Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

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A partir de 10 ans

Hugh Lofting, Docteur Dolittle

Puddleby‐on‐the‐Marsch, Angleterre. Un beau jour, las de soigner les humains, le bon docteur John Dolittle engage la conversation avec son perroquet, Polynesia. Et celle‐ci de lui apprendre le langage des autres animaux. Bien commode pour s’enquérir de la santé de Jip le chien, Dab‐Dab la cane, Too‐Too le hibou, Gub‐Gub le cochon, ou Chee‐Chee le singe ! Non content de soigner les animaux very british de sa campagne, Dolittle s’embarque pour l’Afrique, afin d’y soigner les singes menacés par une épidémie. Comment échappera‐t‐il au roi des Jolliginki, aux menaces du lion et à l’attaque des pirates ? Comment parviendra‐t‐il à convaincre le « poussemoi‐tiretoi » de l’accompagner en Angleterre ?
Ce roman rocambolesque, rebondissant d’absurdités en cocasseries, est aussi tendre et philosophique. Un immense classique. Hugh Lofting (1886–1947) en a conçu les premiers épisodes dans les lettres qu’il envoyait du front à ses enfants, alors qu’il était au contact des « bêtes de guerre », si courageuses. Aujourd’hui, à l’heure où les éthologues étudient les langages des animaux, les jeunes lecteurs seront touchés par la proximité de Dolittle avec la nature, son humour, son dédain de l’argent et des convenances. Ole Könnecke en a rendu toute la décontraction par ses dessins farfelus, où ne manquent ni le gibus ni la mallette de cuir emblématiques du personnage de Dolittle.

Dès 8 ans

Hugh Lofting, Docteur Dolittle, illustrations d’Ole Könnecke, L’Ecole des Loisirs, 2019, 206 p., 12,50 € — Traduit de l’anglais

Gennaro Toscano, Léonard de Vinci, maître de la Renaissance

« Du XIIIe au XVIe siècle, Florence, la plus grande ville de Toscane, est l’une des cités les plus florissantes en Europe. Elle constitue un vivier de nouveaux talents. » C’est bien à Florence que le jeune Léonard, né en 1452, va faire son apprentissage de peintre, auprès de Verrochio, avant de partir à la découverte de Milan, puis de Venise, de Rome et de la France. Architecture militaire, science de l’urbanisme, musique, peinture, sculpture, anatomie, étude des astres : Léonard reste, cinq siècles après sa mort, l’emblème de la curiosité intellectuelle et de la sensibilité artistique. Mais il est loin d’être le seul artiste à œuvrer à la beauté des cités italiennes ! Très documenté, cet album propose une foule de reproductions qui permettront d’initier les adolescents à la richesse de la Renaissance – souvent oubliée des programmes.

Dès 10 ans et pour tout public

Gennaro Toscano, Léonard de Vinci, maître de la Renaissance, coédition Hazan/Musée du Louvre, coll. « L’histoire au musée », 2019, 49 p., 14,50 € — Imprimé en Italie. Cet album est une réédition de l’ouvrage paru en 2004 chez Hachette.

Luc Ferry, Ulysse ou l’homme aux mille ruses

« On s’approche d’une île. Ulysse demande qu’on s’y arrête pour reprendre de l’eau et des vivres, mais il est inquiet, il ne sait pas trop ce qui l’attend sur cette terre isolée : des amis ou des ennemis ? Il a l’air tendu et, à vrai dire, il n’a pas tort de l’être… Car c’est bien au pays des Cicones, qu’il vient d’aborder, un peuple de guerriers qui a combattu les Grecs aux côtés des Troyens. » Cette première étape sur la très longue route du retour fait le lien entre la guerre de Troie, qui vient de s’achever avec la ruse du cheval de Troie, et les dix ans d’aventures et de péripéties vécues par le héros « aux mille ruses ». « Un mythe, un héros, une vertu », tel est le projet de cette collection conçue et écrite par Luc Ferry. S’adressant au lecteur par de multiples incises, l’auteur lui donne des pistes pour mieux comprendre l’Odyssée et l’invite à réfléchir sur les exploits d’Ulysse. Pour le philosophe, il s’agit d’aller « de la guerre à la paix […], du chaos à l’harmonie, de l’exil au retour chez soi, bref, de la vie mauvaise à la vie bonne ». Une vie bonne qu’il entend comme « la mise en harmonie de soi avec l’harmonie de l’univers ». L’affaire d’une vie, et une longue quête, dont les épisodes les plus célèbres sont illustrés avec énergie par Nicolas Duffaut. Le texte est d’un abord facile, très agréable à lire à voix haute (on s’amusera même à imiter le ton de l’auteur !). Ce volume ne conte que le début de l’Odyssée, jusqu’à l’arrivée sur l’île de Calypso. Il conviendra parfaitement aux collégiens, voire aux lycéens et étudiants qui n’ont pas beaucoup abordé la mythologie et l’épopée grecques.

Dès 10 ans

Luc Ferry, Ulysse ou l’homme aux mille ruses, illustrations de Nicolas Duffaut, Glénat Jeunesse, coll. « La sagesse des mythes », 2019, 64 p., 12,50 € — Imprimé en Espagne

Richard Normandon, Les Enquêtes d’Hermès, tome 3, La Malédiction des Argonautes

« Je suis Médée, répéta‐t‐elle. Et je suis venue réclamer justice.
Le feu dans sa poitrine s’intensifia brusquement et, au coin de ses lèvres, un grain de beauté se mit à rougeoyer.
— Médée, fit Hadès. Ce nom ne m’est pas inconnu.
Un pli amer barra les joues de la femme.
— Je suis sœur de Circé, et fille d’Hécate. »
Médée est descendue aux Enfers, poursuivie par les Erinyes qui l’accusent d’un terrible crime : avoir mis le feu au palais de Jason, à Iolcos, incendie dans lequel ont péri Créüse et Jason et lors duquel a disparu la célèbre Toison d’Or. Jason, qui venait de rentrer de ce périple si dangereux vers la Colchide, tout auréolé de gloire. Quelle malédiction poursuit‐elle donc les Argonautes ?
Eros, le petit dieu adolescent, décide de mener l’enquête. Saura‐t‐il se passer de son ami Hermès, si perspicace ? Richard Normandon a concocté un nouveau roman policier mythologique, bien dans la veine des précédents, avec une bonne dose de fantastique, d’humour et d’imagination. En effet, l’auteur se prend vite au jeu des inventions mais, en bon professeur qu’il est, ne tombe jamais dans la contrefaçon.

Dès 10 ans

Richard Normandon, Les Enquêtes d’Hermès, tome 3 : La Malédiction des Argonautes, Gallimard Jeunesse, 208 p., 11 € — Imprimé en Italie.
Du même auteur, dans la même série :
Richard Normandon, Les Enquêtes d’Hermès, tome 1 : Le Mystère Dédale, Gallimard Jeunesse, 2016, 176 p., 10 € ou Folio Junior, 2018, 5,80 €
Richard Normandon, Les Enquêtes d’Hermès, tome 2, L’Affaire Méduse, Gallimard Jeunesse, 2018, 192 p., 10 € ou Folio Junior, 2019, 5,90 €

Michel Séonnet, Un jour particulier, Jean‐François Millet

« Tout à coup, Jeanne‐Marie s’était arrêtée. Ils étaient arrivés au bord du champ où travaillaient les femmes. Dans la lumière éclatante de midi, on aurait cru voir un tableau d’église. Ces femmes courageuses au travail. Leurs gestes lents et précis. Les maigres épis qu’elles avaient dans les mains. Le soleil qui paraissait soutenir leur effort. » Jeanne‐Marie, son panier au bras, apporte leur déjeuner aux femmes parties depuis l’aube. Dans un coin de ce paysage d’Ile-de-France, mais on ne le voit pas dans l’album, un homme a sorti son carnet de croquis. Ces glaneuses… il lui faudra dix ans de recherches et de travail pour achever ce si célèbre tableau, en 1857 – aujourd’hui au musée d’Orsay.
Attitudes, lumières, cadrage… Olivier Desvaux, peintre officiel de la Marine et peintre résident à l’Opéra Garnier, s’est inspiré non seulement des tableaux de Jean‐François Millet (1814–1875) mais aussi de ses contemporains qui ont excellé à peindre le monde paysan, tels Julien Dupré ou Jules Bastien‐Lepage. Le résultat est superbe et magnifie le labeur de ces glaneuses et la vie difficile de Jeanne‐Marie, tout en ouvrant à une belle réflexion sur le travail et la pauvreté.

Dès 8 ans

Michel Séonnet, Un jour particulier, Jean‐François Millet, illustrations d’Oliver Desvaux, L’Elan vert, coll. « Pont des arts », en collaboration avec le Réseau Canopé, 2019, 32 p., 14,95 € — Imprimé en Chine

Blackcrane, L’Elan ewenki

« Les Ewenkis vivent traditionnellement de l’élevage de rennes et de la chasse dans de vastes forêts, au cœur des montagnes du massif du Grand Khingan », en Mongolie Intérieure. Quand Guéli Shenké, un habile chasseur, « gracie » un jeune faon d’élan, il ne sait pas que l’animal orphelin va s’attacher à lui. Au fur et à mesure que l’animal, nommé Xiao Han, grandit, la cohabitation devient de plus en plus difficile – et parfois cocasse. Mais Guéli Shenké vieillit lui aussi. Il quitte le campement d’éleveurs pour un village de la vallée et voilà notre élan enfermé dans un enclos. Troisième épisode : un beau jour, « il est temps de rendre l’élan à la forêt », ce qui signifie aussi que Guéli Shenké doit renoncer au monde… Blackcrane, célèbre auteur chinois, chante ici la nature de sa terre d’origine, la Mongolie‐Intérieure. L’illustratrice chinoise Jiu Er donne une dimension mythologique à cet immense élan. Quant àGuéli Shenké, il a parfois pour nous des attitudes de Dersou Ouzala, grand chasseur sibérien de légende.

Dès 7 ans

Blackcrane, L’Elan ewenki, illustrations de Jiu Er, Rue du Monde, 2019, 64 p., 18,50 € — Adapté du chinois par Laurana Serres‐Giardi.

Françoise de Guibert, Dis, comment tu nais ?

« Entre mars et juin, le couple peut avoir quatre portées de trois à cinq bébés. » On ne chôme pas, dans la famille des musaraignes musettes ! Et qu’il est drôle de les voir, quand ils sortent du « nid familial », s’accrocher « à la queue leu leu pour ne pas se perdre » ! La chouette chevêche, « haute comme deux pommes », est gâtée par son partenaire, qui lui offre de délicieux mulots. Dans le trou d’arbre qui sert de nid, elle pond « quatre œufs qui ressemblent à des balles de ping‐pong blanches ». Puis elle les couve. A trois semaines, les oisillons « commencent à grimper aux parois du nid avec leurs griffes pour aller jouer les équilibristes. Encore une grande semaine, et ils s’essaieront à voler. Partons au fond des mers. La pieuvre, après avoir veillé sans manger « de 24 à 125 jours » sur les milliers d’œufs fixés au plafond de sa grotte, mourra d’épuisement… Dans cet album, Françoise de Guibert explique en termes simples mais scientifiques la conception et la naissance de plus de 40 bébés animaux. Cette « pouponnière » est illustrée avec talent et humour par Clémence Pollet, qui porte un regard tendre sur ces bébés animaux et sur leurs parents.

Dès 8 ans

Françoise de Guibert, Dis, comment tu nais ?, illustrations de Clémence Pollet, De La Martinière Jeunesse, 2019, 96 p., 12,90 € — Imprimé en Espagne

Des mêmes auteurs :
Dès 8 ans — Françoise de Guibert, Dis, que mangestu ?, illustrations de Clémence Pollet, De La Martinière Jeunesse, 2018, 96 p., 12,90 €
Dès 8 ans — Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?, illustrations de Clémence Pollet, De La Martinière Jeunesse, 2017, 96 p., 12,90 €
Dès 4 ans — Florence Guibert et Clémence Pollet, Dis, comment ça pousse ?, De La Martinière Jeunesse, 2016, 86 p., 12,90 €

Victor Hugo (d’après), Cosette

« Il était arrivé quatre nouveaux voyageurs.
Cosette pensait qu’il était nuit, très nuit, qu’il avait fallu remplir à l’improviste les pots et les carafes dans les chambres des voyageurs survenue, et qu’il n’y avait plus d’eau à la fontaine. » Tel est le début du 2e chapitre de ce « Cosette » — dont j’ai bien cru qu’il était directement issu des Misérables. Vérification faite, voici le texte de Victor Hugo :
« Il était arrivé quatre nouveaux voyageurs.
Cosette songeait tristement ; car, quoiqu’elle n’eût que huit ans, elle avait déjà tant souffert qu’elle rêvait avec l’air lugubre d’une vieille femme.
Elle avait la paupière noire d’un coup de poing que la Thénardier lui avait donné, ce qui faisait dire de temps en temps à la Thénardier : – Est‐elle laide avec son pochon sur l’œil !
Cosette pensait donc qu’il était nuit, très nuit, qu’il avait fallu remplir à l’improviste les pots et les carafes dans les chambres des voyageurs survenus, et qu’il n’y avait plus d’eau dans la fontaine. »
Pour un jeune lecteur de 8 à 10 ans qui veut faire connaissance avec ce drame, cette « réduction » me semble très intelligente, même si d’aucuns ne jurent que par l’original. D’autant plus que sur la page de gauche, une illustration pleine page due au pinceau d’Olivier Desvaux nous fait comprendre le martyre de la fillette : sur une table, un verre et une carafe, comme une nature morte. Sous la table nappée de blanc, deux pieds, entourés de deux menottes, et l’ébauche d’un jupon bleu. Cosette, plus morte que vive…
Une adaptation, donc, des principaux chapitres consacrés à l’enfance de Cosette : la descente à la source, l’aide de Jean Valjean, son séjour chez les Thénardier, l’épisode de la poupée, le départ de Cosette et son installation à Paris, dans le galetas du boulevard de l’Hôpital. Les nombreux tableaux du peintre Olivier Desvaux font de ce grand format (33,2 x 26,7 cm) un superbe album.

Dès 8 ans

Victor Hugo(d’après), Cosette, illustrations d’Olivier Desvaux, Belin Jeunesse, 2018, 56 p., 19,90 € — Imprimé en Slovénie.

Christine Le Dérout, Mystère au manoir

Quel secret cache le manoir du Bourdonnel, au portail et aux volets clos ? Les « 4.sets », à savoir Théo, Vincent, Julien et Jeanne ont pour bonne excuse de préparer un exposé d’histoire pour la rentrée. Mais derrière l’histoire officielle se dessine une autre histoire, dont personne n’a envie de se souvenir aux abords de Quimper. Alors qu’ils explorent une des dépendances, les adolescents découvrent « deux petits œufs colorés, de matière dure avec des crochets de métal en haut » selon la description de Vincent. Autrement dit, deux superbes œufs de Fabergé – « posés dans un amas de brindilles qui semble avoir été un nid ». L’aventure peut commencer !
En dignes héritiers du Clan des Sept et du Club des Cinq, les « 4.sets » sont des adolescents méthodiques et pleins d’allant, polis, astucieux et soucieux des autres. Etant bien de notre temps, ils utilisent leurs portables, se « checkent », parlent comme nos ados (« mecs, fun, kids »), et suggèrent aux policiers de faire des analyses ADN pour retrouver le coupable.
Ce qui donne un roman « policier » facile à lire et bien mené, idéal pour se distraire un jour de pluie – et un bel hommage aux « Bijoux de la Castafiore ».

Dès 9 ans

Christine Le Dérout, Mystère au manoir, illustrations de Joël Legars, Locus Solus, 2019, 160 p.,7,50 € — Imprimé en France

Monika Vaicenaviciené, Qu’est-ce qu’un fleuve ?

Pendant qu’elle brode au bord du fleuve, Grand‐Mère répond aux questions de son petit‐enfant : Fleuve, qui es‐tu ? « Un fleuve, c’est un voyage » ; de sa source à son estuaire – ou à son delta – il visite « des déserts et des grandes villes, des forêts denses et des prairies vertes, des steppes et des toundras, des montagnes et des vallées ». Souvent navigables, les fleuves « unissent les gens et les lieux ». A la fin de l’album, l’enfant qui a tressé une couronne de fleurs en écoutant sa grand‐mère « laisse le fleuve l’emporter dans son courant ». Les illustrations dues à l’auteur sont pleines de fantaisie, incluant ici ou là des termes tels « méandre d’un fleuve ». Elles nous invitent à nous asseoir sur le rivage, à guetter les oiseaux, à observer les changements de couleur du ciel et de l’eau. Ou à embarquer sur une péniche ? Les plus courageux organiseront un voyage à vélo le long des pistes cyclables qui longent les grands fleuves : Loire ou Danube ?

Dès 6 ans

Monika Vaicenaviciené, Qu’est-ce qu’un fleuve ?, Ed Cambourakis, 2019, 32 p., 16 € — Traduit du suédois par Catherine Renaud. Imprimé en Lettonie.

Dan Green, Charles Darwin

« 1529 espèces d’animaux et 3907 échantillons de plantes » ! On se demande comment Charles Darwin (1809–1882)  a pu rapporter autant de fossiles et de spécimens dans les cales du Beagle… Après cette expédition, qui avait duré cinq années – de 1831 à 1836 — il en passa un certain nombre à nommer, trier, étiqueter et ranger toutes ces découvertes. Cette biographie de Charles Darwin revient sur les principaux événements de sa vie, ses études, (médecin ? pasteur ? botaniste ?), sa vocation de chasseur de papillons, son voyage, ses trouvailles, ses réflexions autour des notions d’évolution des espèces vivantes et de la sélection naturelle. Le livre ne passe sous silence ni ses scrupules, ni les réactions de ses contemporains, choqués que l’homme puisse « descendre » du singe, alors que Darwin avait seulement suggéré qu’hommes et singes avaient un ancêtre commun. Les illustrations de Rachel Katstaller (ici en anglais) et une typographie aérée permettent aux jeunes lecteurs de se familiariser avec une pensée scientifique de premier ordre.

Dès 8 ans

Dan Green, Charles Darwin, illustrations de Rachel Katstaller, Gallimard Jeunesse, coll. « Les Grandes Vies », 2019, 64 p., 9,90 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine.

Françoise Rachmuhl, Héroïnes et héros de la mythologie grecque

« Quand Atalante naquit, son père, Iasos, roi d’Arcadie, se mit en colère. Il aurait voulu un garçon, qui aurait pu devenir un guerrier ou un chasseur célèbre. » Il alla même jusqu’à abandonner le nourrisson « sur les pentes boisées d’une montagne » ; par chance, Artémis passait par là, qui confia la petite fille à une ourse, puis à un groupe de chasseurs. Atalante excella à la chasse et à la course, et prit même part à l’expédition des Argonautes. A son retour, lors d’une chasse au sanglier, le jeune Méléagre tomba amoureux de la jeune fille. A quel prix devait‐il la conquérir…
Atalante est moins connue qu’Hélène, la belle Hélène qui causa, bien malgré elle, la guerre de Troie. Sa légende est ici contée avec celles de Jason, de Thésée, d’Hélène et d’Achille : cinq figures mythiques, cinq destins héroïques.
Les illustrations de Charlotte Gastaut accompagnent un texte écrit dans une langue accessible qui, tout en évitant les anecdotes un peu scabreuses, ne dénature en rien le fonds mythologique. Et puis, les armes d’Achille comme les pommes d’or sont vraiment dorées !

Dès 7 ans

Françoise Rachmuhl, Héroïnes et héros de la mythologie grecque, illustrations de Charlotte Gastaut, Flammarion Père Castor, 2019, 96 p., 10 € — Réédition dans un nouveau format de l’édition de 2016 – Imprimé en Italie.
Dans la même collection (format plus grand) : Françoise Rachmuhl, Dieux et Déesses de la mythologie grecque, illustrations de Charlotte Gastaut, Flammarion, Père Castor, 2013, 64 p., 15 €