Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

Romans historiques

Gwenaële Barussaud, Le palace de Rose et Suzon, le plus bel hôtel du monde

« — Il ne faut pas seulement servir le client. Il faut devancer ses désirs. Le client de la 252 est américain ? Zou ! Tu lui apportes de la limonade avec de la glace – les Américains en sont fous. Lady Rochester occupe la 234 ? Hop ! Un thé à cinq heures, avec des biscuits à la cannelle… elle en raffole !
— Mais comment savoir ? demande Suzon en ouvrant ses mains dans un geste d’impuissance. »
Car Suzon, 11 ans, toute ouïe aux conseils de Mme Lebrac, la gouvernante, a été embauchée il y a à peine deux mois comme femme de chambre dans « le plus bel hôtel du monde », le légendaire Ritz de la place Vendôme. En cette année 1926, ce palace parisien reçoit princesses, ladies, riches Américaines… mais aussi un bien mystérieux client. Qui, sur le coup de minuit, demande des crêpes ! Et voilà notre Suzon de courir aux cuisines, un lieu interdit aux demoiselles. Et pourtant, quelqu’un s’affaire déjà à la lueur d’une bougie ! Rose, la fille du sous-directeur, bien décidée à devenir… pâtissière.
Gwenaële Barussaud met ici à l’honneur les années folles qui voient l’émancipation des jeunes filles, qu’elles soient venues de la campagne ou qu’elles soient nées avec une cuillère d’argent. Son écriture fluide, son sens des anecdotes et de la répartie sont mis en valeur par les illustrations très « ligne claire » de Lucie Durbiano, qui donne un visage très expressif à nos deux héroïnes.

Dès 9 ans

Gwenaële Barussaud, Le palace de Rose et Suzon, le plus bel hôtel du monde, illustrations de Lucie Durbiano, Rageot, 2019, 160 p., 11,90 € — Imprimé en France

Françoise Rachmuhl, Déméter la généreuse

Françoise Rachmuhl, Déméter la généreuse

« Les paupières d’Hadès clignotent, Poséidon cherche des yeux la mer. Les trois déesses [Héra, Hestia et Déméter] sourient, conscientes de leur beauté. Déméter, surtout, rayonne, offrant à la lumière sa face encore enfantine, ses joues rondes, son regard clair, sa chevelure blonde ébouriffée. » Quelques instants auparavant, les jeunes dieux étaient encore prisonniers de Cronos, mais son estomac n’a pas digéré la potion concoctée par Zeus. La jeune Déméter a vite choisi son domaine : à elle tout ce qui pousse dans la nature, les arbres, les fleurs, le blé… Mais un triste jour, Perséphone, la fille de Déméter, a disparu. La jeune fille a été enlevée par Hadès, qui l’a épousée…  Sur terre, plus rien ne pousse, la famine menace les hommes. Rhéa, la déesse mère, trouvera un compromis : Perséphone passera l’hiver aux Enfers  auprès d’Hadès, son époux, et l’été sur terre, avec sa mère. Les saisons sont nées. Françoise Rachmuhl sait faire partager sa parfaite connaissance du monde antique. Ce roman mythologique est pétillant d’humour et de joie de vivre, et, tout primesautier qu’il est, reste d’une fidélité exemplaire aux textes anciens.

Dès 9 ans

Françoise Rachmuhl, Déméter la généreuse, Flammarion Jeunesse, 2016, 96 p., 5,90 €

Laurent Bègue, Marco Polo, le voyageur émerveillé

Laurent Bègue, Marco Polo, le voyageur émerveillé

« En 1271, mon père et mon oncle reprirent la mer pour rejoindre le Grand Khan. Cette fois-ci, ils m’emmenèrent avec eux, je venais d’avoir dix-sept ans… […]Avant de partir, le cœur serré, je regardai une dernière fois le port de Venise où j’avais grandi. Du monde, je ne connaissais rien d’autre. » Et Marco Polo de partir pour un voyage qui durera vingt-quatre ans. Venise, Jérusalem, Ormuz, les montagnes du Pamir, le désert de Gobi, la Chine, l’Inde… Que d’aventures ! Laurent Bègue endosse ici la tenue de voyage du célèbre jeune homme pour livrer un récit clair et enlevé, enrichi des illustrations vibrantes de couleurs de Dominique Vincent. Une belle invitation à l’aventure et au rêve.

Dès 9 ans

Laurent Bègue, Marco Polo, le voyageur émerveillé, illustrations de Dominique Vincent, Ed. Belize, 2017, 32 p., 9,50 €

Natacha Godeau, Cavalière du roi, 1 – Ninon la rebelle

« Bientôt Ninon passa une autre grille, s’enfonça plus profond sous le couvert des arbres… lorsque sa monture se cabra de surprise.
— Du calme ! intima Ninon en tirant sur les rênes.[…]
Bourbon s’apaisa rapidement et s’immobilisa devant ce qui l’avait effrayé : un garçon étendu en travers du sentier, un beau cheval noir à ses côtés. »
Voici donc le tableau : dans quelques instants, Ninon de Nancy, fille du Grand Ecuyer de Versailles, va venir au secours de Louis-Ferdinand de France, le Dauphin, fils de Louis XV. Où la mèneront les secrètes leçons d’équitation qu’elle va prodiguer au jeune garçon ? Telle est la trame de ce petit roman historique, qui ravira les cavalières et tous ceux que fascine la vie à Versailles. Quel plaisir en effet de galoper sous les frondaisons des bosquets ! Que les 160 pages annoncées ne fassent pas peur aux lecteurs débutants : avec ses caractères et ses interlignages généreux, ses dessins vifs et colorés, ce roman, le premier d’une série, se lira tambour battant.

Dès 9 ans

Natacha Godeau, Cavalière du roi — tome 1 – Ninon la rebelle, illustrations de Sandra Violeau, Rageot, 2019, 160 p., 6,90 € — Imprimé en France

Philippe Nessmann, Mission Apollo 13

1969 – 2019, mission Apollo 11 — cela fait 50 ans que l’Américain Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune. En avril 1970, la mission Apollo 13 avait pour projet de poser à nouveau le LEM sur la Lune. Mais le sort en décide autrement…
« Soudain, le choc.
Le vaisseau tout entier vibra.
Swigert le sentit trembler sous lui.
Lovell, qui flottait dans l’air, vit les parois bouger et entendit comme le grondement sourd du tonnerre. […]
Sur le panneau central du tableau de bord, une lumière jaune se mit à clignoter.
Puis une alarme retentit. […]
— Je crois qu’on a eu un problème ici, s’écria Swigert à l’attention de Houston. »
Ce roman met à l’honneur les trois astronautes James Lovell, Fred Haise et Jack Swigert, qui vécurent l’incroyable odyssée de cette mission où rien ne se passa comme prévu – et qui aurait pu se terminer tragiquement. Nous avons beau savoir que les trois hommes s’en sont sortis, que de rebondissements ! Philippe Nessmann s’est inspiré du livre écrit par Lovell en 1994 et adapté au cinéma en 1995. Il rend accessibles aux jeunes lecteurs les sélections, les entraînements, les simulations, jusqu’au grand jour où le lanceur Saturne V fait rugir ses moteurs. 5… 4… 3… 2… 1 !

Dès 11 ans

Philippe Nessmann, Mission Apollo 13, Flammarion Jeunesse, 2019, 224 p., 6,20 € — réédition de l’ouvrage paru en 2009.

Anne-Marie Desplat-Duc, Marie-Antoinette et ses sœurs, Premiers bals

En cette fin d’été de 1748, Antonia, 7 ans, et ses sœurs, après avoir goûté aux charmants jardins de Schönbrunn, s’apprêtent à recevoir « un petit prodige ».
« ‑Où est le prodige ? chuchote Antonia à sa sœur.
— Je crois que c’est le garçon.
— Ben… il doit avoir mon âge et il est tout ce qu’il y a de plus ordinaire. […]
— Wolfgang va vous interpréter une œuvre qu’il a lui-même composée. Sa sœur assurera la partie chantée, annonce monsieur Mozart. »
Et, que l’on soit blasé à la cour de Marie-Thérèse d’Autriche ou non, le génie du jeune Mozart est reconnu de tous. Conçu pour de toutes jeunes lectrices, ce roman historique est vraiment tourné vers les préoccupations des enfants – jeux, ballets, fanfreluches et petites disputes — mais il arrive aussi, hélas, que la mort s’invite au château. Elle emporte ainsi Jeanne-Gabrielle, à peine âgée de 12 ans, puis Isabelle, la jeune femme de Joseph, et leur bébé. Le grand sujet de conversation des demoiselles tourne autour des époux que leur choisiront leurs parents. Mais il reste un peu de temps à Antonia, pour apprendre, sans doute dans un lointain épisode, qu’elle sera mariée à un certain Louis-Auguste de France. Car Antonia, ou Madame Antoine, n’est autre, vous l’avez deviné, que notre Marie-Antoinette.

Dès 8 ans

Anne-Marie Desplat-Duc, Marie-Antoinette et ses sœurs, Premiers bals (tome 2), illustrations de Le Lapain, Flammarion Jeunesse, 2019, 128 p., 8,50 €

Emmanuelle Kecir-Lepetit, Mission Versailles

« Issu de la petite noblesse provinciale, tu viens d’arriver de ton Limousin natal, appelé en renfort par ton oncle […]. Le roi redoute qu’un complot vise à détruire son pouvoir, voire attenter à sa vie ! » A toi de t’infiltrer à la cour de Versailles. Versailles… « Avec ses grilles et ses toits dorés, le château étincelle tel un soleil au milieu des bois »… Mais il est l’heure d’aller te présenter au roi. « Que fais-tu ? Tu décides de chercher le roi : fonce en 29 ! Tu préfères interroger une servante qui passe : saute en 56. Il fait beau, tu aperçois les jardins […]. Tu étouffes ici ! Echappe-toi en 51. » Reprenant la formule des « livres dont vous êtes le héros », avec ses choix multiples qui font voyager dans les divers possibles, Emmanuelle Kecir-Lepetit propose ici un livre-jeu idéal pour découvrir les coulisses de la cour de Louis XIV. Astuce, logique, audace… et connaissances historiques ne seront pas de trop pour sauver la vie du Roi-Soleil.

Dès 9 ans

Emmanuelle Kecir-Lepetit, Mission Versailles, illustrations de Gaël Lannurien, Fleurus, coll. « Le docu dont tu es le héros », 2018, 103 p., 9,95 € — Imprimé en Espagne

Arnaud Friedmann, Le Trésor de Sunthy

« Garance Tran, ça ne sonne pas vraiment bourgeois, non ? » Il y a des questions qui, l’air de rien, peuvent mener loin. Surtout quand la maman de ladite Garance, élève de 3e, est psychanalyste et que son papa, médecin, est le fils d’un M. Tran, arrivé du Cambodge en 1979. Une question qui, sous la plume d’Arnaud Friedmann, introduit un roman très prenant sur la quête des origines. Car ce grand-père, la narratrice lui rend régulièrement visite à l’hôpital où il finit ses jours. Il va lui raconter sa vie de jeune homme, notamment son premier séjour en France en 1974, lui confier des secrets que son fils, le père de Garance, n’avait pas cherché à connaître, tout focalisé qu’il était sur le fait qu’il était bel et bien français. Quitte à exagérer son accent franc-comtois – le roman se déroule à Besançon, ville qui accueillit en effet de nombreux réfugiés du Sud-Est asiatique.
Entre ses visites à l’hôpital et son collège, Garance va lire le mémoire d’un étudiant qui s’était intéressé à M Tran – avec des pages terribles sur la répression des khmers rouges -, mettre en pratique les conseils de son professeur d’histoire, questionner ses parents… et vivre sa vie d’adolescente.
Le second volet du roman se déroule après le décès de son grand-père : un premier voyage au Cambodge permet à Garance de découvrir le village natal de ce dernier et le « trésor de Sunthy » ; il sera suivi d’un second, qui ouvre sur un avenir que la jeune fille imagine heureux.
Arnaud Friedmann fait alterner des pages tragiques avec des pages sentimentales et d’autres non dénuées d’humour, ce qui donne un récit polyphonique dont le rythme conviendra bien aux adolescents. Très documenté, le roman dépasse le seul aspect historique pour devenir un roman d’initiation : plus Garance se rapproche de son grand-père, plus ses relations avec ses parents vont évoluer, de la crise d’adolescence à une forme de maturité bienveillante.

Dès 12 ans, adolescents

Arnaud Friedmann, Le Trésor de Sunthy, Lucca Editions, 2017, 232 p., 11,90 € — Imprimé en France

Catherine de Lasa, Dans la révolte des canuts, Journal de Pauline, 1831–1832

Catherine de Lasa, Dans la révolte des canuts, Journal de Pauline, 1831–1832

« Pour braver l’oppression,
Courant sans crainte à la victoire,
Se battant sans manger ni boire,
Voilà l’ouvrier de Lyon. »
Ce refrain, jamais la douce Pauline, 13 ans en 1831, n’aurait jamais imaginé le chanter quatre mois plus tôt, quand sa famille est venue s’installer dans un taudis de la Croix-Rousse. Pauline rêve d’aller à l’école des sœurs, mais elle s’occupe le plus souvent de ses petits frères, tout en enroulant la soie sur les canettes, pendant que sa mère peine à nourrir sa famille. Son père est un artisan tisseur de soie, fier de son talent, un « canut ». Les canuts, maîtres artisans tisserands, travaillent chez eux, à la commande et sont payés à la pièce. Mais le travail vient à manquer ; de plus, les négociants ne veulent pas entendre parler de salaires garantis.
La révolte gronde alors dans les ruelles et les traboules. Les premières grèves éclatent. Du 21 au 24 novembre 1831, une insurrection fait plus de 600 victimes… Pauline est aux premières loges ! Catherine de Lasa tient le journal de l’adolescente du 25 juillet 1831 au 22 août 1832. Comme en témoignent Pauline et ses amies, les revendications féministes se font jour à Lyon dès cette époque, notamment sous l’influence des saint-simoniens : droit à l’instruction (même élémentaire), participation plus grande à la vie politique et sociale… Elles n’en sont que plus motivées pour participer au mouvement de révolte des canuts.

Dès 10 ans

Catherine de Lasa, Dans la révolte des canuts, Journal de Pauline, 1831–1832, Gallimard Jeunesse, coll. “Mon histoire”, 2019, 144 p., 12,50 € — Imprimé en Italie.

Evelyne Brisou-Pellen, La Cour aux Étoiles

Evelyne Brisou-Pellen, La Cour aux Étoiles

« Des rues, encore des rues ! Combien pouvait-il bien y en avoir dans cette ville ? Guillaume avait dit que c’était Paris.
Paris !… Comment respirer entre ces murs, ces maisons si hautes ? Ne tombaient-elles jamais ? N’allaient-elles pas s’écrouler sur lui ? Renaud filait dans les ruelles à la remorque du joueur de viole… » Un enfant, ce Renaud, serf et fils d’un serf, poussé par la faim autant que par le goût de l’aventure. La faim, parlons-en. C’est elle qui lui fait accepter la sollicitude très intéressée des laissés-pour-compte qui s’abritent tant bien que mal dans la cour aux Étoiles. Mendicité, petits larcins, boniments, telle est la vie de Renaud dans un Paris médiéval grouillant et nauséabond. Alors, quand la Grande Peste envahit la ville…
Ce roman initiatique médiéval est un grand classique signé Evelyne Brisou-Pellen, réédité ici avec les illustrations de Yann Tisseron.

Dès 10 ans

Evelyne Brisou-Pellen, La Cour aux Étoiles, illustrations de Yann Tisseron, Rageot, 2019, 192 p., 7,10 € — Réédition du roman paru en 1982 aux Editions de l’Amitié.

Gwenaële Barussaud, Les Demoiselles de l’Empire, t. 1 : Héloïse, pensionnaire à la Légion d’honneur

Gwenaële Barussaud, Les Demoiselles de l’Empire, t. 1 : Héloïse, pensionnaire à la Légion d’honneur

Ce premier tome de la saga des Demoiselles de l’Empire vient se sortir en livre de poche. Une belle occasion de republier ma chronique !
Février 1811. En ce jour d’hiver, la jeune Héloïse Boisseau, 15 ans, franchit la porte de la Maison d’éducation de la Légion d’honneur, fondée en 1805 par Napoléon. Curieuse date pour entrer à l’école ? A la Maison impériale de Saint-Denis, les jeunes élèves entrent et partent alors au gré de leurs familles. Très intimidée, notre Héloïse, et on le serait à moins ! Mais aussi curieuse de l’enseignement qu’elle va y recevoir et des compagnes qu’elle va y rencontrer. Un peu de littérature, de géographie, de musique, autant de catéchisme et beaucoup (trop) de travaux d’aiguille : tel est le programme pour ces jeunes filles en robe blanche, puis en uniforme noir sanglé de la fameuse ceinture – Héloïse est très fière d’entrer directement en classe « nacarat ». Les sorties sont rares, mais prestigieuses : baptême du Roi de Rome, bal à Saint-Cloud… Un roman historique bourré de références à la vie quotidienne d’une jeune fille sous l’Empire et la Restauration, émaillé d’anecdotes très crédibles sur la vie de l’école – avec, en filigrane, peut-être quelques souvenirs de l’auteur, ancienne élève de cette prestigieuse institution.

Dès 10 ans

Gwenaële Barussaud, Les Demoiselles de l’Empire, t. 1 : Héloïse, pensionnaire à la Légion d’honneur, Mame, 2013, 221 p., 13,90 € — Le Livre de poche, 2019, 240 p., 6,90 €

Pauline de Vençay, Royalement vôtre

Pauline de Vençay, Royalement vôtre

« Enfin seul, Emile tira le pli de sa poche. D’un geste vif, il le décacheta. Les mots s’étalaient, brefs mais tranchants. Menaçants et troublants. “Même maître d’hôtel, un fils de traître mérite la mort et il l’aura. Tu ne m’échappera pas, Charles-Auguste !” Aucune signature. Emile trembla, relisant à mi-voix ces quelques mots. » Le jeune Emile, 23 ans, a été embauché peu de temps auparavant par madame de Brétigues. Nous sommes au printemps 1815, le marquis – ennemi juré de Napoléon —  et sa famille ont en effet quitté Paris pour s’abriter dans leur logis vendéen. Mais sont-ils vraiment à l’abri ? Derrière les apparences mondaines ou dans les communs, se cachent de curieux personnages… Jusqu’où iront leurs doubles jeux, qui les manipulent ? Qui, surtout, a intérêt à faire disparaître le jeune Emile ? Henriette de Brétigues, 17 ans, et ses frères jumeaux Edouard et Côme, se lancent bientôt à sa recherche. Mais personne ne sait encore que l’Empire va sombrer à Waterloo… Sur un thème original, Pauline de Vençay signe ici un roman historique plein d’allant, où l’on se surprend à chevaucher dans le bocage, à suivre de fausses pistes, à partager les inquiétudes des jeunes héros, avant que ne gagnent le courage et les beaux sentiments.

Dès 12 ans

Pauline de Vençay, Royalement vôtre, Pierre Téqui éditeur, coll. « Défi », 2019, 196 p., 13,50 €