Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

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A partir de 12 ans

Dan Green, Charles Darwin

« 1529 espèces d’animaux et 3907 échantillons de plantes » ! On se demande comment Charles Darwin (1809–1882)  a pu rapporter autant de fossiles et de spécimens dans les cales du Beagle… Après cette expédition, qui avait duré cinq années – de 1831 à 1836 — il en passa un certain nombre à nommer, trier, étiqueter et ranger toutes ces découvertes. Cette biographie de Charles Darwin revient sur les principaux événements de sa vie, ses études, (médecin ? pasteur ? botaniste ?), sa vocation de chasseur de papillons, son voyage, ses trouvailles, ses réflexions autour des notions d’évolution des espèces vivantes et de la sélection naturelle. Le livre ne passe sous silence ni ses scrupules, ni les réactions de ses contemporains, choqués que l’homme puisse « descendre » du singe, alors que Darwin avait seulement suggéré qu’hommes et singes avaient un ancêtre commun. Les illustrations de Rachel Katstaller (ici en anglais) et une typographie aérée permettent aux jeunes lecteurs de se familiariser avec une pensée scientifique de premier ordre.

Dès 8 ans

Dan Green, Charles Darwin, illustrations de Rachel Katstaller, Gallimard Jeunesse, coll. « Les Grandes Vies », 2019, 64 p., 9,90 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine.

Corinna Bille, Maisons, villes et chemins

Des livres qui parlent, un bébé qui sourit en haut d’une tour, une fillette qui rêve d’entrer dans un jardin mystérieux… Puis un violon de verre qui réveille la grisaille des âmes, une fillette (une autre) qui jette ses poupées par la fenêtre, un « garçon vêtu de noir dans un paysage blanc », un drôle de bonhomme qui descend de son gratte‐ciel sur une escarpolette, une « maison musique » – et une « dame qui voulait redevenir enfant » — voilà où nous mène la fantaisie de Corinna Bille (1912–1979), dans ce recueil de neuf nouvelles. Secrets, merveilles, mystères, telles sont les étoffes avec lesquelles Corinna Bille habille ses personnages, qu’elle promène dans des lieux imaginaires et hors du temps. Ses « moralités » sont souvent douces‐amères, son langage parfois d’une cruelle étrangeté (avec un « suicide collectif de poupées »), mais il se dégage de ces récits la nostalgie d’un pays de cocagne où l’extravagance balaie la routine et mène à la sagesse. « Car le bonheur et le malheur, dans la vie, mes enfants, s’entrelacent comme branches de sureaux ». Vamille, alias Camille Vallotton, avec un humour aussi tendre que sa palette, a choisi de faire de certaines illustrations des planches de bandes dessinées, qui relancent le lecteur et l’aident à rebondir dans sa lecture.

Dès 10 ans

Corinna Bille, Maisons, villes et chemins, illustrations de Vamille, La Joie de Lire, 2018, 78 p., 14,90 € — Imprimé en Lettonie. Couverture cartonnée, avec un signet.
Du même auteur : Légendes et mystères des montagnes, illustrations d’Adrienne Barman, La Joie de Lire, Genève, 2018, 80 p., 14,90 €

Jean‐Marie Defossez, Face Nord

« Stéphane‐Eric‐Julie, un trio que tout unit. Au sens propre, par la corde en Kevlar qui relie leur baudrier comme un cordon ombilical. Et au figuré, par cette passion de l’escalade et par cette amitié qui les soudent depuis qu’ils sont gosses. »

Le bac en poche, tout fiérots du haut de leurs dix‐sept ans, nos jeunes Chamoniards décident de se lancer dans une grande aventure : ouvrir, en trois jours, une nouvelle voie sur l’une des plus belles faces du massif, la plus raide, la plus exposée, la plus mythique : la face nord des Grandes Jorasses. Bien sûr, le beau projet va se heurter à une série d’impondérables – sans quoi il n’y aurait pas de roman. La tempête qui se déchaîne a pour pendant un coup de vent émotionnel qui déroute autant les garçons que la jeune fille. Le narrateur et Julie, qui mènent alternativement le récit, parlent en mots très justes de la montagne autant que des tourments adolescents : pudeur, altruisme, volonté et courage.

Dès 12 ans

Jean‐Marie Defossez, Face Nord, Flammarion Jeunesse, 2019, 160 p., 9 € — Réédition de l’ouvrage paru en 2010 sous une autre couverture. Imprimé en Espagne.

 

Catherine de Lasa, Dans la révolte des canuts, Journal de Pauline, 1831–1832

« Pour braver l’oppression,
Courant sans crainte à la victoire,
Se battant sans manger ni boire,
Voilà l’ouvrier de Lyon. »
Ce refrain, jamais la douce Pauline, 13 ans en 1831, n’aurait jamais imaginé le chanter quatre mois plus tôt, quand sa famille est venue s’installer dans un taudis de la Croix‐Rousse. Pauline rêve d’aller à l’école des sœurs, mais elle s’occupe le plus souvent de ses petits frères, tout en enroulant la soie sur les canettes, pendant que sa mère peine à nourrir sa famille. Son père est un artisan tisseur de soie, fier de son talent, un « canut ». Les canuts, maîtres artisans tisserands, travaillent chez eux, à la commande et sont payés à la pièce. Mais le travail vient à manquer ; de plus, les négociants ne veulent pas entendre parler de salaires garantis.
La révolte gronde alors dans les ruelles et les traboules. Les premières grèves éclatent. Du 21 au 24 novembre 1831, une insurrection fait plus de 600 victimes… Pauline est aux premières loges ! Catherine de Lasa tient le journal de l’adolescente du 25 juillet 1831 au 22 août 1832. Comme en témoignent Pauline et ses amies, les revendications féministes se font jour à Lyon dès cette époque, notamment sous l’influence des saint‐simoniens : droit à l’instruction (même élémentaire), participation plus grande à la vie politique et sociale… Elles n’en sont que plus motivées pour participer au mouvement de révolte des canuts.

Dès 10 ans

Catherine de Lasa, Dans la révolte des canuts, Journal de Pauline, 1831–1832, Gallimard Jeunesse, coll. “Mon histoire”, 2019, 144 p., 12,50 € — Imprimé en Italie.

Evelyne Brisou‐Pellen, La Cour aux Étoiles

« Des rues, encore des rues ! Combien pouvait‐il bien y en avoir dans cette ville ? Guillaume avait dit que c’était Paris.
Paris !… Comment respirer entre ces murs, ces maisons si hautes ? Ne tombaient‐elles jamais ? N’allaient-elles pas s’écrouler sur lui ? Renaud filait dans les ruelles à la remorque du joueur de viole… » Un enfant, ce Renaud, serf et fils d’un serf, poussé par la faim autant que par le goût de l’aventure. La faim, parlons‐en. C’est elle qui lui fait accepter la sollicitude très intéressée des laissés‐pour‐compte qui s’abritent tant bien que mal dans la cour aux Étoiles. Mendicité, petits larcins, boniments, telle est la vie de Renaud dans un Paris médiéval grouillant et nauséabond. Alors, quand la Grande Peste envahit la ville…
Ce roman initiatique médiéval est un grand classique signé Evelyne Brisou‐Pellen, réédité ici avec les illustrations de Yann Tisseron.

Dès 10 ans

Evelyne Brisou‐Pellen, La Cour aux Étoiles, illustrations de Yann Tisseron, Rageot, 2019, 192 p., 7,10 € — Réédition du roman paru en 1982 aux Editions de l’Amitié.

Sophie Lamoureux, La Grande Epopée des chevaliers de la Table ronde, tome 2 : Lancelot et Guenièvre

«  — Un jour viendra un chevalier magnifique, plus fort que le plus fort, meilleur que le meilleur. Grâce à lui, la paix reviendra en Bretagne. Grâce à lui, les faibles seront protégés, les méchants châtiés. Et tu sais quoi ?
Fasciné, Beau Trouvé avait secoué la tête. Merlin s’était penché vers lui pour lui confier :
— C’est de notre terre de Petite Bretagne que surgira le meilleur chevalier au monde.
— Quel est son nom ? avait voulu savoir le garçon.
— Personne ne le sait, avait chuchoté Merlin, mais on prétend qu’il viendra bientôt. »
Et le jeune Beau Trouvé de rêver qu’il irait à la rencontre de ce chevalier, et qu’il reviendrait « raconter plus tard son aventure à la Dame du Lac », sa fée.
Douze épisodes et moult aventures seront nécessaires avant que Beau Trouvé n’apprenne sa véritable identité – que nous avions tous deviné, bien sûr. Lancelot ira se mettre au service du roi Arthur et fera la connaissance de la reine Guenièvre, la plus belle des reines. Enchantements, exploits, combats, pièges, périls et infamie – le chemin de nos héros est parsemé des embûches sans lesquelles il n’y aurait pas d’épopée.

Ces 50 épisodes se lisent avec facilité, éventuellement à haute voix ; ils sont illustrés pleine page par Olivier Charpentier qui joue des fonds noirs pour mettre en scène des personnages quasi intemporels. Au vu des complications matrimoniales et extra‐matrimoniales de ces légendes, il semble délicat d’en conseiller la lecture avant 12 ans.

Dès 12 ans

Sophie Lamoureux, La Grande Épopée des chevaliers de la Table ronde, tome 2 : Lancelot et Guenièvre, illustrations d’Olivier Charpentier, Actes Sud Junior, 2017, 216 p., 16,80 € — Imprimé en France
Du même auteur : La Grande Épopée des chevaliers de la Table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin, illustrations d’Olivier Charpentier, Actes Sud Junior, 2016, 208 p., 16,50 € — Imprimé en France
La Grande Epopée des chevaliers de la Table ronde, tome 3 : Perceval et Galaad, illustrations d’Anne-Lise Boutin, Actes Sud Junior, 2018, 216 p., 17,50 € — Imprimé en France

Jules Renard, Poil de Carotte

« — Dieu, que je suis bête ! dit madame Lepic. Je n’y pensais plus. Poil de Carotte, va fermer les poules !
Elle donne ce petit nom d’amour à son dernier né, parce qu’il a les cheveux roux et la peau tachée. Poil de Carotte, qui joue à rien sous la table, se dresse et dit avec timidité :
— Mais, maman, j’ai peur aussi, moi.
[…] Poil de Carotte, les fesses collées, les talons plantés, se met à trembler dans les ténèbres. Elles sont si épaisses qu’il se croit aveugle. Parfois une rafale l’enveloppe, comme un drap glacé, pour l’emporter. »
Quel terrible destin que celui de Poil de Carotte… Combien d’enfants ont pleuré et se sont révoltés à lire toutes les infamies qu’il a endurées.
Cet album grand format reprend le texte original. Ronan Badel a choisi deux couleurs, l’orange et le noir, pour illustrer ce roman autobiographique si cruel et si tendre à la fois, paru en 1894 — et illustré par Vallotton en 1902. Dans une courte préface, Ronan Badel se dit fier de donner un visage « à François Lepic, le petit garçon qui a réussi l’exploit de grandir avec le plus lourd fardeau du monde. Une mère sans amour. » Ses dessins offrent une respiration bienvenue au fil des courts récits qui ponctuent l’enfance de Poil de Carotte.

Dès 11 ans

Jules Renard, Poil de Carotte, illustrations de Ronan Badel, Flammarion Jeunesse, 2018, 158 p., 19,90 € — Imprimé en Espagne – Nombreuses éditions de poche.

Grégoire Thonnat, Le Petit Quizz du Charles de Gaulle

Combien de temps a duré la construction du Charles de Gaulle ? Quelle est la moyenne d’âge de ses marins ? Combien de métiers différents trouve‐t‐on à bord ? Qui sont surnommés les « boums », les « hiboux » et les « chiens jaunes » ? Vous trouverez les réponses dans ce nouveau Petit Quizz consacré au porte‐avion Charles de Gaulle et au groupe aéronaval qui assure sa protection et son ravitaillement. Les silhouettes des navires se découpent sur fond de mer, les avions décollent, mais hélas, pas l’ombre d’un pompon rouge…

Dès 10 ans et pour toute la famille

Grégoire Thonnat, Le Petit Quizz du Charles de Gaulle, 50 questions‐réponses sur le groupe aéronaval, Editions Pierre de Taillac, 2018, 106 p., 6,90 € — Imprimé en Belgique

Du même auteur, dans la même collection :
Le petit quizz de la Grande Guerre – Les 100 questions‐réponses pour le centenaire 14–18, Editions Pierre de Taillac, 2013, 152 p., 4,90 €
Le Petit Quizz de la Marine, Editions Pierre de Taillac, 2015, 152 p., 6,90 €
Versailles, le petit Quizz, les 100 questions‐réponses sur le château de Versailles, Editions Pierre de Taillac, 2015, 154 p., 6,90 €
Le Petit Quizz de la police, Editions Pierre de Taillac,», 2017, 152 p., 6,90 €
Le Petit Quizz de Marie‐Antoinette, illustrations d’Elvire Thonnat, Editions Pierre de Taillac, 2018, 128 p, 6,90 €

Sophie Lamoureux, La Grande Epopée des chevaliers de la Table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin

« Une fois dehors, Arthur courut jusqu’à la forêt. Il s’engouffra dans la végétation et disparut. Qu’allait-il donc faire, seul au milieu des bois avant le lever du jour ? Il s’entraînait à devenir un grand chevalier. » Car, « le jour de ses sept ans, Arthur s’était fait une promesse : il accomplirait  de grands faits et gestes. Et même si ses origines étaient modestes, les troubadours célèbreraient son nom et ses exploits ». Promesse tenue !
Après avoir conté l’enfance d’Arthur et les divers prodiges et exploits qui accompagnent son adolescence, Sophie Lamoureux nous fait assister au couronnement du roi et à la rencontre avec Guenièvre. Merlin n’est jamais loin, les fées non plus… L’auteur a compilé les textes les plus célèbres, dont l’anonyme et charmant Chevalier au Papegau.
Ces 50 épisodes se lisent avec facilité, éventuellement à haute voix ; ils sont illustrés pleine page par Olivier Charpentier, qui, tout en reprenant les grands thèmes des enluminures médiévales, les teinte de juste assez d’horreur pour faire frémir à la vue des monstres et des géants.
Au vu des complications matrimoniales et extra‐matrimoniales de ces légendes, il semble délicat d’en conseiller la lecture avant 12 ans.

Dès 12 ans

Sophie Lamoureux, La Grande Epopée des chevaliers de la Table ronde, tome 1 : Arthur et Merlin, illustrations d’Olivier Charpentier, Actes Sud Junior, 2016, 208 p., 16,50 € — Imprimé en France
Du même auteur, La Grande Epopée des chevaliers de la Table ronde, tome 3 : Perceval et Galaad, illustrations d’Anne-Lise Boutin, Actes Sud Junior, 2018, 216 p., 17,50 € — Imprimé en France

Laurent Bègue, Napoléon à Austerlitz, La bataille des trois empereurs

« Ce matin du lundi 2 décembre 1805, non loin du petit village d’Austerlitz, l’empereur Napoléon Ier se tient immobile sur son cheval blanc, vêtu de son uniforme préféré de colonel‐chasseur et de son célèbre chapeau bicorne.
Il observe l’épais brouillard qui a envahi les terres glacées du plateau de Pratzen, où l’ennemi a pris position.
Tandis que le brouillard se dissipe, d’un geste vif de sa main gantée, il donne l’ordre à ses maréchaux d’engager le combat. C’est alors qu’un soleil rouge‐sang vient illuminer le ciel.
Ainsi débute la bataille d’Austerlitz, celle des «  Trois empereurs », qui oppose Napoléon Ier à François II d’Autriche et Alexandre Ier de Russie. »
Dans ce documentaire illustré, Laurent Bègue fait revivre, heure par heure, cette célèbre bataille, considérée comme le chef-d’œuvre tactique et la plus belle victoire de l’empereur : une manière intelligente de faire découvrir le génie militaire de fin stratège.

Dès 12 ans

Laurent Bègue, Napoléon à Austerlitz, La bataille des trois empereurs, illustrations de Sandrine Rotil‐Tiefenbach, Editions Belize, 2019, 32 p., 9,50 € — Imprimé en France

Emilie Vast, Plantes vagabondes

Vagabondes, les plantes ? Mais oui ! Que de stratégies pour aller voir plus loin si la terre est plus grasse ! Il y a celles dont les graines s’envolent, comme le pissenlit ou le séneçon. Celles qui rampent, comme le fraisier qui lance ses stolons. Celles dont les fruits tombent, tournoient et rebondissent, comme les marrons ou les ailes légères des samares de l’érable. Celles dont les fruits s’agrippent comme du Velcro. Il y a aussi celles qui se laissent manger… parce que leurs graines seront disséminées « après un petit voyage dans l’appareil digestif d’un oiseau ». Il y a même des graines qui sautent d’une capsule, comme celles de la violette. Les chélidoines préfèrent être plantées par les fourmis. Quant au nénuphar, il laisse voguer des fruits‐bouées au fil de l’eau. Le muguet, lui, a choisi de voyager sous terre, en allongeant ses rhizomes. D’autres plantes seront cultivées par les hommes, qui leur font parcourir le monde – ce qui n’est pas toujours très malin. Entre album documentaire et livre d’art, Plantes Vagabondes d’Emilie Vast met en scène plantes et animaux stylisés mais cependant fidèles à la réalité. Du grand art.

Dès 6 ans et pour tous les amoureux de la nature

Emilie Vast, Plantes vagabondes, Editions MeMo, 2018, 64 p., 18 € — Imprimé en Europe.
Du même auteur, à retrouver sur le blog :
Moi, j’ai peur du loup, MeMo, 2018, 52 p., 13 €
Abeille et Épeire, MeMo, 2017, 32 p., 13 €
Le secret, Editions MeMo, 2015, 24 p., 12 €
Couac, d’après le spectacle d’Angélique Friant, MeMo, 2015, 32 p., 13 €
Le Chant de Colombine, MeMo, 2014, 40 p., 14 €

Basile Plumagile, L’architecture vue par les pigeons

« Ce matin, je me suis envolé, ailes déployées, pour la côte sud‐est de l’Angleterre. Malgré ma tristesse de quitter ma chère Elsa et mes amis, j’avais hâte d’entamer mon voyage. Et quoi de plus beau pour commencer que la cathédrale de Canterbury ?
Tout l’intérêt d’une cathédrale, vois‐tu, est de faire en sorte que les visiteurs soient émerveillés par la gloire des cieux, et effrayés par les horreurs de l’enfer. […]
J’ai aperçu de loin les hautes flèches ornementées de l’imposante cathédrale. En m’approchant au‐dessus de la ville, profitant d’une brise aux senteurs marines, alors que le soleil se réfléchissait sur les immenses vitraux, un frisson d’impatience m’a traversé. » Basile Plumagile est un pigeon voyageur qui, s’il est fort bavard, est aussi féru d’architecture. Voir les plus célèbres monuments « à vol d’oiseau », n’en avons‐nous pas tous rêvé ? De la tour Eiffel au palais des Doges, du viaduc de Millau à l’opéra de Sydney, de Big Ben à la tour de Pise, Basile Plumagile a visité plus de 40 monuments des plus célèbres. Son ton vif, son humour et sa science font bon ménage pour une initiation intelligente à l’architecture, servie par les superbes dessins et collages de Natsko Seki.

Dès 7 ans

Basile Plumagile, L’architecture vue par les pigeons, illustrations de Natsko Seki, Phaidon, 2013, 63 p., 19,95 € — Traduit de l’anglais.