riche et influent ami de Mimsy (voir « Magnus Million et le dortoir des cauchemars »). Sur ce versant du roman, nous sommes plutôt en Syldavie ou dans le Jules Verne d’« Un drame en Livonie » : faux moine, colonel à monocle et traîtres en fourrure à tous les étages ! Sans oublier les nomades Tirghiz, leur chaman et leur cerf tutélaire…
Et pourtant, malgré – plutôt à cause de – tous ces emprunts, le roman de Jean‐Philippe Arrou‐Vignod captive de bout en bout : aventures fantastiques, complot politique, apprentissage de la vie, quête identitaire, tout y est, dans une langue dont la verdeur ne s’embarrasse pas de fioritures pour aller droit au but. Frissons garantis.

Dès 11 ans

Jean‐Philippe Arrou‐Vignod, Mimsy Pocket et les enfants sans nom, Gallimard Jeunesse, 2015, 336 p., 14,90 €

Eric Senabre, Sublutetia — Tome 3, Le ventre de Londres

De la part de Nathalie I : « En deux chapitres, Eric Senabre capte l’attention du lecteur et l’entraîne dans une nouvelle aventure souterraine avec Keren et Nathan dans les entrailles de Londres. L’histoire est bien menée et il n’y a pas de temps morts, pas de passages décousus. L’écriture reste égale à elle même, fluide et de belle qualité. Il y a de l’humour, mais il ne pouvait pas en être autrement avec un mélange français‐anglais !
Ce qui me frappe dans ce dernier opus, c’est cette gravité qui transparaissait déjà dans le deuxième opus. Keren et Nathan ont grandi (ils ont 14 ans) et l’adolescence est, à mon goût, très bien abordée, avec délicatesse, pudeur et réalisme ! Les autres personnages apparaissent dans toute leur humanité et cette quête porte toutes les espérances et les souffrances de plusieurs protagonistes. Cette dimension humaine est très belle et touche le lecteur. »
Extraits : « Un large disque de buée se forma sur la vitre devant la bouche de Nathan. Il se retourna vers son amie, tout à coup embarrassé par ces choses longues, pendantes et incontrôlables qu’on appelle des bras. Il résolut de les ranger derrière son dos. »
« La taupe était l’œuvre d’une vie. Un monument assemblé semaine après semaine, pendant plus de trente ans, avec méticulosité et enthousiasme. James et Julia Page, devenus tous deux ingénieurs dès la fin des années cinquante, y avait consacré la plus grande partie de leur temps libre. »
« Le bruissement des feuilles dans l’aile ouest. Vous n’entendez pas ? On dirait qu’une vieille dame avance, en faisant traîner sa robe au sol. Keren et Nathan avaient déjà les cheveux dressés sur la tête avant cette remarque. »

Dès 12 ans

Eric Senabre, Sublutetia — Tome 3, Le ventre de Londres, Edition Didier Jeunesse, 2013, 312 pages, 14,90 €. (9,99 € en version Kindle)
Eric Senabre, Sublutetia, Le dernier secret de maître Houdin, tome 2, Didier Jeunesse, 2012, 374 p., 14,20 € en version brochée.
Eric Senabre, Sublutetia, La Révolte de Hutan, tome 1, Didier Jeunesse, 2011, 288 p., 14,20 € (9,99 € en version Kindle)

Eric Senabre, Sublutetia, tome 2 — Le dernier secret de maître Houdin

De la part de Nathalie I. : « Tout aussi passionnant que le premier volume, l’auteur nous entraîne dans une aventure bien rythmée au cœur de Paris … avec quelques souterrains pour ne pas oublier complètement le sous sol de Paris ! Présent et passé (1870 — guerre contre la Prusse) se mêlent tout au long du livre pour mieux nous entraîner. Fiction et réalité sont habilement dosées. Keren et Nathan grandissent et le lecteur a le plaisir de mieux les connaître. Cet approfondissement donne plus d’épaisseur au récit, mais ils n’en deviennent jamais pour autant des super héros. Les questions de leur âge affleurent délicatement au fur et à mesure du récit, notamment la relation de Nathan avec son père.
Belle écriture. Vocabulaire choisi. Pas de points négatifs. »
Extrait : « Keren et Nathan, comme hypnotisés, ne pouvaient détacher leur regard de cet objet, où de nouveaux détails semblaient naître à chaque battement de cil. Le père de Nathan mit brutalement fin à l’enchantement. »

Dès 12 ans

Eric Senabre, Sublutetia, Le dernier secret de maître Houdin, tome 2, Didier Jeunesse, 2012, 374 p., 14,20 € en version brochée.
Eric Senabre, Sublutetia, La Révolte de Hutan, tome 1, Didier Jeunesse, 2011, 288 p., 14,20 € (9,99 e en version Kindle)

Alfred Assolant, Les merveilleuses aventures du Capitaine Corcoran

De Phileas Fogg, il a le goût des voyages « académiques » ; de Corto Maltese, la démarche nonchalante et les favoris ; de Tartarin, un art très personnel de manier les armes à feu ; de « l’homme qui voulut être roi », le sentiment d’être chez lui entre Calcutta et Bhagavapour. A cela près que lui, le capitaine Corcoran, descend de Robert Surcouf et qu’il n’aime pas trop les Anglais… Ah, j’oubliais, comme Tintin, il est accompagné d’un charmant animal : mademoiselle Louison, une tigresse tout aussi intelligente que Milou – mais d’un format plus inquiétant.
Et les voilà partis, un beau matin de 1857, à la recherche du précieux manuscrit de la Gouroukaramtâ « premier livre sacré des Indous, gardé avec un soin jaloux par une secte de Fakirs, loin de la vue de tout Européen ».

Dès 12 ans

Alfred Assolant, Les merveilleuses aventures du Capitaine Corcoran, 1867. Diverses éditions plus ou moins anciennes, notamment dans la Bibliothèque Rose et chez Fernand Nathan. Quelques euros.

Guido Sgardoli, Typos, Poison noir

« Contrairement à ce qu’on peut penser, la technologie ne représente pas l’avenir de l’homme. Essayez donc de manger une machine, pour voir. » Retour à Maximum City, où l’équipe de Typos, à savoir quatre étudiants en journalisme épaulés par des adultes, subodore une nouvelle manipulation de l’information. Il lui faut trouver au plus vite l’origine du « poison noir » une micro‐bactérie qui s’en prend aux récoltes, entraînant une grave crise alimentaire et économique. Au cœur de l’enquête : AgroGen, une société qui cherche à vendre des semences prétendument transgéniques. Mais aussi les banques, la bourse, les multinationales, les gouvernements — et K‐Lab, la « boîte de com’ » ennemie jurée de Typos. Qui désinforme au plus haut niveau ? Qui manipule l’opinion ? Qui tire les ficelles ? Au‐delà d’un roman d’aventure au rythme haletant (brrr, l’immonde Cartablanca est de retour…), une réflexion salutaire sur la désinformation – à condition de ne pas tomber, non plus, dans les théories du complot.
Pour ce 2e tome de Typos, Pierdomenico Baccalario a laissé les manettes à Guido Sgardoli dont le scénario est d’autant plus crédible que cet écrivain reconnu (prix Andersen 2009) est aussi… vétérinaire.

Adolescents, jeunes adultes

Guido Sgardoli, Typos, Poison noir, Flammarion, 2014, 284 p., 13 €

Eric Senabre, Sublutetia, La Révolte de Hutan

« Un genou à terre, Nathan serrait sans force le bout de lacet qui venait de céder. Il regardait, pétrifié, les portes se refermer et la rame de métro s’éloigner. La terrible sonnerie, celle qu’il s’était juré de ne plus jamais entendre, résonnait encore à ses oreilles. Il ne s’en était fallu que de quelques secondes. Accroupi à s’affairer sur un nœud récalcitrant, Nathan n’avait pas vu sa classe s’engouffrer dans le wagon, et il était resté seul sur le quai. » Bientôt rejoint par la jeune Keren, perdu, traqué, Nathan va conduire le lecteur au plus profond des souterrains du métro et même plus loin encore ! Dans un monde étrange, rêvé par Jules Verne, Stevenson, Pierre Boulle et Edgar P. Jacobs…
Mais zut, une fois n’est pas coutume, Madame la Chouette a pris la rame en route – ne lui demandez pas à quelle station ! Promis, le second volume ne se fera pas attendre !

Dès 12 ans

Eric Senabre, Sublutetia, La Révolte de Hutan, tome 1, Didier Jeunesse, 2011, 288 p., 14,20 € (9,99 e en version Kindle)