Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

Adolescents

Katherine Rundell, Cœur de loup

Katherine Rundell, Cœur de loup

« Le poil de la louve était hérissé. Féo le lissa d’une caresse.
— Tout va bien, je crois. Chut, lapouchka. Je ne laisserai personne te faire de mal.
Elle fit se lever l’animal.
— Viens, on va te trouver un bel arbre. Je vais te montrer comment les loups construisent leur tanière. »
Quand une fillette de 12 ans doit réensauvager les loups, c’est que le monde tourne à l’envers ! Et pourtant, c’est bien à quoi s’occupent Féodora, alias Féo et sa mère Marina, dans une Russie tsariste fantasmagorique, où de riches citadins renvoient à la forêt leurs loups de compagnie. Jusqu’au jour où Marina, qui a tenu tête à un petit chef militaire local, est emprisonnée en ville. Alors que la région est agitée des premiers sursauts révolutionnaires, Féo n’aura de cesse de la libérer. La longue quête de ces adolescents peut être vue comme une sorte de révolte anarcho-libertaire – ou comme une saine reconquête d’un espace vital menacé par l’arbitraire. « Nous avons la terre dans notre sang et le feu dans nos pieds », proclame Féo, et « nous sommes aussi courageux que… que des loups ». Courageux et entraînés à courir vite, à vivre vêtus de rien et nourris de peu, dans le froid, la neige et la solitude. Et l’on se prend à penser que le plus difficile sera, un jour, pour nos enfants, de quitter la tiédeur émolliente de notre monde…

Dès 10 ans

Katherine Rundell, Cœur de loup, illustrations de Gelrev Ongbico, Gallimard Jeunesse, 2016, 336 p., 14,50 €   — Folio Junior, 2019, 288 p., 7,60 €

Jack London, Construire un feu

Jack London, Construire un feu

« L’aube, ce jour-là, était froide et grise –très grise et très froide. L’homme quitta le large sillon que dessinait le Yukon gelé et escalada l’immense talus qui s’élevait au départ du fleuve. Une piste étroite s’y enfouissait sous les sapins, filant vers l’est. » Etes-vous partant pour les suivre, lui et son chien husky ? Même si le thermomètre annonce – 50 °C ? Peut-être ne devriez-vous pas… Car la nouvelle de Jack London (1876–1916) ne laisse aucune chance à ce néophyte qui, tout juste arrivé dans le Yukon, ne parvient pas à allumer le feu qui les sauverait, le chien et lui.
Une belle édition bruxelloise pour un texte dense et coupant comme la glace, un texte qui mérite mieux qu’un simple livre de poche.

Dès 12 ans

Jack London, Construire un feu, Editions Alice Jeunesse, coll. « Le Chapelier fou », 2016, 56 p., 11 € — ou diverses éditions de poche.

Thore Hansen, La Reine des pirates

Victor a grandi « au bord d’une plage, très loin de tout, dans les Caraïbes, sur l’île d’Hispaniola », dans une très modeste cabane, avec son père et une vieille Indienne muette. De sa mère, il ne sait rien… A la mort de son père, il découvre un trésor : un véritable trésor de pièces d’or, mais aussi un livre. « La page de garde portait cette inscription :
Ce livre appartient à Victoria Reed.
“Victoria”, c’était le nom prononcé par mon père la nuit où il avait vu un navire. Le navire que lui seul avait aperçu. Un navire créé par l’espoir et l’attente.
Victoria…
Immédiatement, j’ai compris que c’était le nom de ma mère. »
Une femme pirate, au XVIIIe siècle ! Quel monde d’aventures s’ouvre alors devant le jeune Victor ! Parviendra-t-il à retrouver la trace de la reine des pirates – sa mère ? Le lecteur, lui, vit en plus les aventures rocambolesques de Victor, et découvre la vie des boucaniers. Un récit d’aventure écrit par Thore Hansen, un Norvégien qui sait ce que naviguer veut dire puisqu’il fut marin pendant sept ans avant de devenir romancier. Les premières pages sont à lire ici.

Dès 10 ans

Thore Hansen, La Reine des pirates, Flammarion jeunesse, 2019, 128 p., 5,20 € — Traduit du norvégien — Réédition de ce grand classique, déjà paru en 2004 et 2011. Imprimé en Espagne

Lucien Bély et Pierre Joubert, Une histoire du Mont-Saint-Michel

Lucien Bély et Pierre Joubert, Une histoire du Mont-Saint-Michel

Des hommes ont choisi une île, au Moyen Age, pour prier Dieu dans la plus grande solitude, et un évêque, Aubert, y fonda une abbaye en l’honneur de l’archange saint Michel. « Le lieu qui porte, de nos jours, le nom de Mont-Saint-Michel était alors [au début du Moyen Age] appelé le Mont-Tombe, ce qui signifiait à la fois le « tombeau » et l’« élévation ». Cette butte a sans doute attiré des ermites, car des chrétiens, venus peut-être d’Irlande, s’étaient installés très tôt autour de la baie et près de Dol-de-Bretagne. » Avez-vous bien lu ? « Sans doute », « peut-être » : voilà la modestie d’un véritable historien ! Cet album réunit en effet deux signatures célèbres : celle de Lucien Bély, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé d’histoire, docteur ès lettres, professeur d’histoire moderne, et celle de Pierre Joubert (1910–2002), talentueux dessinateur. Ils vous invitent à une visite du Mont, haut lieu de prière et redoutable forteresse. Le Mont, c’est une immense page d’histoire. C’est une épopée, qui a supposé la foi et la vaillance des hommes. Le Mont, c’est une silhouette altière, une architecture exceptionnelle, qui a traversé les siècles et nous éblouit encore.

Dès 10 ans

Lucien Bély, Une histoire du Mont-Saint-Michel, illustrations de Pierre Joubert, Ouest France, 2017, 48 p., 9,90 € — Réédition de l’ouvrage paru en 1980, réédité en 1985.

Muriel Szac, Le Feuilleton d’Artémis

Quel est le point commun entre Apollon, Chiron, Achille, Atalante et Asclépios ? Bien sûr, ce sont des dieux et des héros de la mythologie grecque, mais encore ? Ils sont tous proches d’Artémis, la déesse de la chasse mais aussi des naissances, et du passage de l’enfance à l’adolescence. En cent épisodes, comme le veut cette collection, Muriel Szac fait revivre ici « celle qui court aussi vite qu’une biche », ses compagnes et compagnons d’aventures. Elle nous rappelle ainsi que, dès l’Antiquité grecque, plusieurs déesses se partageaient la protection des jeunes filles et des femmes, leur proposant aussi des « modèles » très divers : d’Hestia, qui veille sur les foyers, à Athéna la sage guerrière, de Perséphone, déesse du printemps souriant, à Aphrodite dont la ceinture permit à Héra de duper Zeus lui-même, que de « féminités » ! Sans oublier Hélène, Atalante, Eurydice ou les Danaïdes… Les illustrations d’Olivia Sautreuil sont inspirées des techniques de la sérigraphie, avec des couleurs tranchées et des silhouettes parfois inquiétantes… Pour les plus jeunes, la présence d’un adulte est conseillée – qui saura expliquer (ou pas) certaines situations… scabreuses ou violentes, dans lesquelles dieux et déesses font assaut d’imagination.

Dès 6 ans pour une lecture adulte à voix haute – et sans limite d’âge

Muriel Szac, Le Feuilleton d’Artémis, la mythologie grecque en cent épisodes, illustrations d’Olivia Sautreuil, Bayard Jeunesse, 2019, 288 p., 19,90 €. Imprimé en Italie.
Muriel Szac, Le feuilleton d’Ulysse, la mythologie grecque en cent épisodes, illustrations de Sébastien Thibault, Bayard Jeunesse, 2015, 280 p., 19,90 €
Muriel Szac, Le feuilleton de Thésée, la mythologie grecque en cent épisodes, illustrations de Rémi Saillard, Bayard Jeunesse, 2011, 280 p., 19,90 €
Muriel Szac, Le Feuilleton d’Hermès, la mythologie grecque en cent épisodes, Bayard Jeunesse, 2006, 256 p., 19, 90 €

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse

Une famille suisse – le père, la mère Katharina et leurs quatre fils (Fritz, Ernst, Jack et Franz) – s’échoue sur une île déserte ; ils en sont si sûrs qu’ils n’iront d’ailleurs jamais à la rencontre d’éventuels habitants. Seuls survivants d’un naufrage, ils parviennent à sauver un certain nombre d’animaux et d’objets de l’épave. Ils vont vivre de chasse, de pêche et de cueillette, mais aussi domestiquer des animaux sauvages, cultiver des champs et construire toutes sortes d’outils, de bateaux et de cabanes. Ils vont aussi devoir affronter des animaux dangereux – boa, lion, tigre, ours… bref, une faune digne d’un parc zoologique ! Au fil des années, ils font de cette île sauvage un petit paradis. Repartiront-ils pour la Suisse quand un navire accostera ?
Johann David Wyss, un pasteur bernois, a imaginé cette « robinsonnade » pour ses quatre fils en 1812 avec des vues très didactiques : raison, sagesse, habileté, courage, travail sont des qualités essentielles à la survie.
Peter Stamm a remarquablement adapté (et raccourci) ce récit pour les jeunes lecteurs actuels : je vous défie de trouver les rares passages qu’il a ajoutés ! Les illustrations à la carte à gratter d’Hannes Binder enflammeront l’imagination du lecteur. Lequel n’aura de cesse de construire une cabane au fond du jardin !
Pour la petite histoire, les sous-titres de ce roman ont varié avec les éditions, ce qui donne Le Robinson suisse « ou l’histoire d’une famille suisse naufragée », ou « Journal d’un père de famille naufragé avec ses enfants »… voire « ou Le Prédicateur suisse naufragé et sa famille ». Tout un programme ! Pour lire un extrait, c’est ici.

Dès 12 ans

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse, illustrations de Hannes Binder, La Joie de Lire, coll. « Encrages », 2017, 256 p., 16,50 €. Traduit de l’allemand.

 

Philippe Nessmann, Mission Apollo 13

1969 – 2019, mission Apollo 11 — cela fait 50 ans que l’Américain Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune. En avril 1970, la mission Apollo 13 avait pour projet de poser à nouveau le LEM sur la Lune. Mais le sort en décide autrement…
« Soudain, le choc.
Le vaisseau tout entier vibra.
Swigert le sentit trembler sous lui.
Lovell, qui flottait dans l’air, vit les parois bouger et entendit comme le grondement sourd du tonnerre. […]
Sur le panneau central du tableau de bord, une lumière jaune se mit à clignoter.
Puis une alarme retentit. […]
— Je crois qu’on a eu un problème ici, s’écria Swigert à l’attention de Houston. »
Ce roman met à l’honneur les trois astronautes James Lovell, Fred Haise et Jack Swigert, qui vécurent l’incroyable odyssée de cette mission où rien ne se passa comme prévu – et qui aurait pu se terminer tragiquement. Nous avons beau savoir que les trois hommes s’en sont sortis, que de rebondissements ! Philippe Nessmann s’est inspiré du livre écrit par Lovell en 1994 et adapté au cinéma en 1995. Il rend accessibles aux jeunes lecteurs les sélections, les entraînements, les simulations, jusqu’au grand jour où le lanceur Saturne V fait rugir ses moteurs. 5… 4… 3… 2… 1 !

Dès 11 ans

Philippe Nessmann, Mission Apollo 13, Flammarion Jeunesse, 2019, 224 p., 6,20 € — réédition de l’ouvrage paru en 2009.

Elisabeth Dumont Le Cornec, Les Merveilles de France racontées aux enfants

Elisabeth Dumont Le Cornec, Les Merveilles de France racontées aux enfants

Certains font le tour de France à bicyclette, d’autres à pied ou en ballon… Ce magnifique livre nous invite à une promenade en photos au cœur de notre beau pays. Sites naturels, patrimoine architectural, œuvres d’art, on ne sait où porter notre admiration. De l’Ange au sourire de Reims à la Tapisserie de Bayeux, du marais poitevin aux falaises d’Étretat, des calvaires bretons à l’Art Nouveau nancéen, chaque merveille est resituée dans sa région et dans son histoire. Un beau voyage, qui permet aussi de mieux connaître les hommes qui ont fait la France.
Une devinette en passant : si vous passez par Verzy, que sont les faux que vous y admirerez ?

Dès 10 ans

Elisabeth Dumont Le Cornec, Les Merveilles de France racontées aux enfants, Ed de La Martinière Jeunesse, 2014, 144 p., 118,90 €

Paul-Emile Victor, Banquise

Paul-Emile Victor, Banquise

« Mercredi 7 avril 1937 — Cette nuit, Arnatayik a mis au monde, sans bruit, quatre chiens blancs et tachetés. Ma cabane a l’air d’un chenil et j’écris au milieu d’un concert de cris et de miaulements. »
Paul-Emile Victor (1907–1995) est l’un des plus grands explorateurs polaires du XXe siècle. Pas moins de 31 missions le conduisirent à la découverte des pôles, du Grand Nord à l’Antarctique. Sous la forme d’un journal de bord, « Banquise » raconte une des expéditions du « Pourquoi-Pas ? » et fait revivre les traditions des Esquimos – on ne disait pas encore Inuits – de la côte Est du Groënland.
Pour tous les explorateurs en herbe qui avaient vibré aux aventures d’Apoutsiak, le petit flocon de neige. Un petit jeu, pour finir ? Mémoriser l’orthographe de Kangerlussuatsiaq ! Pour en savoir plus sur Paul-Emile Victor, c’est ici.

Dès 12 ans, adolescents et adultes

Paul-Emile Victor, Banquise, Points, coll. « Points aventure », 2015, 587 p., 8,60 €

Loïc Le Borgne, Les Loups, La Citadelle oubliée

« Attention, seules deux patrouilles – celles qui auront remporté les flots de leur troupe durant le camp – participeront au Grand défi : une patrouille de Château-Bernard et une patrouille d’Aix-les-Oliviers. Donc CP + cul de pat’ = victoire ou défaite. C’est cela, le Grand défi. C’est l’alliance du fort et du fragile. Celle du chevalier accompli et du page débutant. » En l’occurrence, celle d’Édouard, chef de la patrouille des Loups, et de Paulin, fils de stars du cinéma, qui vit son premier camp. Dans la Beauce, terre de Templiers. D’où viendront les épreuves ? Du défi scout qui les voit s’affronter à Romaric, dit Grizzli, et à Briac ? Des étranges manœuvres de Ralf Leone, fils d’un parrain corse, qui rôde autour de Paulin ? De la légende évoquant le trésor des Templiers, perdu depuis 1314 ?
Après La Promesse du roi et Le secret des murmureurs, Loïc Le Borgne livre ici un troisième tome des aventures de la patrouille des Loups, toujours aussi palpitantes. Des aventures très scoutes, pimentées d’un zeste de fantastique, pour la rédaction desquelles il remercie deux jeunes chefs créatifs et pleins d’imagination. Idéal en ce début d’été !

Dès 12 ans

Loïc Le Borgne, Les Loups — La Citadelle oubliée, Mame, 2019, 296 p., 14,90 € — Imprimé en Italie.
Du même auteur : Les Loups – La Promesse du roi, Mame, 2018, 224 p., 14,90 €
Les Loups, Le secret des murmureurs, Mame, 2018, 272 p., 14,90 €

Luc Ferry, Thésée ou la Loi du courage

« Si mon père m’a légué des sandales, ce n’est pas pour rien. C’est un signe, il veut que je passe par la terre et non par la mer, et je comprends bien pourquoi : il veut savoir si je suis assez courageux et assez vigoureux pour affronter les brigands et les monstres dont vous me parlez », explique le jeune Thésée à sa mère Pitthée. Et des monstres, ce n’est pas ce qui va lui manquer sur la route d’Athènes. Quant à ses exploits face au Minotaure…
Sur le même principe que dans Ulysse ou l’homme aux mille ruses, Luc Ferry narre ici les aventures de Thésée au fil d’épisodes très dynamiques et invite le jeune lecteur à la réflexion sur la permanence des mythes antiques. A l’issue du récit, il revient sur des expressions telles « le fil d’Ariane », « le lit de Procuste », « le dédale de nos rues » — autant de paroles claires et jamais sibyllines. Nicolas Duffaut a dessiné des monstres terrifiants et donné des couleurs franches à un monde grec saturé de soleil.

Dès 10 ans

Luc Ferry, Thésée ou la Loi du courage, illustrations de Nicolas Duffaut, Glénat Jeunesse, coll. « La sagesse des mythes », 2019, 64 p., 12,50 € — Imprimé en Espagne
Du même auteur, dans la même collection : Ulysse ou l’homme aux mille ruses, illustrations de Nicolas Duffaut, Glénat Jeunesse, coll. « La sagesse des mythes », 2019, 64 p., 12,50 €

Flore Vesco, L’Estrange Malaventure de Mirella

Mirella, « des pieds à la tête de guenilles accoutrée », est porteuse d’eau dans la bonne ville d’Hamelin, sur les rives de la Weser. A une date incertaine de la fin du XIIIe siècle, sous le règne de Rodolphe de Habsbourg. Primesautière, insolente, généreuse, la jouvencelle de 15 ans ne s’en laisse pas conter, ni par les échevins, ni par les mendiants, ni par tous ceux qui se situent entre les deux. Hamelin ? N’est-ce pas cette ville envahie par les rats, dont un joueur de flûte, grugé par les autorités, emporte les enfants ? Et si les frères Grimm n’avaient pas dit toute la vérité ? Ces rats, au Moyen Age, quel mal annoncent-ils de ville en ville ? La peste, la peste, la terrifique peste… Mirella affronte moult périls : De qui est-elle réellement la fille ? Pourquoi la dit-on sorcière ? Qui est cet intrigant homme en noir ? N’est-ce pas bien dangereux de s’en éprendre ? Quant à danser avec lui… Est-ce valse ou danse macabre ? Mirella, ce sont aussi des chansons naïves – Mi, Ré, La – pour la plus grande joie des petits enfants et le réconfort de ses amis les lépreux.
Flore Vesco réinvente le conte – et joue des mots avec son talent habituel. Bien malin celui qui, sans s’aider du lexique en fin de volume, saura discerner d’un coup d’œil les termes empruntés au Moyen-Age et les créations farfelues et oh combien ! réjouissantes de Flore Vesco.

Adolescents

Flore Vesco, L’Estrange Malaventure de Mirella, L’Ecole des Loisirs, coll. « Médium + », 2019, 215 p., 15,50 € — Imprimé en France